Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mercredi 27 juillet 2016 | Mise en ligne à 12h01 | Commenter Commentaires (30)

    Les massacres sont-ils contagieux ?

    Les tueries, qu'elles surviennent dans les écoles ou ailleurs, ont tendance à se regrouper dans le temps, comme si les massacres en inspiraient d'autres. (Photo : Reuters/archives La Presse)

    Les tueries, qu'elles surviennent dans les écoles ou ailleurs, ont tendance à se regrouper dans le temps, comme si les massacres en inspiraient d'autres. (Photo : Reuters/archives La Presse)

    Fascinant (bien que morbide) article que celui qui vient de paraître dans le New York Times, sur la question de savoir si les tueries comme celles d’Orlando, de Munich, de Nice et de tant et tant et trop d’autres endroits cet été sont «contagieuses». Serait-on dans une sorte de cercle vicieux où un premier massacre aurait inspiré une couple de crackpots violents, dont les délires meurtriers auraient déclenché un sombre petit quelque chose dans la tête d’autres individus qui balançaient déjà entre le suicide et le meurtre — et ainsi de suite jusqu’à ce que le «réservoir» de désaxés soit (momentanément) épuisé ?

    Le tueur de Munich semblait obsédé par les tueries et avait fait diverses recherches à leur sujet, notamment celle perpétrée par Anders Breivik en Norvège, en 2011. Le tueur de Nice, poursuit le NYT, a fait des recherches sur des massacres antérieurs, notamment celui d’Orlando — encore que dans son cas, on est manifestement dans une zone grise entre le terrorisme et le tueur fou. Celui d’Orlando s’était apparemment inspiré de la tuerie de San Bernardino. De la même façon, d’ailleurs, que les jeunes qui font des massacres dans les écoles s’inspirent souvent de tueries semblables.

    Le Times renvoie à deux études très intéressantes qui ont documenté la question de façon systématique. Toutes deux ont conclu que ces tueries ne sont pas réparties aléatoirement dans le temps, mais ont tendance à survenir en séries. Le graphique suivant, qui montre la distribution de 132 «rampage shootings» perpétrés en Allemagne dans les années 90 selon le nombre de jours depuis la tuerie précédente, est à cet égard très éloquent :

    graphBlogue

    Source: Schmitdke et al.

    Les massacres sont donc, le plus souvent, commis dans les 10 jours suivant un autre massacre. Ce n’est d’ailleurs pas particulièrement étonnant, quand on y pense. Les suicides sont connus pour arriver en «grappes», en épidémies. C’est la raison pour laquelle les médias ont fini par arrêter d’écrire des articles sur ces décès. Et comme il y a clairement un côté autodestructeur dans les rampages, on peut certainement penser qu’ils sont eux aussi sujets à l’imitation.

    Certes, comme on ne manquera pas de me le faire remarquer, plusieurs des meurtriers des dernières semaines sont officiellement des «terroristes», ils avaient prêté allégeance à l’État islamique et avaient préparé leur coup de longue date. Ce qui est la pure vérité.

    Mais la différence entre un terroriste suicidaire et un tueur de masse n’est pas aussi claire qu’on le croit. Ce sont là deux catégories qui ont des ressemblances assez troublantes — proportions semblables de problèmes personnels, d’isolement social, présence d’un élément déclencheur comme une rupture amoureuse ou un congédiement, etc. En outre, me disait il y a deux ans le criminologue américain Adam Lankford, la manière dont ces terroristes procèdent est si irrationnelle — pourquoi se tuer alors qu’un colis piégé ferait parfaitement l’affaire ? — qu’elle peut très bien faire basculer une partie des terroristes dans la catégorie des tueurs fous.

    Et puis, si les tueurs fous ne donnent pas tous un sens politique à leur geste, plusieurs le font : Marc Lépine disait combattre le féminisme, Anders Breivik a visé un regroupement de jeunes gauchistes, Dylan Roof était animé par la haine des noirs et voulait déclencher une «guerre des races», etc. Alors les allégeances prêtées à l’État islamique, souvent à la dernière minute et sans contacts préalables, ou presque, peuvent dans bien des cas être interprétées de cette manière. Comme l’a dit Brian Jenkins, spécialiste du terrorisme à la RAND Corporation, au NYT : «L’idéologie de l’EI peut résonner avec leur colère et leur faire entrevoir de la gloire et de la reconnaissance. L’idéologie devient un véhicule pour leur mécontentement individuel.»


    • Beaucoup de ces actes sont le fait de forcenés. Ils ne sont pas devenus fou de par des idéologies folles ou violentes, pas plus probablement d’ailleurs que de par un dérèglement chimique de leurs cerveaux comme le prétend la bio-psychiatrie! Mais le forcené ressent aussi parfois le besoin de rationaliser ses gestes fous, au sens leurs trouver une justification socialement, sinon acceptable à tout le moins “comprenable”. C’est ici qu’il a recours à l’une ou l’autre de toutes ces idéologies parfois violentes (sexisme, religion, homophobie, nationnalisme, racisme, etc.).

    • Ce qui me fascine c’est qu’on est passé de Al Qaeda à Daesh (Émirat Islamique) sans que personne ne s’en rende compte. Comme si Al Qaeda n’existait plus.

    • @m_tremblay 15:03..bon point
      Pour ma part je crois que ca banalise et encourage le geste.Comme dirait Jean Perron:”ca fait boule de gum”.Un en attire un autre.

    • Les désaxés qui commettent ce genre de crime cherchent un genre de notoriété et comme les médias parlent beaucoup d’eux, ils font la démonstration que cela a fonctionné pour eux, donc cela fonctionnera pour un autre. C’est bien expliqué dans ce reportage :

      http://www.lapresse.ca/international/europe/201607/27/01-5004938-des-medias-francais-censurent-noms-et-photos-des-auteurs-dattentats.php

    • Il y a là de l’émulation je crois. Certains y vont d’une symbolique: même date que les massacres en Norvège par exemple ou encore, choisir le 11 comme date. Mais presque TOUS y vont d’un “vous entendrez bientôt parler de moi”.

      On cherche à se suicider mais en partant avec éclat, en devenant une star. Sinon, notre mort devient banale, on n’en récolte aucune gloire posthume. L’État islamique perd son sujet de se péter les bretelles.

      Ce qui me porte à faire les deux réflexions suivantes: si les journalistes ne leur faisait pas autant de publicité, leurs actions seraient inutiles. Et si on ne savait pas le nom du tueur et qu’on n’avait pas sa photo incluant barbe, djellabah et petit chapeau tricoté, la montée de l’anti-islam perdrait un peu d’ampleur.

      C’est certain qu’il n’y a pas que des islamistes chez les tueurs de masse. Mais le remède serait le même: pas de publicité, action d’éclat qui tombe à plat.

      Il leur faudrait trouver autre chose…

    • «la manière dont les terroriste procède est si irrationnel …»

      Pourtant y doit bien y avoir un motif … Même si tous le monde n’est pas rationnel tous le temps car il y a pour la plupart des gens un tabou une barrière qui nous retiens ( le filtre culturel et social, celui que réussi a faire disparaitre l’Idéologie…) … Certains vivent constamment dans le non rationnel … imitant leurs vedettes à la TV ( qui est probablement aussi un incitatif car les méthode de vengeance y sont assez bien documentées …)…

      Surprenant qu’un criminologue patenté parle de rationnel , vraiment , quand on regarde les recette des différente loteries vs la probabilité de gagner on comprend vite que y a absolument rien de rationnel la dedans…

      Le rationnel est pas mal relatif aux valeurs et à la croyance des individu dans un milieu donné… L’EI est devenu un mode de revendication , Un État d’esprit … État islamique , un État Idéologique , ou État Irrationnel …

      Juste une coche au dessus de l’État d’Ébriété… ( pas de ma faute j’étais chaud!)…

    • Je cherche la manière de grossir mes caractères pour vous écrire un gros OUI !

      Quelque soit l analyse qu on en fasse qu elle soit scientifique ou non , on ne peut malheureusement pas prouver la théorie par le contraire. Si on arrêtait de publier (publiciser) les tueries, les désaxés et tous les évènements négatifs je suis convaincu que notre monde se porterait mieux. Mais je ne peux le prouver parce que les médias préfèrent vendre de la copie et faire peur au monde. Alors non seulement les médias ne le feraient pas mais ils ne le feraient pas sur la même période (des années) consacrée au négativisme.

      Désolé mais quand on parle pendant des semaines d un fêlé qu on en fait même souvent un téléfilm et qu on en fait un héros c est inévitable que plusieurs vont tenter de l imiter. Même chose quand on glorifie des musiciens paumés ,junkies a l os, morts d overdose mais teeeeelement des divinités !

      La preuve se fait d ailleurs par tous ces débiles qui se disent d allégeance avec l E.I.
      Bull…ca fait juste impressionnant et de son coté l E.I. revendique n importe quoi parce que ca leur fait de la publicité gratos et les médias gobent tout cela et publient a la une parce que…ca vend en TA mon Léo !

      Alors oui un massacre en attire un autre et attire même ceux qui au nom de la liberté d expression se lèveraient contre toute tentative de ne plus en parler ou de moins en parler…Allez comprendre pourquoi …Jusqu au jour ou ca frappera ici près de ces ardents défenseurs et la peut-être…

    • Je voudrais bien savoir le critère qui fait qu’un tueur est considéré comme fou. Parce qu’il a fait quelque chose d’anormal? Ils sont tous fous alors. Parce qu’il délire? Les manifestes de Unabomber et Breivik ne sont pas délirants au sens clinique du terme et si l’on trouve les conclusions monstrueuses, on peut parfaitement suivre leur raisonnement. J’aimerais connaître le critère.

    • Aller se faire tuer pour en s’enrolant dans l’armée régulière de son pays en temps de guerre ou se faire sauter dans une foule innocente. Il n’y a pas une grosse différence. Dans un cas, l’ennemi est celui en face qui te tires dessus. Dans l’autre c’est celui qui vit d’une façon décadente autour de toi. Le brainwash est le même: tu seras un héros, tu auras fait ça pour le bien de TON peuple.
      Les posters ou on voit l’oncle Sam dire “I want you ” sont aussi répugnants que les méthodes de recrutement de l’El.

      Le «I want YOU» invitait à aller combattre d’autres militaires, pas à tuer des civils. Ce n’est pas insignifiant, il me semble…
      JFC

    • C’est peut-etre un phenomene de societe, la ou il y a une historique
      de violance bien ancree, comme aux zetas.

      Au Japon, les armes a feux sont sous un controle des plus stict. Il y a
      quelques jour, un homme dans la vingtaine a zigouille plusieurs malades
      mentaux dans une institution, avec un couteau.

      Ce genre de massacre se produit une a deux fois par decennie la-bas.
      Il ne semble pas avoir effet d’entrainement, contrairement a plusieurs
      pays occidentaux.

    • @gl000001 – Euh…. Pas de grosse différence entre un militaire qui tire sur un autre militaire en temps de guerre et une personne qui se fait “sauter dans une foule innocente”?????? Vous n’y voyez vraiment pas de grosse différence?
      La décadence de l’un ne tue pas l’autre, mais elle peut le rendre jaloux. Est-ce une raison pour tuer? Et le prêtre de 80 quelques années en France? Les innocents du Bataclan? Les victimes de l’Aéroport de Bruxelles et etc.?
      Appeleriez-vous l’EI un peuple, donc? (Vous me faites peur…)

    • “Le «I want YOU» invitait à aller combattre d’autres militaires, pas à tuer des civils. Ce n’est pas insignifiant, il me semble…”

      C’est sûr que les Occidentaux n’ont jamais tué des civils en Afghanistan, en Irak, en Libye et maintenant en Syrie, depuis 15 ans que nous leur apportons paix et démocratie. Au Vietnam non plus.

    • @Jfc
      Des gens ordinaires avec quelques mois d’entraînement militaire sont pour moi des civils qui n’ont aucune raisons personnelles d’être là. Un civil qui en tue un autre, c’est mal. Un militaire peu entraîné qui en tue un aussi peu entraîne, c’est aussi mal.
      Et le concept de guerre “propre” ou on tue pas les civils et ou on ne viole pas les femmes, est assez nouveau et pas universellement accepté. Encore aujourd’hui La Presse parle de viols par des militaires en Afrique.

    • Oui, les émotions sont des fréquences hautement contagieuses.

    • De la haine du militaire forcené à la haine du terroriste, ou à la haine de ceux qui les condamnent en rageant, il y a une différence de degré, pas de nature.

    • @jolico
      Vous lisez mal et vous sautez aux conclusions (surtout quand vous dites que je vous fait peur !!).
      J’y vois une grosse différence. Pas ceux qui le font. A cause du brainwash.
      Ce n’est pas de la jalousie. C’est du brainwash.
      Ils se disent un peuple. C’est du brainwash.
      Les conscrits allaient le coeur joyeux à la guerre. C’est du brainwash.

    • @gl0000001

      Je crois que Miow a bien résumé l’idée en disant qu’une guerre reste une guerre et que c’est plus un différence de degré que de nature quand on passe une coche au dessus entre une guerre civile ( ie déclarée entre deux états approuvé par un parlement civil , démocratique ou moins … et bénie par une église et faite au nom d’un principe , genre préserver l’idée de démocratie la notre pas la leur!… ou d’une valeur ( souvent religieuse on s’en surprendra même si c’est moins souvent qu’il y a une centaine d’année )… Il y a quand même un niveau d’encadrement plus solide pour les armées régulières qu’on peut difficilement éviter pour maintenir une certaine cohésion sociale……

      Mais ayant reçu un éducation normale avec des filtres sociaux bien imprégnés l’humain a justement besoin d’un bon brain washing pour passer à l’acte…Une sorte de reprogramation … Et même si l’État d’Ébriété a tué avec les années probablement plus de monde que l’État Islamique .. elle servait d’excuse pratique , (pas de ma faute j’étais chaud votre honneur !).

      Pour la mouvance actuelle on passe à l’EI : Excuse Islamique , on tue pour rétablir un Dieu incompris des infidèles …C’est une sorte de mission d’éducation des consciences de pécheurs ( qui le méritent bien , autre belle excuse ) et le missionnaire de tout temps et de toute culture c’est connu s’élève par son geste au niveau de héro…

      En France on songe même à une Garde Nationale disons le clairement aussi bien dire un «Garde Fou»?

    • @Mononke
      “Une guerre reste une guerre”
      Mais certains ne croient pas à la convention de Genève. Même l’armée en Syrie a utilisé du chlore et du gaz moutarde. Gros, gros, gros brainwash.

    • Arno Gruen (La folie de la normalité) a bien écrit à ce sujet. Le 11 septembre 2001 a très bien illustré le fait que les actes de terreurs (individuels ou collectifs, revendiqués ou pas, idéologiques ou pas) ne devraient pas être présentés tout de suite, car c’est justement ça qui nous terrorise, faisant donc le jeux des terroristes de tout acabit. Un conducteur qui provoque un accident parce qu’enragé ça ne diffère pas dans le fond d’un membre de l’EI qui vous tranche la tête: On pourrait voir tout acte de violence gratuire comme un signe que quelquechose ne tourne pas rond dans notre monde.

    • Un soldat allemand (!), durant une guerre mondiale, a dit: Tuer quelqu’un en temps de guerre ça reste un meurtre.

    • @jfc

      “Les massacres sont-ils contagieux ?”

      M. Cliche, ne trouvez-vous pas que “effet d’entrainement ou de propagation” serais mieux choisi que l’adjectif “contagieux” ?

    • Fait intéressant. Au Japon, dernièrement, un désaxé du domaine de la santé a admis que sur une longue période il avait décidé de perpétuer et accélérer la tradition nippone du ‘’Ubasute’’. Bref, il a terminé les souffrances de 19 individus au couteau. Il aurait pu utiliser des chops sticks de la cafétéria aussi. Bon finalement, les medias mainstream commencent à comprendre qu’ils font partie du problème et de la solution. WoW ! Il n’est jamais trop tard pour endiguer cette contagion absolument endémique du mimétisme de la violence. J’espère seulement qu’il n’est pas trop tard pour le trumpisme.

    • La convention de Genève… créé pour se donner bonne conscience ?

      Le propre de la guerre est, afin d’arriver à ses fins, d’infliger à la contrepartie des pertes humaines jusqu’à ce qu’il abdique. Ici, la fin justifie les moyens. Est-ce que les mines antipersonnel, Hiroshima et Nagasaki n’ont fait que des soldats comme victime ? Les terroristes et leurs émules l’ont bien compris. Simplement que les moyens utilisés sont différents. Faute de ressources, de moyens ?

      Quant à l’homme, se croire civiliser, il n’échappe pas au règne animal. La loi du moindre effort et du plus fort est la dominante depuis la nuit des temps. Il a beau être grégaire, est-il né pour vivre en ruche ou en fourmilière ? Se sacrifier pour le bien commun ?

      Une coalition de 28 pays contre les terroristes. Une guerre qui a commencé bien avant le 9/11 et qui ne s’est jamais arrêtée. Réveillez-vous, nous sommes en guerre mondiale. Seule sa face a changé.

      Comme le chante si bien Gun’s and Roses
      What so civil about civil war ?

    • 0bservateur
      “Réveillez-vous, nous sommes en guerre mondiale.”

      Aucune du top 10 des puissances militaires mondiales ne sont présentement mobilisées. Tant que ça va rester le cas on va être loin d’une guerre totale comme celles de la première moitié du 20eme siècle.

    • Au sujet des mines antipersonnel, je recommande fortement le visionnement du film “Kajaki” basé sur des faits réels. Le temps en fera surement un classique et/ou un film culte.

      http://kajakimovie.com/

      Ici, au Québec, sur Netflix, il est présenté sous le nom de “Kilo Two Bravo”

    • guiguibob

      28 juillet 2016
      13h09

      @guiguibob
      28 juillet 2016
      13h09

      “Aucune du top 10 des puissances militaires mondiales ne sont présentement mobilisées. Tant que ça va rester le cas on va être loin d’une guerre totale comme celles de la première moitié du 20eme siècle.”

      Selon la définition d’une guerre mondiale que vous présentez. Elle me semble désuète. Est-ce qu’elle fut définie à l’époque des drones et du terroriste global ? Où l’ennemie se dissimule parmi les civiles ? En quoi une mobilisation serait un avantage sur la situation actuelle ?

      28 pays… qui s’unissent contre le terroriste depuis plus de 2 ans. Vous y voyez une amélioration de la situation globale? Une fin éminente et permanente dans un avenir proche ? Notre sécurité et nos libertés se sont élargies depuis ? Je vous mets au défi de faire une caricature d’Allah et de la rendre publique si vous êtes courageux. Et ce, si vous avez l’incroyable chance d’être publié par un média public occidental qui ni ne reculera, ni ne s’excuseras après coup.

      Sinon, comment qualifiez-vous le fait qu’un pays aussi puissant que la France déclare l’état d’urgence? Et la prolonge? Pour ne nommer que la France… Les États-Unis, la grande-bretagne, ainsi que d’autres pays de l’OTAN n’ont jamais déclaré faire la guerre aux terroristes ? Je dois souffrir de la psychose du djihad!

    • @guiguibob

      Si la guerre est un cancer, nous sommes à la phase des métastases. Les méthodes conventionnelles ne s’appliquent plus.

    • Coïncidence, cette étude (et article) arrive à point avec l’intention des médias Français (et peut être les nôtres bientôt) de ne plus mentionner le nom des initiateurs d’actes violents. Je ne suis pas contre, mais je me demande où la limite sera placée. Dans le sens, est-ce qu’à un moment donné la censure ira jusqu’à bannir toute nouvelle concernant les attentats terroristes et les “spree killer”. Cela donnant une fausse impression d’un problème résolu/inexistant et par la bande de mesure efficace et de sécurité accru ?

    • Si l’étude vient confirmer ce phénomène, il en reste que la conclusion n’a rien de surprenant et n’apporte rien de nouveau sous le soleil.

      Sachant que les suicides ont un effet d’entrainement, il me semble normal d’y retrouver une similitude avec les “spreed killer” et les terroristes qui souhaitent vivement devenir martyrs. Ils partent tous d’un point commun. Celui d’un individu qui envisage sa mort dans un avenir rapproché.

      Le cheminement d’une personne suicidaire est un phénomène connu et bien documenté. C’est un processus d’entonnoir. Devant un problème, le cerveau cherche des solutions. Avec le temps, au fil des essais et des échecs, les solutions s’éliminent jusqu’à ce qu’il semble n’y avoir qu’une issue possible, le suicide. Sans être garant, forte sont les chances que le cheminement des deux autres groupes soit analogue. Ce que semble démontrer la majorité des études. Qu’elles soient blanc bonnet ou bonnet blanc. La dynamique et le contexte favorisant, étant, du moins, en partie connus, il est actuellement possible de mettre en place une aide préventive bénéfique à toutes les parties.

      Là où ça devient crucial, c’est lors du passage à l’action. Pour le suicidaire, l’échec est sa responsabilité et/ou son sens moral l’empêche, jusqu’au dernier moment, de s’en prendre à autrui. Le cas d’un « spreed killer » et/ou d’un terroriste est différent dans le désir d’impliquer, en nombre, d’autres individus. Les raisonnements et motivations sont en général connus. Mais à quand des études pour identifier des moments critique et mettre en place des solutions de désamorçage autre que la répression ? Car c’est connu, la répression décourage les modérés, mais décuple les radicaux.

    • Les terroristes sont clairement des gens de la droite et il se rapprochent énormément des évangélistes américains purs et durs. Meme intransigeance concernant la pratique stricte et scrupuleuse de la religion, amour des armes, forte croyance des théories fumeuses sur les conspirations mondiales, racisme larvé, violence verbale souvent incontrôlée, complète inconscience concernant l’environnement, négation de la science, haine des homosexuels, etc…
      Plusieurs attentats ont été le fait de tels personnes, comme Breivick en Norvège, McVie à Oklahoma City, etc.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juillet 2016
    D L Ma Me J V S
    « juin   août »
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives