Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Jeudi 5 mars 2015 | Mise en ligne à 9h52 | Commenter Commentaires (108)

    La méfiance du public inquiète le scientifique en chef

    La méfiance d’une assez forte proportion du public à l’égard de la science «préoccupe beaucoup» le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, qui s’en est ouvert dans une lettre à la communauté scientifique envoyée cette semaine. Il invite les chercheurs à s’impliquer «sur le terrain» afin de combattre cette fâcheuse tendance.

    Il semble que, en traînant le mouvement anti-vaccin sous les feux de la rampe, l’éclosion de rougeole dans Lanaudière des dernières semaines ait servi d’élément déclencheur à la sortie de M. Quirion, qui cite également le réchauffement climatique, un autre dossier qui ne manquent pas de têtes dures. Et la liste des mythes qui persistent envers et contre des consensus scientifiques ne s’arrête malheureusement pas là : prétendue toxicité des OGM, soi-disant dangers des radiofréquences, homéopathie et autres lubies «naturelles», et ainsi de suite.

    Je vous laisse prendre connaissance de mon entretien avec M. Quirion dans mon papier paru ce matin dans Le Soleil. J’aimerais simplement attirer votre attention sur un sondage que conduit tous les cinq ans le Pew Center, aux États-Unis, en collaboration avec l’American Association for the Advancement of Science, qui publie la prestigieuse revue savante Science. La dernière mouture, menée auprès de quelques 2000 adultes et de 3000 membres de l’AAAS vivant aux États-Unis, a été publiée en début d’année est disponible ici. Et comme le montre le tableau ci-bas, il existe dans bien des dossiers un écart béant entre l’opinion publique et l’avis (appuyé par des données probantes, il va sans dire) de la communauté scientifique.

    Certes, il s’agit là de l’opinion publique américaine, dont certains aspects diffèrent de la canadienne et de la québécoise. On peut ainsi présumer sans grande crainte de se tromper qu’il y a plus que 65 % des gens, au nord de la frontière, qui «croient» que l’espèce humaine a évolué dans le temps, et plus que 50 % qui sont d’accord avec l’idée que l’humanité est en grande partie responsable du réchauffement climatique. Mais le Canada et les États-Unis ne sont pas deux planètes non plus, partageant de grands pans de culture populaire, si bien que — corrigez-moi si je me trompe — une bonne partie de ces conclusions s’appliquent vraisemblablement ici aussi.

    Alors je vous pose la question : qu’est-ce qu’on fait avec tout ça ? Y a-t-il quelque chose à faire pour rétablir le lien de confiance entre ces gens et «Big Science» ?

    Source : Pew/AAAS

    Source : Pew/AAAS


    • Avez-vous vu la couverture du prochain NATIONAL GEOGRAPHIC?

      Le titre: THE WAR ON SCIENCE

      Ça va pas bien…

    • «Je ne crains pas de coupures du tout. C’est sûr qu’on aimerait bien avoir une augmentation de nos budgets, mais dans la situation actuelle et avec l’objectif de revenir à l’équilibre budgétaire pour 2015-2016, je pense qu’on va avoir le statu quo. [...]

      Rémi Quirion (tout premier scientifique en chef du Québec)

      Et cet homme de science se demande ensuite pourquoi le peuple à des réserves face aux déclarations des hommes de sciences!

    • La question sur les astronautes dans le tableau est intriguante, le public et les scientifiques ont l’air intrigués aussi puisqu’ils sont divisés presque 50/50.

      Une des raisons des nombreuses différences entre public versus scientifiques vient du fait que plusieurs personnes sont fières de leur ignorance en sciences, regardez Foglia qui a écrit une seule chronique en 6 mois mais il a quand même trouvé le moyen de se vanter de son ignorance en sciences.

    • La première chose à faire est de faire son mea culpa parce que les scientifiques sont , du moins en partie, responsables de ce constat.

      Doivent-ils pour autant changer leurs façons de faire ? Difficile à dire mais ils doivent faire un sérieux examen de conscience.

      Moi ce qui me frustre dans l`épisode rougeole c`est que personne n`a osé parler de la vraie source de scepticisme. Oh bien sur il y aura toujours un pourcentage de gens contre la vaccination pour toutes sortes de raisons. Mais ce qui a rendu le pourcentage plus inquiétant c`est sans aucun doute la crosse AH1N1 que plusieurs ont encore fraichement en mémoire.

      Mais ca, personne n`en parle en première page. Personne ne parle de l`alliance gouvernement- pharma et des $$$ qui y sont reliés. Comble de badluck, en 2015 le vaccin annuel a 0% d`efficacité en plus !

      L`idée n`étant pas de chercher à pendre les conspirationistes mais bien plus d`être conscients de leur existence, leurs rôles et leurs pouvoirs. Dans le milieu se trouvent des scientifiques qui de bonne foi travaillent pour l`humanité.

      Qu`en est il alors des nombreuses études contradictoires qui à tous les 6 mois viennent diluer les résultats d`une étude précédente sans qu`on y fasse référence ?

      Quand on dit qu`il y a plusieurs cas de grippe par exemple. Nous donne t on les chiffres comparatifs avec l`année précédente et l`autre année et ainsi de suite ?

      C`est ca l`affaire qu`il faut comprendre messieurs mesdames les scientifiques. Les gens ne veulent plus être dupes et en sont parfois victimes de par un certain laxisme passé, par une soif d`information complète et juste et parce que on aura beau tenter de garder sous silence le rôle de certains gros acteurs du domaine scientifique qu`il est maintenant facile de croire qu`on voit des jupons dépasser.

      La technique du dramatique et du à soir on fa peur au monde ne marche visiblement plus.

      Pourquoi personne ne parle de la «crosse A(H1N1)» en première page ? Possibilité a ) y avait pas de crosse (et je vous garantis que les journalistes sont extrêmement friands de ce genre d’histoire et qu’ils ont retourné toutes les pierres pour la trouver, ou n’en dégoter ne serait-ce que des apparences) ; b) c’est une vaste machination impliquant un nombre totalement invraisemblable de gens.
      Et non, en passant, les études sur les vaccins ne se contredisent pas tous les 6 mois…
      JFC

    • Il est plus que jamais nécessaire que la culture scientifique soit une composante essentielle de la culture générale. Pour être en mesure de faire des choix citoyens responsables et pour éviter d’être manipulés par les charlatans de tout acabit.

      La seule solution possible à la méfiance du public passe par de l’information scientifique de qualité, disponible en grande quantité et diffusée par tout les moyens possibles: éducation, médias, organismes scientifiques, etc. C’est une oeuvre de patience et de minutie, s’exerçant sur de nombreuses années. C’est surtout un travail constamment à refaire.

      En cette matière, il faut s’inspirer de la sagesse populaire:

      «Patience et longueur de temps
      Font plus que force ni que rage.»
      - Jean de La Fontaine, Le Lion et le Rat (1668)

      «Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
      Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
      Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
      Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.»
      - Nicolas Boileau, l’Art poétique (1674)

    • Avec des gens qui prennent leur “information” de plus en plus sur Facebook et Twitter, il n’est pas surprenant de voir une telle divergence entre la science et l’opinion publique.

      Dernier exemple que j’ai constaté, et je sais qu’il s’agit d’un exemple léger, un type de Sherbrooke (qui reprenait l’exemple de d’autres) qui tente de faire brûler une tranche Singles de Kraft et qui conclu qu’il y a du plastique dans ce produit. La video sur Facebook est partagé à grande échelle et le monde est choqué. Il suffisait de quelques recherches pour constater le ridicule du propos mais les gens ne le font pas. D’ailleurs, le type a publié une autre video dans laquelle il s’excusait et qu’il y avait des raisons autres que le plastique pour expliquer le phénomène. Cette video, étrangement, est passé pratiquement inaperçu et a été très peu partagée.

    • Noirod met un gros doigt sur un gros problème: La transmission de la science vers le public. Quand on parle de vaccination par exemple, pour le public (pour plusieurs) toutes les relations maladies/vaccins sont équivalentes, donc auront des résultats ressemblant. “Le vaccin contre la grippe n’a pas marché, alors pourquoi le vaccin contre la rougeole ça marcherait, on m’en passera pas deux de suite, car s’ils ont passé le premier ce n’était que pour faire plaisir aux grosses compagnies”.

      Ce problème est évident en météo. Le scientifique de la météo va dire 40% de possibilités de pluie Et s’il ne pleut pas, beaucoup diront « le météorologue c’est encore trompé », alors qu’il n’a donné qu’une échelle de probabilités. Difficulté à comprendre le message ou à expliquer ce message?

      Les scientifiques devraient mieux choisir leurs chevaux de bataille et surtout mieux expliquer les choses. Et c’est un travail difficile de mieux expliquer des choses qui avec le temps sont devenus des évidences pour celui qui les étudies.

      Il y a aussi le poids dans les médias. 112 études sont produites sur un sujet. 110 vont dans une direction, 2 dans l’autre. Il y aura probablement dans la presse générale 2 articles de journaux : 1 pour chaque direction (et on n’expliquera pas les marges d’erreurs qui auraient pu amener les deux études discordantes à être discordantes). Et si la « mauvaise direction », est plus sensationnelle, elle risque d’avoir une meilleure place. Comment reprocher à celui qui ne voit que ces 2 articles dans les journaux de se laisser séduire par celle qui colle plus à son intuition et à devenir sceptique face à la science?

      (le thermomètre « a mis du temps à être accepté »… parce que l’intuition des gens qui touchaient un métal et un bois à la même température selon le thermomètre, était trompé par leur intuition…)

      Beaucoup de travail à faire pour vaincre la méfiance à l’égard de la science… malheureusement je n’ai pas de solution miracle à proposer, outre expliquer encore et encore et tenter de mieux expliquer.

    • Je suis pessimiste quant à l’éducation scientifique sur une grande échelle.

      Les obstacles que vous nommez sont pour la grande majorité des complots. Par sa nature, le complot impute un objectif néfaste secret à un organisme. La position scientifique est invariablement accolé au gouvernement, ils perçoivent les scientifique comme les messagers servile du gouvernement, plutôt que les critiques indépendants qu’ils sont. Cette perception de connivence n’est pas prêt de se dissiper, même si les scientifiques expose de manière la plus objective possible leur découvertes. C’est des intégristes du complot pour la plupart, heureusement les “complotistes mous” pourront être convaincu, mais ceux-ci ont une certaine connaissance scientifique. Les pur et dur du complot n’ont aucune connaissance scientifique, même que souvent ce manque de connaissance devient un argument (C’est impossible qu’une structure d’acier s’effondre seulement par le feu)

      Les gens qui croient en ces théories n’ont pas d’esprit critique pour voir les deux cotés de la médaille et s’interroger sur la pertinence des études scientifiques qui dénonce ce à quoi ils croient. Encore 50% des américains ne croient pas à l’assassinat de JFK par Oswald, tenter de convaincre quelqu’un que la température se réchauffe, alors qu’il est impossible pour cette personne de voir les changements, est du même ordre. Multiplier les déclarations scientifique peut ne rien changer si elle ne sont pas faites correctement. Les scientifiques seront toujours derrière les conspirationnistes, ces derniers sont beaucoup plus motivé et actif pour étaler leur haine du gouvernement et de certaine décisions scientifiques. Les sites conspirationnistes seront toujours ceux qui sortent en premier sur Google, et les sites scientifiques sont trop étoffé pour plaire à la simplicité de certain.

      Nous ne sommes plus dans le domaine de la raison, mais dans celui de l’émotion, la peur, la subjectivité. Domaine qui n’est pas le milieu de prédilection des scientifiques en majorité.

    • @cimequaire

      Quel est votre objection sur cette déclaration de M. Quirion?

    • @noirod
      5 mars 2015 10h50 “… la crosse AH1N1…”
      Et j’ajouterai, à la réponse que vous a adressée JFC, que n’eut été des multiples précautions prises par les autorités, l’attentisme que vous auriez favorisé aurait été une cause importante, sinon la cause principale, d’une pandémie mondiale. Il en est ainsi de ces inconscients qui boycottent les vaccins et qui sont tout fiers de ne rien “attraper” : pauvres ignares, c’est parce leurs concitoyens responsables, qui se sont fait vaccinés, forment une barrière efficace contre la propagation des maladies. Et comme si l’ignorance ne suffisait pas, il faut en plus que ces “anti-toutte” carburent aux nombreuses théories du complot sévissant sur les médias sociaux. Ils invoquent à qui mieux mieux le “principe de précaution” pour économiser toute recherche sérieuse en empruntant paresseusement de trop nombreux raccourcis.

    • ” Et la liste des mythes qui persistent envers et contre des consensus …”
      On peut dire ça dans bien des domaines.
      C’est plus facile de vivre dans le déni, dans la facilité que d’essayer de croire en le contraire de ce qui nous a été appris ou dans les “évidences” qu’on a devant nous. Pour apprendre, il faut être attentif et réceptif et peu de gens le sont.
      Les religions n’aident pas de ce coté. Et il n’y a probablement pas assez d’effort de fait du coté de l’éducation pour montrer l’utilité de la matière à apprendre (et j’inclus beaucoup les parents là-dedans). “Apprend ça. Pourquoi ? Parce que !!” Ca n’encourage pas ceux qui ont plus de difficulté à vouloir apprendre. A se former un esprit souple et ouvert.

    • Le peu d’écart sur la question de la station spatiale montre bien l’ultra-patriotisme américain. Je lisais ailleurs que la très grande majorité des gens ne savent même pas à quoi elle sert à part montrer la supériorité du bon peuple américain !!

      Et pourquoi ce ne serait pas simplement un effet de la très grande popularité des programmes spatiaux, partout dans le monde ?
      JFC

    • Noirod, « Moi ce qui me frustre dans l`épisode rougeole c`est que personne n`a osé parler de la vraie source de scepticisme. »

      Et c’est quoi exactement la vraie source du scepticisme ?

    • Il faut lire cet excellent billet de Alain Dubuc sur le même sujet :
      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201502/13/01-4844030-le-mepris-de-la-science.php
      Je le cite :
      “… La force de ces courants repose sur la rencontre de plusieurs phénomènes. D’abord, une méfiance générale envers le pouvoir, les institutions, les élites, les détenteurs de savoir, qui touche également les scientifiques et la science. Ensuite, la montée du populisme qui donne une caution morale à des idées nourries par l’ignorance ou le fondamentalisme religieux, du créationnisme aux croisades anti-vaccins… Au Canada et aux États-Unis, ces mouvements populistes trouvent écho dans des courants politiques, l’aile droite du Parti républicain au sud de la frontière et le Parti conservateur ici.”

    • Même moi qui crois à la science je suis de plus en plus prudent devant les annonces de ceci ou de cela. Certains scientifiques ont arrangé leurs études par intérêts car financés par des entreprises qui vendaient le produit x ou y. Je pense que les intérêts financiers ont primé et la science en paie le prix.

      En passant, j’entends tous les jours des gens s’inquiéter des ondes wi-fi et pourtant ils polluent sans se rendre compte qu’en affectant la couche d’ozone nous serons bombardés d’ondes maintes fois plus dangereuses pour la santé.

    • - «Y a-t-il quelque chose à faire pour rétablir le lien de confiance entre ces gens et «Big Science» ?»

      «Big Business» pompe des milliards et achète des scientifiques, voir le docteur Willie Wei-Hock Soon sur le réchauffement climatique, pour répandre des faussetés et protéger ses intérêts.

      Faudrait que les scientifiques disposent des mêmes moyens pour contrer toutes ces faussetés.

      Malheureusement, les scientifiques ne disposent souvent même pas des budgets nécessaires pour mener leurs recherches…

      Les dés sont pipés, la balance est truquée, et je ne vois vraiment pas comment rétablir la situation.

      Un exemple éloquent: lorsqu’en janvier le docteur Soon et trois autres acolytes ont publié, dans un journal chinois (faute de trouver un autre endroit qui accepte de les publier…), leur dernier papier prétendant qu’un simple modèle climatique pouvant s’exécuter sur une calculatrice de poche, prouvait que c’est le soleil qui est responsable du réchauffement climatique, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, reprise par tous les sites et les blogues de négationnistes et parfois même par des sites de nouvelles «sérieuses».

      Le démenti de la communauté scientifique, lui, fut et est encore plutôt discret…

      Sornettes. Dans la grande majorité des cas, l’industrie se sert de l’argent pour appuyer des experts/groupes d’intérêts qui disent déjà ce qui fait son affaire, pas pour dicter les conclusions. Le cas des verts et de Ciment Lafarge en témoigne. Celui du physicien de Berkeley Richard Muller, climatosceptique notoire que les frères Koch avaient choisi de financer, en est une illustration encore plus convaincante. Celui des groupes de patients et d’entraide qui existent depuis plusieurs années et qui reçoivent ensuite des sommes d’une pharmaceutique parce qu’ils parlent déjà beaucoup d’une maladie X (pour laquelle la compagnie a un médicament) sur les réseaux sociaux dit la même chose.
      Il est évident qu’un tel financement doit toujours être explicité parce qu’il ajoute un astérisque à la fin d’un témoignage, mais l’adéquation financement= putasserie est une grossière simplification.
      Si les «dés sont pipés», du point de vue de la confiance en la science, c’est parce que des gens comme vous persistent, sur la base d’informations très partielles, à imaginer des travers à des gens que vous ne connaissez ni d’Ève, ni d’Adam. Le fait que vous soyez parvenu à ne pas voir les démentis multiples et virulents de la communauté scientifique à propos des «études» de M. Soon montre à quel point ce genre de réflexion en silo peut éloigner de la réalité.
      JFC

    • @m. rustik, teamstef et Kelvinator

      Vous avez tellement raison. Les médias sociaux ont exacerbés la méfiance envers la science. Internet, qui pourrait être un formidable outil de partage des connaissances, est détourné et devient un véhicule de désinformation porter par la pseudo-science et les conspirationniste. Leur moteur étant la peur et le doute, il est certain que les scientifiques sérieux ne font pas le poids.

      Je me demande parfois si les théories du complot ne viennent pas combler un vide autrefois occupé par la religion.

    • Bien d’accord avec teamstef, les réseaux sociaux n’aident pas du tout la science. J’y trouve énormément d’article énoncant des faussetés, provenant de sites n’ayant aucune rédibilité et ne citant aucune source. Le summum, c’est lorsque je fois des partages d’articles faisant dans l’humour et que la personne y croit dur comme fer, jusqu’à ce que des “amis” mentionnent que ce n’est qu’une blague. Ah misère.. j’ai peur pour l’avenir!

    • @cimequaire

      La recherche scientifique est comme l’éducation, c’est un investissement pour le futur.

      Je ne comprends pas ce qui peut choquer dans la déclaration de M. Quirion.

    • @kelvinator – 5 mars 2015 – 11h35
      Je suis pessimiste quant à l’éducation scientifique sur une grande échelle. …

      Je partage votre pessimisme!

      Nous sommes à l’ère de la facilité et les gens veulent lire une couple de lignes sur quelque chose et passer au prochain sujet. Je suppose que les scientifiques pourraient davantage vulgariser, mais on a un moment donné, il faut mettre de la chair et là, la plupart des gens débarquent.

    • Je ne suis aucunement surpris des opinions de la population et honnêtement je ne crois pas que cela va vraiment s’améliorer. Avec le temps certaines positions vont évoluer par contre d’autres apparaitront et risque de nous “faire rager” ou du moins poser des questions sur l’intelligence collective. Mais qui suis-je pour dicter que j’ai la vérité infuse… j’essaie tout de même de suivre celle se basant sur la science.

      Ce qui me déçoit le plus par contre et qui me laisse perplexe est que même la communauté scientifique n’atteint pas des niveaux de certitude à 100% sur ces positions. Alors comment pouvons-nous blâmer la population d’être ignorante si ceux en charge de les éduquer ne s’entendent pas totalement. Peut-être est-ce causé par le fait que certains s’identifient comme scientistes alors qu’ils ne le sont aucunement?

      L’AAAS inclut beaucoup de disciplines différentes, incluant les sciences sociales. On peut présumer que certaines spécialités induisent des biais — quelque chose me dit par exemple que les chercheurs en géologie dont la spécialité est de trouver des hydrocarbures pourraient être un peu plus climatosceptiques que la moyenne. Je serais aussi curieux, par exemple, de voir combien de gens en anthropo/socio/etc considèrent les OGM comme étant nocifs pour la santé.
      L’opinion des membres de l’AAAS ne doit donc pas être interprétée comme l’opinion des experts.
      JFC

    • Vous connaissez Pierre et le Loup? Et bien, c’est exactement ce qui arrive. À force de prédire des catastrophes qui n’arrivent pas, les gens deviennent blasé. Pourquoi devrait-on les croire cette fois-ci?

      Pour les vaccins, c’est drôle, mais dans mon entourage, quelques personnes se sont fait vacciné contre la grippe et ont eut la grippe après. Même quelqu’un l’a eutrès forte. J’ai même des collègues de travail qui ont décidé de ne plus se faire vacciner après avoir été très malade. Alors que moi et me conjointe, sans vaccin, nous n’avons pas eu la grippe. C’est peut être un hasard. Ou c’est peut être lié au fait qu’on mange entre 5 et 10 lbs d’oignons par semaine. Plus les 3 ou 4 gousses d’ails. On est rendu immunisé. :)

      C’est drôle, mais les gens de 30 ans et plus n’attrapent la grippe à proprement parler qu’environ une fois aux cinq ans, et je doute que votre entourage ait fait identifier ses microbes pour savoir s’il s’agissait bien de l’influenza ou d’autres virus provoquant des symptômes comparables — et contre lesquels le vaccin n’immunise en rien. C’est drôle aussi que l’on persiste à confondre systématiquement l’efficacité des vaccins contre la grippe avec la (difficile) tâche de prédire quelles souches seront présente l’an prochain (raison pour laquelle le vaccin de cette année ne fonctionne pas).
      Et vous voulez savoir ce qui est encore plus drôle ? Même le lobby de l’oignon reconnaît qu’il n’existe aucun élément de preuve scientifique permettant de croire que l’oignon prévient la grippe.
      JFC

    • J’ai lu un blogueur récemment dans le journal de québec qui croyait que le taux de gaz carbonique dans l’atmosphère était insuffisant pour avoir une influence sur le réchauffement de la planete. On parle ici d’un gars dont le travail est d’écrire des lettres dans le journal le plus populaire de Québec qui croit que son opinion vaut des années d’études scientifiques.
      Étant donné que le scientifique moyen ne fait pas dans l’opinion, Le gars n’est pas confronté et son idée est véhiculée dans les medias. Le scientifique moyen n’est pas non plus nécessairement un bon orateur ou vulgarisateur.
      J’aimerai bien ca que les medias qui propage de telles informations se fasse remettre a l’ordre de temps a autre…

    • Je crois que la catastrophe va beaucoup plus loin. On semble assister à une méfiance générale envers l’autorité, scientifique ou non. On fait moins confiance aux politiciens, aux professeurs d’université, aux scientifiques, aux médecins, etc.

      La réalité est que les gens croient que la majorité agit selon son intérêt. Le scientifique se voit au final aussi dépendant du financement qui lui est accordé (ou non) qu’un politicien en élection.

      Est-ce que je dis que les scientifiques sont des menteurs? Non mais la perception est qu’il ne valent pas vraiment plus que les autres groupes de la société. Dans le domaine du religieux, il y a beaucoup de méfiance envers les religions organisés (comme le catholicisme) alors que les églises décentralisés et les “blogues” de monsieur et madame tout-le-monde se voient être particulièrement populaire.

      Les gens cherchent du “vrai” monde et le politicien, le scientifique et le prêtre se voient remplacer par l’homme d’opinion, le pseudo-scientifique et le pasteur improvisé. Ce n’est pas nécessairement une bonne chose mais je crois que le problème est beaucoup plus général qu’une méfiance des scientifiques.

    • @JFC
      Parce que la question a été posée aux américains. “Survey of US adults …”
      Et les connaissance internationales des américains est très faible.

    • “L’AAAS inclut beaucoup de disciplines différentes, incluant les sciences sociales.” JFC

      On reconnaît bien là l’incommensurable arrogance et la bonne vielle suffisance obtuse des porteurs de “chiennes blanches”! Eh pourtant oui monsieur Cliche, les OGM sont nocifs pour la santé, en tous cas, pour la santé des paysans du tiers monde!

    • @porpuck_le_terrible, j’ai lu il y a quelques (plusieurs?) mois dans « La Recherche » un résumé d’études sur la façon dont les humains cherchent sur internet. Une des conclusions étaient que les gens, même involontairement, trouvaient davantage d’articles qui confirment leur dire que le contraire, donc « on trouve davantage ce que l’on cherche ». Quand on sait qu’en plus le cerveau retient mieux ce qui ne le contredit pas trop…

    • @JFC

      Ce que je veux dire, c’est que les gens sont désabusé. Pendant des années tu ne te fait pas vacciner. Et là, tu décide de te faire vacciner (suivant les conseils entendu dans les médias), tu choppes la pire gippe de ta vie et tu manques une semaine de travail. Ça n’incite pas trop à te faire vacciner l’année suivante.

      Comme je dis, trop c’est comme pas assez. Trop de scénarions catastrophes désensibilise les gens. Le problème c’est pas les scientifiques, Ce sont les médias. Au moins, nous vons avons pour déboulonner les mythes. Ça prendrait plus de journaliste comme vous. Mais ce que recherche les médias, c’est le sensationnel.

    • L’échange entre JFC et novalkid soulève un autre problème : qu’est-ce qu’un expert sur une question. Encore là, on a des groupes dit « expert » qui souvent se prononcent avec leur « label expert » sur des sujets sur lesquels ils ne sont pas experts (un peu comme nous sur les blogues^^, mais au moins on ne se fait pas passer pour des experts). Dans de telles situations, ça crée des problèmes de perception sur ce qu’est un expert.

      On a aussi l’expert acheté dont parle ralbol (on voit ça régulièrement en court légal, où les experts sont magasinés jusqu’à trouver celui qui prêche pour le client… et quand l’expert se prononce, on ne dit pas qu’il est le #300 rencontré avant de l’avoir trouvé…)

      C’est aussi difficile d’avoir des experts sur des problèmes nouveaux… dans un tel cas, problème nouveau, l’expert est le plus apte mais comme c’est nouveau, il risque d’y avoir plusieurs « erreurs de débutants » qui souvent seront la source de risée des gens envers cet expert qui se trompe (sans mettre en perspective le caractère nouveau de la situation), et encore là, le développement d’un manque de confiance.

      Finalement, pas facile de tuer la méfiance… et si « summmuel » avait raison : « le problème est beaucoup plus général qu’une méfiance des scientifiques » ?
      (bon j’ai trop écrit aujourd’hui, je me tais, après tout je ne suis pas un expert sur la question^^)

    • Au fait, on ne devait pas tous périr à cause de l’ébolas? :P

    • Peut-être parce que la science a elle-même prouvée, à de nombreuses reprises, qu’elle pouvait avoir tort!! Pensons aux antibiotiques, “sans dangers”, qui causent maintenant des maux de tête aux divers départements de santé publique en raison des résistances que plusieurs bactéries développent.

      À l’égard des vaccins, la science n’a jamais prouvé l’innocuité. Tout ce que la science a réussi à prouver, c’est l’absence de preuve de réels dangers. Ça reste une preuve empirique, pour ce que ça vaut.

      Pourtant, on nous présente encore les conclusions de X ou Y étude scientifique comme étant des vérités absolues. On nous traite encore de “bio-naturo terroriste vaudou” si on ose émettre un doute sur ces vérités absolues.

      Jusque la science elle-même renverse ces vérités absolues.

      Je conclus de vos propos que vous croyez en l’existence du yéti, puisque l’on n’a jamais prouvé qu’il n’existe pas (il est d’ailleurs pratiquement impossible de prouver l’inexistence de quelque chose).
      JFC

    • @ JFC

      - «…mais l’adéquation financement= putasserie est une grossière simplification.»

      Jamais fait cette «adéquation».

      Tout ce que j’ai écrit, c’est que «Big Business» se paye des scientifiques, ce qui est démontré dans le cas du docteur Soon et dans le financement d’autres études bidon et de «Think Tanks» de toutes sortes.

      Jamais dit que financement égalait TOUJOURS putasserie.

      Voir ici les millions derrière le financement des «négationnistes» du réchauffement climatique:

      http://phys.org/news/2013-12-koch-brothers-reveals-funders-climate.html

      http://www.theguardian.com/environment/2013/dec/20/conservative-groups-1bn-against-climate-change

      http://arstechnica.com/science/2014/01/an-insiders-story-of-the-global-attack-on-climate-science/

      http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/environnement/400-m-pour-nier-le-rechauffement-climatique/554686#.UcXXN5_u0je

      Ensuite.

      - «c’est parce que des gens comme vous persistent, sur la base d’informations très partielles, à imaginer des travers à des gens que vous ne connaissez ni d’Ève, ni d’Adam.»

      J’imagine rien, y’a des documents, comme dans le cas du docteur Soon, qui démontrent la commande passée pour une «étude» dans le sens des intérêts qui financent le monsieur:

      http://www.nytimes.com/2015/02/22/us/ties-to-corporate-cash-for-climate-change-researcher-Wei-Hock-Soon.html?smid=tw-share&_r=0

      Et encore là, JAMAIS je n’ai prétendu que la corruption des scientifiques est GÉNÉRALISÉE. Simplement, ça se produit à l’occasion.

      - «Le fait que vous soyez parvenu à ne pas voir les démentis multiples et virulents de la communauté scientifique à propos des «études» de M. Soon montre à quel point ce genre de réflexion en silo peut éloigner de la réalité.»

      J’ai très bien vu les démentis de la communauté scientifique.

      Ce que par contre je n’ai pas vu, ce sont les échos de ces démentis dans les grands médias, sur une échelle comparable à la diffusion des écrits de monsieur Soon. Par exemple, et je m’excuse si je l’ai manqué, mais je ne vous ai pas lu sur le sujet.

      Ce que mon commentaire visait à montrer, c’est que la diffusion des faits scientifiques, lorsqu’ils sont contraires aux intérêts corporatifs, est souvent noyée dans une cacophonie de faussetés pseudo-scientifique trompettée par des groupes et des gens, quelquefois des scientifiques, à la solde de ces intérêts.

      On n’a qu’à voir l’immobilisme, les plus de 80 «ententes» environnementales signées entre pays qui ne n’arrivent pas à freiner la montée des GES et de la pollution en général, etc., simplement parce que le remède à ces maux implique un ralentissement de la sacro-sainte «croissance», crédo et but ultime de la secte des corporations.

      C’était le sens de mon commentaire.

    • @JFC

      Vous avez exactement l’attitude que je décris! Vous êtes incapable de contredire ce que je dis, mais vous ne vous gênez pas pour me ridiculiser. C’est exactement cette attitude de confiance aveugle qui suscite la méfiance. Et cette méfiance ne provient généralement pas de gens sans culture ou sans éducation. Au contraire…

      Croyez-vous en Dieu?

      Je ne crois pas en Dieu et j’exècre toutes les religions. Je suis incapable de côtoyer des gens pieux. J’irais presque jusqu’à dire que je les méprise.

      Par contre, je suis incapable de dire que “Dieu” n’existe pas. Quelle forme il prendrait? Aucune idée. Pourtant, plus on s’intéresse aux découvertes scientifiques, notamment en matière d’astronomie, plus, je trouve, on ne peut s’empêcher de se demander si tout ça n’est pas la volonté ou l’action d’une “puissance supérieure”.

      Vous êtes capable, Monsieur Cliche, en raison de l’absence de preuve scientifique sur l’existence d’une “puissance supérieure”, d’affirmer sans aucun doute qu’une telle “puissance supérieure” n’existe pas?

    • Je vous connaissais un peu moins “scientisme”, un peu plus critique face aux “certitudes” scientifiques monsieur Cliche. Se peut-il que vous deveniez un peu plus tranchant ? Étant père de cinq enfants, je comprend bien cette période d’adaptation ardue au cours de laquelle le petit dernier ou la petite dernière ne fait pas encore ses nuits! :)

    • Preuve empirique ? Des gens refusent la vaccination et des maladies qui semblaient éradiquées reviennent en force. Pour moi, c’est une preuve suffisante.

    • Pendant une bonne partie du 20e siècle, ces scientifiques arrogants ont prétendu que fumer était bon pour la santé et l’industrie s’est servi à profusion de ceux-ci. “More doctors smoke Camels than any other cigarette”.

      Est-il si farfelu de se méfier des arguments de l’industrie du vaccin, qui ressemblent à ceux de l’industrie du tabac ? La science n’a jamais eu le monopole de la vérité.

    • “on ne peut s’empêcher de se demander si tout ça
      n’est pas la volonté ou l’action d’une “puissance supérieure”.”

      @franki…

      On peut savoir quelles sont les raisons qui vous font croire ça?

    • Au moins, votre blogue aura permis de voir que, même dans un petit échantillon d’intervenants, lecteur de la Presse et interessé au moins un peu par la science, que le Québec n’est pas si different des USA au niveau des croyances vs la science!

    • @A. Talon,

      Wow, vous sortez les grands classiques…

      @Frankidou…

      Il est impossible de prouver que Dieu n’existe pas parce qu’il est impossible de prouver qu’il existe… C’est pour cela qu’une telle croyance reste de la foi… faculté qui est un vestige de la petite enfance nommé : La pensée magique…

      Néanmoins, exécrer ceux qui pratiquent une religion quelconque sans s’imposer aux autres demeure du mépris… injustifié.

    • @frankididou…,

      En science, il n’y a pas de vérité absolue, toute découverte est livrée en pâture aux chercheurs qui vérifient et contre-vérifient les nouvelles trouvailles. C’est pour cela que les fraudes scientifiques et les mauvais travaux sont voués à tomber dans l’oubli.

      @sergioo,

      Vous devriez comprendre que le monde scientifique a évolué rapidement au cours des 50 dernières années. Les instituts scientifiques et les universités ne travaillent plus dans des lieux fermés. La collaboration est dorénavant mondiale dans plusieurs secteurs dont celui de la santé.

    • @M_tremblay,

      Si vos prétentions sont vraies, êtes-vous certain que la grippe que vous avez contractée est bel et bien celle contre laquelle vous vous êtes fait vacciné.

      Puis, si une méchante grippe arrive, et que la majorité est vaccinée… il se peut fort bien que la masse qui s’est faite injecter le vaccin ait formé un mur assez étanche pour vous
      protéger.

    • @M. Tremblay,

      Vous vous trompez en parlant de Pierre et le loup..

    • @ sergioo ~

      À moins de faire de la recherche, un médecin n’est pas un scientifique
      et son opinion sur le danger de la cigarette n’a pas plus de poids que celui
      du dernier venu!

      Mais je suis certain que vous le saviez déjà!

      “La science n’a jamais eu le monopole de la vérité.”

      Et elle n’en a jamais eu la prétention non plus!!

    • Les rémoras sont des poissons très subtils qui vivent aux dépens des autres sans se fatiguer.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Remora

    • @M Tremblay,

      Voici une référence de la fable d’Ésope :

      https://sites.google.com/site/elementairecroixrouge1/litterature/atelier-conte/le-petit-garon-qui-criait-au-loup

    • Le plus inquiétant dans tout cela c’est d’apprendre que 2% des membres de l’AAAS ne semble pas croire à la théorie de l’évolution!

    • Je serais tenter de pointer du doigt… les médias! D’où les gens prennent-ils l’idée que les OGM sont dangereux? Que tous les poissons en provenance de l’Asie sont des bombes à retardement? Que le dernier vaccin contre la grippe a été une grosse farce? Que nous allions tous mourir sous peu de H1N1 au point qu’une “personnalité connue” s’est conduite en vrai sauvage pour avoir avant tout le monde le vaccin salvateur? Que le réchauffement climatique est une vaste blague? Que les vaccins en général causent l’autisme et plein d’autres calamités? QUI a publié les résultats des travaux de ce doc qui a perdu toute crédibilité à cause des vaccins justement? Qui a moussé Spock qui a causé toute la m3rde qui s’en est suivie à cause des gourous qui observaient religieusement ses enseignements, créant la première génération d’enfants-rois?

      Pourquoi est-ce à la mode de se dire intolérant au gluten alors que la maladie cœliaque n’est pas répandue à ce point? Allergiques aux arachides, aux œufs, au poulet, à tout ce qui se mange??? Il y en a, je veux bien, mais à ce point?

      Aussi, je me garde toujours un petit fond de scepticisme. La “science” a déjà soigné avec les saignées et elle a déjà affirmé que la terre était plate et que le soleil lui tournait autour… Elle reconnait humblement des tas d’erreurs chaque jour. Comme dans les années 70 quand elle affirmait que la Terre se… refroidissait.

      Droit à l’information ouais. Peu importe ce que les gens incapables de réfléchir deux secondes en feront, de l’information!

    • Sur la base d’un sondage, M. Quirion s’inquiète de la méfiance du public envers la science. Quand on accuse les gens de propager l’obscurantisme sur la base de leurs réponses à des questions à deux variables, n’est-ce pas manquer de rigueur?

      Je choisis les questions qui me touchent le plus afin d’étayer mon argumentaire, à savoir :
      « Safe to eat genetically modified food. »; « Safe to est foods grown with pesticides »;
      « Growing world population will be a major problem »

      Quelle définition donner à « safe »? Sécuritaire pour quoi? La santé? L’environnement? L’économie? Pourquoi pas les trois? Qu’entend-t-on par « major problem »? Un problème pour qui?

      Je vous invite à lire la page suivante sur le site de l’Organisation des Nations-Unis pour l’alimentation et l’agriculture : http://www.fao.org/news/story/fr/item/260735/icode/
      Suivant les données transmises sur la page, j’ai calculé que 478 millions de fermes produisent 67,2 % (84 % de 80 %) des denrées alimentaires mondiales sur des terres de moins de 2 ha. Comme le dit la FAO sur la page précitée, les petites exploitations familiales sont « vitales pour la solution du problème de la faim ». Dans ce contexte, n’est-il pas normal – voire on ne peut plus sage – de craindre que les conditions socioéconomiques d’un rouage important de l’appareil de production soient affectées négativement par l’introduction (plus ou moins forcée) d’une technologie au prix prohibitif principalement destinée à enrichir les plus riches?

      Pourquoi considérer que nous aurons besoin du génie transgénique pour nous nourrir alors qu’en réalité, ce sont les petites fermes qui sont les plus productives, et non les grandes exploitations (même si ces dernières exploitent le double de la superficie)?

      Ajoutons que les sols et la biodiversité sont fortement bouleversés dans les zones de monocultures intensives. Quel intérêt avons-nous vraiment, sur le plan scientifique, à maintenir ce type d’agriculture aux plans social et environnemental? N’aurions-nous pas plutôt avantage à développer une agriculture biologique/écologique de proximité diversifiée pour protéger la biodiversité de nos campagnes et renforcer les économies régionales par la création d’emplois?

      On me répondra que de nombreuses personnes ne pensent pas à ces questions quand vient le temps d’exprimer une opinion sur les OGM ou les pesticides, et c’est justement ce que je souligne. Tout le monde ne pense pas de la même manière et tous ne s’opposent pas pour les mêmes raisons. Tout comme M. Quirion, je m’inquiète… Sauf que moi, c’est de lui et de ceux qui l’applaudissent sans réserve dont j’ai peur.

      Cordialement,

      Jean-François Vincent

    • @Pantaleon_Madore

      Et vous, vous croyez qu’il vient d’où l’univers? Qu’est-ce qu’il y avait avant le big-bang? Et avant ça? Vous excluez totalement l’existence d’une «puissance supérieure»?

      @Walt

      Je participe rarement à des blogues, car je déteste voir des gens déformer mes propos. J’exècre les religions, pas les gens qui les pratiquent. Quant à ces derniers, certes j’irais PRESQUE jusqu’à dire que je les méprise. Mes sentiments à leur égard ne se rendent pas là, mais juste avant…

    • «Le mépris de la science» par Alain Dubus
      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201502/13/01-4844030-le-mepris-de-la-science.php

      Pour une rare fois, je suis entièrement d’accord avec le contenu d’un texte d’Alain Dubuc. La montée de la déraison, de l’ignorance et du mépris de la connaissance scientifique sont probablement les plus formidables défis auquels la Civilisation aura à faire face au cours du présent siècle. Le plus inquiétant, c’est que nos propres gouvernements sont maintenant atteints de la maladie du populisme anti-scientifique et n’hésitent plus à couper dans les budgets de recherche et de diffusion scientifique, alors qu’ils devraient plutôt les protéger comme la prunelle de leurs yeux. Mince consolation, l’expérience des derniers mois nous enseigne qu’un tollé de protestion populaire peut tout de même avoir une certaine efficacité pour contrecarrer les coupes à blanc de ces petits comptables mesquins.

      Quelques extraits de l’article de M. Dubuc:

      «Il y a un lien entre l’éclosion de cas de rougeole au Québec et la fermeture évitée de justesse de l’Observatoire du Mont-Mégantic. Il y a aussi un lien entre ces deux incidents et la bataille, dite citoyenne, contre les compteurs intelligents d’Hydro-Québec.

      Ce lien, c’est la science. Ou plutôt, l’existence de courants, extrêmement troublants, de refus de la science, qui s’expriment ici et ailleurs, de refus des décisions qui reposent sur la connaissance et la recherche, d’incompréhension du rôle central que peut jouer la science dans une société avancée.»

      «Rappelons-nous que, sans savoir, sans recherche, sans science, dans toutes ses facettes, de la sociologie à l’astronomie, il n’y a pas de civilisation et il n’y a pas de progrès.»

    • Le problème est certainement multiple.
      1. Les média veulent des nouvelles qui vont vendre et ce ne sont généralement pas les subtilités d’une étude scientifique qui font vendre les journaux. En ce sens, ce sont plus souvent les média que les chercheurs sérieux qui vont émettre des conclusions en noir et blanc au sujet des résultats d’une étude.
      2. C’est égalment vrai que les scientifiques ne sont pas toujours les meilleurs vulgarisateurs.
      3. Pour la société dans laquelle nous vivons, l’opinion de tout et chacun semble être équivalente. L’opinion du gars au coin de la rue qui pense ceci ou cela parce ça a l’air d’avoir du sens pour lui vaut autant (ou plus) que celle du scienfique (suspect) qui étudie la question depuis 20 ans. Ajoutez à cela la nature incertaine des découvertes scientifiques et c’est facile pour les gens d’être sceptiques (par incertaine, je veux dire que les résultats doivent tojours être corroborés par d’autres études).
      4. Il y a également une autre composante qui n’a pas été abordée: en tant qu’espèce, nous sommes plutôt pourris en statistiques et en analyse de risque. C’est probablement une bonne chose du point de vue évolutif, mais ça peut causer des problèmes dans une société complexe comme la notre. De plus, nous avons tendance à voir un lien causal entre deux événements alors qu’il n’y en a pas. Tout ceci fait que, dans notre expérience quotidienne, nous avons tendance à accorder plus d’importance à un événement anectotique mais concret qu’à une vision globale des choses (ce qui devait, encore une fois, être extrêmement utile dans notre passé de chasseur-cueilleur). Par exemple, que mon voisin ait attrapé la grippe malgré son vaccin est plus réel que de se faire dire que le vaccin est efficace à 80% (je sais, pas cette année) et donc, les autorités doivent forcément se tromper. Je pense que cette dichotomie entre l’expérience des gens à travers leur quotidien (et leurs croyances) et ce que la science démontre est un problème majeur en ce qui concerne la perception des sciences, surtout quand l’opinion de chacun est équivalente et que les experts sont toujours suspects.
      Il reste donc beaucoup de travail à faire pour intéresser les gens à la science et ses enjeux, en non seulement aux iBebelles qu’elle produit.

    • Bonjour, et merci du blogue. Toujours instructif.

      1- Je dois dire, ça me tappe un peu sur les nerfs qu’on se fasse du capital sur les sciences sociales. On peu s’entendre qu’elles sont pas aussi exactes que les sciences (pures? appliquées? naturelles? Je ne saurais les qualifier.)
      Mais on peut aussi s’entendre que l’idée fondamentale est la recherche de la vérité. Qu’on admette le relativisme des sources, et la constante rectification des erreurs – des 2.

      2- La méfiance du public… Vous en faites beaucoup cas depuis quelques temps. Avec raison peut-être. Mais relativisons un peu.. La science n’est accessible au “public” que depuis très peu. Visionnons “Cosmos: épisode 1er” pour nous en convaincre. “La terre tourne autour du soleil” nous dit Giordano Bruno, mais un parterre de ses pairs en ont rit. Difficile de contredire ce que nos sens perçoivent.

      3- http://ngm.nationalgeographic.com/2015/03/science-doubters/achenbach-text?utm_source=Facebook&utm_medium=Social&utm_content=link_fbp20150204ngm-sciencedoubt&utm_campaign=Content&sf7277310=1

      Ça nous dit plutôt bien que, même parmi les gens éduqués, on fait parti d’une tribue ou d’un autre, et on approuve beaucoup plus souvent les idées sans les vérifier si elles parviennent d’une source que l’on considère a priori fiable. Et les scientifiques ne font pas exceptions, on dirait.

      “According to Kahan (Dan Kahan, de l’Université Yale), that’s because people tend to use scientific knowledge to reinforce beliefs that have already been shaped by their worldview.

      Americans fall into two basic camps, Kahan says. Those with a more “egalitarian” and “communitarian” mind-set are generally suspicious of industry and apt to think it’s up to something dangerous that calls for government regulation; they’re likely to see the risks of climate change. In contrast, people with a “hierarchical” and “individualistic” mind-set respect leaders of industry and don’t like government interfering in their affairs; they’re apt to reject warnings about climate change, because they know what accepting them could lead to—some kind of tax or regulation to limit emissions..”
      Et “Science appeals to our rational brain, but our beliefs are motivated largely by emotion, and the biggest motivation is remaining tight with our peers.”

    • “Au fait, on ne devait pas tous périr à cause de l’ébolas? :P”
      @M. Tremblay,

      Non mais sérieusement??? Comment faites-vous? Je veux dire… Comment faites-vous pour toujours avoir des informations aussi biaisés??? Ou avez-vous lu ou entendu ou vu qu’on allait tous périr à cause d’Ébola? Et tous vos remèdes de grand-mère. Et vos informations plus farfelues les unes que les autres… Je veux dire, en suivant ce blog, c’est impossible de conclure que le vaccin contre la grippe est efficace à 100%. Impossible de croire qu’Ébola va tous nous tués. C’est sidérant vous lire.

      @JFC, vous êtes courageux et tenace, ou peut être naif de toujours répondre à M.Tremblay (ou très poli avec vos lecteurs). Et je veux dire, pas juste lui répondre, lui donner l’information avec la source! Mais bon, merci pour ce blogue sur la science.

    • @frankididoudelidou

      Il fait juste vous expliquer comment fonctionne une science, vous dites ne pas avoir confiance aux vaccins, car on a jamais prouvé leur innocuité. On a jamais prouvé que l’athéisme n’était pas nocifs pour la santé. Et on ne pourra jamais le prouvé (comme vous le dites), que ce soit philosophiquement ou scientifiquement. Alors, si on suit votre raisonnement (ce qu’il a fait avec le yéti), vous trouvez qu’être athée est dangereux pour la santé… (p.s. je suis athée aussi, avant que vous disiez “vous êtes anti athée”)

    • Questions comme ca. Apres Katrina, les scientifiques disaient qu’il y aurait de plus en plus d’Ouragans et meme que certain Ouragans dépasseraient le Niveau 5. Alors ma questions est: Ou sont les ouragans ????

    • Seulement 60 personnes sur 3 000 qui ne veulent pas accepter l’évolution…

      Pas de quoi paniquer!

      L’AAAS regroupe des champs de compétence aussi divers que l’histoire,
      la linguistique, les sciences sociales, politiques et économiques…

      Pas étonnant qu’un petit nombre croit à une quelconque
      *puissance supérieure* pour expliquer notre existence!!

    • Le problème est que les raisonnements simplistes sont plus vendeurs que les raisonnements complexes. C’est aussi vendeur de faire accroire aux gens qu’ils capables de penser par eux-mêmes. C’est un gros mensonge, mais c’est aussi un argument de vente dans bien des domaines, Sans compter qu’il y a des départements d’université au grand complet qui sont gangréné par le post-modernisme et autre idéologie du même acabit.

      La source du problème est profondément ancré dans l’esprit humain. La méthode scientifique existe justement pour contrer ces biais. Comme c’est non naturel, c’est difficile, frustrant et non vendeur.

      Les conséquences sont aussi problématiques. Si on commence à admettre dans nos institutions que les gens sont irrationnels, un bonne partie du système démocratique prend le bord. Même la théorie économique est construite autour de l’acteur rationnel. Et que dire du concept de liberté.

      Cela fait beaucoup de monde qui dépend d’une idée fausse pour gagner ou pour tout simplement se sentir bien.

      J’ai un projet de livre sur le sujet avec un collectif d’auteurs.

    • les gourous de la connaissance infuse sont tellement adulés par la population que je connais un gourou écolo qui a préféré abandonner son titre d’ingénieur pour pouvoir continuer à dire des conneries à l’abri de toute poursuite par son ordre professionnel

      Lequel ?
      JFC

    • @walt68

      De mémoire, au cours des dernières années (20-25 ans), nous avons eu droit au SRAS, virus du Nil, maladie de la vache folle, H1N1, Ebola. J’en oublie certainement.

      À chaque fois il fallait se faire vacciner. À chaque fois la catastrophe annoncée ne s’est jamais réalisé. À un moment donné, les gens deviennent blasé devant les cris d’alarme. Pendant ce temps, Big Pharma empoche les profits.

    • @walt68

      Il y a quelques années, j’étais tombé sur un article dans L’Actualité qui faisait mention que la maladie de la vache folle avait fait 1 mort et que le virus du Nil zéro. Il disait, à la blague, qu’il était plus dangereux de manger un hamburger que de se faire piquer par un moustique. ;)

    • Il va falloir collectivement qu’on comprenne que la science repose sur des faits et non des opinions.

    • C’est inquiétant, mais c’est un feu qui couve depuis longtemps qui ne s’éteindra pas vite. Le sujet avait notamment été couvert en long et en large en 1995 déjà dans “The Demon-haunted world” de Carl Sagan.

      Ceci étant dit, on ne pourra adresser ce problème de société sans se plonger jusqu’au nombril dans les “sciences molles”, ce qui donne la nausée à de nombreux chercheurs dont les principaux intéressés. Car le déni devant l’évidence est d’abord et avant tout un phénomène psychologique, c’est donc de ce côté que se trouve une compréhension des mécanismes qui le sous-tendent et des méthodes à utiliser pour le contrer. Opposer une argumentation rationnelle basée sur des faits vérifiables à quelqu’un qui vit dans le déni ne fait que renforcer sa conviction qu’il a raison et qu’il y a une conspiration globale visant à contrôler son opinion et ses pensées. Malheureusement, ça ne donne des résultats ni instantanés, ni garantis. On pourrait très bien être devant une génération perdue de sceptiques irrationnels.

      Par contre, je trouve que socialement, nous sommes trop tolérants de la pseudo-science qui opère avec impunité. Comment pouvons-nous tolérer, par exemple, que les chaines de pharmacie opérées par des scientifiques membres de l’ordre des pharmaciens vendent des produits homéopathiques, des colliers de «pur noisetier » et autres shamanismes… C’est infâme. En ce qui me concerne, cet ordre professionnel faillit clairement et systématiquement à son devoir de protéger et d’éduquer le public dans ces cas-là. Combien de fois nous fermons-nous la gueule quand le voisin ou le beau-frère nous débite ses théories de conspiration sur les ondes et les « énergies positives » et la « guérison quantique » et autres pseudo-savoirs. La science n’est pas une simple perspective parmi tant d’autres toutes équivalentes. On a tous une responsabilité de défendre la primauté de la rationalité.

    • Les théories du complot ont vraiment la cote! Je crois qu’une partie des divergences du sondage s’explique ainsi.

      D’ailleurs, ne perdez pas votre temps à contre-argumenter pour raisonner un complotiste car, pour citer wiki : « toute démonstration destinée à prouver qu’aucun complot n’est à l’œuvre sera interprétée comme une nouvelle tentative de tromper le complotiste qui – lui – continuera à chercher ce qui se passe dans l’ombre, et qu’on ne lui dit pas ».

    • @jpthoma1 Je connais un gourou de la droite populiste DuBerger qui ne dit plus qu’il est ingénieur parce qu’il ferait surement l’objet de poursuite. Il y a un gros dossier prêt à être déposé à l’OIQ sur son cas.

    • @M_Tremblay Votre mémoire vous fait défaut. Il n’y a pas de vaccin pour le SRAS, virus du Nil, la maladie de la vache folle, et l’Ebola. C’est seulement pour la grippe H1N1 qu’il était recommandé de se faire vacciner et encore uniquement si ont faisait partie des groupes cibles.

    • Chose certaine, il y en a qui devrait reviser leurs notions de philo 101 sur le raisonnement logique et les sophismes. Parce que pour certains, ces notions semblent totalement ignorées ou oubliées… Impossible d’expliquer rationnellement un argumentaire avec des gens qui ne comprenent pas, ou ne veulent pas comprendre, ces notions élémentaires.

    • @Dhmo

      Tu écoutes les nouvelles? Nous avons eu droit à tout un show concernant l’Ebola. Bilan actuel? Entre 3000 et 4000 morts. Pendant ce temps Les maladies tropicales rares tuent 500.000 personnes chaque année

    • @Yvan_Dutil
      ” Même la théorie économique est construite autour de l’acteur rationnel.”
      Mais les gens de marketing exploitent énormément le coté irrationnel de l’humain. Et ils le font rationnellement !!
      On devrait être bien plus méfiant des marketeux !!

      @Simon_Pinard
      ” ça me tappe un peu sur les nerfs qu’on se fasse du capital sur les sciences sociales. On peu s’entendre qu’elles sont pas aussi exactes que les sciences”
      Moi aussi. Surtout qu’on vient d’apprendre (enfin, certains l’ont appris) qu’il n’y a pas de vérité absolue en Sciences.

    • sergioo, “More doctors smoke Camels than any other cigarette”…

      Ceci était un sondage de Camel pour savoir quelle sorte de cigarettes les médecins fumaient (parmi ceux qui fumaient bien sûr). Les médecins n’ont jamais dit que fumer était bon pour la santé.

    • J’ai compris hier la difficulté de faire valoir la vérité scientifique face aux peurs personnelles. Prenez Bill Maher par exemple, il a fait un documentaire se moquant des religions. Il pourfendait entre autre les créationnistes et leur manque de preuves scientifiques.

      Or, c’est un des défenseur les plus actifs du mouvement anti-vaccin. Pour faire valoir son point, il indique que la science n’est pas « conclusive » sur le sujet, que des questions reste en suspend, que des risques existes, que le gouvernement et l’establishment tente de nous forcer la main, bref que le consensus scientifique est absent. Étrangement, c’est exactement le même genre d’argument avancé par les créationnistes…

      Même si l’on applique des critères rigoureux, nous serons toujours victime de notre biais de confirmation personnel. Loin de moi l’idée que Maher soit rigoureux, mais ça illustre le paradoxe que des gens éduqués et informés peuvent accomplir exactement ce qu’ils dénoncent.

    • Au risque de se répéter:

      Je vois mal comment on peut qualifier un pharmacien
      ou un médecin ou un ingénieur de scientifique…

      Un médecin, comme un pharmacien, est un professionnel de la santé
      qui a fait des études dans ce domaine mais à moins qu’il ne fasse
      de la recherche, on peut difficilement le qualifier de scientifique.

      Sinon, la définition d’un scientifique ne veut plus dire grand chose.

    • Dans la plupart des questions, on ne constate pas un “refus de la science” mais tout simplement un manque de connaissance du grand public, ce qui est normal.

      Dans d’autres questions, on sent l’influence des lubies évangéliques. Un phénomème essentiellement américain.

      La méfiance envers la vaccination est un phénomène complexe. Bien que peu nombreux, des cas de complications suite à l’administration d’un vaccin sont survenus. Le recul des maladies infectueuses a fait en sorte que des gens se sentent moins menacés par la maladie que par une éventuelle complication suite au vaccin. À l’époque où votre enfant pouvait attrapper la polio au coin de la rue, les gens n’avaient pas ce luxe.

      La méfiance envers les OGM en est une envers l’industrie.

    • @Le_Pierre
      “… La science n’est pas une simple perspective parmi tant d’autres toutes équivalentes. On a tous une responsabilité de défendre la primauté de la rationalité.”

      Tout à fait juste.

    • @Pantaleon_Madore

      Encore un qui déforme mes propos… Intéressant de vous lire par contre. Autant, il y a quelques dizaines d’années, on croyait aveuglément en la religion sans aucune preuve de l’existence de Dieu, autant maintenant on croit en l’inexistence de plein de choses sur la base de l’inexistence de preuve! Un espèce de retour du balancier. Fascinant…

    • Un des problème, à mon avis, c’est qu’il n’y a pas unanimité chez les scientifiques eux-mêmes….

      Si vous demandez l’unanimité absolue, vous avez raison. Mais il est déraisonnable de s’attendre à ça.
      JFC

    • Quand je lis des gens sur Facebook qui parle contre les OGM ou qu’il présente des études douteuses sur différents sujets, je ne me donne même plus la peine de répondre.

      Pourtant, je devrais toujours mettre un lien vers une étude qui démontre le contraire.
      J’ai baissé les bras. À cause de cela je laisse trop de place à la désinformation, et je suis sûr que je ne suis pas le seul. En même temps est-ce que je veux argumenter avec eux?

      Existe-t-il un endroit crédible ou il y a les réponses à plusieurs sujet scientifique d’actualité?
      Quelques choses comme les Sceptiques du Québec.

    • En passant, ce comportement (opinion vs faits) ne se limite pas aux sciences.

      Discussion :

      A : Je voulais aller vivre et travailler aux USA, mais c’est impossible dans mon domaine.
      B: Non, tu peux, ils acceptant les Canadiens.
      A : Non, j’ai vérifié. J’ai lu le texte de loi et toutes les façons d’obtenir un permis de travail et je ne correspond pas aux critères.
      B : Oui, c’est possible. Je connais qqun qui a un ami qui l’a fait.
      A: Non, j’ai vérifié. C’est un fait : je ne peux pas aller travailler aux USA.
      B : Je suis sûr que c’est possible…
      impossible de faire changer d’idée B, même s’il n’y aucune idée que quoi il parle.

      Le même s’applique à plein d’autres sujets qui sont pourtant facilement vérifiables :
      Date de retrait préventif pour femmes enceintes, impôts, hypothèque variable vs fixes, location vs achat, ce que tu peux rapporter aux douanes…

      Des heures de plaisirs à s’obstiner, même avec une copie de la loi…

    • Quand les “sommités” invitées à se prononcer à l’antenne de nos belles radios privées de Québec concernant les changements climatiques et autres sujets connexes sont Jacques Brassard et Raynald Duberger, il ne faut pas être surpris du résultat.

    • Le problème ?

      La simplicité de l’ignorance.

      Pas compliqué ; on a qu’à écouter les radios telles que CHOI ou le FM93, ou encore lire le blogue ou la page Facebook de Raynald Duberger (souvent invité à s’exprimer sur les ondes de ces médias, par hasard) pour se rendre compte qu’avec un brin de démagogie et beaucoup de généralisation, en plus d’un mélange d’informations “scientifiques” erronées, des gens qui ont le micro peuvent avoir énormément de pouvoir…

      C’est évident que quand quelqu’un qui se fait écouter par 300 000 personnes chaque jour décide de dire qu’il ne croît pas au réchauffement climatique d’origine entropique, et que tous ceux qui y croient sont des “environnementeurs” ou des “écoterroristes” qui veulent faire couler le Québec, il risque de réussir à aller chercher l’intérêt de gens moins instruits qui ne prennent pas le temps de s’informer pour vrai, par d’autres moyens que la radio le matin, dans l’auto…

      Ajoutez à ça la démagogie du discours que tout ce qui est bon pour l’environnement coupe des jobs, coûte cher au gouvernement et donc aux citoyens écoeurés de payer des impôts, nous rive des revenus du pétrole (comparaison avec l’Alberta insérée ici dans le discours) et vous avez la recette parfaite…

      Des polémistes qui maîtrisent la démagogie et qui sont écoutés par des ignorants…

    • @sebasduf
      Cependant il ne faut pas penser que les gens qui appui le réchauffement de la planète sont plus critique que les autres. J’en connais des gens plus vert que vert et ils croient vraiment n’importe quoi. En fait les personnes les plus verte que je connais sont ceux qui sont contre les vaccins, les compteurs intelligents, les OGM, ils croient à la désintox, l’homéopathie, ils sortent des liens vers des études louche… et ils n’écoutent pas la radio de Québec.

    • On dirait que bien des gens choisissent un camp (une religion? un parti politique?) et appui les études qui vont dans leur intérêt. C’est probablement parce que, du moment que tu mets en doute une seul étude, pourquoi pas les autres?

      J’ose espérer que ce n’est pas la majorité des gens qui sont comme ça, mais ils ont tendances à être les plus bruyants.

    • @zaro

      Effectivement, le “dogme quasi religieux” peut être présent dans toutes les parties.

      Par contre, la constante de l’ignorance demeure dans tous les cas de “dogme”.

      La bonne nouvelle, c’est que si tous les ignorants prenaient le temps de vraiment s’informer, on n’aurait plus à se battre contre les climato-négationnistes ou les anti vaccins.

      La mauvaise nouvelle, c’est que des ignorants, il y en aura toujours, et ils seront toujours influençables…

      Au moins, un ignorant qui dit n’importe quoi, mais dont les propos vont dans le sens de ce que le poids de l’évidence dit est un ignorant qui n’est pas dangereux…

    • - Et vous, vous croyez qu’il vient d’où l’univers?
      (aucune idée!)
      - Qu’est-ce qu’il y avait avant le big-bang?
      (je ne sais pas!)
      - Et avant ça?
      (voir plus haut!)
      - Vous excluez totalement l’existence d’une «puissance supérieure»?

      En fait, j’en ai rien à cirer!

      À partir du moment où on s’entend sur le fait que l’existence d’un “dieu créateur de l’univers dans le but de se faire adorer par ses créatures et qui intervient dans leur existence” est fort improbable pour ne pas dire illogique et irrationnelle…

      On peut toujours se rabattre sur une *puissance supérieure* qui aurait allumé la mèche du Gros Pétard, déclenchant du même coup les forces primaires/fondamentales naturelles
      (loi de la gravité – électromagnétisme, fusion nucléaire, lois de la thermodynamique…) qui sont les mêmes partout dans l’univers et grâce auxquelles les galaxies/systèmes solaires se sont formés à partir de gaz et de poussières interstellaires suite à de gigantesques explosions…

      Mais ça ne procure aucune réponse
      et ça suscite encore plus de questions!

      Elle aurait fait quoi après cette *puissance supérieure*…?

      S’est-elle dissipée dans le cosmos où est-elle en train
      de recharger ses batteries dans un coin reculé de l’espace
      en attendant la prochaine explosion?

      et surtout… pourquoi devrait-elle se préoccuper de notre existence?

      Peu importe en ce qui me concerne!

      Ça change quoi à votre vie, ou la mienne où à l’existence même de l’humanité
      vivant sur une minuscule planète perdue dans l’immensité de l’océan cosmique…

      Si la quête d’une explication surnaturelle est absente,
      il n’existe pas un problème de morale cosmique.

      Le monde n’a pas été créé pour nous!

      Nous faisons *simplement* partie de son évolution
      et nous sommes de simples passagers
      d’un grand voyage dans l’univers sidéral!

      Pas de panique… Enjoy the ride!

    • - D’où viennent toutes les choses? :
      De chez Costco et/ou Walmart

      - Pourquoi l’Univers est-il ici? :
      Parce qu’il paraît mieux par ici que par là-bas

      - Comment et pourquoi la vie a-t-elle commencée? :
      Quand certains éléments chimiques producteurs d’énergie
      ont rencontré dans un bar certains éléments chimiques auto-reproducteurs.
      Parce qu’il y avait de la chimie entre eux et que le courant a passé.

      - Était-ce inévitable et nécessaire? :
      Inévitable… seulement dans le sens que si vous lancez en l’air une pièce de monnaie assez souvent, vous tomberez inévitablement sur face à un moment donné.
      Nécessaire? Absolument! – que ferait-on autrement pour s’amuser?

      - Pourquoi sommes-nous ici? :
      Parce qu’on a pas de vie sociale…

      - Y a-t-il une raison à tout ça? :
      Pas vraiment… Probablement pas!

      PAS DE PANIQUE!

    • @M_Tremblay

      3000-4000 morts sur 7 milliards… oui j’ai peur. Si tu avais regardé les nouvelles sérieuses, tu aurais vu que le risque d’une épidémie d’Ébola pour NOUS (les gens qui vivent dans les pays développé) était extrêmement faible. C’est sûr que si tu regardes que les nouvelles populistes (je ne sais même pas lesquelles), tu as dû avoir la peur de ta vie. Mais moi je suivais ce blogue et le seul véritable problème d’Ébola était d’arrêter l’épidémie dans leur pays (Guinée, congo, …) à cause qu’ils ont pas ou presque pas d’infrastructure. Alors, non, il n’y avait pas de réelle craintes. C’est sûr qu’il y a toujours un risque, mais vraiment très faible. C’est pas comme une grippe qui est très facile à attraper.

    • @Dhmo

      Ebola traité comme une nouvelle banale? Bordel, il fallait de toute urgence créer des vaccins, les gouvernements fermaient leur frontière aux pays africains touché. On entendait que parler de ça.

      La Presse est donc un site populisme?

      La décision de fermer des frontières est une décision politique, pas scientifique. Ne mélangez pas tout. J’ai le net souvenir d’avoir lu des témoignages de chercheurs qui disaient que fermer les frontières ne servait pas à grand-chose, hormis d’attiser la peur.
      JFC

    • Ayant déjà osé sir cette tribune dire que le scientifique en chef était à la science ce que Youppi était au Canadien…. on peut se surprendre de son éveil soudain lui qui fut si silencieux malgré les coupures successives des budgets en science au cours des dernières années . Et comparé l’impact du scientifique en chef depuis sa nomination ( et bizarement il me semble également une discrète éclipse sur les organigrammes ou on avait une intérime et qui semble avoir disparu ?) qui ne se remarque que par une très très grande discrétion…

      Nul ne peut être parfaitement crédible tous le temps surtout si on se réfère à
      la Lettre ouverte au scientifique en chef du Québec de 2012 de
      Florence Piron, Jean Bernatchez comportant l’appui de 85 universitaires québécois, qui s’interrogeait sur une certaine vision limité du personnage sur la science….

      Son œuvre des dernières années surtout marqué par une très grande diplomatie n’as pas aidé à améliorer la confiance du public et son ode récente envers les «grandes qualités» de «son confrère» le Dr Bolduc qui aurait marqué par son passage le ministère ….ne sont pas vraiment de nature à redorer la confiance qu’on s’attendrait à devoir lui témoigner.

      Il était grand temps qu’il s’inquiète de la perception du public car c’était la justement son premier mandat… et espérons que ce réveil aussi soudain que surprenant ne sera pas pour blamer le public mais lui permettra de se demander ce qu’il a fait, ou oublier de faire , pour changer les perceptions de ce dernier…

    • J’ai trouvé une citation pertinente :

      Non la science n’est pas une illusion, mais ce serait une illusion de croire que nous
      puissions trouver ailleurs ce qu’elle ne peut pas nous donner.

      FREUD

    • Piaget, un spécialiste en éducation, disait que les connaissances humaines sont comme un cube. La surface en représente l’étendue; la hauteur, la profondeur de la réflexion. L’exercice qui consiste à s’enfoncer dans le cube représente la science, la connaissance d’un sujet. À une certaine profondeur, on peut transposer sa capacité de réflexion à d’autres sujets, dans l’axe de la surface, mais si on veut aller plus loin, il faut continuer de creuser. Le spécialiste peut généraliser, mais le généraliste ne peut pas spécialiser sa réflexion.

      Voilà pourquoi il y a une clivage entre le scientifique et M. et Mme Tout-le-Monde.

      De façon similaire, l’entrainement à un sport de combat nécessite des années de travail; on peut connaitre le déroulement d’un ashi-guruma, mais avant d’être en mesure de l’utiliser pour se défendre (Jamais pour attaquer comme disait l’autre!) il faut des centaines de répétitions.

      L’étendue des connaissances est tellement vaste que prétendre comprendre la réflexion des scientifiques (et encore plus la critiquer) suppose en être à un niveau similaire; ce que beaucoup de gens ignorent ou escamotent trop aisément. Dans un monde où l’instantané est gage de performance, on en voit le résultat: on passe 3 minutes à se faire une opinion et 3 mois à prétendre que c’était le bon choix! À ce titre, l’utilisation de Wikipedia, par exemple, ne devrait se faire que lorsqu’on est en mesure de critiquer l’article qu’on lit; autrement…

    • @M_Tremblay

      La première nouvelle, mis à part le titre et les 3 premiers paragraphes, je ne vois rien d’alarmant là. On voit bien une stratégie d’attirer le lecteur, mais par la suite, on voit que c’est pas si pire (hors des pays d’Afrique, bien entendu). Pour le 2e, ça parle de finance, que l’épidémie va mettre un mettre encore plus a mal l’économie des pays touchés (ce qu’ils n’ont vraiment pas besoin). Encore là, je ne vois pas de fin du monde. C’est très alarmant pour ces pays, mais bon, si vos avez paniqué pour ça… Vous devez lire ces articles d’une manière qui m’échappe. En d’autres mots, je ne sais pas comment vous faites pour paniquer avec si peu… Je veux dire, que vous soyez triste pour ces pays, que vous ayez beaucoup d’empathie, ok. Mais qu’au Québec, que vous ayez vraiment craint pour votre vie… (avec ces 2 articles). Non, je ne comprends toujours pas.

    • Je vais citer Peter Ustinov : “If the world should blow itself up, the last audible voice would be that of an expert saying it can’t be done.”

      Cela résume assez bien ma pensée quant aux “scientifiques” de ce monde. De plus en plus de voix s’élèvent contre “Le réchauffement climatique” comme étant un énorme canular, alors que nous vivons un début de période glaciaire irréfutable, mais je ne m’attarderai pas là-dessus, certains, ici, ont une vue très étroites et bornées alors, continuez de faire comme si rien ne se passait et vous gèlerez dans vos maisons dans quelques années si ce n’est déjà fait…

    • Merci monsieur Cliche pour la réponse à mon commentaire.

      Je suis bien prêt à admettre que j`utilise des termes forts et que de là à me penser conspirationniste il n`y a qu`un pas mais je ne le suis vraiment pas. Je me réjouis de voir que plusieurs commentaires vont dans le sens du mien entre autre au sujet de AH1N1 et que si vous prétendez que toutes les pierres ont étés tournées pour s`assurer de la nécessité d`une telle opération d`envergure, clairement, les québécois n`ont pas tous cru à cette prétention et en gardent un gout amer. Parce qu`on ne parle pas ici d`un fort pourcentage de nouveaux sceptiques mais même un faible pourcentage peut être dévastateur. En ce sens le fiasco de cette opération aura été tres nocif et explique en grande partie ce questionnement.

      Or n`est ce pas le but de l`exercice aujourd`hui ? Pourquoi donc ce doute chez les gens face à la science ?
      Vous voulez la vérité ? Cette opération AH1N1 a ressemblé à une passe entre le bon gouvernement et les pharmas afin que ces dernières empochent au max. Parce que les doses commandées en trop …

      Encore une fois je répète, il n`est question ici que de répondre à l`interrogation du scientifique en chef ne serait ce qu`en partie.

      Quant aux études scientifiques qui se contredisent aux 6 mois,on n’a pas à aller ben ben loin. Reculez au 24 février ou on y parle de la fluoration de l`eau. C`est y bon ou c`est pas bon ? Si vous voulez je m`engage à vous les signaler à tout coup mais l`idée c`est pas de dire que j`ai raison et vous avez tort.

    • @ wiseguy

      - «…alors que nous vivons un début de période glaciaire irréfutable.»

      Irréfutable…

      Ah oui..?

      Et par qui ?

      Par les 3% d’achetés qui tentent misérablement de nier ce que les 97% ont prouvé de manière irréfutable..?

      Donnez-moi vite l’adresse de votre tailleur de tuques en papier d’aluminium, que j’évite sa boutique !

    • Pour ceux qui savent lire l’anglais, une grande partie des réponses se trouve dans cet excellent article du National Geographic.

      http://ngm.nationalgeographic.com/2015/03/science-doubters/achenbach-text

      En voici un extrait que j’aime particulièrement:

      ““Science is not a body of facts,” says geophysicist Marcia McNutt, who once headed the U.S. Geological Survey and is now editor of Science, the prestigious journal. “Science is a method for deciding whether what we choose to believe has a basis in the laws of nature or not.” But that method doesn’t come naturally to most of us.”

    • @jaylowblow

      «Science is a method for deciding whether what we choose to believe has a basis in the laws of nature or not. But that method doesn’t come naturally to most of us..”…

      La citation est effectivement intéressante , prenons donc la peine de traduire mais très librement : « la science est une méthode pour décider si ce que nous choisissons de croire a une base dans les loies de la nature ou pas. Mais cette méthode n’est pas innée paur la plupart d’entre nous . »

      Mais si on prend la chose en contexte la science se limiterait à classifier les phénomènes observables en loies physiques naturelles ou pas . C’est un peu limite comme définition dès qu’on entre dans l’abstrait particulièrement en mathématique on a plutôt affaire a des construction de l’esprit humain et même dans plusieurs domaines de la physiques…Quoi qu’en mathématique si on en juge par l’attitude de certains on est plus proche de la religion que des sciences !… D’ailleurs dans les sectes les révélations nous viennent «d’ailleurs» pour être bien sur de ne pouvoir être vérifiée et mis en doute…

      Or en fait le vrai débat se situe entre les nuances qu’on donne entre croyance , celles relatives a la culture qu’on a reçu et celles qu’on peut vérifier par la reproduction d’un phénomène observable et reproductible. Faire la différence entre nos croyances et la nécessaire confrontation avec des faits fait toute la différence . Or cette démarche n’est pas réservé aux sciences pures . on peut faire de l’histoire non pas en répétant les légendes mais en vérifiant des faits comme des écrits ( actes de naissances , documents notraiés, mesures , artéfatcs observation écrites passées etc ) , une démarche rigoureuse pour une science dite molle …

      De même en sociologie on peur avoir un démarche structuré pour catégoriser des comportements qui se répètent et qui sont les mêmes dans plusieurs sociétés qui n’ont pas de relations entre elles, on reste alors dans «les faits» science molle ou pas. D’ailleurs on a un peu trop de préjugés sur les science molle qui frisent le snobisme …

      Que les choses ne soit pas innée pour la majorité des gens est simplement normal , un athlète olympique ne le devient que suite a un long entrainement , pariel au Hockey ou au football, ou en musique . Ce genre de démarche exige un long entrainement …comme en science.

      Et c’est normal que les préceptes connus en sciences ne soient pas accessible a tous simplement question de temps et d’effort , je ne demande pas a mon plombier de comprendre touts les tenant et les aboutissement des réactions chimiques exothermiques ou la loi ses pressions qu’il utilise quand il débouche mes tuyaux mais au prix qu’il me charge on s’entend que pour le double de mon ancien salaire je suis bien obligé de lui faire confiance et surtout que de nos jours c’est plus difficile de trouver un bon plombier que de jaser sur un blogue avec un scientifique déçu de son salaire qui vivote entre deux job …

      C’est à se demander si on est pas en train de retourner au moyen âge….

    • @noirod

      Au sujet du AH1N1, on nous a dit: “allez vous faire vacciner afin d’éviter une pandémie”. La population a répondu et est allée se faire vacciner. Résultat, aucune pandémie. Un esprit rationnel va en déduire que le vaccin a fonctionné, non l’inverse. Selon votre logique, nous devrions abolir les sorties de secours. Elles sont inutiles car personne ne meurt quand il y en a près des foyers d’incendies.

      Mais c’est tellement plus divertissant de s’abreuver de théories du complot que de réfléchir rationnellement. Il est là le problème selon moi, le divertissement. La science, la vraie, c’est très ennuyant et très compliquée pour la plupart des gens (et surtout contre intuitif comme l’explique le journaliste dans l’article que j’ai cité dans mon commentaire précédent). Les théories du complot, ça c’est divertissant et pas difficile à comprendre. Si vous ajoutez l’ingrédient “peur” à la recette, ça en est fini de la logique et de la réflexion rationnelle.

      Par exemple, personne ne va protester contre la nature probabiliste de la mécanique quantique (malgré ce qu’en pensait Einstein, c’est maintenant un consensus scientifique). Monsieur et madame tout le monde s’en fout et c’est bien trop compliqué de toute façon. Mais quand un inconnu sur internet vous dit que vous n’avez pas à avoir peur des changements climatique car ce n’est qu’un complot d’environnementalistes, là ça devient intéressant et même pratique. Même chose pour les vaccins:

      “Devrais-je prendre rendez-vous pour faire vacciner mon bébé? Ah pi non il va attraper l’autisme.”

      Le scepticisme face à la science se manifeste lorsque la population n’a plus le sentiment que cette dernière leur est utile. Si vous envoyez un e-mail à un ami pour lui demander si les progrès en physique quantique effectués lors des 100 dernières années ont eu impact sur sa vie, il est fort probable qu’il vous réponde que non, même si ironiquement, l’envoie de sa réponse e-mail ne soit possible que grâce aux progrès en physique quantique. La science a rendu nos vies tellement confortables que de nos jours, les gens en sont rendu à blâmer les antibiotiques pour l’émergence de bactéries qui leur sont résistantes, oubliant qu’il y a à peine un siècle, une simple infection au bout d’un doigt pouvait nous tuer (clin d’oeil à frankididoudelidou ici).

      Quand les problèmes disparaissent, on ne peut pester que contre la seule chose qui reste, c’est-à-dire les solutions qui ont réglé les dits problèmes. Et ironiquement, dans l’imaginaire collectif, la solution devient presque toujours la cause du problème qu’elle a pourtant réglé.

    • wiseguy

      7 mars 2015
      13h13

      Et cela se nomme “wiseguy” !
      On rigole bien ici depuis deux jours.

    • @Dhmo
      “Mais qu’au Québec, que vous ayez vraiment craint pour votre vie… (avec ces 2 articles). Non, je ne comprends toujours pas.”
      On voit en action la philosophie conservatrice basée sur la statu quo et surtout la peur !! C’est simple.

    • @ monoke ~

      C’est tout de même plutôt étonnant de voir que cette personne a choisi
      d’utiliser le terme *croire* en relation avec la démarche scientifique.

      J’ai toujours *pensé* que la science est premièrement la somme des connaissances sur le monde qui nous entoure et que la méthode de la science est l’expérimentation et le raisonnement.

      La science est un processus parce qu’elle est en permanente évolution,
      les connaissances d’aujourd’hui sont le point de départ pour celles de demain.

      La science s’interroge, elle étudie, expérimente et propose des théories
      qui sont basées sur des hypothèses qui se sont avérées exactes et qu’on peut reproduire

      Elle décrit ce que l’on observe, prédit des observations futures
      et devient ce que nous observons de la manière dont elles ont été prédites.

      C’est la réalité jusqu’à l’évidence du contraire!

      Une théorie scientifique se base essentiellement sur l’observation et l’expérimentation à l’aide d’une méthode scientifique sans idée préconçue à l’avance mais seulement une hypothèse de départ.

      La science n’est pas non plus une idéologie,
      elle ne peut pas changer ou se modifier selon les cultures ou les époques.
      La science n’est pas assujettie aux opinions à la mode ou aux goûts personnels.

      La science ne manipule pas la raison.

    • Rosi Braidotti a déjà écrit (citation en traduction libre): “penser est difficile, voilà pourquoi peu de gens le font”. C’est ce que je pense. Penser est trop difficile pour la moyenne des ours. Le plus difficile serait d’ailleurs de comprendre que tout n’est pas noir ou blanc; qu’un discours sur un sujet par un auteur ne représente pas l’absolu mais seulement une vision d’un événement ou d’un sujet donné. C’est beaucoup plus facile de croire la dernière niaiserie annoncée sur les médias sociaux ou via les vidéos viraux. On aurait pensé que sachant lire l’humain appréhenderait des concepts plus complexes. Non: l’humain moderne, comme l’humain archaïque, n’aura de cesse de combler ses besoins les plus pressants (et ceux qu’il se crée au surplus) sans jamais cesser à comprendre. Navrant.

    • @teamstef

      Je pense que vous avez touché le noeud du problème en effet. L’abondance d’information et la capacité de pouvoir faire une analyse critique toute cette information hors d’un cadre académique échappe au commun des mortel. Or, ça continue de nourrir le relativisme ambiant dans lequel nos sociétés évoluent. Ce relativisme selon lequel aucune opinion n’est vraie absolument, chacune n’ayant de sens que par rapport à un point de repère pouvant être un invidu, une société, une culture etc. Or, il est faut de prétendre que toutes les idées se valent en science…

      Je suis de ceux qui crois que la science et les médias de masse ne peuvent faire bon ménage. Chacun ayant son petit point de vue sur tout – même sur des choses qui lui échappent – ça continue de créer un sorte de bouillon “d’inculture” reposant sur des demies-vérités et des raccourcis conceptuels.

      De fait, ça me rassure de constater ce clivage entre la population et les véritables scientifiques. Pour paraphraser Serge Bouchard, le scientifique le plus grand et le plus respectable est celui qui connaît les limites de son savoir, c’est-à-dire l’infini de son ignorance. C’est pourquoi on voit si peu de savants dans les médias alors que cette dernière convient tellement bien aux experts…et bien franchement, pour en côtoyer quotidiennement, je connais peu de chercheurs qui prétendraient le contraire.

    • @jaylowblow

      En réponse a mon commentaire vous écrivez: Au sujet du AH1N1, on nous a dit: “allez vous faire vacciner afin d’éviter une pandémie”. La population a répondu et est allée se faire vacciner…

      Je ne sais trop ou vous restez mais de mon coté, la vaste majorité de ma famille, amis, confrères de travail ne se sont pas fait vacciner. Quel pourcentage ? N`en sais rien mais trop fort pour prévenir une pandémie c`est certain. Mais là n`est pas le sujet du jour. Ce que moi j`en pense importe peu, c`est de répondre au scientifique en chef qui se demande pourquoi…

      Le phénomène AH1N1 est un facteur qu`il ne peut tasser du revers de la main. Lui ce qu`il recherche c`est une explication pour des pourcentages beaucoup plus petits de variation pour le vaccin de la rougeole. Certains de ces sceptiques proviennent certainement du fouillis AH1N1.

      Pour le reste de votre commentaire vous avez raison. Le divertissement catastrophique que les médias nous imposent sous une prétendue forme d`information est nocif. Ca vend de la copie mais ca ne mène nulle part.

    • Les antibiotiques. Il y a peu, sur ce blogue il était question des antibiotiques. En fin de semaine j’ai lu un article de Nature mars 2015, et il y a un groupe de chercheur qui a réussi à cultiver des bactéries (du sol) présumées incultivables en laboratoire. Ils ont utilisé une invention de 2011 (le U-chip, je crois). Résultat, ils ont identifié un antibiotique très prometteur, qui dans 10 ans sera peut-être sur le marché.

      Ce qui est intéressant, s’ouvre au pharma un terroir fertile en nouveaux antibiotiques (ces bactéries non cultivable en laboratoire) à un coût beaucoup plus faible que les recherches actuelles. Le profit potentiel vient d’augmenter dans le secteur, je fais donc la prédiction que les recherches vont reprendre de la vigueur.

    • @gebgeb – 8 mars 2015 – 18h19
      Rien pour améliorer la situation:

      http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201503/06/01-4850070-les-telephones-intelligents-inciteraient-a-la-paresse-intellectuelle.php

      Nous sommes à l’ère de l’instantané où tout doit se consommer et se comprendre en … 60 secondes ou moins. Ca nous donne donc une société de plus en plus ignorante et incapable de faire la plus petite analyse d’une situation.

    • @ralbol,

      « Irréfutable…

      Ah oui..?

      Et par qui ?

      Par les 3% d’achetés qui tentent misérablement de nier ce que les 97% ont prouvé de manière irréfutable..? »

      La proportion de ceux qui croient qu’on entre dans une ère glaciaire doit être plus proche de 0,00003%.

    • @ Pantaleon Madore
      Tout ce que vous dite est vrai mais dans un monde idéal or la science est un activité humaine comme les autres et on a par le passé constaté certaines dérives dont on a déjà discuté sur ce blogue rappelons entre autre :

      Quelques cas de fraudes scientifiques célebres qui ont mis même parfois plusieurs années à être dénoncées par conformisme du millieu..

      Il serait même intéressant de tirer les grand traits le profil associé à ce genre de fraude qui en apparence respectaient toutes les exigence du processus.

      1 La triste affaire des rayons N de Blondot ». La Recherche, n° 95, décembre 1978. « Les fraudes scientifiques ». La Recherche, n° 13, juillet-août 1980.
      qui avait reçu des prix pour sa supposée découverte.

      2 Le cas de Cyril Lodovic Burt
      Durée : plusieurs années
      Motivation : le prestige et le pouvoir.
      Méthodologie : invention pure et simple et invention de faux auteurs.
      Absence de dénonciation : personnalité agressive et intimidante
      Conséquences : plusieurs articles faux , statistiques fausses ,plusieurs victimes colatérales

      3 Affaire Breuning

      Durée : plusieurs années
      Motivation : pression de publier a tout prix et pouvoir, prestige, avantages sociaux, honneurs.
      Méthodologie : invention pure et simple
      Absence de dénonciation : Conséquences : plusieurs articles faux , statistiques fausses ,plusieurs victimes colatérales

      4 Gupta
      Durée : plus de 25 ans
      Motivation : Ses fraudes ne lui ont pas rapporté un centime sauf le pouvoir. Un pouvoir local, d’abord, le scientifique exemplaire qui s’est fait un nom à l’étranger. Un pouvoir international, ensuite, auprès de ses pairs. Pendant des années, ils ont invité – au détriment d’autres chercheurs – cet homme qui publiait à tours de bras dans des congrès les plus importants.

      Méthodologie : construction d’un univers artificiel maladroite, parfois après coup même comique et n’obéissant pas à un plan précis, au hasard de ce qui pouvait être glané ça et là.
      Absence de dénonciation : : les règles déontologiques du milieu qui interdisent aux chercheurs de mettre en doute, à priori, la véracité des dires d’un collaborateur. silence . grand nombre de collaborateurs, peut-être que certains n’eurent jamais de doute tandis que les autres préféraient ne pas se vanter d’avoir été bernés

      Conséquences : plusieurs articles faux , 124 scientifiques collaborateurs floués, 450 articles basés sur des faussetés

      5 Lysenko
      Durée Pendant trente ans
      Motivation : le pouvoir
      Méthodologie : a fait du délire scientifique une religion d’État, associé au pouvoir politique
      Absence de dénonciation : Vavilov qui tenta de le dénoncer se mordi les doigts, Il est jugé un an plus tard pour sabotage culturel, espionnage au profit de la Grande-Bretagne. D’abord condamné à mort, sa peine est commuée en détention à perpétuité
      Conséquences : la plus grande aberration de tous les temps. Lorsqu’il fut enfin dégommé, la génétique, la biologie et l’agriculture de l’URSS étaient revenues au niveau du Moyen-âge.

      6 L’homme de piltdown
      Durée une vingtaine d’années
      Motivation : le prestige de l’auteur Woorward.
      Méthodologie :le crâne et la mâchoire avaient été teintés artificiellement au bichromate de potassium pour reproduire la coloration due au grand âge, dents de provenances diverses mais maquillées. . fossiles de mammifères trouvés sur le site, bien qu’authentiques, ils ne provenaient pas de l’Angleterre. La dent d’hippopotame venait de Malte; celle d’éléphant de Tunisie, achetés sur le marché
      Absence de dénonciation : l’autorité de Woodward son auteur était telle que les sceptiques furent ignorés. . Tout aveu de Teilhard de Chardin son collaborateur aurait été dommageable pour sa carrière a lui .
      Conséquences : discrédits sur les institutions .

      On retrouve sur le site : : http://www.sciencepresse.qc.ca/scandales/burt.htm

      Dans l’intéressant ouvrage l’«Imposture intellectuelle», on résume les mécanismes généraux des CHARLATANTS de la pseudo pensée néo- scientifique qui comme une hémorragie verbale se vautrent dans plusieurs des caractéristiques suivantes :

      • Parler abondamment de théories scientifiques dont on n’a, au mieux, qu’une très vague idée et utiliser une terminologie para-scientifique sans trop se soucier de la véritable signification des mots.
      • Importer des notions de sciences exactes dans les sciences humaines sans donner la moindre justification empirique ou conceptuelle à cette démarche..
      • Exhiber une érudition superficielle ou tiré du prestige des sciences exactes dans un charlatanisme ou dans un contexte où ils n’ont aucune pertinence.
      • Manipuler des phrases dénuées de sens et se livrer à des jeux de mots juste pour leur sonorité.
      • Parler avec une assurance que la compétence des auteurs ne justifie nullement, et appuyer ses dires par des citations introuvables ou invérifiables
      • Profiter du fait que peu de gens oseront investir du temps et risquer leur réputation pour dire que le roi est nu …même si souvent le roi et sa cour sont bel et bien NUS…

      Même en science on compte quelques Houdinis talentueux….

    • Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une méfiance d’une assez forte proportion du public à l’égard de la science en général.

      Tout d’abord, les écarts entre l’opinion publique et l’opinion scientifique ne sont pas toujours très importants. Et lorsque c’est le cas, les raisons peuvent varier beaucoup. À mon avis, chaque question de ce sondage où une différence significative est constatée pourrait faire l’objet de son propre débat.

      Mais je dirais que les différences vraiment significatives sont de trois ordres :

      1 – Les croyances religieuses. Je n’écris pas “conflit entre la science et la religion” délibérément, car dans certains cas, c’est bien la “science” qui adopte un point de vue religieux (je pense entre autres à la question de l’allaitement maternel : “Le grand dessein du Créateur”, “une mère cocaïnomane devrait allaiter son enfant et éviter le lait maternisé”, etc) et non l’opinion publique.

      2 – La méfiance, lorsque c’est de cela qu’il s’agit, de l’opinion publique non pas envers la science mais plutôt envers les élites économiques et/ou politiques qui ont leurs propres intérêts, et qui dans tous les cas ne subissent pas personnellement, et sont persuadées qu’elles n’auront jamais à souffrir personnellement, des conséquences de leurs prescriptions. Exemples : centrales nucléaires, forage en mer…

      3 – Les questions d’éthique. Exemple : l’utilisation d’animaux pour la recherche. Il y a ici, clairement, un conflit d’intérêt chez les scientifiques. Et le conflit est résolu de la façon habituelle…

      J’ai personnellement une énorme confiance dans la science et dans les progrès scientifiques. Mais les scientifiques sont aussi des humains, avec leurs préjugés (même si, en théorie, ils doivent en être conscients et savoir les confronter) et surtout leurs intérêts.

      Je serais curieux de voir les résultats d’un sondage semblable, comparant les réponses du grand public et des membres de l’AAAS sur des sujets très variés, mais avec des questions plus “impliquantes”. Par exemple :

      - Êtes-vous prêt(e) à élever votre famille à proximité d’une centrale nucléaire?
      - Choisissez-vous personnellement des aliments modifiés génétiquement?
      - Accepteriez-vous que l’on utilise un animal de la même espèce que votre animal de compagnie pour la recherche scientifique?
      etc.

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