Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Lundi 5 janvier 2015 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Commentaires (27)

    La chance, la poisse et le cancer

    La «nouvelle», si le terme convient vraiment, a fait beaucoup de bruit ces derniers jours : selon une étude publiée dans la prestigieuse revue Science, ou du moins selon les articles de presse à son sujet, les deux tiers des cas de cancer s’expliqueraient simplement par de la «malchance», et non par la génétique, l’environnement et/ou de mauvaises habitudes de vie. Pratiquement tous les médias du Québec l’ont reprise et, à un moment de l’année où l’abus des bonnes choses est une routine, une manchette aussi déculpabilisante que celle-là a eu un retentissement bien prévisible sur les réseaux sociaux, où l’on ne compte plus les «je le savais, c’est juste de la chance». Mais… Mais…

    Mais il y a un petit problème, ici. Un menu détail. Un léger quiproquo : l’étude en question ne démontre pas que les deux tiers des cas de cancer sont dû au hasard. Mais alors là, pas du tout. Le travail, réalisé par le généticien Bert Vogelstein et le mathématicien Cristian Tomasetti, de l’Université Hopkins, est extrêmement intéressant, mais il y a malheureusement des subtilités du jargon statistique qui semblent avoir échappé à la machine médiatique.

    Le duo d’auteurs part d’un principe bien connu. Le cancer est causé par des mutations dans l’ADN de nos cellules. Or lorsque nos cellules se divisent, il arrive (rarement, mais quand même) que des erreurs soient commises dans la retranscription dudit ADN, ce qui provoque des mutations. Cela donne donc des tumeurs qui ne sont dues ni à la génétique, ni à des facteurs environnementaux comme la pollution ou la cigarette, mais simplement à une forme de malchance, une sorte de risque de cancer «de base» qui serait inhérent à tous les animaux dont les cellules se multiplient.

    Pour étudier le phénomène, MM. Vogelstein et Tomasetti ont donc épluché la littérature scientifique afin de calculer des risques de cancer pour 31 organes différents — l’idée étant ici que nos cellules ne se divisent pas au même rythme dans tous les organes. Et ils ont trouvé, comme ils s’y attendaient, que les organes dont les cellules se divisent rapidement sont plus souvent le siège de tumeurs que les autres. La corrélation est même très, très forte, avec un coefficient de 0,81 — une valeur de 0 indique une absence de corrélation, alors qu’une valeur de 1 (ou de –1, je vous épargne les détails) montre que deux variables «bougent» ensemble de manière systématique. Et en faisant le carré de ce coefficient, l’on obtient un autre coefficient, «de détermination» celui-là, qui indique la part de la variation qui peut s’expliquer par une variable. Dans le cas qui nous intéresse, on a 0,812 = 0,66. C’est de là que vient le ratio des «deux tiers» dont on parle ici.

    Mais ce qu’il importe de noter, en tout ceci, c’est que la «part de la variation» ne doit pas être confondue avec la part du risque total. Comme l’explique ici le biostatisticien anglais Ben O’Hara, une variable peut expliquer une grande partie de la variation sans dire grand-chose sur le risque absolu. Par exemple, si le risque de tumeur varie d’un organe à l’autre entre, disons 0,01 et 1 %, alors la «part de la variation» peut, certes, être une donnée absolument fondamentale. Mais si le risque fluctue entre 80 et 81 %, alors franchement, on s’en fout pas mal : une variable peut bien expliquer les deux tiers de la différence entre un risque de 80 % et un risque de 81 %, c’est vraiment ce qui se passe de 0 à 79,9 % qui nous intéresse.

    Les chiffres que je donne ici sont fictifs et caricaturaux, mais ils font ressortir ce que MM. Vogelstein et Tomasetti ont vraiment étudié : la variation, pas le risque absolu. En outre, il faut aussi vraiment souligner à grands traits que ce sont des organes que l’on compare ici, et non les situations (génétique défavorable, pollution, tabagisme, alcool, etc) dans lesquelles se trouvent ou non les organes.

    Alors ce qu’ont trouvé les chercheurs de Hopkins demeure bien intéressant pour documenter le risque de base que nous avons de développer un cancer par le seul fait que nos cellules se divisent, mais cela n’enlève rien au fait que la cigarette multiplie par 15 à 30 le risque absolu de cancer du poumon, que l’abus d’alcool accroît le risque absolu de développer plusieurs types de cancer, que 70 % des cancers cervicaux sont causés par le virus du papillome humain, et ainsi de suite.

    Désolé…


    • Très bon billet, mais je vous ai battu de 3 heures ;)

      http://voir.ca/yvan-dutil/2015/01/05/le-cancer-une-malchance/

      Ha ha ! Très vrai !
      JFC

    • Merci M.Cliche

      pour toutes les informations interessantes que vous publier

      je vous souhaite Bonne Annee

      et je nous souhaite comme lecteur beaucoup de vos articles a lire dans l’annee qui vient.

    • On comprend le niveau d’élévation intellectuel des réseaux sociaux où des gens ont trouvé bonne leur réflexion ” les «je le savais, c’est juste de la chance»”. Bonne excuse pour continuer à fumer comme des cheminées, allumant sa prochaine cigarette sur le bout encore rougeoyant de la dernière; à boire comme des trous à toutes les occasions ou même sans occasion.

      Pour l’activité sexuelle, c’est pas mal plate… car l’évitabilité veut dire soit l’abstinence, ou toujours porter l’imperméable et bien inspecter la/le partenaire… (ce qu’on devrait toujours faire, d’ailleurs, mais à moins d’être médecin, tout n’est pas évident!).

    • M. Cliche contredit un peu beaucoup la nouvelle telle que rapportée par l’Express http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/et-si-le-cancer-etait-plus-souvent-lie-a-la-malchance-qu-a-la-genetique_1636870.html

      Je me permets d’ajouter mon grain de sel. Il me semble que, depuis 50 ou 100 ans, le taux de cancers a augmenté et pas seulement chez les vieillards mais aussi chez les enfants et les adultes de moins de 50 ans. Les polluants dans l’environnement, dans la nourriture et dans l’eau qu’on ingère et dans l’air qu’on respire ont sûrement un rôle dans cette augmentation.

      La plupart du temps, quand une personne subit un cancer, les cellules anormales qui se développent proviennent toutes d’une même cellule défectueuse (mutation). Quand une femme subit un cancer du sein, ce ne sont pas toutes ni plusieurs de ses cellules qui ont muté en cellules cancéreuses, mais une seule. Ce qui veut dire que même si le risque engendré par plusieurs facteurs touche toutes les cellules des seins d’une femme, la mutation d’une seule suffira à provoquer un cancer. Alors que toutes les autres cellules resteront saines. Si une femme guérit de son cancer à 40 ans par exemple, elle pourra vivre jusqu’à 90 ans sans être à nouveau touchée par le cancer du sein.

      On peut donc voir le cancer comme une maladie touchant des communautés animales ou humaines. On peut considérer une communauté humaine vivant sur un territoire donné et exposée à des polluants. Certaines cellules de la communauté deviendront cancéreuses. Les individus possédant ces cellules sont donc «malchanceux». Même si les facteurs environnementaux peuvent être majeurs et les habitudes de vie partagées par la majorité des individus de la communauté en question.

      Autrement dit, la dimension aléatoire du cancer ne contredit pas l’existence de facteurs de risque qui affectent l’ensemble de la communauté.

      Qu’on me corrige si je me trompe, mais le petit peu que j’en sais, c’est qu’une femme qui guérit d’un cancer du sein à 40 ans peut très bien faire un autre cancer du sein avant la fin de sa vie. Et même qu’elle a un risque plus grand que les autres — peut-être que son système immunitaire combat moins bien les tumeurs, peut-être que ses cellules font pour une raison ou pour une autre un peu plus d’erreurs en se divisant, peut-être que ceci, peut-être que cela.
      JFC

    • Me semblait aussi..!
      Merci encore une fois pour votre éclairant regard.

    • “le risque de base que nous avons de développer un cancer par le seul fait que nos cellules se divisent”
      Il faut arrêter la chicane dans notre corps qui fait que nos cellules se divisent !! L’union fait la force ;-) Cette nouvelle pourrait donner des munitions aux fédéralistes :-(

      En tout cas, j’ai essayé de maintenir l’harmonie dans mon corps dans le temps des Fêtes en le nourrissant de bonnes choses (au gout) et en maintenant un niveau raisonnable d’alcool éthylique. La sorte qui vient avec du resveratrol tant qu’à faire !!

    • 5 recommendations de base pour ne pas avoir le cancer:

      Eviter tout surpoids excessif
      Faire de l’exercice
      Pas de tabagisme
      Alcool de facon modérée
      Moins de viande rouge possible.

      …et un peu de chance!

    • @beaufran Il y a un mythe tenace que les taux de cancer augmentent, mais en pratiques, ils restent à peu près constant.

    • @JFC 13h21, Il y a un très grand nombre de cellules dans un sein. Dans certains cas, une femme fera deux cancers du sein indépendants l’un de l’autre. Mais beaucoup plus souvent, elle n’en fera qu’un. Pourtant toutes ses cellules sont soumises au même risque.

      Un facteur génétique est identifié pour certains cancers. Si ce facteur était majeur pour la plupart des cancers, la plupart des gens touchés par le cancer subiraient de multiples cancers jusqu’à ce qu’un d’eux les tue. Ce qui n’est pas le cas généralement.

      La chimiothérapie est composée de substances toxiques qui augmentent le risque d’un second cancer.

    • @yvan dutil 14h42,
      Les taux de cancers sont-ils constants depuis 30 ans, 50 ans, 100 ans ou plus ?

    • @beaufran @yvan_dutil

      J’écoutais quelqu’un a propos des pseudo sciences dire que la médecine est victime de son propre succès. Dans le monde économiquement développé on a virtuellement éliminé les causes de mortalité qui étaient présentes il y a 50-100 ans. Les cancers sont ce qui reste et c’est aussi pourquoi pratiquement toutes les remedes miracles proclament pouvoir le guérir. Apres tout on n’a plus a faire face a un paquet de maladie qui auraient tués les gens qui meurent du cancer avant qu’ils en souffrent.

    • Bonne année 2015,

      J’adore cette précision. Il y a souvent beaucoup d’écart d’interprétation entre les médias généraux et les vrais résultats. Cependant les gens retiennent généralement la phrase vendeuse des médias généraux.

      Et je vais être têteux : j’adore vous lire.

      Alors je vais vous souhaiter la santé, pour que vous puissiez écrire encore plein de blogues et d’articles^^.

    • Mais je ne peux pas commencer l’année par un commentaire (le précédent) qui ne voie que le négatif de cette situation journalistique générale. Alors, j’y vais de 3 anecdotes amusantes concernant mon vieux cancer (aujourd’hui disparu)… puisque le sujet du jour c’est le cancer.

      (1)Il y a environ 10 ans (dans la 30aine) on m’a enlevé un ganglion axillaire relié souvent au cancer du sein. J’ai été traité dans un centre du cancer du sein à Montréal. Tous les papiers étaient rédigés au féminin. Je me suis souvent fait nommer « Madame» (avant le nom de famille) par les infirmières… et je me levais en solo, toujours sous plusieurs regards intrigués. Situation toujours amusante aux sourires partagés.

      (2)Lors de l’écho, la machine pour la mammo est juste devant, séparé par des rideaux. Je me présente pour l’écho, une femme arrive face à face avec moi, les deux ne portons par de chemisier. À ma vue elle se cache les seins avec les bras et lance « Ho, un monsieur ». J’imite son geste et lance « Ho, une dame ». On a ensuite éclaté de rire. Aucun de nous deux n’étant là par choix, ça allège l’atmosphère même pour une première rencontre à “nu”.

      (3)Après l’opération, je suis sur la « chaise » du médecin, pratiquement nu, le bras en écharpe et un drain qui me sort du dos (pour ainsi dire). Le médecin est appelé ailleurs, il me laisse deux minutes. Il ferme la porte… mais pas complètement. Elle s’ouvre tranquillement et donne sur le couloir dans lequel attend plusieurs femmes en jaquette d’hôpital et bien assises. L’une me voie, et comme dans un film, une après l’autre elles se penchent vers l’avant pour voir cette erreur statistique que je suis. J’avais devant moi un paquet de visages déployés en éventail… presque comme dans une comédie musicale… (c’est amusant aujourd’hui à raconter, ce ne l’était pas dans le temps^^).

    • @beaufran
      “Les taux de cancers sont-ils constants depuis 30 ans, 50 ans, 100 ans ou plus ?”

      Les données des 40 dernières années, aux É-U du moins, indiquent un baisse constante du taux d’incidence du cancer en général depuis 1992. En 1975, le taux était de 400 par 100000 habitants. Le maximum a été atteint en 1992 (510) puis baisse depuis ce temps pour atteindre 453 en 2011. Ces taux ont été ajustés pour l’âge (qui est un facteur énorme). Par contre, ils n’ont pas été ajustés pour les progrès foudroyants qui ont été faits dans les méthodes de détection (impossible à faire.) Donc il semble que contrairement à la perception générale, le taux d’incidence du cancer régresse. On parle d’une baisse de 0,7% par an pour les 10 dernières années disponibles (2002-2011)

      référence: http://seer.cancer.gov/statfacts/html/all.html

    • Quand j’ai vu l’étude j’ai tout de suite pensé au Doc Béliveau qui nous dit depuis des lunes qu’on peut éviter le cancer en évitant le sel et le sucre et en mangeant des légumes.

      De mémoire l’étude n’a pas considéré le cancer du sein et de la prostate.

      « les deux tiers des cas de cancer sont dû au hasard.» un s à dû

    • Pour qu’une cellule soit métastatique, elle doit avoir, entre autres, une grande possibilité de division cellulaire. Le cancer du colon est plus métastatique que le cancer du cerveau; par exemple.

      Ce n’est pas seulement dû au hasard. Le hasard ne joue pas pour beaucoup dans l’équation. Le mécanisme de l’ADN polymérase fait des erreurs mais pas tant que ça.

    • - Sylvie Moreau, comédienne québécoise, a une sœur jumelle identique qui a un cancer. Sylvie est épargnée à date. Génétique?

      - Dans les hôpitaux en oncologie, il y a des religieuses, pas spécialement reconnues pour leur promiscuité et leur usage abusif du tabac, qui se retrouvent avec un cancer des poumons ou utérin. George Burns lui, on ne le voyait jamais sans son gros cigare au bec. Il est mort à 100 ans. Que dire de celles qui font le métier de la chair et qui meurent de leur belle mort sans le moindre petit cancer?

      Terry Fox, sportif accompli. Donc un gars qui mange bien, qui s’entraine, qui n’a pas droit aux abus. Mort d’un ostéosarcome à 22 ans. Saku Koivu…

      Pourquoi ces adorables enfants qui n’ont pas eu le temps de faire d’abus, d’être exposés à quoi que ce soit et qui n’ont rien dans leur hérédité qui le justifie, développent-ils cette horrible maladie?

      Alors oui, on peut voir autour de nous des gens qui “devraient” selon les prévisions, avoir un cancer compte tenu de leur style de vie ou de leur hérédité. D’autres qui mènent une vie exemplaire dans un environnement idéal, et qui en sont atteints.

      Un oncologue m’avait vulgarisé ça pas mal: chaque cellule de notre corps meurt et est remplacée par une neuve assez régulièrement. On a une “police” interne qui veille et qui détruit les cellules défectueuses avant qu’elles ne se développent et causent des ennuis. Il y a parfois un coup tordu qui fait que telle cellule échappera à la vigilance des macrophages et se développera en cancer. Une erreur de programmation.

      1: oui, on peut avoir des prédispositions héréditaires
      2: oui, on peut être exposé à des toxines
      3: oui, l’obésité, l’inflammation chronique sont des facteurs aggravants
      4: oui, certains virus comme le papillome humain peuvent poser problème

      etc.

      Mais pas toujours

      On peut aussi avoir la conscience claire à tous points de vue, être un modèle de style de vie et développer cette saleté quand même. Pourquoi untel et pas tel autre? Je pense que c’est là que la malchance intervient.

      Et non, ce n’est pas une excuse pour faire une vie de fous.

    • @loubia,
      Assez bon résumé. Mais n’oubliez pas que le risque de faire un cancer du poumon est très faible pour les non-fumeurs qui ne sont pas exposés à la fumée secondaire.

    • Le cancer a pour cause une mauvaise copie de l’ADN lors de la multiplication normale de nos cellule. Il y a toujours eu de mauvaise copie et notre corps a des mécanismes pour éliminer ces mauvaises copies. Ces mécanismes peuvent avoir des ratés et leurs efficacités est variables selon les personnes.

      Cela explique que des personnes qui ont une “bonne vie” ont un cancer et que d’autres qui ont une “mauvaise vie” n’en n’ont pas.

      Nous vivons dans un environnement qui a un impact sur la quantité de mauvaises copies d’ADN. Plus les mécanismes de contrôle sont sollicités plus il y a de cas de cancer.

      Je suis l’environnement depuis le début des années 1970 et j’y travaille. Progressivement, dans les sociétés développées nous avons élaborés des normes et des mécanismes de surveillance de ces normes. Par exemple, les insecticides à usage domestique sont réglementés. On analyse la nourriture et l’eau pour y détecter des produits toxiques que l’on détecte à des concentrations infimes.

      Si les statistiques sur le cancer sont exactes, le travail qui a débuté dans les années 1970 a été efficaces et il faut continuer. Le gros défi qu’il reste à relever serait d’avoir une alimentation plus saine par rapport aux quantités et à la variété.

    • @rollyu @yvan_dutil

      Pourquoi une baisse des cancers aux États-Unis à partir du sommet de 1992?

      Serait-il possible que la fin des essais nucléaires dans ce pays ait eu un impact en ce sens? C’est une question légitime qui se pose après avoir vu la répartition dans le monde des 2053 explosions nucléaires de 1945 à 1998 dont Wikipedia donne le diagramme suivant :
      http://en.wikipedia.org/wiki/File:Worldwide_nuclear_testing.svg
      Je vous invite à noter que les barres en bleu pâle représentent les essais américains.

    • Concernant la prévention du cancer, les études du professeur Valter Longo sont très prometteuses, mettant à l’avant-scène les modifications bénéfiques qu’entraînent la disette sur le renouvellement des globules blancs.

      D’autres études portant sur le stress cellulaire (Hormesis, à ne pas confondre avec l’Homéopathie, une fumisterie coûteuse) semblent aussi porter leur lot d’intérêt. Todd Becker, du blogue GET STRONGER, en est probablement le partisan le plus dévoué.

    • Ah et merci pour la clarification concernant l’étude ! Je savais intimement que le résultat annoncé par les médias étaient incompatibles avec les recherches menées depuis plusieurs décennies, mais ne possédant pas la capacité de déchiffrer le jargon universitaire, j’ai du me résoudre à attendre une réplique bien ordonnée.

      Donc mes remerciements encore JFCliche.

      My pleasure, Sir…
      JFC

    • Morale de cette histoire : science et médias ne peuvent être mélangés…au risque de sombrer dans le relativisme ambiant et aliénant qui caractérise notre époque.

      Chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

    • @rollyu 5 janvier 16h07,
      Le taux de cancer aux États-Unis, par 100 000 habitants par année, est passé de 400 en 1975 à 510 en 1992 pour ensuite redescendre à 453 en 2011, soit plus qu’en 1975.

      Et avant 1975 ? en 1960, en 1945, en 1930 ? Je fais l’hypothèse que le taux de cancer a monté tout au long de l’industrialisation pour se replier légèrement après 1992.

      Autre hypothèse: Le taux de cancer augmente significativement en Chine depuis une vingtaine d’année à cause de l’essor économique et des pollutions qu’il génère.

      Et comment peut-on possiblement ignorer l’hypothèse du meilleur dépistage ?
      JFC

    • @tisafo
      “Morale de cette histoire : science et médias ne peuvent être mélangés”
      Au contraire. Ils faut les mélanger mais sans qu’ils nous mélangent.
      Ca prend des journalistes formés en science et des études bien documentées.
      Il y avait une nouvelle récemment (je vais la chercher) qui disait qu’une importante portion des études scientifiques donnaient des fausses conclusions sur leur sujet. La responsabilité est des deux cotés.

    • @CharAznable 6 janvier 2015 10h14
      “… merci pour la clarification concernant l’étude ! Je savais intimement que le résultat annoncé par les médias étaient incompatibles avec les recherches… ”
      @tisafo 6 janvier 2015 10h16
      “… Morale de cette histoire : science et médias ne peuvent être mélangés…”

      Parfaitement d’accord avec vous deux. Le traitement médiatique des informations à caractère scientifique est rarement de qualité. Heureusement, il y a des médias comme le quotidien Le Soleil qui ont suffisamment de respect envers leurs lecteurs pour s’adjoindre les services de journalistes compétents sans le domaine, tel Jean-François Cliche.
      Bonne année à tous les participants à ce blogue… intelligent et instructif.

    • @beaufran 6 janvier 2015 10h33

      Un des facteurs majeurs de baisse des 40 dernières années vient de la diminution radicale du tabagisme dans des pays comme les É-U et le Canada. Si les Chinois décident un jour d’éliminer le tabagisme, attendez-vous à voir le taux d’incidence et surtout le taux de mortalité (le cancer du poumon étant particulièrment mortel) faire une chute libre! Pour le reste, je ne peux malheureusement pas répondre à vos questions, n’étant pas spécialiste en la matière. Mais quelques heures de lecture sur Internet auprès de sources fiables pourraient être très instructives. Mais les données statistiques en général sont de véritables champs de mines pour les néophytes. La prudence s’impose.

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