Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Jeudi 23 octobre 2014 | Mise en ligne à 12h07 | Commenter Commentaires (66)

    Terroriste ou malade mental ?

    À peu près tout le monde, j’imagine, s’est posé cette question hier en apprenant qu’une fusillade avait eu lieu au Parlement fédéral (surtout quand, dans la confusion qui régnait sur les réseaux sociaux, il n’était pas clair si l’on avait affaire à un, deux ou même trois tueurs) : a-t-on affaire à un/des terroristes ou à un malade mental ?

    Dans notre psyché collective, il s’agit-là de deux catégories complètements séparées. Le «tueur de masse» est un individu mentalement instable qui, pour une raison ou pour une autre, perd les pédales, prend une arme à feu et se met à tirer sur autrui — soit au hasard, soit en ciblant un groupe à propos duquel le tueur entretient une paranoïa, mais dans tous les cas, on a l’image d’un geste totalement irrationnel et déconnecté de la réalité. Le terroriste, par opposition, agirait de manière froide, planifiée, cartésienne, il tuerait instrumentalement dans le but de frapper l’imaginaire et ainsi faire avancer une cause politique/religieuse.

    On ne sait pas grand-chose (encore) à propos de Michael Zehaf-Bibeau, à part essentiellement qu’il a eu des problèmes de consommation et qu’il s’est ensuite converti à l’islam, devenant même un pratiquant radical. Ce qui peut le faire entrer dans une catégorie comme dans l’autre.

    Et c’est bien là où je veux en venir : est-on nécessairement un terroriste ou un malade mental ? L’un empêche-t-il l’autre, ou vient avec l’autre ? Je n’ai pas trouvé une abondante littérature scientifique là-dessus, presque rien en fait, à part ceci, une étude publiée en 2012 et qui se dit la première à comparer le profil de mass shooters avec celui de terroristes suicidaires (un compte-rendu commenté est disponible ici sur le site du magazine Time).

    L’auteur, Adam Lankford, de l’Université de l’Alabama, y examine 81 cas de terroristes suicidaires et de tueurs de masse ayant sévi aux États-Unis entre 1990 et 2010. Et il conclut que «les différences entre les deux groupes se sont avérées largement superficielles. Avant leurs attaques, ils ont été confrontés aux mêmes genres de problèmes personnels, incluant une marginalisation, des problèmes familiaux, au travail ou à l’école, et à des événements qui ont précipité la crise».

    Soulignons de nouveau, s’il est besoin de le faire, que l’étude portait sur des terroristes dont les attentats impliquaient un suicide, ce qui fait a priori intervenir des types de gens très différents de ceux qui commettent leurs attentats à distance. Notons aussi que les problèmes de santé mentale peuvent être à la fois la cause et la conséquence des problèmes personnels qui précédé les attaques.

    Cela n’excuse absolument en rien les attaques, c’est bien évident, mais cela montre assez clairement que l’opposition terrorisme/maladie mentale que l’on est porté à faire — et je m’inclus là-dedans, j’avoue avoir eu ce réflexe hier — ne tient pas toujours la route. Ceux qui commettent des attentats suicides proviennent souvent du même pool que les tueurs de masse, soit des gens très en colère, très aigris et se sentant «mis à l’écart» après une série d’échecs. Les deux vont souvent de pair (ce qui ne signifie nullement que leurs auteurs ne sont pas responsables de leurs actes, mais c’est une autre question).


    • À bien avoir en tête, quand l’opinion publique s’échauffera, dans pas long, alimentée par le souffle ardent, destructeur et irresponsable des populistes :

      http://www.droit-inc.ca/article7797-Les-arrestations-preventives-sont-illegales-et-illegitimes

      Et que l’on ne tombe pas dans un scénario cauchemardesque à la ” Minority report ” , de P.K. Dick ….

    • Malade mental.

      Parce que celui qui en est affligé n`est pas diforme.Pour la plupart même, il n`est pas différent de la veille . La société québécoise préfere ne pas croire que ca existe la maladie mentale parce que ca se voit pas.En fait, seule la maladie mentale passagere existe au Québec et sert de fourre-tout et d`échappatoire à ceux qui peuvent se payer un avocat.

      Et puis puisque dans ces situations c`est en majorité des hommes qui petent une coche ben notre réflexe entre gars c est de ne pas en parler sous peine de se faire dire de pas faire notre moumoune, ou ben voyons donc fait un homme de toé ou ca va passer…

      Mais, la maladie mentale favorise une prédisposition à être endoctriné. Autrefois, plusieurs fêlés par la vie , au bout de leur intoxication rencontraient dieu ! D`autres se payaient le trip ultime en colombie ou prenaient en main la situation en s`engageant dans l`armée.Be all you can be !
      Et même il y a longtemps on osait interner les gens malades . Interner ? Vous n`y pensez pas voyons ? Alors aujourd`hui le trip ultime c`est l`Islam faut croire !

      Même si les proches et parents des fêlés des deux tragédies de cette semaine admettent le changement des individus on cherche aujourd hui toute sorte d`excuses , de prétextes autres que la maladie mentale. On leur avait enlevé leurs passeports pour les empêcher de voyager mais on a rien fait d`autre et on s`étonne que la balloune ait peté ici !

      Qu`est ce qu on voit, qu on entend depuis des mois et des mois partout dans les médias ? Guerre,violence,terrorisme,décapitation…Qui donc à l`air de gagner la bataille et de réussir à changer les choses pour ceux pour qui ce monde n apporte rien ?

      Probablement qu`un ne va pas sans l`autre mais si on traitait un , l`autre n`existerait pas.

    • Je me demande si on ne peut pas aussi faire un lien avec les pères de famille qui abattent leurs enfants avant de se suicider. Même si on ne parle pas de paumés ici qui se sont (toujours?) trouvé sur la voie d’accotement, n’en demeure pas moins qu’ils se sentent obligés de donner la mort avant de se tuer. Y a clairement un black out (lockdown ?) qui se fait entre les deux oreilles avant de passer à l’acte, non?

    • Une contribution toute anecdotique :

      Plus jeune, j’ai été sujet à des vifs maux de ventre, une acné intensive et de profondes difficultés à socialiser. Mon état mental se dégradait lentement, mais néanmoins suivait une pente descendante. Des scénarios des plus morbides me venaient à l’esprit afin d’échapper à cet enfer qu’était mon existence.

      Or un jour, on m’a diagnostiqué cœliaque. J’ai retranché les produits contaminés au blé (ou risquant fortement de l’être) et les produits laitiers et depuis mon état mental s’est fortement amélioré (sans compter l’estompement des symptômes physiques.)

      Tout cela pour dire que une simple dégradation de la santé du corps peut entraîner provisoirement des altérations profondes au psyché d’un individu. Une alimentation optimale, un sommeil adéquat et le rejet des substances psychoactives peut, à mon sens, assister bien des gens à retrouver un esprit «sain».

    • Quelqu’un qui s’en va pour tuer, non pas pour défendre ou protéger, mais bien pour tuer, est à la base déviant du comportement « normal ». Déviant de notre norme, il trouvera aisément dans le DSM une maladie mentale pour le qualifier et trouvera tout aussi aisément un professionnel de la santé mental pour rendre un verdict en ce sens.

      Alors, pour moi, la maladie mentale n’excuse aucunement le meurtre et/ou l’acte terroriste, et par le fait même fait de tout terroriste un malade affirmé. Je ne fais pas vraiment de distinction entre les deux.

    • Terroriste parce que malade mental.

      La partie “terreur” serait pas mal moins efficace sans la complaisance des… médias!

    • Ah, ah, ah…

      Des études.

      A-t-on besoin d’études pour déterminer la couleur exacte d’un ciel gris ?

      Lorsque t’es convaincu dur comme de l’acier qu’un barbu assis sur un nuage a créé l’univers, la terre, les animaux, l’homme (ensuite la femme), et que le septième jour il s’est reposé… T’es pas très loin de la maladie mentale.

      De même, lorsque tu crois qu’en mourant pour un personnage imaginaire, un certain nombre de vierges lascives t’attendra au paradis, t’es encore là pas très loin de la maladie mentale.

      Voyez ? Pas besoin d’études.

      Et je signe haut et fort :
      Benoît Duhamel.

    • Les deux. Et pas besoin d’être un terroriste qui veut renverser le pouvoir pour en être un malade. Un dictateur peut très bien souffrir aussi de maladie mentale.

      Dans des sectes aussi, chez ceux prenant de la drogue. La toxicomanie et même l’alcoolisme ne sont pas classées comme des maladies mentales ?

      Il y a juste des malades mentaux complètements incohérents alors que d’autres sont cohérents.

      S’il était complètement incohérent il ne se serait pas rendu là et il aurait même été dans la rue comme itinérant à mendier ou à se chercher.

      Maladie mentale ? Il faut savoir laquelle ! Délire religieux ? C’est de la maladie mentale cela quand ça va trop loin. Obsession pour le contrôle et le pouvoir ? Bien là on entre dans la psychanalyse.

      fascination pour les armes à feu ? Symbole phallique.

      Sauf que si la névrose n’estpas trop grave l’individu reste fonctionnel.

      La personne est bipolaire ? Dans sa phase maniaque , cela peut l’aider à se monter la tête en masse…

      Dépression ? Une vulnérabilité. Un divorce ou un deuil, plusieurs se font recruter par des sectes dans ces moments là.

    • “Ce qui peut le faire entrer dans une catégorie comme dans l’autre.” (JFC)

      C’est ce que je pense aussi. Pour adhérer à une religion quelle qu’elle soit, à mon avis, il faut déjà faire preuve d’une certaine fragilité mentale. Mais on ne devient pas terroriste pour autant.

      A mon sens, tous les malades mentaux ne sont pas terroristes et il y a des terroristes qui sont loin d’être malades.

      Un amalgame douteux à éviter je pense.

    • «Ceux qui commettent des attentats suicides proviennent souvent du même pool que les tueurs de masse, soit des gens très en colère, très aigris et se sentant «mis à l’écart» après une série d’échecs.»

      En réalité, ils sont mis à l’écart. La société n’a que très peu de tolérance pour ces gens et ne tente rien pour les récupérer. Ou bien leur sentiment sera amplifié ou bien ils trouveront un certain équilibre temporaire ou permanent en adhérant à un groupe religieux plus ou moins intégriste qui lui, les acceptera. Dans certains cas, ces groupes utiliseront leur colère et dans d’autres cas le passage au sein d’un tel groupe pourrait être salutaire. Certains se contenteront de se suicider et d’autres voudront dans un ultime élan crier leur douleur. Il y a probablement des milliers de gens chaque années qui passent à divers degrés par là. Certains deviendront des tueurs en série, des terroristes et de simples criminels, et d’autres se rétabliront.

      Il serait temps de s’interroger sur le genre d’aide que notre société est prête à donner à ces gens-là au lieu de les ostraciser et les pousser encore plus avant dans leur sentiment de rejet.

      J’ignore de quelle façon la GRC est intervenue dans le dossier de Martin Rouleau, mais elle avait été mise au courant par le père. Nous savons qu’un agent de la GRC fréquentait la même mosquée que Martin Rouleau. S’est-il contenté d’essayer d’en faire un agent infiltré ou bien a-t-il vraiment tenté de l’aider? Et s’il a tenté de l’aider, comment?

    • omni-tag

      23 octobre 2014
      13h03

      Thimothy McVeigh qui a fait sauter un bâtiment fédéral en 1995 à Oklahoma city, qui a tué près de 200 personnes et blessé 700 autres ne l’a pas fait au nom d’un dieu. Pourtant c’était bel et bien un terroriste.

      Je refuse d’associer systématiquement la religion musulmane au terrorisme. Trop facile et populiste.

    • Cela dépend du point d’observation,il me semble.

      D’un point de vu citoyen québécois ou nord américain,ces gens sont des malades mentales.Car on semble avoir à faire à des gens qui ne se fondent pas du tout dans notre moule,dans les valeurs de notre société,et qui donnent donc l’impression de vivre seuls sur leur petite planète-donc possiblement psychotique,schizo,etc.

      D’un point de vu politique internationale,ces gens sont des terroristes.

      D’un point de vu islamiste,ces gens sont des combatants.Ici la maladie mentale est exclue,autrement faudrait comprendre que les 30 000 djihadistes de l’EI sont tous des malades mentaux;je sais que certains pensent que c’est ça,mais tout de même,c’est pas très sérieux…

      Et c’est ici,je pense,que ça se gâte le plus.Car du point de vu des monarchies du Golf ou de l’État islamique d’Iran,je crains que ces gens soient très très normaux…héhé.

      Donc on résume:malade mental au Québec,terroriste à l’internationale,fidèles combatants pour les intégristes,et bon petit citoyen dans une république islamique ou une monarchie du Golf!

      Vive la science,et bonne chance aux spécialistes qui devront s’intéresser à ce genre de question!

      Si je serais un peu plus spirituel,je pense que je prônerais la conscience universelle…mais plus sérieusement,je pense que cela démontre à quel point nos sociétés sont fermées sur elles-mêmes et à quel point nous vivons tous dans nos bulles,collectivement.

      Et on dirait que ces types ont changé de bulle:ils sont passés de la bulle québécoise,à celle des pays islamiques.On pourra dire qu’ils ont été endoctrinés et qu’ils sont devenus fous,moi je pense que le mieux pour eux aurait été de déménager à Riyahd…

    • Des gens jouent à Donjons et Dragons. Pas de problèmes. Certains y jouent trop et développent une maladie mentale (psychose).

      Des gens aiment le sexe. Pas de problème. Certains tombent dans l’excès et ça devient une maladie mentale (nymphomanie, hystérie, dépendance).

      Des gens aiment le vin, la bière, la cigarette. Pas de problème. D’autres aiment trop ça et développent une maladie mentale (dépendance, en plus des maladies physiques et de tomber dans les drogues plus dures qui empirent la maladie mentale)

      Des gens croient en la religion et aiment ça car ça les réconforte. Pas de problèmes. Certains y croient trop et tombent dans la maladie mentale (paranoïa, délire, djihad …)

      Tous des cas semblables d’extrémisme ? Non.
      Le dernier est exploité par des gens pour en contrôler d’autres. Ce sont eux, les plus grands malades mentaux !!
      Dans la même veine, on pourrait ajouter l’ultra-patriotisme à la Hitler, l’amour des armes à feux à la NRA, la politique plus particulièrement la non-intervention de l’Etat dans la vie des gens comme les anarchistes, libertariens et miliciens.

      @Disto-Bob
      Qu’avez-vous contre le golf ? ;-) Il faut écrire Golfe sinon certains vont aller radicaliser votre pelouse en y pratiquent leurs coups de wedge ;-)

    • Votre question de ce matin M. Cliche est malsaine en ce qu’elle favorise l’essor des préjugés, déjà trop nombreux, vis-à-vis du malade mental.

      Or selon la Commission de la Santé Mentale du Canada , “une personne sur cinq est aux prises avec une maladie mentale chaque année au Canada”. Or sans connaître les faits précis, je doute fort qu’un crime violent sur cinq au Canada soit commis par un malade mental. Aucune preuve ne démontre que les malades mentaux présentent un plus grand danger de commettre des crimes violents.

      Alors, quant à faire des associations oiseuses, pourquoi ne pas plutôt s’interroger sur la relation qu’il pourrait exister entre la ferveur religieuse et le terrorisme? Après tout le plus célèbre et vénéré kamikaze, celui là même qui à donner sa vie afin de sauver, croyait-il, l’humanité, ne se nomme-t-il pas Jésus ? Et notre autre héros légendaire québecois, “Dollard des Ormaux”, n’est-il pas également un kamikaze qui s’est fait sauter avec son baril de poudre pour sauver sa communauté contre les méchants iroquois?

      Allons donc ! N’est-ce pas un blog scientifique ici? Pourquoi alors n’accordons-nous pas la même rigueur lorsqu’il s’agit de sciences humaines et sociales que l’on accorde aux sciences dites pures?

      Ce n’est pas une «association oiseuse». C’est une question qui était sur pas mal toutes les lèvres hier, je pense que c’est un réflexe culturel de faire la dichotomie terrorisme/maladie mentale dans des cas comme celui-là, et j’ai tenté de voir ce que je pouvais trouver à ce sujet.
      Par ailleurs, il semble bien démontré que certains troubles mentaux ont une incidence sur la violence et les homicides, même si cela ne représente qu’une très petite partie de la violence et des meurtres et qu’il est tout aussi clair que, dans l’ensemble, des facteurs dits «proximaux» et sociaux (les trois quarts des meurtres sont commis par des gens sous l’influence de l’alcool ou des drogues !) jouent un rôle plus important encore que la maladie mentale. J’ai écrit un dossier là-dessus au début du mois.
      JFC

    • Les deux individus de cette semaine ne sont peut-être pas des malades mentaux mais leurs parcours de vie étaient tout croches…et étaient propices à ce genre d’action. Leurs motivations :Heures de gloire, frustration extrême, haine de la société, etc…….la cause n’était qu’accessoire !

    • C’est un malade mental qui à commis un acte terroriste.

      Depuis quelques jours, ”terrorisme” se trouve plusieurs nouveaux synonymes.

    • Est ce qu’un terroriste est un malade mental?
      Dans l’absolu certainement pas non.
      Qui dirait de Nelson Mandela que c’était un malade mental, et pourtant l’homme a versé dans l’action armée et était considéré comme un terroriste (par les USA entre autres)
      Donc toute la question n’est pas dans l’acte (chaque peuple a un moment donné a eu ses terroristes… les Irlandais, les Corses, les Sikh, les Tamouls….en bref tous les peuples qui se sont battu ou on du se battre pour leur liberté ou tout autre principe)
      C’est a la fois dans les motivations de l’acte en lui même et dans la personne qui commet l’acte.

      Tuer d’autres humains est monstrueux, surtout si ce sont des victimes innocentes et innoffensives, dans le cas du malade mental, la question ne se pose pas, ses motivations sont sombres.
      Dans le cas d’un terroriste qui se voit combattant d’une cause, il s’agit d’actes de guerre qui se justifieraient dans les faits qu’ils reproche a ses ennemis.

      Dans les deux cas qui nous intéressent, ces gens ,n’étaient menacés ni dans leurs libertés, ni dans leurs pratiques.. ils vivaient au sein d’une société qui les a vu naitre.. et on décidé de tuer pour une cause qui en fait est éloignée d’eux.. la raison de leurs actes ne peut être qu’interne.
      Sinon comment expliquer que des musulmans plus attachés a leur foi, n’aient pas ressenti le besoin de tuer aussi.

    • . . .
      Personnellement, je vois le terrorisme comme de l’intimidation de masse !

      Donc, un terroriste cherche à intimider dans le but d’en retirer quelque chose. Celui qui se suicide retire quoi ? … Sa propre mort ! … Ce n’est pas un terroriste, c’est un malade, un faible de la jugeotte. Le terroriste c’est celui qui réussi à le manipuler ou met en place les processus de manipulation.
      Voilà pour un québécois ou les occidentaux moyens.

      Pour les jeunes des pays sous l’emprise des différentes moutures islamiques, leur sens des valeurs est tellement différents du nôtre qu’il nous est difficile de comprendre. La maladie mentale est souvent une souffrance, mais elle est aussi une déviance profonde par rapport à un système de valeurs partagés par la grande majorité … et je ne crois pas que l’on partage les mêmes valeurs que les talibans ou autres anti-occidentaux de ces régions.

      Pour l’aide à offrir à nos Bibeau ou Couture-Rouleau, c’est un peu comme l’alcoolisme, … Veulent-ils faire les efforts pour s’en sortir ? …. Efforts hein !

    • Je viens de lire votre dossier. Permettez moi d’abord de vous en remercier. Les différentes chiffres et points de vue que vous y présentez ne sont pas, en effet, concluants au sens de pas assez différenciés

      Par exemple on y apprend que seulement 10% des homicides furent commis pas des malades mentaux alors que la Commission de la Santé Mentale du Canada nous informe que 20% des personnes sont aux prises avec une maladie mentale chaque année au Canada”. Par ailleurs , on y apprend aussi que certaines maladies telle que la schizophrénie représentent un risque beaucoup plus élevé.

      C’est contre cela que je m’élève. Pourquoi toujours parler aussi indistinctement de la maladie mentale? J’aimerais connaître par exemple combien de personnes furent victimes d’homicides commis par une personne préalablement diagnostiquée schizophrène au Canada en 2011 par exemple. Comment comprendre qu’en matière de la maladie mentale il soit si difficile d’obtenir des données significatives?

    • “Après tout le plus célèbre et vénéré kamikaze, celui là même qui à donner sa vie afin de sauver, croyait-il, l’humanité, ne se nomme-t-il pas Jésus ?”

      Euh… vous connaissez la définition de kamikaze j’imagine? On l’associe aux attentats-suicide. Pas vraiment rapport.

      Pour les autres, vous savez ce qui est considéré comme étant une maladie mentale? En voici une très longue et très surprenante liste.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_troubles_mentaux

      C’est clair qu’un boulimique n’ira généralement pas tuer quelqu’un pour prouver son point. C’est pourtant considéré comme une maladie mentale. On fait attention svp quand on cite des statistiques. Le délire religieux n’est pas dans cette liste par contre.

      Il le devrait.

      “Sinon comment expliquer que des musulmans plus attachés a leur foi, n’aient pas ressenti le besoin de tuer aussi.”

      Vous devriez pourtant être le premier à faire la distinction entre musulman, intégriste, islamiste et terroriste.

      Un terroriste, ravie de vous l’apprendre, N’EST PAS musulman. Pas plus qu’il ne peut se réclamer du christianisme. Un terroriste est une personne profondément perturbée qui se sert de la religion comme excuse à son délire.

      Fou à lier.

    • À écouter sur le même sujet à 98.5 FM l’entrevue avec le Dr Gilles Plamondon, psychiatre à l’institut Pinel, des propos intéressants ( entrevue de 13h05).

      À noter les deux ”terroristes” avaient une historique de consommation de drogue (PCP pour celui d’Ottawa). Évidemment, la question est : est-ce que on prend des substances psychotropes parce que on est pas bien dans notre peau ou devient-on pas bien dans notre peau parce que l’on a abusé de ces substances? On m’a déjà dit que la consommation à long terme de certaines drogues dures pouvait, chez certaines personnes, provoquer des psychoses et aboutir à des pathologies récurrentes. À noter, je ne connais ni l’un ni l’autre des individus impliqués et je me trouve très éloigné de mon champ de compétence.

      Il m’est difficile de déterminer si on doit les considéer comme des terroristes ou des malades ayant été manipulés, à mon point de vue les vrais terroristes sont ceux qui les ont manipulés.

    • @ cimequaire 23 octobre 2014 17h43 Comment comprendre qu’en matière de la maladie mentale il soit si difficile d’obtenir des données significatives?

      Simple. Plusieurs personnes ont des problèmes qui ne sont pas diagnostiqués au préalable. Ce n’est pas toujours évident pour un parent de déterminer si son ado est dans sa crise d’adolescence ou s’il est en train de développer une maladie mentale. Certaines maladies mentales se développent dans l’adolescence ou même chez le jeune adulte, sans qu’il y aie eu de signes annonciateurs. Donc, aie-je un ado juste plus difficile que d’autres ados ou bien est-ce de la maladie mentale?

      Aussi, savez-vous que vous ne pouvez amener votre ado de force chez le psy ou le médecin s’il a plus de 14 ans? Une amie a vu son fils vivre une grave dépression à l’âge de 16 ans et partout où elle allait/téléphonait, même discours: il a 16 ans, il doit obligatoirement faire ses propres démarches. Elle insistait en disant que son fils était trop malade pour prendre action par lui-même. Heureusement, finalement son fils s’est décidé à téléphoner; il se dirigeait touit droit vers un suicide. Aujourd’hui il va bien.

      Ce n’est donc pas évident de faire le lien direct entre maladies mentales et criminalités. Cependant il est connu dans le milieu carcéral qu’une partie des détenus ne sont pas à leur place et devrait plutôt être en instituts psychiatriques pour recevoir des traitements appropriés.

      Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour mieux comprendre la maladie mentale et mieux supporter ceux qui en souffrent dans notre société.

    • omni-tag: Merci! Il est bon d’entendre quelqu’un qui comment vous détient la Vérité…

      ciquemaire: Mme Perrin a eu un échange fort intéressant avec un psychiatre de Pinel ce matin. Tout comme il y a des mères qui assassinent leurs enfants car ils sont convaincus qu’ils sont le démon
      - le psychiatre en question a rencontré plus d’une patiente dont c’était le cas au cours de sa
      carrière – il est possible que l’amplification des médias sociaux (vidéo de décapitation, appel au djihad) stimule d’une nouvelle façon des gens fragilisés psychologiquement.

      il aussi est possible qu’on soit aussi devant des gens particulièrement en crisse…

      Et un mélange des 2…

    • @gl000001

      Z’avez raison!

      Mais c’était juste pour voir si vous suiviez:excellent sens de l’observation,citoyen!

      Un morceau de robot-Harper pour vous.

      : )

    • J’ai toujours eu de la difficulté avec le terme “maladie mentale”. Quand un état est le résultat d’un agent externe non symbiotique, comme un virus, alors l’utilisation du terme de maladie est pour moi relativement claire. Par contre, quand on utilise ce terme de “maladie” pour désigner un comportement qui ne suit pas une norme arbitraire et passablement floue, j’ai l’impression qu’il y a une dérive égocentrique, dangereuse. Je ne considère pas que la différence par rapport à une norme décrétée subjectivement et arbitrairement est forcément une “maladie”.

      J’ai souvent l’impression qu’on utilise ce terme de “maladie mentale” pour se rassurer. C’est une façon de ne pas se remettre en question : c’est une maladie, donc tout est clair et on n’a pas à en discuter! Il faut juste trouver un moyen de “soigner” l’autre pour qu’il agisse correctement, c’est-à-dire de la façon qui nous convient!

      Je suis athée. La seule fois où j’ai ressenti un besoin de croire en un dieu ou en d’autres idées mystiques, c’était pendant mon adolescence… parce que j’étais amoureux d’une fille dont le père était un croyant convaincu (et intolérant avec les personnes qui ne partageaient pas ses convictions religieuses). Pour moi, croire qu’il existe des dieux est complètement irrationnel et est équivalent à une forme légère de schizophrénie. Serais-je donc justifié de catégoriser toute personne croyante comme souffrant de maladie mentale? Ou au contraire devrais-je chercher de l’aide parce que mon manque de croyance dénoterait que je souffre moi-même d’une maladie mentale grave?

      Selon moi, le terme “maladie mental” devrait sérieusement être reconsidéré.

      Pour ce qui est des “tueurs de masse”, je n’y connais pas grand-chose, mais dans beaucoup des cas les tueurs n’ont pas agi de façon purement incohérente. Ce n’était une folie meurtrière soudaine, mais une réaction causée par une révolte contre la société qui a pris beaucoup de temps à mûrir. Ils ne se battaient pas pour une idéologie qu’ils avaient adoptée et à laquelle ils avaient décidé d’obéir, ils se battaient pour leur propre idéologie, pour leur propre vision de la justice. Ils estimaient se trouver dans une situation qui était intolérable et qui n’avait pas d’issue possible, ils étaient donc prêts à sacrifier leur vie, en partie pour satisfaire leur désir de vengeance (c’est-à-dire leur besoin de justice), mais aussi pour satisfaire le désir de léguer une société qui, pour eux, serait meilleure.

      La justice et la volonté de léguer un monde meilleur sont des concepts qui sont valorisés dans notre société et qui sont très probablement innés. Même la notion de sacrifice est hautement valorisée. Quand un soldat meurt, il est presque automatiquement considéré en héros. En fait, cette valorisation du sacrifice est elle aussi probablement innée.

      Alors pourquoi un “tueur de masse” serait-il un “malade mental” (ou un “terroriste”), alors que les soldats qui se sont battus pendant la Deuxième Guerre mondiale et qui ont sacrifié leur vie pour la cause étaient eux des héros tout ce qu’il y avait de sain?

      “Malade mental”, “terroriste” ou personne saine d’esprit avec de belle valeur, c’est surtout subjectif.

    • Concernant la schizophrénie, on raconte encore n’importe quoi.

      «Mme Perrin a eu un échange fort intéressant avec un psychiatre de Pinel ce matin. Tout comme il y a des mères qui assassinent leurs enfants car elles sont convaincus qu’ils sont le démon………..»be-bop-a-lula 19h49

      J’aimerais bien savoir combien ce psychiatre de Pinel a rencontré durant sa carrière de mères schizophrènes qui ont assassiné leur enfant croyant qu’il était le démon?

      Voyons donc de quoi il en retourne en réalité. Selon le rapport du Comité québecois d’experts sur les homicides intrafamiliaux publié le 25 octobre 2012, il y aurait au Québec en moyenne de 3 à 4 infanticides maternels par année. Le rapport souligne également que c’est surtout dans un contexte suicidaire ou de négligence au niveau des soins et dans le cas des nouveaux nés , parce qu’ils n’étaient pas désirés, que les mères tuent leurs enfant. Enfin le rapport précise que certaines agissent pour des motifs altruistes (pour ne pas plonger leur enfant dans ce monde cruel) Nulle part le rapport nous parle d’un problème relié à la schizophrénie.

      Nous sommes donc ici,à mille lieux de l’impression créé dans le public par le témoignage de ce psychiatre à l’émission de madame Périn. Ce psychiatre voulait-il se rendre intéressant en parlant ainsi? Il semble bien que oui! Mais en agissant ainsi plutôt que de citer les conclusions du rapport du Comité québecois d’experts sur les homicides intrafamiliaux il n’a fait qu’en rajouter aux préjugés populaires face à la schizophrénie et plus généralement, face à la maladie mentale .

    • loubia: “Un terroriste est une personne profondément perturbée qui se sert de la religion comme excuse à son délire.”

      Pas dans le sens traditionnel du terme. Pendant les années 60 et 70, quand le terrorisme palestinien se met en oeuvre, il n’avait aucune connotation religieuse et avait pour but de donner aux Palestiniens un état. En d’autres mots, les motivations étaient avant tout politiques, comme pour l’IRA en Irlande du Nord, les Black Panthers aux USA ou le FLQ au Québec. On ne peut pas dire que Rose, Lanctôt, Malcom X ou Gerry Adams (IRA) déliraient. Leur action était murie et reposait sur un discours réfléchi découlant d’une réalité politique conflictuelle.

      La différence avec les événement de St-Jean et d’Ottawa est qu’il semble y avoir eu un changement drastique dans la personnalité des auteurs des attentats, sur une période assez courte, suivi d’une drop sociale assez raide.

      Alors parle-t-on de terrorisme ou de maladie mentale? Ou d’un mélange nouveau genre? À moins qu’on commence seulement à comprendre comme nous le dit l’auteur du blog ici-haut que “ceux qui commettent des attentats suicides proviennent souvent du même pool que les tueurs de masse, soit des gens très en colère, très aigris et se sentant «mis à l’écart» après une série d’échecs.

    • @ 89170
      Excellents points! Par contre, je ne crois pas souffrir de schizophrénie légère…

    • @loubia
      Le délire religieux peut prendre différentes formes. On peut donc le classer dans d’autres formes de psychoses comme la bipolarité, la paranoïa …
      Un bon exemple de délire religieux à tendance bipolaire se retrouve dans le livre “La faute de l’abbé Mouret” de Emile Zola. C’est de la belle prose. Il y décrit le paradis terrestre avec un arrière-gout d’enfer !!

      @89170
      Avez-vous un doctorat en psychiatrie pour parler de la maladie mentale ? ;-)

      @Disto-Bob
      Si Harpeur est un robot … qui le contrôle ? Son gouvernement donne des subventions à des groupes fondamentalistes religieux. Ho! Ho! ;-)

      Est-ce qu’on n’a pas banni l’usage de «Harpeur» ici ?
      JFC

    • Plus on en apprend sur le profil socioéconomique de nos supposés terroristes plus il est difficile de croire a une action concertée d’un groupe armé organisé… d‘une part expliquez nous comment un sans abri a –t-il pu se procurer une arme dans ce pays ou règne un prohibition faussement protectrice?

      Comme pour le suicide fortement médiatisé qui entraine d’autre sujet fragiles a passer à l’acte il est probable que le geste posé a St Jean ait exacerbé une autre bombe a retardement.

      Même si il ne faut pas minimiser les effets d’entrainement des appels à la charia des groupes terroristes auprès des personnes en crise qui peuvent facilement petter un coche ces appel régulière semble cependant avoir plus d’effet à certaines périodes .

      De plus les messages de certains gouvernements qui donnent dans « l’Abolissionistes» au quasi quotidien et qui ne parlent que de coupure tout azimut sans se décider à les faires entretiennent un climat d’insécurité constants qu’il est malsain de cultiver en continu, et dont certains membres après coup dans un élan de démagogie patriotique nous abreuvent des excès dont ils sont en partie responsables.

      Malgré que des ancien membre du FLQ aient voulu par écrit «En finir avec Octobre» il semble bien que cette période ou les dépression saisonnière atteignent un sommet dans nos urgences y soit également pour une part.

      Il apparait important d’entretenir un climat plus positif en permettant a nos jeunes parfois abandonnés a eux mêmes , dans des groupes familiaux de plus en plus éparpillés d’entrevoir un espoir pour leur avenir en terme d’emploi et d’équilibre de vie.

      Si on ne réussi pas a faire une place à ces gens il apparait normal que l’appel des sirènes et des «40 vierges de l’au delà » suite a un coup d’éclat deviennent un leurre auquel ils finissent par s’accrocher par désespoir.

    • Écoutez ciquemaire, le psychiatre en question s’appelle Gilles Chamberland et allez vous faire une tête vous même si vous voulez en écoutant l’entrevue… Je vois vraiment pas pourquoi il mentirait…
      http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2014-2015/

    • J’ignore si Zehaf-Bibeau souffrait de maladie mentale mais il n’est pas nécessaire de l’être pour vouloir commettre un crime haineux. À partir du moment où une personne adhère à l’âge adulte, par conviction et de façon intégrale, à une idéologie qui prône la violence envers certaines catégories de personnes, elle devient une bombe à retardement.

    • Le docteur Mailloux qui a été dans L’armée de nombreuses années a déjà parlé de militaires qui sont des ”tueurs” je me souviens plus de ces termes àlui mais disons qu’ils ont la psyché pour cela et qui font d,excellents,excellets soldats sur la ligne de front.

      Et ils ne sont ni vus comme des criminels et pour la maladie mentale alors ? Le gars reste un tueur mas ses pulsions sont canalisées. Pour la canalisation c,est pas Mailloux.

      Je me rappelle juste qu’il parlait que c’étaient des tueurs en puissance et par conséquent d’excellents soldats pour le rôle qu’on leur confiait. Mettez-les ailleurs ou sous de mauvaises influences. Imaginez le carnage qu’ils pourraient faire !

      Sortez de cet exemple allons au cinéma ! Rambo est-il un malade mental ? Ou plutôt qu’un malada montre-il à tout le moins des symptômes et signes ? OUI absolument. Mais le chef de polique ? Encore 100 fois plus.

      Mais est-ce un malade mental ou simplement un ”méchant” ?

      Ou alors au niveau juridique quand on se sert de cela pour déclarer une personne non coupable ?

      Ce n’était pas de sa faute il était malade …

      On fait encore là une opposition. Il faudrait plutôt se demander si la personne était conscient de ce qu’elle faisait et savair encore faire la différence entre le bien et le mal. Mais la ligne est pas toujours claire.

      Unne personne ce peut être évident qu’elle est malde et en même tempsdangereuse.

      L’autrre évident que c,est un criminel mais peut quand même avoir des problèmes de santé mentale. On lui donnera des médicaments en prison et avec certaines visites à l’infirmerie ou d’unn psychiatre s’il faut mais cette personne là est coupable et savait ce qu’elle faisait !

      Comment le savoir quand on est pas dans leur tête ?

    • Térrotal!

    • Sur la schizophrénie, on peut encore aussi revenir à Mailloux et cette séire de vidéos tournée par des étudiants :

      https://www.youtube.com/watch?v=o0Iy01KC5Uc

      Dommage que la socité s’intéresse plus au personnage qu’à son expertise.

      Et pour l’expertise, dommage que l’ego des médecins et des psychiatres incluant celui de Mailloux soient aussi grand.

    • Sur les vidéos avec Mailloux, lui-même en posant la question : ”est-ce que Mailloux dit vrai ou non ? ” n’est pas capable de faire comprendre qu’il peut exister plusieurs écoles de pensée dans le traitement de maladies. La science n’a pas la réponse ou même il pourrait y avoir plusieurs réponses tellement cela est complexe.

      le problème c’est qu’on accepte pas son école notamment on veut le radier pour la prescription de médicaments à forte dose ce qui semble pourtant le traitement requis. Ou plutôt un traitement requis.

      Imaginez dans les rues de montréal avec des infirmiers et des psychiatres formés à la même école que Mailloux à mcGill à son époque versus ce qu’il appelle l’approche Université de Montréal combien ils pourraient en sortir de la rue ?

      Imagine Rouleau-Couture si c,est le cas et je dis bien si… Et avec la GRC un psychiatre école Mailloux l’avait rencontré… Et vu une maladie mentale… Médication et traitement et les probabilités qu’il commette le geste posé baissent énormément.

      La maladie est rendue active !!! Pas de niaisage, pas de gossage cela prend par exemple des anti-psychotiques et vite et une dose suffisante sinon il va passer à l’acte !!!

      Un travailleur social ou simplement un chum y serait arrivé avec une autre intervention ? Bien oui avant que la maladie soit vraiment active ou que ce soit à un stade très léger.

    • C’est peut être de couper un peu court et plus facilitant de rejetter toute responsabilité en se contentant de mettre sur le dos de la maladie mentale les comportements dont nous venons de faire les frais.

      Cé des malades on y peut rien…et tout est dit tout est réglé …Cé a quelque’un d’autre de s’en occuper nous on est pas des spécialistes…Avant la spécialisation et la pilulisation de nos psychiatrisé on était bien obligé de s’en occuper …ou de les enfermer…Et moralement avant le BS veut veut pas… fallait bien s’occuper de notre parenté et de nos enfants , qu’il fillent croche ou pas .

      On a de tout temp subi les inconvénients de la maladie mental sans compter les conséquences sur des familles souvent nombreuses …dans les années cinquante ça se pendait beaucoup dans les Hangards anonymement et «fils de pendu» n’état pas un titre honorifique facile a porter et sans conséquences …. La maladie mentale se vivait plus isolée mais en ces temps de selfie et à l’époque ou même a 3 ou 4 ans on veut déjà passer a TV et être populaire sur un réseau … l’anonymat pèse lourd pour ceux qui dans la vingtaine se voient par la vie forcé de renoncer a tout espoir de reconnaissance sociale sous quelque forme que ce soit … on s’accroche à ce qu’on peut et les religions sont si accueillance!…

      Les comportements, si on peut admettre qu’ils ont une composante relié à la maladie mentale, n’explique pas tout … ne fermons pas le livre avant de l’avoir lu… l’homme est un animal social avant tout ce qui explique sa survie mais parfois aussi ses excès…

      Ils annoncaient qu’en raison des évènements les bibliothèques des parlements seraient fermés …. Rapport ?????… Ouais a croire que la Bible et le Coran sont des armes de destruction massives ….on devrait probablement instaurer un« régistre National de livre à l’index» ça nous manque terriblement….

    • @be-bop-a-lula 09h11

      Bonjour madame,

      Permettez-moi d’abord de vous remercier pour les coordonnés quant à l’intervention du Dr Gilles Camberland à l’émission de Mme Périn.

      Il aurait été, en effet, prudent et sage de ma part d’écouter l’intervention tout à fait utile et compétente du Dr Chamberland avant de faire des commentaires sur celui-ci car cette phrase, qu’il a en effet prononcée : “des mères qui assassinent leurs enfants car elles sont convaincus qu’ils sont le démon”, était un aparté presque hors propos et qui n’avait rien à voir avec l’essentiel de son propos. Je m’en excuse donc auprès de lui et des lecteurs de ce blogue.

      Ce qui me laisse tout de même en tête une petite question pour vous: Comment dois-je comprendre que de la longue et intéressante intervention du Dr Chamberland, vous n’avez souligné que cette petite phrase “pas rapport, comme disent certains jeunes, pour résumer son intervention?

    • @ q.terreux,

      Relisez-moi : Le catho est en premier dans mon post.

      Je voulais seulement démontrer par l’absurde qu’il n’est point besoin d’études pour affirmer qu’une personne religieuse est par définition mentalement… à tous le moins « fragile ».

      @ be-bop-a-lula,

      Non désolé je ne possède ni LA vérité ni aucune vérité. Et je n’ai rien à vendre… C’est les cathos et les musulmans qui possèdent la vérité ; et le conflit naît du fait que leurs vérités ne sont pas concomitantes.

      Moi je ne possède rien du tout. Mon esprit s’égare librement de par les cieux infinis de l’univers en déployant ses grandes ailes qui n’ont d’égal que l’imagination dont il peut faire preuve. Mon vaisseau est propulsé par trois milliards de neurones.

      Diantre ! :-)

      Benoît Duhamel.

    • L’ OTAN donc le Canada a financé l’ état islamique avec l’ aide des dictatures décadentes du golfe ( l’ Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït ) pour déstabiliser la Syrie et l’ Iran pro Russes, les services secrets canadiens ont fermé les yeux sur les morons instrumentalisés par le wahhabisme sunnite qui allaient se faire tuer en Syrie contre Bachar El Assad et son régime séculier .
      Tel Frankeinstein leur créature ISIS est hors controle, quelle hypocrisie des merdias qui ne parle pas du financement de l’ état islamique …
      En attendant des militaires meurent pour rien et bye bye les libertés individuelles, l’ habeas corpus entre autre …Au grand plaisir du complexe militaro industriel ” laughting all the way to the bank ” …

      Ce serait trop vous demander que de rester poli ? Je ne publierai pas les prochains de vos commentaires qui contiennent des insultes.
      JFC

    • @ JFC,

      Concernant “novlang” ; n’empêche the guy’s got a point : “laughting all the way to the bank” !

      Non mais sans blagues ni démagogies… Si seulement nous cessions de foutre le bordel au moyen orient… Chaque fois qu’un moyen oriental ramasse son enfant blessé à mort par une bombe occidentale tombée dans sa cour arrière, chaque fois…

      BD.

    • @mononke,

      les maladies mentales se soignent, il faudrait juste décider d’investir un peu plus dans leur traitement lorsque la population aura cesser d’ostraciser ceux qui en souffrent et aura commencé à comprendre qu’en bout de ligne aider les gens aux prises avec des problèmes de maladies mentale est profitable pour tous.

      Contrairement à ce que vous semblez dire, dire que quelqu’un souffre d’une maladie mentale n’est pas dire qu’il n’y a rien à faire. Notre société semble avoir choisi de ne rien faire pour la très vaste majorité de ces gens-là, mais ce n’est pas une fatalité, les choses peuvent changer.

    • C’est que voyez-vous ciquemaire, cette anecdote est au centre du propos dont il est ici question à savoir qu’un délire religieux n’est pas obligatoirement un acte terroriste. C’est ce que voulait aussi expliquer le Dr Chamberland lorsqu’il a dit qu’il a traité plus d’une patiente qui avait tué un de leur enfant car il croyait qu’il était le démon.

      Récapitulons. On traite l’événement comme s’il était politique -le discours de Harper, les médias étrangers- et par le fait même, on évacue grandement sa dimension psychologique. Il se peut fort bien que nos 2 tueurs aient interprétés les morbides décapitations en ligne et écouté les voix de Daesh comme un appel les concernant tout comme les mères infanticides se sont senties concernées par le démon qui était parmi eux.

      Je dis pas que c’est ça, c’est une interprétation. La ligne est peut-être + floue qu’on le pense…

      En d’autres mots, certains pourront attaquer des militaires pour des motifs purement politique et d’autres le feront parce que la dérive psychologique dont ils sont victimes les amène jusque-là, rendant leur motivation moins idéologique qu’il n’y parait.

    • omni-tag

      24 octobre 2014
      11h13

      “Relisez-moi : Le catho est en premier dans mon post.”

      Exact ! Et mes excuses.
      J’ai donc subi la marée montante de l’islamophobie en ne voyant que le deuxième.
      C’est très fort la “masse”.

    • @JFC
      A propos de novlang

      Tel qu’omni-tag je vois mal ou sont les insultes dans toutes ces vérités… enfin… ??

      «Morons» ? «Merdias» ? Genre ?
      JFC

    • @JFC

      OK !
      J’avais pas vu le “Merdias”. Ca me choque pas mais bon, il y a une autre manière de dire….

    • @Dc Savard

      J’avais répondu mais certaines parties de la réponse étant trop personnelles ou trop sarcastiques… j’ai fini aux limbes de la modération. Et pour mettre ça sur le compte d’une mauvaise journée je me suis fait varlopé sur un autre site exactement pour la raison contraire…mais on comprend que c’est un débat qui porte sa charge d’émotion.

      «Contrairement à ce que vous semblez dire, dire que quelqu’un souffre d’une maladie mentale n’est pas dire qu’il n’y a rien à faire.»

      Et si il «SEMBLE» justement, désolé c’est par une tournure probablement malhabile qui se voulait uniquement et totalement sarcastique que j’évoquait simplement la facilité avec lequel certains semblent se débarasser de toute responsabilité, pour une situation qui nous interpelle tous.

      Je souhaiterais comme vous que l’on puisse mieux en prendre charge les gens mais il faut l’avoir vécu pour comprendre les limites de l’affirmation puisqu’entre le dire et le vivre et le faire il y a un monde. Plusieurs expériences personnelles m’ont appris que malgré la bonne volonté on est parfois à des années lumières de bien comprendre ce que vivent également les proches et familles des gens affecté .

      On peut certainement corriger une partie du problème mais face au défi que ça pose au quotidien on fait souvent juste ce qu’on peut… J’ai malheureusement passé l’âge des certitudes et je n’ai pas encore celle de croire aux miracles , j’imagine que ça viendra avec les années comme le reste trop rapidement …..

    • Vous avez tout à fait raison monsieur Cliche. Le problème au départ en est un de maladie mentale. Le délire religieux peut provenir par la suite. Il peut être jihadiste ou même chrétien. Ces combattants jihadistes, sont-ils différents des combattants qui vont se joindre au Tsahal pour combattre en Palestine ?
      Le grand oublié dans tout ça est le contrôle des armes à feu.

    • e ne crois pas à la thèse de la maladie mentale. Nos deux djiadiste d’eau douce ne sont que des pauvres types qui, en mal d’acceptation, ont choisit le mauvais moyen de se faire aimer. Ce ne sont même pas des terroristes. Le terroriste terrorise pour atteindre un but précis; Les gans de rue, la mafia et Rambo Gauthier sont des terroristes, pas nos deux carencés. Eux, ils ont commis ces gestes pour être acceptés par des extrémistes qui les élèveront même au rang de héro sur la place publique (sans parler des vierges au paradis).

      La religion sert le même but. Si je vais à la messe le dimanche, je suis acceptés dans le village. Si je porte le gilet de la bonne équipe, les autres fans vont me taper dans le dos. Si je pense comme le chef, d’un Parti politique, fais partie de la grande famille. L’humain a besoin d’être accepté et pris au sérieux; si il n’y parvient pas ses propres compétences il y parviendra par procuration.

      Si nos deux apprentis-terroristes sont malades, le remède c’est l’éducation. Mais ça c’est une autre histoire.

    • @jfcliche:

      cimequaire écrit à propos de votre dossier:
      “Par ailleurs , on y apprend aussi que certaines maladies telle que la schizophrénie représentent un risque beaucoup plus élevé.”

      En fait, ce que je lis dans votre dossier, c’est plutôt le contraire, non? La schizophrénie est dans les maladies les moins à risque, d’après votre article. Je cite:
      “Il convient que les troubles de santé mentale sévères (soit ceux qui implique une perte de contact avec la réalité : schizophrénie, trouble bipolaire et dépression majeure) ne comptent que pour une petite minorité des meurtres, mais pour les autres, il est formel: «Il y a plein de troubles mentaux chez les meurtriers, my God qu’il y en a. Par exemple, tous les troubles de personnalité, l’antisocial, le borderline, etc.”"

      Est-ce que je me trompe dans mon interprétation?

      Les gens atteints de schizophrénie ont deux fois plus de chances que les autres de commettre un meurtre, mais comme ils sont moins de 1% de la population, ils représentent une infime minorité des homicides commis chaque année.
      JFC

    • @jfcliche:
      Peut-être n’ai-je pas été clair. Vous écrivez: “Les gens atteints de schizophrénie ont deux fois plus de chances que les autres de commettre un meurtre, mais comme ils sont moins de 1% de la population, ils représentent une infime minorité des homicides commis chaque année.” Or la remarque de cimequaire ne concernait pas les chances que les schizophrènes commettent un acte de violence par rapport à la population générale, mais les chances que les schizophrènes commettent des actes de violences par rapport aux *autres* maladies mentales. Qu’en est-il de ce côté, par exemple, est-ce que vraiment les schizophrènes sont plus à risque que les borderlines ou les antisociaux, comme semble le sous-entendre cimequaire?

      Par ailleurs, la statistique de 2x plus semble concerner les actes de violence en général. Vous ne donnez pas de statistique pour les meurtres (il est tout à fait possible qu’il y ait plus d’actes de violence mais moins de meurtres – à moins que vous n’aillez d’autres données dont vous n’avez pas parlé dans l’article).

      Certains troubles mentaux augmentent les risques de vilence, d’autres non. Il semble que la schizophrénie fasse partie du lot.
      JFC

    • Il me semble évident que ces deux personnes avaient un problème de maladie mentale, et que comme des centaines d’autres, sinon plus, ils n’ ont jamais été soignés ou pris en charge. Je peux vous dire, pour l’avoir vécu avec un proche, que notre système de santé se lave les mains des problèmes de santé mentale, même quand parents et amis essaient d’obtenir les soins dont la personne a besoin.
      On pourra changer toutes les lois , s’armer jusqu ‘aux dents, tant que l’on ne fera rien pour soigner la maladie mentale, il y aura des bombes ambulantes prêtes à exploser. Mais c’est vrai, ça coûte cher!

    • Bibeau était ce que j’appelle «un excessif». Excessif dans sa consommation, et probablement dans tous les aspects de sa vie, incluant vraisemblablement la religion.
      J’ai eu des amis du genre, tous soit alcoolique, toxicomane, workaholique…
      Ce gars-là, appelez-le loser si ça vous plait, en avait probablement plein le cul de sa vie misérable, alors il a préféré en finir. Sauf qu’en tant que croyant, le suicide signifiait aussi l’enfer plus que la délivrance. Alors tant qu’à partir, autant le faire d’une façon que son dieu approuverait.
      Il s’en est donc pris à un militaire (un guerrier «ennemi») et des politiciens (la racaille aux yeux d’une vaste majorité de la population) plutôt qu’à des civils.
      Il voulait être sûr de n’avoir aucune chance de survivre. Il se foutait probablement bien des 72 vierges mais voulait surtout en finir sur Terre.

      Il suscite en moi plus de pitié que de colère.
      Je ne le vois aucunement comme ces djihadistes sanguinaires.

      Encore une fois, on voit que la religion n’apporte rien de bon à l’humanité. Et surtout pas une religion qui prône le martyr.

      Pareil pour le tueur de St-Jean : plus un personnage désespéré qu’un djihadiste. Et aux dernières nouvelles, le tueur à la hachette de New York était aussi un paumé désespéré. Aucun guerrier d’Allah en mission.

      Aucun fou sanguinaire tueur de civils, juste des losers désespérés qui ont décidé d’en finir de la seule façon tolérée par leur dieu sanguinaire.

    • gl000001
      Tant qu’à verser dans un mode correction ou correctionnel. Vous avez ressenti l’immense besoin de mettre les pendules à l’heure en spécifiant très exactement à disto-bob qu’il faille dire GOLFE et non pas GOLF. Moi personnellement, je suis un peu tanné de voir les gens parlés de fosse septique au lieu de scepticisme, à la longue, y a de koi pogné une septicémie….Alors, une fois pour toute, vous avez tous les droits d’être SCEPTIQUE, Fais ké réservez le Liquid Plumber pour les problèmes septiques. Monsieur Cliche, si les gens sont capables de bidder sur un grilled cheese conçu de manière immaculée sur EBAY, dites-moi quelles sont les probabilités sur 2 milliards d’utilisateurs de téléphones intelligents (Sic) que certaines personnes agissent ou réagissent de manière entièrement pavlovienne aux appels youtubien du muezzin djihadiste.
      Alors, le vendeur du fameux grilled cheese de la Vierge Marie n’a besoin que d’un seul illuminé qui est convaincu qu’il s’agisse bel et bien de celle-ci pour se départir de 100 000.00. Yep !Pas besoin de 1%. Juste besoin de 0.0000001%

    • Concernant l’article du jour sur les bains et la grippe ou un rhume.

      J’irais beaucoup plus vers le lavage des mains et ensuite la douche pas le bain chaud. Douche longue s’il faut et bien se laver. Un bain c’est plus pour relaxer.

      Un coup que tu as ton rhume, par contre et cela va guérir tout seul de toute manière, un bain peut être excellent pour relaxer et aussi ne pas prendre trop d’eau.

      Il faudrait vraiment le sentir arriver vite aussi.

      Bref le début de virus je voudrais le faire sortir de mon corps et le tuer mais un coup vraiment présent il est trop tard. Dans le bain ils s’en viennent avec toi et à la température, peut-être que quelques-uns sont éliminés mais il doit en rester de vivant et ils restent là ces microbes… Il faut de l’eau et du savon et une eau qui change.

    • @be-bop-a-lula 23 octobre 2014 23h34,

      «En d’autres mots, les motivations étaient avant tout politiques, comme pour l’IRA en Irlande du Nord, les Black Panthers aux USA ou le FLQ au Québec. On ne peut pas dire que Rose, Lanctôt, Malcom X ou Gerry Adams (IRA) déliraient. Leur action était murie et reposait sur un discours réfléchi découlant d’une réalité politique conflictuelle.»

      Toutefois, il faut reconnaître des similitudes. Les Rose, Lanctôt et autres individus ayant versé dans le terrorisme ont tous le sentiment d’une injustice subie et d’un rejet, duquel naît l’idée qu’ils doivent obtenir justice, mais autrement que par des voies légales. Ils ont le même sentiment d’exalté d’avoir une mission supérieure à accomplir que les exaltés religieux. Il n’y a pas tant de différence que ça entre la politique et la religion. Ce n’est donc pas parce qu’une action est politique qu’elle est rationnelle. Quand le FLQ décide qu’il doit surseoir à la démocratie pour imposer sa volonté par l’action terroriste, il nage dans les mêmes eaux que les djihadistes et les exaltés religieux intégristes militaristes.

    • …et tous ces politiciens qui ordonnent les orgies de violence incessantes au Moyen-Orient et ailleurs sur la planète ? Terroristes ? Ou malades mentaux ?

    • Tous les térroristes sont: <> !

    • @dr_strange

      “Aucun fou sanguinaire tueur de civils, juste des losers désespérés qui ont décidé d’en finir de la seule façon tolérée par leur dieu sanguinaire.”

      ———-

      …et les déclarations de guerre de votre Premier Ministre sanguinaire, vous les tolérez bien ?

      Vous pouvez bien continuer à cracher votre venin sur l’Islam, ou toute autre religion, si ça vous chante. Mais dans les deux cas qui ont fait les manchettes la semaine dernière, l’engagement militaire du Canada contre certains musulmans de ce monde ont été clairement pointés du doigt comme ayant joué un rôle fondamental dans leur décision de frapper…

      http://news.nationalpost.com/2014/10/23/ottawa-shooter-read-posts-by-isis-convert-calling-for-attacks-on-canada/

      http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2014/10/20141020-122205.html

      Ce à quoi on vient d’assister, ce ne sont pas les actes désespéré de fous furieux adeptes d’une religion diabolique… Ce sont les conséquences domestiques tout-à-fait tristes, mais tout-à-fait prévisibles d’une politique internationale axée sur les agressions militaires.

    • De tout cela il ne faut pas oublier la portée idéologique et politique du mot “terrosisme”. D’ailleurs l’emploi de ce mot est fait généralement par la société qui en est la victime. Pensons seulement que les allemands faisaient la chasse aux terroristes… qui était la résistance française! Pareillement les mouvements de résistance en Union Soviétique n’étaient évidemment pas vu comme tels, mais bien comme actes “terrosites”, alors que nous les jugeons aujourd’hui comme actes de llibération. Nous rions aujourd’hui de Poutine qui nous parle de ses terroristes Ukrainiens, mais gardons tout notre sérieux face au “terrorisme” domestique…

      Le terme “terrosisme” est sans aucun doute devenu aujourd’hui le mot le plus utilisé à tort et à travers, mais surtout le plus récupéré par les pouvoirs pour ses manoeuvres idéologiques et politiques. C’est un mot qui par conséquent ne veut plus rien dire tant il a perdu sa charge significative.

    • Oui mais non. L’action terroriste “classique” n’est pas dictée par la parole révélée de Dieu mais par des injustices inhérentes à un système qui ne pourra pas être changé de l’intérieur, du moins du point de vue de l’opprimé.
      Il faut être bien sûr très motivé pour décider de le changer mais ça n’est pas à la base mystique. Il y a là une grosse différence je trouve.

    • Moi je crois que ce son des pervers narcissique. Ils se peçoient comme Dieu ayant droit de vie ou de mort et prennent le pouvoir d’imposer leur volontés ou doctrine. Quand a savoir si c’est une maladie ce n’est certainement pas un comportement qui entre dans la norme mais ils sont pleinement conscient ce qui fait que ça ne peut les exclure de la responsabilité de leurs actes. Ce n’est pas en cherchant le pourquoi qu’on peut trouver des solutions ils sont comme ça de nature mais il faut chercher plutôt a protéger les gens qui les entourent car leur besoin de détruire est manifesté de manière tellement insidieuse qu’elle peut presque passer inaperçue. On peut les reconnaitre a l’enfance ils sont les intimidateurs, deviennent des manipulateurs puis des bourreaux. Il y a certainement moyen de les amener a prendre conscience de leurs comportements mais ils sont tellement dans le déni se perçoive comme bon et généreux que ça prend qu’asiement un geste déclencheur pour leur faire prendre conscience. par exemple faire une fausse tentative de suicide pour tuer leurs proches. Turcotte en est un mais bien d’autres ils se montre eux comme victime alors qu’ils sont les bourreau. Tant qu’on refuse de voir jusqu’à que c’est normal pour eux de détruire on ne peut identifier leurs comportements et les traiter. Ils sont dans nos famille, notre environnement de travail il nous font rire en dénigrant les autres ils ont toujours une cible sur qui ils s’acharnent mais la font passer pour responsable en démontrant que c’est elle qui est folle de réagie négativement a leur agressions multiples. Ils sont des patrons qui veulent être entourés de yes man, des parents Dieu, des personnes très fière et généralement réussissent bien dans la vie, acteur, manipulateur et menteur ont a peine a les soupçonné detre malsains.
      http://manipulateurs.wordpress.com/%E2%80%9Cle-harcelement-moral%E2%80%9D-de-marie-france-hirigoyen/

    • @lamanon
      “On peut les reconnaitre a l’enfance ils sont les intimidateurs, deviennent des manipulateurs puis des bourreaux.”
      N’importe quoi. Le tueur d’Ottawa était un élève qui n’avait aucune problème à l’école. Il y a plusieurs recettes. Il faut arrêter d’essayer de trouver UNE raison.
      LEs solutions simples … ça fait simple comme ils disent au pays de LaLa.

    • Justice et catégorisation

      Notre système de justice et notre conception de l’homme repose sur une croyance dans la liberté (absolue ?) de l’individu sain d’esprit. Si cet individu est débile ou intoxiqué par une ou des drogues ou souffre d’une maladie mentale grave, alors le système de justice le reconnaîtra comme aliéné et le déclarera non-responsable de ses actes ayant causés du tort à autrui. C’est ce qui s’est passé dans le cas de l’ex-chirurgien de St-Jérôme, Guy Turcotte lors de son premier procès.

      Il n’est pas aisé d’inventer un système de justice moins mauvais ou meilleur que le nôtre. Je l’admet, mais je ne crois pas à la liberté absolue de l’individu.

      Dans le cas de Bibeau, l’agresseur/tueur/terroriste/loup d’Ottawa, j’ai peine à imaginer que cet homme était sain d’esprit. Un jeune homme en bonne santé physique et psychologique ne se suicide pas. Or, en planifiant son geste, il savait qu’il allait mourir. Son meurtre est aussi un suicide.

      Mais ce suicide a aussi une dimension politique et religieuse. Il est inspiré par le djihad. L’inspiration, la motivation du crime a été communiquée par internet et, peut-être, par des rencontres directes, ce qui reste à démontrer.

      Mais le caractère social, politique et instrumentalement religieux des agissements/agressions/meurtre ne se limite pas à l’influence internationale du mouvement dit «État islamique». Il est lié à l’inadaptation sociale de Bibeau au Canada. Les 14 meurtres de Marc Lépine, à Polytechnique Montréal, il y a 25 ans, n’avaient aucun lien avec le terrorisme international.

      Certains voudraient faire des catégories étanches pour essayer de comprendre Bibeau ou tout être humain. La réalité humaine est plus complexe. Notre personnalité, notre identité, nos idées, nos actions sont le résultat de nombreuses et complexes interactions pulsionnelles, psychologiques, sociales, économiques, politiques, philosophiques et religieuses.

      La défense de non responsabilité pour cause de troubles mentaux ne fonctionne pas souvent — mon collègue de La Presse Yves Boisvert a écrit un ou deux chroniques très intéressantes là-dessus récemment. Et l’intoxication à l’alcool/drogues n’est pas considérée comme une circonstance atténuante.
      JFC

    • “Mais dans les deux cas qui ont fait les manchettes la semaine dernière, l’engagement militaire du Canada contre certains musulmans de ce monde ont été clairement pointés du doigt comme ayant joué un rôle fondamental dans leur décision de frapper… ”

      Au risque de me répéter, les MUSULMANS ne sont pas ciblés parce que les musulmans, les vrais, ne sont ni intégristes, ni djihadistes, ni terroristes ni islamistes.

      C’est contre des groupes de criminels que le Canada s’est engagé et ils ont ma bénédiction en ce qui me concerne. Je préfère les voir combattus chez eux que chez nous. Et si on ne fait rien, ça s’en vient, n’en doutez pas.

      Je trouve aussi cet argument immensément pleutre: on va tolérer tout et n’importe quoi, faire comme en 39-45 et regarder les bras croisés des populations entières se faire massacrer par des fous, juste parce qu’on a peur qu’un déséquilibré mentalement s’en prenne aux nôtres ici.

      Merci aux hommes et aux femmes qui nous garantissent contre ces malades.

    • @loubia

      ”Au risque de me répéter, les MUSULMANS ne sont pas ciblés”

      ———-

      Que vous les croyiez ciblés ou non, il y a pourtant une trollée de musulmans qui sont morts sous les bombes en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, au Yémen, au Soudan, en Libye ainsi qu’en Syrie.

      Et que vous, personnellement, les croyiez ciblés ou non, n’empêche que ceux qui ont perpétré les attentats de la semaine dernière semblent tous les deux avoir été motivés par les interventions militaires canadiennes contre les pays et peuples musulmans:

      http://news.nationalpost.com/2014/10/23/ottawa-shooter-read-posts-by-isis-convert-calling-for-attacks-on-canada

      http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2014/10/20141020-122205.html

      Il fut un temps ou le Canada avait une réputation enviable sur le plan international. Nous étions vus comme un peuple progressif et paisible. Il n’y avait pas de “menace terroriste” au Canada, à cette époque – ni “islamiste extrémiste” ni autrement. Ceci a commencé à changer quand le Canada a commencé à suivre les américains dans leurs sales guerres d’agression.

      Les “groupes criminels” contre lesquels le Canada s’est engagé ont été créés de toute pièce par les américains et leurs “alliés” de l’Arabie Saoudite dans le but de détruire la Syrie – comme l’Irak et la Libye ont été décimées avant elle. Encore une fois, Al-Frankenstein a échappé à leur contrôle – comme Al-Qaïda, que la CIA avait soutenu durant la guerre URSS-Afghanistan. Informez-vous un peu sur les origines de l’EI plutôt que de répéter bêtement la narrative de nos gouvernements corrompus à l’os.

      …Est-ce que ces “groupes criminels” auxquels vous faites référence sont les mêmes qu’on nous brandissait en épouvantail avant les croisades en Irak et en Libye ? Deux des pays les plus avancés de la région il n’y a pas si longtemps. L’éducation y était gratuite, ainsi que les soins de santé. Aujourd’hui, les guerres “humanitaires” qu’on vous a vendues ont complètement anéanti ces deux pays, réduits à des zones de désolation, minées par la destruction et les guerres civiles qui y font toujours rage. Vous vous attendez vraiment à un résultat différent en Syrie ?

      Les guerres ne servent jamais aux fins pour lesquelles elles sont vendues au citoyen naïf et apeuré, mais servent plutôt à enrichir une poignée de sociopathes au détriment du reste de l’humanité. Si vous pensez réellement que les bombes de Harper vont se contenter de pulvériser les méchants coupeurs de têtes de l’EI, détrompez-vous. Dans cette guerre, comme dans toutes les autres qui l’ont précédée, les femmes et les enfants – et les civils en général – vont assurément constituer la majeure partie des victimes.

      …et de motivation supplémentaire pour de futurs “terroristes” à recruter…

      Les guerres sont toutes basées sur des mensonges. Toutes. Toujours.
      http://davidswanson.org/warisalie

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