Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Lundi 25 août 2014 | Mise en ligne à 10h43 | Commenter Commentaires (28)

    Casse-tête nickelé

    J’ai un petit casse-tête pour vous. Après tout, c’est lundi matin, vous avez eu toute la fin de semaine pour vous reposer et votre travail n’est pas supposé vous avoir déjà épuisé, n’est-ce pas ? Enfin, si vous êtes déjà fatigué, vous devriez consulter — ou vous coucher plus tôt mais, ça, c’est vous qui le savez.

    Alors voilà. Comme on l’a déjà dit ici, il y a un problème de pollution à la poussière de nickel dans le quartier Limoilou, au centre-ville de Québec, suffisant pour accroître les risques de problèmes allergiques comme de l’urticaire et l’asthme, et possiblement les risques de cancer (mais alors, à très long terme). Cela fait une quinzaine d’années que les concentrations de ce métal dans l’air y sont trop élevées, à environ 50 nanogrammes par mètre cube alors que la norme québécoise est de 14 ng/m3 sur une période de 24 heures — c’est de 20 ng/m3 sur un an en Ontario et aux États-Unis. Une enquête de l’Environnement a montré du doigt le Port de Québec, et plus particulièrement l’entreprise Arrimage du Saint-Laurent (ASL), qui transborde de grandes quantités de minerai de nickel.

    Celle-ci n’a jamais admis sa responsabilité, mais a tout de même fait installer un réseau de détecteurs de poussière et de près de 20 canons à eau afin de rabattre la poussière. Ce système est en opération depuis juillet 2013.

    graphNiMais voilà, d’après des données du ministère de l’Environnement que j’ai obtenues récemment, des «pics» de pollution au nickel surviennent encore dans Limoilou. Deux sont très évidents dans la période couverte par ces nouveaux chiffres (mars à décembre 2013), le 14 août et le 20 décembre, à 125 et 256 ng/m3 — soit après que les canons à eau furent entrés en fonction. Dans l’ensemble, la situation s’améliore (on n’est plus qu’à 15 ng/m3 en moyenne), mais les deux pics suggèrent qu’il n’y a pas que du nickel résiduel dans le quartier, mais qu’une source de pollution est toujours active.

    Alors, logiquement, de deux choses l’une. Ou bien le système d’Arrimage ne fonctionne pas. Ou bien l’entreprise n’était pas la seule source de pollution. Chez ASL, on jure que les canons à eau font leur travail et on souligne que, les journées des deux pics de pollution et dans les 48 heures précédentes, aucun bateau de nickel n’était à quai. Il existe un autre terminal où de grandes quantités de minerai de nickel sont manipulées dans le Port de Québec, propriété du géant minier Glencore. Celui-ci admet avoir déchargé des bateaux à Québec les 14 août et 20 décembre 2013, mais rappelle que ses opérations se font entièrement en milieu fermé, contrairement à Arrimage qui transborde (ou transbordait) à ciel ouvert — ce qui avait jusqu’à présent innocenté Glencore (anciennement Xstrata) d’office.

    La militante limouloise Véronique Lalande, qui mène la charge dans ce dossier depuis ses débuts, fait quant à elle valoir que la présence ou non d’un vraquier de nickel dans le Port de Québec n’a pas une grande influence sur la qualité de l’air dans son quartier. Il y aurait, dit-elle, une pollution «générale» dans le port qui serait due à de mauvaises pratiques. La poussière qui en résulte serait soulevée périodiquement par les vents et se déposerait dans Limoilou lorsque ces derniers soufflent dans la «bonne» direction.

    Le hic, cependant, c’est que les données sur les vents colligées par Environnement Canada dans ce secteur n’appuient pas de façon très claire cette hypothèse. Le 20 décembre, certes, de forts vents (30 à 45 km/h en moyenne) ont soufflé du port vers Limoilou et auraient pu y amener de la poussière. Mais le 14 août, les vents n’ont soufflé en direction de Limoilou qu’entre minuit et 6 h, se retournant complètement au petit matin pour souffler vers l’ouest toute la journée. Et si c’était bien une sorte de pollution générale dans le port qui était en cause, on se demande pourquoi on n’observerait pas davantage de «pics» de nickel puisque, ces deux journées-là, les vents n’avaient rien d’exceptionnels.

    Bref, je ne veux pas disculper Arrimage du Saint-Laurent, contre qui la preuve montée par l’Environnement était franchement convaincante. Mais bon, il y avait peut-être autre chose, aussi. Mais quoi ? À votre avis, quel sens doit-on donner à ce petit casse-tête ?


    • Il devait y avoir beaucoup de touristes français dans le coin qui trouvaient “nickel” ce qu’ils voyaient !!

      Il y a une compagnie qui fait du placage de métal, un peu plus à l’est. Ont-ils vérifiés ce genre de compagnies ?

    • Si les entreprises potentiellement incriminées sont de bonne volonté, vu qu’elles ne transportent probablement pas du minerai provenant de la même mine (et donc “différent” au niveau de leur composition globale – outre le nickel), j’imagine qu’avec un échantillon de chaque chargement il serait relativement facile de savoir, à un moment donné et si il n’y pas trop de pollution “autre”, si il y a un lien quelque part. Non?

      En principe, oui. L’Environnement a mandaté une prof de l’UL pour le faire, et le travail est fini et le rapport, rédigé depuis longtemps. Mais le ministère refuse de le rendre public, invoquant l’article 28 de la Loi d’accès à l’information (grosso modo : tout document qui peut nuire au déroulement d’une enquête ou d’une procédure doit être gardé secret).
      JFC

    • En suivant les liens présentés plus haut, on a accès aux données du ministère. On voit que de 2010 à 2012, il y a eu des pics de 1610 ng/m3, 734 ng/m3 et 1030 ng/m3 respectivement aux stations de Des Sables, De Beaujeu et Vitrés. Les pics de 125 et 256 ng/m3 semblent être une belle amélioration. La donnée la plus significative est la réduction de la moyenne à 15 ng/m3. Ça démontre clairement une amélioration marquée depuis l’ajout des canons à eau. Finalement, comme le mentionne les experts qui ont fait l’analyse de la signature du minerai, “Le rapport moyen entre les concentrations de nickel et de cobalt dans les échantillons de particules en suspension est relativement constant, ce qui suggère que toutes ces particules proviennent de la même source”. Je conclus qu’il n’y a aucun mystère dans la provenance de la poussière et que les canons à eau font leur travail. Il reste par contre une information importante à valider. Sur son site internet, le ministère fait état d’une norme à 0,012 mg/m3 en moyenne sur un an, alors que le Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère indique une norme de 0,014 mg/m3 en moyenne sur 24 heures. Laquelle est la bonne? Les données disponibles sont probablement statistiquement significative pour valider la conformité ou non à la norme sur 1 an, mais certainement pas sur 24 heures.

      La tendance à la baisse était déjà présente entre 2010 et 2012. Il faut aussi noter que les pics de 2013 ne concernent que les particules de moins de 10 microns de diamètre, alors que celles que vous mentionnez mesurent le nickel total. Cela dit, oui, vous avez clairement raison : il y a une nette amélioration.
      La norme de 12 ng/m3 sur un an est entrée en vigueur en 2011. À la suite de l’«affaire du nickel» dans Limoilou, elle a été resserrée à 14ng/m3 sur 24 h.
      JFC

    • Quand le vent déplace de la poussière, il arrive qu’il se forme de petits tas suite à un tourbillon ou un obstacle.
      Ça fait en quelques sorte des “réserves” ou comme une petite dune.
      Il suffit que le vent change de direction pour que ces “réserves” s’envolent et se déplacent ailleurs.

      Ça marche aussi avec les tas de feuilles.
      Des fois on rmasse les feuilles de tout le voisinage parce que le vent trouvequ’on fait une plus belle job que les autres.
      Mais parfois ce statut privilégié est accordé à notre voisin qui ramasse rien pour qu’on puisse prendre un petit break.

      C’est peut-être le même phénomène avec ce qu’indiquent les pics de poussières de Nickel dans le graphique ci-haut.

      Pour ceux que la poussière passionne, il y a un excellent documentaire de Ken Burns sur le “Dust Bowl”, une catastrophe écologique qui a frappé les États-Unis dans les années 30 :

      https://www.youtube.com/watch?v=MYOmjQO_UMw

      C’est seulement quand l’énorme nuage de poussière a traversé tout le continent Nord-Américain et est venu se déposer sur le Congrès à Washington que le gouvernement a fini par réagir.

    • Le plus intéressant dans tout ça, c’est qu’il n’y a pas de nickel transbordé dans cette section du port de Québec (sauf en cathodes peut-être).

      Ce qu’on y transborde, ce sont des concentrés de minéraux métalliques (ex: pentlandite, millérite, niccolite, chalcopyrite….), contenant principalement du nickel, mais aussi du cuivre, du palladium, du platine et du cobalt. Ces concentrés sont par la suite acheminés par train à Sudbury pour y être transformés en métal. Si on veut vraiment connaître la source des poussières de nickel, il faudrait comparer la composition minéralogique des poussières retrouvées dans Limoilou avec celles provenant des concentrés entreposés au port de Québec, et non pas les teneurs en nickel. S’agit-il de poussières de nickel ou de poussières de pentlandite?

      Du nickel, il y en a partout dans les maisons, les automobiles, les usines….. Mais de la pentlandite, il n’y en a que dans les mines de nickel!!!!!!!!!

      C’est très, très principalement de la pentlandite.
      JFC

    • Puisque c’est de la pentlandite, et puisque les vents ne semblent pas favoriser sa dispersion de ces poussières dans Limoilou, il faut alors regarder du coté des wagons qui transporte ce concentré à Sudbury. Passent-ils dans Limoilou, à quelle fréquence et sont-ils suffisamment étanches?

    • On devrait faire de nombreux prélèvements au sol un peu partout dans le Port de Québec et ses environs immédiats de façon à valider, ou infirmer, les affirmations de Mme Lalande sur la pollution généralisée des lieux. L’hypothèse des réservoirs émise par ‘jim777′ pourrait aussi être testée de la même manière, à condition de rechercher spécifiquement des sites potentiels d’accumulation de poussière. Il y aurait alors une incertitude de moins dans ce dossier.

      Le quartier de Limoilou est-il le seul au Québec à subir ce type de pollution? Dans la négative, a-t-on dressé une carte de la répartition géographique de ces zones polluées au nickel? Et dans un tel cas, y a-t-il une corrélation avec les vents dominants en haute altitude, particulièrement ceux provenant des régions fortement industrialisées de l’Ontario et des Grands Lacs?

    • En fait, il faudrait des prélévements témoin à peu près partout au Québec, random. Quel est le taux quotidien sur 2 ans à la Malbaie ? À Amos, à Gaspé, à Sherbrooke ?

    • Mais avant toute chose, a-t-on un cas documenté dans le monde de quelqu’un mort d’un empoisonnement/d’une contamination à la pentlandite?

      Je connais des mineurs qui travaillent à Raglan depuis des décennies et j’ai jamais entendu parler de mortalité par la poussière de pentlandite.

      Est-ce un gros show écolo-médiatique, cette patente là?

    • @ boulga

      D’accord avec votre point de vue sur les prélèvements témoins partout au Québec.
      Il s’agit peut être de “bourrées” qui nous viennent de très loin, comme le midwest Américain.

      Il faudrait aussi examiner la taille des particules.
      Plus une particule est petite, plus elle peut voyager loin.

      La poussière du Sahara nourrit les jungles de l’Amazonie :

      https://en.wikipedia.org/wiki/Mineral_dust

      Et les poussières polluées de la Chine et de la Mongolie se rendent jusqu’aux États-Unis :

      http://www.sciencedaily.com/releases/2007/12/071213000427.htm

      On sait à quel point les compagnies ferroviaires sont peu règlementéees et déraillent souvent depuis Lac-Mégantic alors si un train rempli de poussière de Nickel déraille au Nord Dakota et que trois jours plus tard on a un “pic” ça innocenterait nos compagnies d’ici.

    • Bon, on recommence. Si j’ai bien compris, c’est de la pentlandite (formule: (Fe,Ni)9S8) qui “flotte” dans l’air dans Limoilou . PAS DU NICKEL, ni du FER, ni du SOUFFRE, mais un composé des 3 éléments.

      Pour ceux qui le savent pas, quand on boit de l’eau (formule: H2O), on absorble pas de l’hydrogène et de l’oxygène qui pourraient exploser dans notre estomac, mais de l’eau, qui est disons assez “stable”, MERÇI!!!!

      Alors, est-ce que la plentlandite est un si terrible fléau pour polluer notre environnement et nous tuer? Évidemment, citez vos références après avoir répondu!

      ;o)

      Le nickel est mesuré dans son ensemble, sans égard à ses «espèces», de la même façon qu’on le fait pour d’autres éléments comme l’arsenic ou le mercure. Cela donne une mesure un peu bâtarde d’un point de vue toxicologique, puisqu’il peut y avoir de grandes différences de toxicité entre deux composés, mais (de mémoire) cela donne quand même une bonne «idée», parce qu’on sait que les molécules contenant ces atomes sont souvent toxiques.
      Et dans le cas qui nous intéresse, la Santé publique s’est penchée sur la question et a statué que oui, il y avait un risque pour la santé.
      http://www.radio-canada.ca/regions/quebec/2013/04/26/006-poussiere-nickel-sante-publique-limoilou-vendredi.shtml
      JFC

    • Depuis le temps que les autorités s’attaquent au problème, on respire encore dans l’incertitude? Qui se pogne le beigne et pourquoi? Et si le problème se situait dans les beaux quartiers de Sillery ou encore mieux sur la colline parlementaire, vous croyez que çà vaserait à ce point?

    • On peut penser a ce qu’il y a de commun entre 14 aout et 20 décembre. C’est vacance et fête, ce qui implique personnel expérimenté en congé. Glencore a un système fermé. Cela implique de la ventilation, des filtres, des contrôles, etc. Si le personnel expérimenté est absent, la probabilité d’erreur humaine ou de défaillance mécanique est plus élevée.

    • Favoritisme social
      comme pour la problématique de l’incinérateur et de ces dirty dozen, si c’était les résidents de Sillery qui étaient touchés, ça fait longtemps que la question aurait été réglé

    • oups dsl, javais pas lu le dernier commentaire

    • Je continue de penser que la DSP n’a aucune étude démontrant la dangerosité de la pentlandite sur la santé humaine. En ce qui concerne les risques du nickel-métal, ce “métal lourd, contaminant et cancérigène” selon eux, encore là, j’aimerais voir les études avant de jeter ma coutellerie et mes chaudrons à la poubelle!

      En Abitibi, nos valeureux fonctionnaires ont exigé d’enlever tous les sols “contaminés” en cuivre, ce “métal lourd, contaminant et cancérigène”, avant de construire une route sur laquelle vont circuler des voitures pleines de cuivre et de nickel, ces “métaux lourds, contaminants et cancérigènes”.

      Évidemment, ils ne suggèreront pas d’enlever les tuyaux de cuivre dans les résidences!!!

      Surprenantes des fois, les décisions prises par nos fonctionnaires écolos! Ça sent le dogmatisme écologique!

    • Je reviens sur les trains (jpthoma1). Se pourrait-il effectivement que ces trains soient la cause du problème ? Mon frère a une maison dans Limoilou et les train passent derrière chez lui, même qu’ils sont en arrêt parfois toute une nuit.

    • @ q.terreux

      Aujourd’hui, les trains qui transportent les concentrés de métaux sont habituellement recouverts et “théoriquement” hermétiques. C’est le cas pour le concentré de cuivre qui arrive à la fonderie Horne à Rouyn-Noranda.

      Évidemment, les compagnies ferroviaires devraient vérifier régulièrement si celà est bien le cas.

    • Les données horaires de la station Beauport d’environnement canada indiquent, pour le 14 août 2013 à 2h00 du matin, un vent d’est (direction de 80 degrés) d’une vitesse moyenne de 33 km/h. Pour la station d’échantillonnage DesSables, cette direction pointe directement vers les installations portuaires. Une analyse des données horaires à la station météo Beauport entre mars et décembre 2013 permet de constater que des vents de cette vélocité correspondent à moins 2,5% des 5988 observations horaires (percentile 97.5% = 33 km/h). De plus, les vents qui soufflent de l’Est (0 à 180 degrés) représentent environ 50% des observations et les vents directement en provenance du Port (70 à 90 degrés) sont encore moins fréquents. Le 14 août 2013, il y avait donc 1 chance sur 2 que le vent provienne de l’est et 2,5 chance sur 100 qu’il atteigne la vélocité de 33 km/heure. Il est donc faux de dire que cette journée-là les vents n’avaient rien d’exceptionnels. Il s’agit bien d’un événement exceptionnel. Malheureusement, les données sur la direction et la vitesse du vent à la station Beauport ne sont pas disponibles pour le 20 décembre 2013, ce qui nous empêche d’en faire l’analyse.

      Les données ici discutées proviennent d’un échantillonneur de type « dichotomous » qui échantillonne l’air sur une période de 24 heures à tous les 6 jours. L’appareil démarre automatiquement à minuit et il aspire l’air sur une période de 24 heures. Un seul nuage de poussière au cours de la période de 24h heures peut saturer le filtre de l’appareil, même si le vent change de direction au cours de la journée.

      Si nous mesurons deux événements importants de mars à décembre 2013, on peut supposer que la fréquence de ces événements peut-être six fois plus importante, car les échantillons sont prélevés 1 jour sur 6. Pour mesurer des pics de particules fugitives en provenance des installations portuaires à la station Des Sables, il faut donc une combinaison de circonstances. Il faut que les vents proviennent de l’est (ce qui survient 1 heure sur 2), qu’ils soient de grande vélocité (2.5 heures sur 100 pour 33 km/h) et ce, au cours d’une journée d’échantillonnage (1 jour sur 6). Il y a donc relativement peu de chance pour que cette situation soit rencontrée. Il est donc tout a fait normal que nous n’enregistrions pas davantage de «pics» de nickel même si la pollution générale dans le port était en cause. Le nombre de jour sans pluie lors de ces conditions éoliennes et, bien sûr, la quantité de particules exposée doivent aussi influencer la quantité de particules fugitives.

      Il aurait aussi été intéressant de parler des résultats de l’appareil à haut débit qui mesure les particules totales en suspension à tous les deux jours depuis mars 2013. En 2013, on y observe des pics de nickel de 291 ng/m3 le 20 août, de 120 ng/m3 le 26 novembre, de 91 ng/m3 le 11 mars, de 89 ng/m3 le 31 mars, etc. Rappelons ici que la moyenne nationale est de 0.9 ng/m3 et que la valeur toxicologique de référence établi par l’US-EPA est de 2 ng/m3.

      Finalement, plusieurs outils permettraient d’identifier les sources de polluants dans l’atmosphère et il serait grand temps que les autorités procèdent à une telle évaluation tel que nous le demandons depuis près de deux ans. Certaines approches utilisent les données d’échantillonnage de la qualité de l’air afin d’en déterminer les principales composantes et ainsi identifier les sources de pollutions (receptor modelling : http://www.epa.gov/air/aqmportal/management/modeling/receptor.htm) alors que d’autres approches consistent à modéliser les émissions de particules en fonctions des sources potentielles connues (http://www.epa.gov/air/aqmportal/management/modeling/index.htm). Ces outils nous permettraient enfin d’avoir un regard juste de la situation, mais il semble que certains acteurs préfèrent ne pas voir la réalité en face.

      Source données météo :

      http://climat.meteo.gc.ca/climateData/hourlydata_f.html?timeframe=1&Prov=&StationID=27803&hlyRange=1999-08-19|2014-08-25&cmdB1=Go&Year=2013&Month=8&Day=14

      Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec
      vigilanceportdequebec.com

    • Je ne le sais pas. Cela nous prendrait plusieurs cours là-dessus. Pour moi, au départ, de la poussière si elle n’est que rabattue plutôt que ramassée elle reste dans l’environnement et voyage sans difficulté mais peut aussi être absorbée. Je pensais aussi à la condensation, l’humidité et autre.

      Dans une futur pluie ou neige il reste du nickel ?

      http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/contaminants/psl1-lsp1/compounds_nickel_composes/index-fra.php

      Les particules restent dans l’atmosphère de 5 à 8 jours quelles soient de source naturelle ou anthropique.

    • Canaille73

      26 août 2014
      13h38

      Les photos sur votre site.. ancien habitant de Limoilou, je fréquentais souvent la plage de Beauport, et j’ai déjà vu ce type de nuage.
      Un peu inquiétant tout de même quand on mange son sandwich les pieds dans l’eau.

    • J’avais commencé à travailler sur un modèle inverse des sources de poussière. Le problème est, hormis la méthode d’échantillonnage, la combinaison de la variation d’orientation limitée des vents dominants avec la position géographique des stations d’échantillonnage fait que l’on ne pointe que vers le port de façon très générale.

      À mon avis, il est plausible que tout le secteur soit contaminé par la poussière de sorte que même si la source principale est contrôlée, cela ne veut pas dire que toutes les sources de poussières potentielles sont sous contrôlées.

    • @jpthoma1

      Il y a une différence de nature évidente entre le risque d’inhaler des particules chargées de «métal lourd, contaminant et cancérigène» et celui d’être sur le chemin de cette gigantesque particule chargée de «métal lourd, contaminant et cancérigène» qu’est une voiture. ;-)

      Les (vrais) écolos vous diront que ces mêmes fonctionnaires sont à la solde de l’industrie. Question de point de vue.

    • Selon la rose des vents présentée dans le rapport du MDDLCC, par rapport à la station DesSables, les vents dominants proviennent du sud-ouest et non pas des installations portuaires. En fait, les rafales de vents quotidiennes proviennent des installations portuaires (Nord-Est) environ 36% des jours échantillonnés (21 jours / 58 ) d’avril 2010 à mars 2012 (voir rapport cité ci-dessous). Il est donc faux de dire que qu’en fonction de la position géographique des stations et de la direction des vents on ne pointe que vers le port.

      Nos analyses, tout comme celles du ministère, démontrent clairement que l’air est nettement plus chargé en nickel lorsque les jours où le vent provient des installations portuaires.

      Rapport de l’Initiative citoyenne sur les concentrations de nickel en fonction de la direction des rafales de vents:

      http://www.vigilanceportdequebec.com/wp-content/uploads/2012/12/RapportProvenanceNickel_VigilancePortdeQu%C3%A9bec.pdf

      Rapport du MDDLCC:

      http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/air/ambiant/nickel-limoilou/concentrations-nickel-air-Limoilou.pdf

      Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec
      vigilanceportdequebec.com

    • Deux morceaux de robot à Canaille73 pour son analyse en profondeur.

    • @ passage

      Si comme l’affirment nos valeureux fonctionnaires, le nickel est un “métal lourd, contaminant et cancérigène” et que ce sont bien des poussières de pentlandite qu’on retrouve dans Limoilou, ils devraient nous faire la démonstration que les poumons ce ceux qui respirent cette pentlandite sont capable de générer la température de 1453 degrés Celcius, qui est nécessaire pour extraire le nickel de la pentlandite et ainsi contaminer celui qui absorbera ce “métal lourd, contaminant et cancérigène”.

      Comme le nickel dans l’automobile, le nickel dans la pentlandite est lié à d’autres atomes (Fe et S dans ce cas) qui en font une molécule excessivement stable à la température du corps humain!

      En somme, si vous respirez de la pentlandite, votre corps n’absorbera pas le nickel qu’elle contient, au même titre que lorsque vous buvez de l’eau, aucun hydrogèle liquide ne circule dans votre corps!

    • @Canaille73 Vous avez mal compris mon propos. L’arrangement des stations de mesure, la méthode d’échantillonnage et les vents dominants font que l’on ne peut circonscrire qu’une zone assez grande du port comme source de poussière. Cela empêche d’isoler des sources secondaires.

    • @canaille 73

      Vos arguments et votre analyse est on ne peut plus claire, la seule chose qui est encore plus claire c’est que la ville n’as jamais pris le dossier au sérieux et n’as pas l’intention de le faire… ON se rabat sur l’environnement pour éviter de prendre a moindre responsabilité…

      Mais le ministère de l’environnement n’as jamais poursuivi personne sauf des cies moribondes qui ne presentent aucun danger en défense bien sur on fair gronder le ministre pour faire semblant d’avoir du pouvoir mais a pas menacer dans le concrêt c’est zéro….

      Dans le cas de la légionellose la ville s’est rabatue sur la santé publique puisque son département d’environnement n’est pas fonctionnel , a part surveiller les poubelles et l’eau potable et sur semaine encore seulement ( la fin de semaine ils sont pas la….) vous pouvez boucaner vos voisins à qui mieux mieux il ne peuvent rien faire … C’est simple contrairement a la CUM qui a un règlement sur la qualité de l’air …Québec n’as rien , sécurité incendie ou nuisance publique n’incluant que le bruit , Si vous pouvez choisir votre eau ou l’acheter ailleurs , vous ne pouvez pas choisir l’air que vous respirez …mais pour la ville de Québec c’est pas son problème ….Et c’est clair que personne ne fait rien sauf quelques coup de gueule pour gérer seulement la partie médiatique du problème…

      Si à Montréal on peut mâcher de la gomme pis marcher en même temps à Québec s on choisit de péter de la broue on ne peut faire qu’une chose a la fois au lieu de prendre les moyens pour déterminer et corriger le problème et règlementer la qualité de l’air qu’on a pas le choix de respirer , Après une douzaine de mort avec l’épisode de la légionellose me semble que ça serait le temps d’y penser….

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