Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Jeudi 5 juin 2014 | Mise en ligne à 10h40 | Commenter Commentaires (57)

    La «balloune» El Nino se déssouffle un peu

    L'accumulation de chaleur sur les 300 premiers mètres d'eau (le «moteur» d'El Nino) dans le Pacifique équatorial au large de l'Amérique du Sud, a nettement diminué en mai, après avoir connu une augmentation spectaculaire en mars et en avril. (Graphique : NOAA)

    L'accumulation de chaleur sur les 300 premiers mètres d'eau (le «moteur» d'El Nino) dans le Pacifique équatorial au large de l'Amérique du Sud, a nettement diminué en mai, après avoir connu une augmentation spectaculaire en mars et en avril. (Graphique : NOAA)

    Il est de plus en plus certain qu’un épisode El Nino est sur le point de survenir, mais il ne sera sans doute pas aussi fort qu’on le craignait ce printemps, quand on en a détecté les premiers symptômes, selon la dernière mise à jour de la National Oceanic and Atmospheric Administration, parue ce matin.

    Comme on l’a déjà vu ici récemment, un épisode El Nino survient lorsque les vents qui balaient habituellement le Pacifique équatorial vers l’Asie, les alizés, faiblissent ou cessent de souffler. En temps normal, ces vents sont si forts qu’ils font une différence d’environ 50 cm sur le niveau de la mer. Ce «surplus» dans la partie asiatique de l’océan provoque à son tour une remontée d’eaux froides des profondeurs le long de la côte américaine. Lors d’une année El Nino, cette remontée cesse, d’immenses masses d’eau chaude s’accumulent dans une (vaste) région du Pacifique où la surface est habituellement froide, ce qui a des conséquences planétaires sur les vents, les précipitations, la distribution de la chaleur et même la température mondiale moyenne — bref, sur la météo de tout le monde.

    C’est un phénomène au comportement capricieux qui est terriblement difficile à prévoir, mais l’accumulation de chaleur dans les 300 premiers mètres du Pacifique équatorial était telle jusqu’en avril que des météorologues commençaient à faire des parallèles avec l’épisode de 1997-98, qui fut l’un des plus intense jamais enregistré. Cependant, comme le montre la figure ci-haut, l’océan a pu relâcher pas mal d’énergie depuis — de gros orages sur en Amérique du Sud, m’a dit la semaine dernière Anthony Barnston, responsable des prédictions à l’International Research Institute for Climate and Society, qui participe aux prédictions de la NOAA —, ce qui fait désormais croire que le El Nino qui se prépare sera de force modérée.

    Il y a cependant environ 80 % de chances que nous ayons un El Nino d’ici la fin de l’année, et il demeure impossible pour l’instant d’écarter la possibilité d’un épisode très fort (ou faible).


    • J’ai réalisé cette semaine que le GIEC, ainsi que tout ceux qui vendent l’idée du réchauffement climatique anthropique étaient de pitoyables relationnistes.

      J’ai écouté au début de la semaine, le reportage Palawan, l’empire des perles de 360 Géo (saison 22). Il parlait de la culture des perles aux Philippines. Ils nous montraient le fond de la mer où les coraux blanchissent dû à l’augmentation de la température et où la culture des perles est menacée. Sans compter qu’ils nous montraient le laboratoire installé sur le bord de la mer. Des lignes indiquant les marées les plus hautes sont visible à l’extérieur du laboratoire. On peut bien voir l’augmentation du niveau de la mer. Mais bon, l’émission montre seulement les changements climatiques. Ils n’indiquent pas la cause.

      Donc, si vous voulez vendre correctement l’idée, lâcher les simulations informatiques et montrer donc les conséquences. Parce que la plupart des gens (métro-boulot-dodo) n’en ont rien à cirer des simulations informatiques. Mais sans tricher. Du genre, le réchauffement menace les ours polaires, alors qu’ils se portent très bien.

      Si vous vendriez votre salade, les gens pourraient vous croire plus facilement.

      El Nino n’a pas grand-chose à voir avec le réchauffement ou le GIEC. J’ai par ailleurs pas mal de misère à vous suivre : vous dites qu’il faut montrer les conséquences des changements climatiques pour vous convaincre que leur cause est en grande partie anthropique ?
      De toute manière, si un consensus scientifique gros comme ça ne suffit pas à vous convaincre, je doute que des images y parviennent.
      JFC

    • Si vous vendriez mieux….

    • Si vous VENDIEZ mieux

    • M. Cliche

      Ce que je dis, c’est que si vous montriez plus les conséquences, le message passerait mieux dans la société. En autant que ceux qui émettent le message soient honnêtes. Hey, j’essaie de vous aider là. Vous devriez saisir la balle au vol.

      Quant au cause, pour moi c’est pas clair. Il y a eu tellement de réchauffement climatique à travers l’histoire, comment savoir si celui que nous vivons est causé par l’Homme ou non? Analyse t-on les variations de température des autres planètes, histoire d’éliminer des causes extérieur à la planète. C’est sûr que l’activité humaine à des conséquences pour la planète, mais à 100%?

    • vous aimez pas la chaleur?

    • Il me semble que el Nino affecte surtout l’ouest. Pour eux, la Californie en particulier qui a vécu un hiver de sécheresse, ça ne semble pas une bonne nouvelle.
      Il me semble que l’oscillation arctique (OA ou AO) a un effet plus important pour nous. En phase négative, l’oscillation est faible et l’air arctique s’écoule au centre du continent (les Prairies) plutôt qu’aux extrémités du continent, alors que l’inverse se produit en phase positive.

      Effectivement, el Nino et les cycles solaires n’ont aucun rapport avec le déséquilibre de l’effet de serre causé par l’homme (et la femme:). Je m’attendais une tirade clito-sceptique du genre: ils ne peuvent pas prévoir el Nino, comment peuvent le réchauffement.
      Françoise L.

    • comment peuvent-ils prévoir

    • D’après le chiffre de ce matin. Il y encore 70 % à 80 % de probabilité d’avoir un El Nino cette année.

      http://iri.columbia.edu/our-expertise/climate/forecasts/enso/current/?enso_tab=enso-cpc_plume

    • M_Tremblay: “Quant au cause, pour moi c’est pas clair. Il y a eu tellement de réchauffement climatique à travers l’histoire, comment savoir si celui que nous vivons est causé par l’Homme ou non?”

      Étant donné que vous n’avez rien à cirer des simulations informatiques, il sera difficile de vous convaincre que sans l’effet anthropique (principalement l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère), l’augmentation de la température globale serait moins accentuée.

      L’intérêt des simulations numériques réside dans la capacité à reproduire plusieurs fois les conditions de la Terre et à caractériser la variabilité naturelle du climat. À noter: les observations ne sont qu’une réalisation possible du climat, à l’intérieur de la variabilité naturelle. Autrement dit, l’aspect chaotique du système climatique fait en sorte que nous aurions pu connaître une séquence climatique différente de celle que nous avons connue et/ou mesurée. Par exemple, nous aurions pu avoir un “Petite ère glaciaire” à une autre époque que celle que nous avons mesurée.

    • @pulcinella: “Je m’attendais une tirade climato-sceptique du genre: ils ne peuvent pas prévoir el Nino, comment peuvent-ils prévoir le réchauffement.”

      Ça ne saurait tarder!

      Je pense qu’on pourrait facilement modéliser le temps moyen d’apparition de ce genre de tirade avec une distribution de Poisson.

    • M. tremblay, dimanche passée au 8, l’excellente série Cosmos: A Spacetime Odyssey a expliqué de manière très détaillée pourquoi les récents changements climatiques sont la signature de l’homme. lLes traces qu’on laisse sont faciles à identifiées et on peut voir ainsi qu’elles diffèrent de celles des changements climatiques précédents.

      Je conseille cet épisode à tous ceux qui mieux comprendre l’enjeu, les explications sont limpides et la présentation très inventive.

    • MétéoMédia semblait dire que l’effet El Nino serait retardé à l’automne et à l’hiver. www.meteomedia.com/nouvelles/articles/el-nino-ne-jouera-pas-un-role-sur-notre-ete-/28875/
      Le NOAA également.
      www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/enso_advisory/ensodisc.pdf

      @M_Tremblay
      “si vous montriez plus les conséquences”
      Elles sont amplement montrées mais il y en ici et ailleurs qui se font un honneur à ne parler que des bonnes conséquences qui vont des vignobles québécois à la culture maraichère dans le Grand Nord canadien. Pas un mot sur la disparition d’espèces animales ou de recrudescence des températures violentes. Du pick and choose !!

    • @M_Tremblay Règle no 1 des communications : le message doit être conçu pour un enfant de 8 ans.

      Quand on sait cela, on comprend tout.

    • déssouffler ce n’est pas français, c’est ni un verbe, ni quelque chose d’intelligible dans cette langue, en anglais traduit n’importe comment peut être.

    • Sans ballonne el nino, va falloir conclure que le climat ne s’est réchauffé qu’à un rythme de 1.4 degré par siècle depuis 25 ans, ce qui est un peu ennuyant pour les tenants d’apocalypse climatique imminent.

    • @waddle
      Ca existe en vieux français sans accent.
      cnrtl.fr/definition/dmf/dessouffler

      artflx.uchicago.edu/cgi-bin/dicos/pubdico1look.pl?strippedhw=dessouffler&dicoid=LITTRE1872

    • Ce n’est pas parce que “déssoufler” ne figure pas dans les dictionnaires Robert ou Larousse que le mot est inintelligible. Nos neurones sont capables de capter le sens d’un mot sans l’approbation des autorités linguistiques instituées.

      Sur le fond de la question, il me semble que la signature anthropique du réchauffement actuel est claire. Ce qui reste à savoir, c’est la sensibilité du CO2, à savoir de combien de degrés un doublement de concentration de ce gaz dans l’atmosphère va faire augmenter la température moyenne. Tout celà dépend d’un ensemble de feedbacks souvent mal compris, mais que l’on peut essayer d’estimer à l’aide d’études qualitatives et quantitatives sur le climat du passé et les phénomènes météorologiques actuels. Arrhenius, il y a plus d’un siècle, prédisait deux degrés. Actuellement, beaucoup de gens estiment que la sensibilité du CO2 est plus élevée que ça, et peu de gens la situent en bas de 2 degrés. Le vrai “débat” sur le réchauffement, il est là: à quel point on va être dans la merde ?

    • Preuve que l’homme n’a rien à voir dans le réchauffement ou si peu.

    • @honorable C«Sans ballonne el nino, va falloir conclure que le climat ne s’est réchauffé qu’à un rythme de 1.4 degré par siècle depuis 25 ans, ce qui est un peu ennuyant pour les tenants d’apocalypse climatique imminent.»

      Où est le problème? C’est ce chiffre que tout le monde crédible donnent depuis toujours. C’est compatible avec les modèles.

    • @soutasse : Il ne faudrait pas confondre les phénomènes saisonniers et interannuel aux phénomènes climatique. Les variations des premiers phénomènes sont assez importantes tandis que la variation du signal climatique doit se mesurer sur au moins 70 ans et plus.

      @honorable: Il est inutile de caractériser le climat avec des moyennes de 25 ans. Ceci dit, si l’augmentation est bel et bien de 1.4C/100 ans depuis 25 ans, c’est assez important! L’augmentation des 100 dernières années (i.e. 1906-2005) se situe plutôt autour de 0,74C +/- 0,18C. L’accélération de l’augmentation est assez substantielle. Mais, encore une fois, d’utiliser seulement 25ans pour estimer la tendance sur 100 ans n’est pas une technique adéquate. Du moins, on ne peut pas conclure.

    • honorable, « Sans ballonne el nino, va falloir conclure que le climat ne s’est réchauffé qu’à un rythme de 1.4 degré par siècle depuis 25 ans, ce qui est un peu ennuyant pour les tenants d’apocalypse climatique imminent. »

      Mais justement, la fameuse date de 1998 choisie pour illustrer la supposée pause de l’augmentation de la température a été l’année du plus grand El Niño jamais observé. Et malgré le fait qu’on n’ait pas de El Niño aujourd’hui, il fait aussi chaud qu’en 1998. Preuve que la Terre a continué de se réchauffer depuis 1998.

      À ce sujet, voir la figure 5 de cet article: http://iopscience.iop.org/1748-9326/6/4/044022

    • Monsieur, en rien l’existence d’un consensus oblige le Scientifique au sens large du terme, à abandonner son adhésion systémique au doute. Oui il existe un consensus, mais il existe également plus de 30 000 signataires de la pétition de l’Oregon Institute contre la thèse du réchauffement anthropique irréversible et j’insiste sur ce dernier mot. Cela étant, il est très présomptueux d’affirmer comme vous le faites, que l’oscillation du El Nino n’a rien à voir avec le réchauffement climatique…tout comme il est prématuré d’affirmer qu’elle en fait partie. Le fait est qu’on ignore comment l’un agit sur l’autre. Cela m’amène à poser certaines limites dans l’étude des changements climatiques. Je m’étais bien dit que je ne me lancerais pas encore une fois dans une tirade climato-sceptique….sauf qu’il existe encore quatre problèmes dans cette question du changement climatique anthropique irréversible :

      Le premier c’est que le CO2 (et les autres gaz) ne reste pas sagement où il se trouve et que des échanges permanents et très efficaces entre la Terre, les océans (surface et profondeur) et l’atmosphère existent. Ils sont très complexes et généralement mal connus dans l’état actuel de la science. Certains croient le savoir mais ils sont démentis par d’autres dans un article subséquent. Bref, honnêtement, on patauge encore !

      Le second problème c’est que l’on ignore encore énormément de faits fondamentaux sur la manière dont notre planète réagit à un excès de CO2 dans l’atmosphère et à une élévation de température. Or il existe des milliers sinon des millions de boucle de rétroaction qui agissent à toutes les échelles et entre toutes les composantes terrestres, de la bactérie, aux échanges troposphère/tropopause….encore une fois ici, il y des milliers de sujets de dissertations et de thèses à étudier…

      Le troisième problème vient de notre incapacité actuelle à prévoir et à estimer l’influence de l’eau contenue dans l’atmosphère qui représente l’immense majorité des molécules de GES présentes. Or, sait bien que H20 joue un rôle tout à fait primordial pour l’effet de serre, entre 95% et 64% selon les auteurs.

      Enfin, le quatrième problème c’est qu’on est encore incapable d’évaluer avec certitude l’influence réelle du soleil et de ses variations périodiques dans les simulations. Ces inconnues mal maîtrisées suscitent de graves réserves sur les prévisions climatiques par ordinateur.

      Finalement, il y a la théorie de l’effet de serre saturé de Miskolczi qui vient mettre le GIEC dans l’embarras….

      Par définition, le climat concerne les tendances à long terme (30-50 ans et plus), alors qu’El Nino revient aux 2 à 7 ans et ses effets ne s’étendent pas sur plus d’une année, ce qui le place dans la météo. On peut bien chipoter en disant que les changements climatiques pourraient influencer la survenue d’El Nino, mais en ce qui me concerne, ça commence à ressembler à de l’argutie.
      Je ne répondrai pas à vos arguments point par point, mais j’en dirai ceci : je n’ai jamais entendu parler d’un consensus scientifique reposant sur des bases aussi bancales que ce que vous décrivez. Si vraiment les points que vous soulevez étaient importants, il n’y aurait pas de consensus scientifique sur l’origine en grande partie anthropique du réchauffement. À cet égard, je tiens à souligner que nous sommes d’accord sur le fait qu’un consensus scientifique n’est pas éternel et que son existence ne doit pas abolir toute forme de doute mais, comme tout le reste, cette maxime ne doit pas être appliquée de manière absolue. Il vient un moment où revendiquer le doute systématique devient un paravent pour l’entêtement. Il y a un consensus scientifique sur le fait que le yéti n’existe pas ; faites-en ce que vous voulez.
      Je me permets par ailleurs de vous signaler que la théorie de Miskolszi n’embarrasse pas le GIEC, pour la simple et bonne raison qu’elle est complètement discréditée (voir ici, ici et ici, notamment).
      JFC

    • El Nino, El Nina, le Vortex polaire… Ils me font bien marrer avec leurs noms loufoques alors qu’ils ne peuvent même plus prévoir la météo une journée d’avance car les formules mathématiques ne fonctionnent plus. Regardez les courants atmosphériques en ce moment, du jamais vu, les dépressions arrivent du nord-EST en tournoyant. J’observe les images satellites depuis qu’Internet le permet et je n’ai jamais vu ça. Les éruptions volcaniques sous-marines en hausse perturbent la température des océans et du même coup le climat, plus d’extrêmes, d’inondations, de grêle, tornades et ce n’est qu’un début. Et de blamer l’homme qui est si infiniment minuscule devant cette nature si forte, c’est être un peu narcissique et se donner trop d’importance. La nature est un être complexe et tellement puissant, nous devons plutôt être très humble devant elle et la respecter.

    • @tisafo,

      Je pense qu’il n’y a à peu près rien de bon dans ce que vous avez écrit… À part peut-être le fait que l’eau contribue à l’effet de serre, mais sûrement pas dans le sens que vous voudriez.

    • Quand j’étais petit c’était cool douter. On nous enseignait à douter. On nous disait d’être membre des sceptiques du québec etc. Aujourd’hui on dit aux jeunes : “Cessez de douter! Il y a consensus! Si vous doutez, on va vous pointer du doigt!” Heu! Fraudrait savoir aussi.

    • @Pulcinella

      Vous avez en partie raison sauf que El Nino donne habituellement des hivers très pluvieux sur lea Californie et la côte Ouest en général. Quant au Nao (north atlantic oscillation), il s’agit plutôt d’un phénomène qui dure quelques semaines à la fois et dont vous avez bien résumé l’effet sur la météo de l’Esr de l’Amérique.Par contre, cet hiver le NAO a été plutôt neutre.C’est le même phénomène dans le Pacifique -Nord appelé PNA qui été en phase positive tout l’hiver. C’est ce qui donné un hiver très doux en Alaska et la Sibérie et qui a déplacé le vortex polaire sur la Baie d’hudson pendant presque tout l’hiver et permit l’intrusion continuelle d’air froid sur les Grands Lacs et l’Est de l’Amérique.

    • @wiseguy : Encore une fois, il ne faut pas confondre la météo avec le climat.

      Une analogie simple pour comprendre la différence au niveau scientifique: lançons une pièce de monnaie 1000 fois. J’obtiens 497 face et 503 piles. Je refais l’expérience et j’obtiens 510 faces et 490 piles. Je refais encore et encore et je peux conclure que la probabilité d’obtenir un pile et un face est équiprobable, avec une valeur de 50%. Cette probabilité (ou loi) est l’étude du climat. Cette connaissance ne me permet pas de connaître le résultat du prochain lancer (météo), mais j’aurais les résultats pour affirmer que si vous lancer la pièce de monnaie un millier de fois, vous serez autour de 50% de pile et de 50% de face.

      Par ailleurs, si on ne peut prévoir la météo plus de quelques jours en avance, ce n’est pas parce que les équations mathématiques ne fonctionne plus, mais bien parce que ces équations sont chaotique. Je vous suggère la lecture d’un livre grand public à ce sujet : James Gleick, La Théorie du Chaos.

      Le climat est simplement l’étude des caractéristiques statistiques de la météo.

    • Le cas d’El Nino démontre bien la complexité des changements climatiques. Il ne faut pas simplifier ce problème complexe à une seule augmentation de chaleur à un endroit précis, comme les climatosceptiques en manque d’arguments font pour tenter de discréditer la thèse des changements anthropogénique du climat.

      Les changements climatiques influenceront et changeront les écosystèmes et les nombreux phénomènes climatiques qui les régissent, tout comme El Nino influence le climat de l’ensemble du pourtour Pacifique. Il suffit de quelques dixième de degré pour changer la météo, le cas d’El Nino démontre aussi à quel point nous connaissons peu l’influence possible de changements semblables à long terme sur les organismes de la planète. Il sera trop tard pour agir une fois que les courant marins de fond auront déjà changé leur cour.

      Encore une fois : El Nino n’influence PAS le climat (long terme), mais la météo (court terme).
      JFC

    • @soutasse

      Même Descartes basait son doute sur des assises irréfutable. Douter de tout sans exception, même à l’encontre des preuves, est loin d’être la bonne route à suivre.

      “Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir.” Henri Poincaré

    • @dutil: 1.4 degré par siècle n’a rien d’apocalyptique. Content de vous l’entendre dire Jamais je ne trouverai trop chaud un Montréal de 2114 où la température moyenne est de 8.9 degrés au lieu de 7.5 degrés, n’en déplaise aux prédicateurs d’apocalypse.

      Vous savez fort bien que journalistes et al. essaient de nous faire peur avec des chiffres beaucoup plus haut, et ce, depuis 25 ans.

    • @dutil, relisez les articles de journaux sur le sujet depuis 25 ans et vous allez voir que très peu de gens annonçaient une hausse de 1.4 degré par siècle. En somme, si je vous ai bien compris, vous admettez, et j’en suis content, que très peu des articles journalistiques sur le sujet depuis 25 ans étaient crédibles.

      La plupart de ces articles se concentraient sur le scénario le plus apocalyptique imaginable. Il y a un nom pour cette approche: démagogie.

    • Le journaliste couvrant la F1 sur RDS nous parle même des “conditions climatiques prévues pour la fin de semaine”. Ce lapsus en dit des volumes sur le lavage de cerveau qui a eu lieu au cours des derniers 25 ans… Je ne crois pas qu’on aurait commis un tel lapsus il y a 30 ans.

    • @wiseguy
      En plus de ce que BertrandToupin dit, les prévisions ne sont pas entièrement l’oeuvre d’équations mathématiques. Les météorologues observent les événements météo et décident quel programme/equation ils vont appliquer pour leurs prévisions. C’est pourquoi TVA va dire qu’il pleuvoir demain matin et MétéoMedia va dire seulement en après-midi. Même si à la base ils partent des mêmes observations d’Environnement Canada.
      Et il y a des situations qui sont facilement prévisibles pour plusieurs jours et d’autres totalement inprévisibles à quelques heures près. Un anticyclone et des cellules orageuses ne sont pas les même bibittes !!

      @soutasse
      Mr Cliche parlait d’absolu. Le doute absolu est paralysant. On ne ferait plus jamais rien, on serait toujours en remise en question de tout.

    • @JFC

      Désolé du lapsus, je voulais dire qu’El Nino influence la météo. Je comparais simplement les changements climatique à long terme avec les changements météorologique à court terme d’El Nino. Simplifiez cela à une augmentation de 1,5 degré sans prendre en considération les changements dans les cycles météorologiques qui à long terme auront des répercussions sur le climat est commettre une erreur selon moi. Peut-être que 1,5 degré n’est pas apocalyptique, mais si cela fait dévier le jet stream et nous amène des été plus froids et des hivers plus chaud, l’impact négatif sur les écosystèmes canadiens risque d’être majeur.

      Vous êtes gracié, mon brave, allez en paix et ne commettez plus le mal. ;-)
      JFC

    • @honorable 1.4 degré par siècle, C’est le chiffre actuel par le futur.

      Pourquoi ressortez-vous toujours cet argument faux. Vous savez très bien que 1,4 C/siècle c’est sur l’ensemble de la Terre. Au Canada, l’effet est beaucoup plus important. à Montréal depuis 1990 la température moyenne à augmentée au taux de 6,7 C/siècle.

    • @honorable: “Jamais je ne trouverai trop chaud un Montréal de 2114 où la température moyenne est de 8.9 degrés au lieu de 7.5 degrés, n’en déplaise aux prédicateurs d’apocalypse.”

      La moyenne climatique n’est que cela, une moyenne qui ne représente pas nécessairement les conditions météorologiques. En fait, à plusieurs endroits du monde, la moyenne climatique ne représente pratiquement aucune journée typique de l’endroit. Par exemple, la moyenne annuelle de la Sibérie est d’environ 0.5C. Une moyenne très éloigné de la réalité hivernale et estivale de l’endroit.

      Autrement dit, il faut aussi regarder la variance temporelle de l’endroit!

    • La preuve irréfutable n’est pas aussi raisonnable que la loi des gaz parfaits par exemple. Dans ce temps-là, on doute.

    • @honorable
      Il y a 25 ans on parlait de pluies acides. Hors, qu’est-ce qui est arrivé depuis ? Il y en a beaucoup moins (sauf en Chine). Même chose pour le trou dans la couche d’ozone. On a remplacé les produits qui détruisaient la couche d’ozone. Ca va prendre du temps encore avant de voir si ça a un effet par-contre.
      Si on en parle pas … on ne fera jamais rien. Et qu’est-ce qui est pire ? Voir ça plus noir que ça l’est peut-être ou jouer à l’autruche et continuer répandre de la vieille huile usée sur les chemins de terre pour rabattre la poussière par exemple ?

    • @soutane : Seulement, la loi des gaz parfait est loin d’être parfaite! Étrange paradoxe n’est-ce pas de ne point douter d’une loi qui demeure imprécise?

    • @bertrtandtoupin: ne vous inquiétez pas (et surtout ne vous laissez pas obnubiler par les apocalyptiques). Quand il ferait 8.9 degré à Montréal, cela voudrait dire que les hivers ET les étés serraient plus chauds. RIEN n’indique que la variance augmente. Le température augmente et la variance reste à peu près la même.

      @Dutil: depuis quand attachez-vous de l’importance à un changement de température sur une période de 25 ans? Et votre 6.7 degré par siècle pour Montréal (par opposition à Kuujuuak) me semble fort douteux. Vous auriez du donner une source crédible qui DIT ce que vous prétendez et non une source qui brode autour du sujet.

    • @gl0000: les pluies acides étaient de la pollution (très différent du C02). De plus, la source de pluies acides endommageant le Québec ET la Nouvelle -Angleterre était bien identifiée: le Mid West Américain. Il est pas mal plus facile d’obtenir une solidarité canada-américaine qu’une solidarité planétaire.

      Vous vous illusionnez si vous pensez que la Chine va se mettre à produire moins de C02 parce que le Québec aime les voitures électriques ou se fait hara kiri économique. Les Chinois s’en fouttent de ce que vous pensez. Le Canada disparaitrait ce soir et cela n’aurait aucun effet détectable à court, moyen et long terme sur l’augmentation des gaz à effet de serre.

      Kid Kodak Desmond Tutu aura beau blasphémer contre les sables bitumineux, cela ne change rien au fait que Desmond Tutu produit énormément plus de C02 que moi. J’aime mieux donner l’exemple que placoter contre le C02 du côté droit de la bouche et produire des quantités faramineuses de C02 du côté gauche de la bouche, comme Tutu et Gore.

    • @Bertrandtoupin

      Vous avez bien raison.En Sibérie, moy de 0 deg, extrêmes de -30 et +30.En Islande, moy de 0 deg, extrêmes de -10 et de +10…
      Mêmes moyennes, climat différent.

    • J’aime beaucoup, en passant, le 6.7 degrés par siècle de Dutil. Cela implique que les effets apocalyptiques prévus par les écolos devraient être sur le point de se produire à Montréal et dans les autres régions du Globe où le réchauffement aurait dépassé la moyenne ( +0.9 degrés depuis 1850). Je vous rappelle qu’à partir de + 2 degrés les écolos nous prédisent le début d’apocalypses.

      Or, si on se fie à Dutil, certaines régions du monde “souffrent” déjà d’un +2 degrés.

      Bien sûr Dutil va me mentionner des inconvénients. Soit. Mais non des apocalypses.

      Un autre aspect que gl0000 n’a pas compris: personne ne bénéficie de pluies acides, mais certains pays peuvent bénéficier d’un climat plus chaud. Un climat plus chaud pourrait signifier des métropoles du style Oslo, Stockholm ou Helsinki dans le grand Nord canadien: un bienfait pour le Canada. Tout comme la fonte des glaces a été un bienfait pour la Scandinavie.

      En résumé, je ne fais que dire: cessons d’avoir inutilement peur. SURTOUT: que ceux qui militent contre le C02 donnent soient au moins EXEMPLAIRES dans leur faible production. C’est souvent l’inverse qui se produit: plus quelqu’un voyage dans des lieux exotiques, à grand renfort de production de C02, plus il fait profession de verdure, dans mon expérience personnelle. Eux se proclament verts mais produisent 3 fois plus de C02 annuel que moi! En somme, ils se disent verts sans l’être alors que moi je suis vert tout en critiquant la démagogie verte.

    • Le journaliste couvrant la F1 sur RDS nous parle même des “conditions climatiques prévues pour la fin de semaine”.
      __________
      Mouhahahahaha!

    • @honorable: Il y a certaines indications qu’il y a du changement dans la variance. Voir le rapport SREX, section 3.1.6.

      Par ailleurs, quand les scientifiques disent qu’il y aura des conséquences si on dépasse +2C, on parle bien de la température globale, pas dès qu’une région dépasse un 2C. La variabilité spatiale du réchauffement est assez importante, principalement à cause des processus hautement non-linéaire comme la neige.

    • @honorable Ce n’est pas parce que certains endroits deviendront peut-être plus cléments pour l’homme dans votre conception du confort qu’il n’y aura pas autant d’endroits, sinon beaucoup plus, qui deviendront complètement inconfortable à vivre. Et comme les pluies acides, les sources de production de gaz à effet de serre sont bien connus, cessez de toujours voir seulement ce qui vous arrange, ça devient énervant.

    • @Honorable Ma source c’est l’analyse faite parle groupe BEST du climotosceptique (maintenant réaliste) Richard Muller. Voyer par vous même.

      http://berkeleyearth.lbl.gov/locations/45.81N-72.69W

      En fait, le vrai problème n’est pas tant le changement de température global, que sa variation spatiale, ainsi que des effets que cela a sur le régime des précipitations.

    • @jeffmo: les sources de gaz à effets de serre sont les 110 pays de la planète. Sans accord entre ces 110, pas de solution. Très différent des pluies acides où un accord entre 2 pays suffisait.

    • @opto85
      Merci pour les précisions. Ils devraient moins souffrir l’hiver prochain là-bas. Mais je me demande ce que ce sera un été el Nino pour eux.
      Question à 1000$: qu’est-ce qui a déplacé le vortex (où l’écoulement d’air arctique pour ceux que le mot terrifie) vers nous? Je pensais que la zone de haute pression sur le Groenland favorisait l’écoulement sur nous. Peut-être pas.

      Françoise L.

    • @honorable:
      La Chine prévoit limiter ses émissions de CO2 d’ici la fin de la décennie:
      http://www.theguardian.com/environment/2014/jun/03/china-pledges-limit-carbon-emissions

      Peut-elle prévoit-elle un ralentissement de son économie (croissance de 7% pour 2015 basée surtout sur la demande intérieure). Ou simplement a-t-elle atteint le point limite 0 de la pollution.

    • En Chine, ils suivent le chemin que nous avons pris mais plus rapidement et plus intensément. Dans leurs grandes villes industrielles, ils ont des taux de pollution semblables à Londres dans le temps des grands smogs. Aujourd’hui, on voit le ciel bleu et le soleil à Londres. En Chine, ils commencent à contrôler leur pollution car ils en crèvent et leur nouveaux riches désertent la Chine. Les Chinois n’agiront pas pour nous mais pour eux.

      Agir pour contrôler le CO2, n’est qu’une question de temps. Dans 20 ou 40 ans, on sera certain et on verra les effets. Mais la question est: Est-ce que nous sommes assez intelligent en tant qu’espèce pour agir avant d’avoir des preuves qu’un ado en secondaire 3 pourrait analyser?

      Les diverses zones climatiques de la Terre sont basée sur le fait qu’il y a des échanges entre la zone très chaude de la Terre et les zones très froides les Poles. Le CO2 a un très grand impact dans les zones froides car la concentration en vapeur d’eau est très faible et l’impact de l’effet de serre du CO2 par rapport à la vapeur d’eau y est significatif alors qu’à l’Équateur zone très humide, le CO2 n’a pas d’impact. Cela tous ceux qui vivent au Canada savent que l’air est sec l’hiver. On n’a qu’à consulter une courbe de concentration de la vapeur dans l’air en fonction de la température pour le voir. Hydrologie 101.

      Le reste est de faire des simulations et des observations pour quantifier les effets du CO2 sur notre climat pour essayer d’agir et de planifier pour se comporter autrement que des lemmings et des économistes.

    • C’est le fun parler du réchauffement. Toujours bien amusant.

    • @honorable
      Les pluies acides étaient un problème bien plus global que vous le laissez croire.
      fr.wikipedia.org/wiki/Pluie_acide#R.C3.A9partition_g.C3.A9ographique_et_tendances_r.C3.A9centes

      Encore du pick and choose. La majorité des pays ne bénéficieront pas du réchauffement. Comment peut-on être vert et égoïste comme ça ?

    • @Dutil, merci. Votre source nous donne une augmentation de 10.3 degré par siècle pour le Québec depuis 1990. Chic alors, nous sommes aux premières loges du catastrophismes et des cataclysmes annoncés. Nous aurons la chance de montrer au monde combien catastrophique et cataclysmique notre situation est… c’est-à-dire, en réalité, nous deviendrions le laboratoire prouvant au monde qu’un réchauffement, même rapide, est beaucoup plus bénin que prévu.

      Il y a des inconvénients, bien sûr. Par exemple, je n’ai gratté mon entrée de garage (je ne parle pas des escaliers) que 3 fois au cours des 2 dernières années. Les plus inquiets parlent d’un effet catastrophique de cette calamité sur mon tour de taille…

      En fait, je suis même estomaqué que les journalistes n’ait pas encore développé ce thème: le réchauffement climatique en Amérique du Nord augmente le taux d’obésité en diminuant le pelletage en hiver :)

      Je ne suis vraiment pas convaincu que l’effet du réchauffement climatique sur les précipitations soit supérieur à celui de la déforestation.

    • @pulcinella: “Question à 1000$: qu’est-ce qui a déplacé le vortex (où l’écoulement d’air arctique pour ceux que le mot terrifie) vers nous? Je pensais que la zone de haute pression sur le Groenland favorisait l’écoulement sur nous. Peut-être pas.”

      Une des hypothèses actuelles est la réduction du gradient thermique entre le sud et le nord (les latititudes nordiques se réchauffant plus rapidement que les latitudes tropicales). Avec un gradient thermique réduit, le jet stream est réduit (sa vitesse), causant des méandres de celui-ci plus importantes (i.e. au lieu d’être plus ou moins “droit”, il oscille du nord au sud). Le jet stream régule les systèmes synoptiques à nos latitudes. Ainsi, nous devrons voir apparaître des séquences synoptiques plus “longue” durant l’hiver principalement (durant l’été le gradient thermique entre le nord et le sud étant déjà assez faible).

      Voir Francis (2012) : http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&cad=rja&uact=8&ved=0CFEQFjAI&url=http%3A%2F%2Fonlinelibrary.wiley.com%2Fdoi%2F10.1029%2F2012GL051000%2Fabstract&ei=-BaTU8XCOcGKyAT0n4KYAQ&usg=AFQjCNHDYjU6ekZjIW9BNSBlJ-fWxd_F0A&bvm=bv.68445247,d.aWw

    • @Honorable

      Je n’ai pas regardé l’étude de M. Dutil mais si on regarde les à MTL, moyenne de 5.7 décennie 70 et moyenne de 7.2 décennie 2000-10. Donc, augmentatation de 1.5 deg en 30-35 ans. Si on extrapole sur 100 ans, ça devrait donner entre 3.5 et 4 deg de plus au total vers 2100.Cela correspond à ce que la majorité des modèles prévoient.
      Si on s’en tient strictement pour MTL, cela n’aura probablement pas de conséquences catastrophiques. L’hiver va ressembler à celui du sud de la Pennsylavanie et l’été sera plus long et plus chaud.
      Mais les conséquences à l’échelle planétaire seront plus grandes. Fonte de la calottes glaciaire l’été, hausse du niveau des océans, désertification accrue etc.
      La planète s’ autorégule à 15 deg.Une augmentation d3e 3-4 deg pourrait causer un effet domino insoupçonné.Ce sont nos arrières-petits-enfants qui pourraient en subir les conséquences.
      Scenario apocalyptique et purement hypothétique me dirai-vous?Peut-être qu’effectivement il ne passera rien de grave mais prendriez-vous la chance?

    • @Pulcinella, quel joli nom en passant…

      La zone de haute pression sur le Groenland fait partie de l’équation mais indirectement.Elle cause un blocage sur l’atlantique-Nord et empêche le vortex de se déplacer vers l’Europe.Par contre, la zone de haute pression sur le pacifique-nord a emmené le courant-jet sur l’Alaska et celui descendait directement sur le centre de l’Amérique de nord emmenant avec lui l’air froid.

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