Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Jeudi 1 mai 2014 | Mise en ligne à 10h41 | Commenter Commentaires (78)

    Résistance aux antibiotiques : les deux pieds dedans

    La résistance des bactéries aux antibiotiques se propage. Dans bien des cas, la plupart des «régions» de l'OMS comptent au moins un pays où plus de la moitié des infections sont causées par des souches résistantes, plus difficiles, sinon impossibles à traiter.

    La résistance des bactéries aux antibiotiques se propage. Dans bien des cas, la plupart des «régions» de l'OMS comptent au moins un pays où plus de la moitié des infections sont causées par des souches résistantes, plus difficiles, sinon impossibles à traiter. (Tableau : OMS)

    «Loin d’être de la science-fiction apocalyptique, une ère post-antibiotiques, dans laquelle des infections banales et des blessures mineures peuvent tuer, est au contraire une possibilité très réelle pour le XXIe siècle.»

    Le ton est sans appel. Si on entrevoyait clairement, et depuis longtemps, que la sur-utilisation des antibiotiques nous préparait de gros problèmes à plus ou moins long terme, le premier portrait global de la situation qu’a publié hier l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), balaie tous les doutes qui pouvaient subsister et rappelle à la réalité ceux qui croyaient que l’on avait encore amplement le temps d’agir. Dans le cas de bien des bactéries, c’est faux : certaines souches sont en train de développer une résistance aux antibios de dernier recours dont on dispose, et la recherche pharmaceutique n’a pratiquement pas de nouvelle classe d’antibio dans ses cartons.

    Les antibiotiques, comme on le sait, sont des médicaments qui tuent les bactéries sans causer d’effets secondaires majeurs aux malades. Par exemple, la pénicilline réagit avec une sorte de carapace qu’une grande partie des bactéries possèdent, mais dont nos cellules sont exemptes. Ce médicament n’attaque donc pas nos cellules, mais est mortel pour les bactéries dotées d’une telle paroi.

    Enfin, «mortel», dans la mesure où l’on a affaire à une souche bactérienne qui n’a pas développé de résistance. Les bactéries se multipliant très rapidement, elles peuvent produire plusieurs générations en une seule journée — voir quelques dizaines dans certains cas —, ce qui les fait évoluer très rapidement. Ainsi, quand on utilise mal les antibiotiques, par exemple en stoppant un traitement avant la fin sous prétexte qu’on se sent mieux, ou en s’en servant à très grande échelle pour promouvoir la croissance des animaux d’élevage, on permet aux bactéries les plus résistantes de survivre et de transmettre leurs gènes à leurs descendantes. Éventuellement, celles-ci deviennent complètement immunisées au médicament.

    C’est le cas, par exemple, d’une bactérie très répandue, Staphylococcus aureus, une cause fréquente d’infection des plaies. Certaines souches de cette espèce ont une paroi qui n’est plus affectée par la pénicilline et plusieurs autres antibios du même genre — on les appelle SARM, pour «S. aureus résistante à la méticilline». Dans bien des cas, on peut encore les traiter avec d’autres antibios, dont un nommé vancomycine, mais c’est un médicament que l’intestin n’absorbe que très peu, ce qui implique qu’il doit être administré par intraveineuse — et donc le patient doit rester à l’hôpital.

    Alors, jusqu’à quel point ce genre de résistance est-elle répandue ? Comme le montre le tableau ci-haut, 5 des 6 «régions» dans lesquelles l’OMS divise la planète comptent au moins un pays où le SARM représente plus de la moitié des infections au staphylocoque. Et le reste du portrait est à l’avenant. (Nature et Science ont fait de bons comptes-rendus, voir ici et ici.)

    Au Canada, d’après ce que j’ai pu voir dans le document, 21 % des infections au S. aureus sont des SARM. Et un peu plus du quart (27 %) des cas de E. coli qui doivent être traités sont résistants aux principaux antibiotiques utilisés contre ce microbe.

    Bref, on n’en est plus à dire qu’on «va avoir» des problèmes tantôt. On commence à être pas mal dedans.


    • C’est quelque chose qui inquiétait déjà en 1993-1994 lorsque j’étudiais en Microbiologie et Toxicologie. Une part du problème est la course sans répit aux profits, plus payant pour pfized de développer le Viagra que de faire de la recherche pure sur une nouvelle génération d’antibiotiques.

      Est-il pensable qu’un fond ou un pourcentage des profits soit obligatoirement prélevé comme taxe de recherche le tout coordonné par l’ONU afin de développer de nouvelles avenues?

    • C’est un milieu que je ne connais pas. Mais une question comme ça. Est-ce que le fait que la recherche se fasse surtout par les pharmaceutiques ne soit pas une des causes du problème? Du point de vue de la recherche, s’entends.

    • @ mantiss

      Bien que ce ne soit pas la seule explication, il faudrait surtout éduquer les gens correctement sur les risques liés à ne pas finir leurs prescription, pour éviter ce genre de chose.

      Ça fait des années que les pharmaciens le disent mais est-ce qu’ils parlent des conséquences?

    • J`ai pas de misere à croire que le systeme développe une résistance aux antibiotiques quand toute ta vie tu t`es drogué avec ces petites pilules là . Ben non voyons je ne suis pas drogué moi parce que c est le médecin qui me prescrit ca.

      Un peu comme fumer un joint , ou une cigarette même apres un arrêt de plusieurs mois, ca frappe et ca fait effet. Le contraire devient un automatisme et tu dois augmenter la dose et/ou la fréquence. Pas certain que ca prenne un diplome pour saisir le principe….

      Peut-être suis je percu comme sarcastique mais quand on aura admis en tant que société toutes les formes de drogues et de dépendances alors seulement là allons nous pouvoir en controler les effets.

    • @noirod
      Je fais une expérience depuis le début de l’année. Il m’arrive d’avoir de légères migraines (encore chanceux qu’elles ne soient que légères) et plutot que de prendre deux Advil comme d’habitude, je vais relaxer 30 minutes. Savasana (posture du cadavre en yoga) avec les pieds légèrement surélevées. Ca a très bien fonctionné 3 fois sur 5. Et les deux autres fois, c’était tolérable. Avoir continué un autre 30 minutes, la douleur serait peut-être partie.
      Mais qui a le temps de perdre 30 minutes ? La drogue, c’est plus vite … pour rentrer dans le mur qui se dresse à l’horizon.

    • @mantiss,

      croyez-vous vraiment que les pharmaceutiques n’ont pas intérêt à developper un nouvel antibiotique auquel les bactéries nommées ne seraient pas résistantes? Il y a des milliards de dollars à faire avec ça, bien plus qu’avec le Viagra.

      C’est bien beau l’histoire des «méchantes pharmaceutiques», mais sérieusement, l’argent est alloué là où il y a un profit possible et il y a un profit possible parce qu’il y a un besoin.

      @noirod,

      ce n’est pas nous qui développons une résistance aux antibiotiques, ce sont les bactéries elles-mêmes qui développent une résistance aux antibiotiques que nous utilisons. Ce n’est pas quelque chose qui dépend de l’individu, ça dépend des bactéries.

    • En réalité, on n’a pas tant «soigné l’humain» qu’aidé les micro-organismes à évoluer et s’adapter…

      C’est une belle illustration des actions humaines posées sans vision à long terme, sans égard aux conséquences autres que le bienfait immédiat.

      Malgré cet exemple flagrant, nous sommes à refaire exactement la même erreur, dans plusieurs autres domaines, avec en plus, comme motivation, l’appât du gain rapide.

      Pressés de rentabiliser le nouveau médicament, le graphène, les nanoparticules, les OGM, le nouveau traitement médical, la nouvelle bébelle, sans VRAIMENT en connaître à fond les effets à long terme sur l’humain et son environnement.

      On s’émerveille… tout va si vite… sans comprendre que courir sans arrêt ne mène qu’à l’épuisement et la mort…

      C’est vrai pour l’homme, c’est aussi vrai pour l’Humain.

    • Les bactéries résistantes aux antibiotiques “logent” souvent à l’hôpital.

      Je connais des gens qui ont accompagné une dame de 90 ans.
      L’infirmière de sa résidence l’a fait envoyer à l’hôpital pour un simple rhume et un peu de fièvre sans en parler à la famille au préalable.
      La dame avait pourtant souvent eu des rhumes et s’en était guérie toute seule.

      Une fois à l’hôpital on demande les radiographies : pas de pneumonie, tout est rose, fausse alerte.
      On garde la dame sous observation et elle va pouvoir retourner à sa résidence dans un jour ou deux.

      Deux jours plus tard elle ne reprend pas conscience et est sous oxygéne avec une pneumonie.
      Elle est restée plusieurs semaines sous oxygéne, a subi TROIS antibiotiques différents en intraveineuse et les médecins lui donnaient 50% de chances d’y rester.

      Après plus d’un mois de traitement elle a survécu.

      C’est pas à sa résidence qu’elle a attrapé la pneumonie nocosomiale, sinon tous les autres résidents l’auraient attrappé aussi. C’est à l’hôpital.

      On coupe dans la santé et on ne fait pas ce qui doit être fait dans les hôpitaux pour stériliser, remplacer les systèmes d’aération et prévenir les madies nocosomiales.

      J’ai entendu aussi au 98,5 (FM radio) le cas d’un père qui s’était cassé une jambe en jouant avec son fils.
      À l’hôpital il a attrapé une oséomyélite (infection virale de l’os).
      Bref il est entré à l’hôpital avec une jambe cassée et en est ressorti avec une jambe amputée.

      Un vrai désastre la santé au Québec.
      Personellement j’évite désormais les hôpitaux.

    • Quoi? Darwin avait raison?

    • Accessoirement, c’est une course que les micro-organismes vont toujours gagner.

      Le temps d’une vie humaine, ces micro-organismes se sont reproduits, ont muté et évolué pendant des milliards de générations.

      On peut s’illusionner sur la nouvelle thérapie génique, le nouvel antibiotique aux nanoparicules ciblantes, le shampoing aux cellules souches ou le milk-shake au (alpha-D-Glucosido)-beta-D-fructofuranoside génétiquement modifié, les bibittes vont TOUJOURS s’adapter.

      L’humanité en est au point où elle devrait être assez «intelligente» et comprendre qu’il est temps pour une pause, temps de RÉFLÉCHIR sur nos besoins, nos objectifs, nos ressources; temps de cesser de courir comme un poulet pas d’tête, dans toutes les directions, sans but et sans vision.

      Mais bon… aucune chance.

      Les microbes vont toujours s’adapter si, et seulement si, nous continuons de faire jouer la sélection naturelle contre nous, que ce soit en laissant survivre des individus semi-résistants (donc en ne prenant pas les antibios jusqu’au bout) ou en créant des environnements où les antibios sont présents en permanence (l’élevage). Il demeure possible que nous nous avérions incapables d’agir collectivement pour enrayer ces sources de résistance, mais la résistance bactérienne n’est pas une fatalité.
      JFC

    • Cette diminution des produits efficace est importante de plus on dirait que force d’ habitude on a tendance a banaliser les principaux effets secondaires des aminoglycosides utilisé en dernière ligne de défense qui sont en général une atteinte rénale et auditive grave , il est donc justifié d’entreprendre une surveillance régulière des taux plasmatiques de vancomycine. La biodisponibilité par voie orale est négligeable on doit les administrer en intravéneuse ou en intra musculaire .

      Il est certain que la surdité est un choix moins extrême que la perte d’un patient mais la dernière ligne de protection n’est jamais sans risque.

      De plus chez certains sujet pour des raisons inconnue et imprévisible pour une bonne partie des aminoglycosides accumulent plus rapidement que d’autre les sous produits dans les parties lipidiques de l’oreille et provoquent si la durée est prolongée la surdité.

      Mais le problème ne s’arrête pas la , la prise d’antibiotique chez les animaux par pure prévention ( maintenant appelé prébiotiques par pure hypocrisie pour ne pas effrayer la galerie, plutôt que de maintenir de meilleure condition d’hygiène !) des mêmes produit complique les choses . Et on ne peut demander à l’industrie pharmaceutique et vétérinaire de couper le robinet a dollars faut bien que els condos en floride se paye… Si au moins on leur réservait des produits de classe différente pour conserver des classe de médicaments plus efficace pour l’humain.

      Certain qu’a long terme on se tire dans le pied… mais le long terme en économie ça n’existe pas ….

    • @dcsavard
      “croyez-vous vraiment que les pharmaceutiques n’ont pas intérêt à developper un nouvel antibiotique auquel les bactéries nommées ne seraient pas résistantes? Il y a des milliards de dollars à faire avec ça, bien plus qu’avec le Viagra.”

      Justement, le développement de nouveaux antibiotiques n’est plus très payant. Tout d’abord, ce développement coûte de plus en plus cher pour des résultats de plus en plus difficile à atteindre. Et, deuxièmement, même si un nouvel antibiotique efficace est trouvé, il se retrouvera à coup sûr utilisé seulement en dernière mesure, lorsque tous les autres antibiotiques auront échoué. Ce qui signifie un volume de vente faible, puisque seuls les hopitaux en garderont un peu sur les tablettes “au cas où”. Cette combinaison d’un coût élevé pour l’entreprise avec une certitude de faible volume, même en cas de succès, explique pourquoi les pharmaceutiques n’investissent plus dans les antiobiotiques. Il n’y a tout simplement pas assez d’argent à faire en considération des investissements et risques encourus.

    • Et les phages? J’avais lu un article sur cette alternative que les pays soviétiques appliquaient avec succès. Savez-vous si nous pourrions nous diriger vers cette avenue sous peu?

    • S’adresser à l’abus d’antiobiotiques c’est comme s’adresser à l’abus de carburants fossiles.

      Dans les deux cas on a un problême qui menace la population mondiale dans son ensemble et ça signifie que chaque pays doit faire sa part sans exception et que tous les pays doivent s’entendre pour agir de façon concertée.

      Bonne chance !

      Bien des voeux pieux n’aboutiront pas à grand chose dans cette tour de Babel qu’est devenue la communauté internationale où sauver des sous est plus valorisé chez les multinationales que de sauver des populations.

      Et c’est pas l’illusion de la démocratie qu’apporte un vote tous les quatre ans qui va changer grand chose quand pratiquement tous les partis et tous les politiciens sont d’abord et avant tout au service des différents lobbies industriels ou syndicaux qui financent leurs caisses électorales.

    • Je me sens concerné par la situation dont vous faites l’état. On s’en doutait depuis quelques années que ce jour viendrait. D’un autre côté, je me rappelle la dernière épisode du H1N1 où on nous a donné la frousse d’une vie à tout le monde. Une frousse que je me rends compte était injustifiée. Pourtant, elle profitait au Lobby des compagnies pharmaceutiques. Tout ceci pour dire, si comme le premier commentaire le disait, le nerf de la guerre c’est l’argent. On peut se demander si des gens mal intentionnées travaillent d’arrache pied à créer des super bactéries qui elles finissent par rapporter aux grandes compagnies pharmaceutiques. Un lobby capable de propager en un temps record des rumeurs de catastrophes qui pousse un gouvernement à se plier à toutes sortes de dépensent inutiles. Mon commentaire s’égare du présent sujet mais je me demande si les hommes intéressés sont capables de tels actes répréhensibles afin d’assouvir leur soif de cupidité. Il serait étonnant que la situation décrite de mutation bactérienne soit le résultat d’actions humaines calculées. Cependant, nous avons mis sur pied un tas d’instances publiques qui sont là pour veiller à la sécurité du public. Aujourd’hui, elles ne font rien sous prétexte que l’argent n’y est pas. Je trouve déplorable que la situation de notre ère nous rend encore plus vulnérable en raison de la cupidité d’un groupe restreints de gens. Un peu comme le NRA ou les compagnies de cigarettes ou le lobby des compagnies de céréales, le but de faire de l’argent surpasse le bien de la collectivité. Pour y arriver, plusieurs sont prêts de poser de gestes des plus répréhensibles ou de ne rien faire afin d’aggraver la situation. Un peu comme le lobby des compagnies pétrolières, on peut faire n’importe quoi à des chiffres ou nier toute situation écologique. Juste une autre opinion!!!!

      Donc Big Pharma travaillerait à créer des superbactéries qui résisteraient à ses propres médicaments, dont les ventes diminueraient forcément, dans le seul but de mettre au point de nouvelles molécules qui, en bout de ligne, ne hausseraient pas les profits puisqu’elles ne feraient que remplacer celles que Big Pharma aurait travailler à rendre obsolètes. Dur à suivre…
      JFC

    • @ dcsavard 13h16
      N’importe quoi. Dites-vous bien que les pharmaceutiques ne consentirons à investir les sommes gigantesques (>1G$) nécessaires à l’élaboration de tout nouveaux antibiotiques que si elles sont certaines de rentrer dans leur argent à court terme. Or, il n’y a rien de plus incertain, d’un point de vue comptable, que de faire la pêche à de nouvelles molécules basés sur des architectures tout à fait inédites. Il y a longtemps que les pharmas ont baissé les bras à cet égard, se contentant de créer des variations sur un même thème à partir de familles moléculaires déjà connues depuis des décennies. Ça coûte moins cher, ça rapporte gros et c’est efficace le temps nécessaire à développer de nouvelles variantes. Résultat: les bactéries pathogènes sont en train de gagner la course aux armements.

    • L’OMS sonne l’alarme?

      La même OMS qui nous avait prédit la fin du monde avec la grippe H1N1 là?

      Celle pour laquelle nos gouvernement ont pitché des centaines de millions de dollars par les fenêtres pour acheter des doses de Tamiflu pas plus efficaces que de l’aspirine?
      http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201404/10/01-4756503-grippe-des-experts-doutent-de-lefficacite-du-tamiflu.php

      Cette OMS-là?

      Connaissez-vous l’histoire du petit garçon qui criait toujours “au loup”?

      Ceux qui crient au loup ne sont peut-être pas ceux que vous croyez. La revue de la Collaboration Cochrane a été très sévèrement critiquée. Lisez l’article au complet. Et lisez ceci (jusqu’à la fin aussi).
      JFC

    • Comme vous le dite Mr. Cliche on s’en doutait déjà depuis longtemps.

      J’ai déjà refusé, devant l’insistance de mon médecin, une prescription d’antibiotiques.
      Une méchante grippe me faisait de la grosse misère et je lui ai demandé si je pouvais pas attendre ou essayer autre chose avant les antibiotiques.
      Oui, a-t’il répondu. Un “machin inhalateur” à la cortisone pour mieux respirer et du repos.
      J’en suis venu à bout comme ça.

      Un jour, une morsure de chat, cheville infectée … le doc voulait me prescrire des antibios. Non merci. Un autre m’a fait prendre des bains d’eau bouillie avec un petit peu d’eau de javel…. Trois jours après c’était tout beau. J’avais déjà un vaccin pour le tetanos anyway.

      Les Docs sont vite sur la prescription qui parfois sert à rien.

      Si c’était une grippe, il n’a pas dû vouloir vous prescrire des antibiotiques — qui ne fonctionnent pas contre les virus. À moins, j’imagine, qu’il ait soupçonné une bactérie qui aurait profité de votre état pour vous infecter, mais bon, je ne suis pas (du tout) médecin…
      JFC

    • JFC… J’avais une bronchite dégeu (mais vraiment obstructive) … suite à la grippe. C’est peut-être ce qui l’a poussé à me prescrire des antibios ??!!
      Mais bon je m’en suis sorti “sans”.

    • @ JFC

      - «Les microbes vont toujours s’adapter si, et seulement si…»

      Sais pas…

      Si on regarde ce qui se produisait avant l’invention de la pénéciline, on voyait des épidémies, des milliers sinon des millions de morts (les épidémies de peste du moyen-âge), suivies de la repopulation par les individus résistants ou ayant développé la résistance à la bibitte meurtrière, puis, le cycle recommençait. La bibitte mutait, évoluait et déclenchait une autre épidémie, tout ça, sans l’intervention d’aucun médicament.

      C’est un cycle naturel, et on voit bien que même avec nos médicaments, les grippes mutent, la résistance des virus aux différents vaccins augmente, et je ne vois vraiment pas de quelle manière nous pourrions empêcher bactéries, microbes, virus et tout le zoo de bibittes, de muter, d’évoluer et de s’adapter.

      Même si nous y parvenions, quelles seraient les conséquences sur l’humain et sur l’environnement, de micro-organismes qui ne mutent plus et ne s’adaptent plus..?

      Voir ici les conséquences sur les insectes, de l’adoption de plantes génétiquement modifiées pour leur résister…

      http://www.pnas.org/content/106/29/11889.full

      Les insectes, comme les micro-organismes, s’adaptent tranquillement aux plantes génétiquement modifiées…

      Vous dites «…mais la résistance bactérienne n’est pas une fatalité.»… peut-être pas une fatalité, mais quand c’est un processus biologique fondamental, je ne vois vraiment pas comment nous pourrions y changer quoi que ce soit.

    • @ ollie

      - «Connaissez-vous l’histoire du petit garçon qui criait toujours “au loup”?»

      Apparemment, cette histoire, vous ne la connaissez pas non plus…

      Le loup finit par arriver…

    • Personnellement, j’ai lu mon premier article sur le sujet en 1982. Le concept était alors tellement nouveau qu’on n’en faisait même pas mention dans mes cours de bactériologie à l’UdeM.

      Le plus fou dans toute cette histoire, c’est qu’on voit venir le problème depuis plus d’une trentaine d’années et qu’aucun intervenant majeur (géant pharmaceutique, gouvernement du G8, OMS, etc.) n’a réagit significativement depuis lors pour changer le cours des choses. Le Titanic qui fonce droit sur l’iceberg à pleine vitesse. À mon sens, la responsabilité de cet état de fait est double: 1) l’usage abusif de ces médicaments pas les médecins, vétérinaires et éleveurs et 2) l’absence de volonté des grandes pharmaceutiques à développer de nouvelles familles de molécules. Dans un premier temps, on favorise le développement de la résistance aux antibiotiques chez les bactéries et, dans un second temps, on ne se donne pas de nouvelles armes pour lutter contre ces mêmes pathogènes. Reste plus qu’à imaginer une maladie bactérienne virulente pour laquelle il n’y aurait plus aucun traitement et on aurait une belle pandémie incontrôlable sur les bras.

      J’espère que ce rapport le l’OMS sera pris très au sérieux par les intervenants mondiaux de la santé et qu’on amorcera enfin une réflexion salutaire sur la question. À l’ordre du jour:
      1) limiter sévèrement la consommation d’antibiotiques classiques (ex: prescription aux seules maladies bactériennes virulentes ou contagieuses, aucun dosage faible, aucun antibiotique pour favoriser la croissance des animaux d’élevage, etc.)
      2) reprendre les efforts de développement de nouvelles familles de molécules antibiotiques (il faudrait alors songer à un mode de financement inédit pour contrer l’inertie causée par l’actionnariat des géants pharmaceutiques)
      3) développer l’usage des bactériophages (un centre d’excellence existerait en Géorgie, ex-URSS) pour attaquer les bactéries pathogènes sur un autre front
      4) développer de nouvelles substances bactéricides et bactériostatiques (autres que des antibiotiques) pour attaquer les pathogènes sur un autre front

    • @tonyverdechi
      «Est-ce que le fait que la recherche se fasse surtout par les pharmaceutiques ne soit pas une des causes du problème?»

      Bien que Big pharma ne soit pas un œuvre caritative ce n’est pas non plus le monstre gluant des bandes dessinées… j’y ai travaillé dans les années soixantes dix…

      Premièrement big pharma ne travaille pas totalement en vase clos c’est beaucoup ouvert qu’on pense pour être honnète il seraient idiots des se priver de voller les bonnes idées des université ou sont formés leurs chercheurs … les chercheurs de big pharma sont rarement des autodidactes …et en général ils sont recruté sur la base de leur études et plus souvent qu’autrement ils sont engagés pour pousser plus loin ce qu’ils ont commencés…

      Deuxzio : Big pharma sait qu’il est dangereux de trop travailler en vase clos et ils ne sont aps seuls ..ils emploient des conseillers externes séniors qui suivent et participent activement aux réunions mensuelle avec les chercheurs et leurs patrons ( à Bristol la c’était Pierre Delonchamps univ de Sherbrooke , et Anesian de lUDM et certains chercheurs d’hopitaux,) et je vous garanti que leur cerveau ne se vide pas en sortant des réunions et que certaines bonnes idées sont souvent explorés dans les universités sans aucune contrainte…

      Troisiaux : les chercheurs sont des humains avec leur familles égalements et le degré d’égo en recherche est beaucoup plus élevé que le salaire…Big pharma le sait et l’utilise , les chercheurs sont payés au mois et n’ont pas de contraintes autre quelques pistes de base comme au patinage artistique sorte de figures imposé mais peuvent en tout temps proposé autre chose ( évidement des produits qui auraient un potentiel) et sont libre d’y travailler un partie de leur temps si les patrons disent oui , suffit juste de ne pas avoir peur de faire rire de soi ( c’est un millieu avec un bon % de baveux !) et d’avoir un bonne tête de cochon….
      Sans avoir le monopole big pharma fait quand même les choses souvent efficacement… peut être trop pour certains …

      @ralbol
      1 mai 2014
      13h45
      «Accessoirement, c’est une course que les micro-organismes vont toujours gagner.»

      C’est partiellement exact mais beaucoup trop réducteur … il faut avoir vécu dans les années quarante et cinquante pour mieux le comprendre .

      Prenons l’exemple de la tuberculose : Maladie mortelle qui touchait une grande partie de la population et facilement transmissible. D’abord par le lait plus de la moitié du troupeau était atteint et la bactérie se transmet `l’homme facilement par le lait cru . La pasteurisation obligatoire a diminué de moitié les cas détectés ,. les autres cas étaient transmis par l’humain surtout quand le surpeuplement et les conditions d’hygiène étaient déficientes. On le seul recours était le repos ( perte d’emploi) , la prière ( ça ocupe le patients !), et l’isolement ( pour éviter les épidémies) . Il subsiste encore de ces monuments transformés en hopitaux ce sont ces anciens «Sanatorium» ( Roberval , Gaspé etc) ou mouraient plus de 50 % de ceux qui y entraient, et ceux qui s’en sortaient n’étaient en général plus fonctionnels.

      La disponibilité d’antibiotiques ( péniciline) et des dérivés plus performants ( surtout ampiciline, développé a Montréal peu après la guerre) on pratiquement enrayé la Tuberculose mais on oublie si vite parfois… Il reste dans le monde des poche de résistance la ou l’hygiène fait défaut et ou les antibiotiques disponibles sont souvent périmés…
      L’Ampiciline reste encore en 2014 le meilleur traitement efficace a un cout de production presque ridicule tellement on a amélioré les méthode de synthèse… On ne meurt plus vraiment de Tuberculose.

      Bien sur son usage en prévention animal et a tout venant quand c’est pas nécessaire constituent une chose déplorable dont il faut rendre les gens conscients des conséquenses ce qui est justement le but du topo.

    • mononke

      1 mai 2014
      17h21

      Merci !

    • @carljf,

      je ne sais pas sur quelles données vous vous basez pour affirmer qu’il n’y a pas d’argent à faire avec un nouvel antibiotique. Le marché mondial des antibiotiques est de l’ordre de 65 milliards de dollars par année en 2014. Huit classes d’antibiotiques se séparent le marché, la plus faible part de marché est de 4%. C’est 2,6 milliards par année pour la plus petite part de marché.

      Il y a des milliards à faire avec un nouvel antibiotique qui serait efficace contre des bactéries résistantes.

      Autrement, vous êtes en train de dire de toute façon que l’OMS ou n’importe qui d’autre qui n’est pas une pharmaceutique ne devrait pas investir là-dedans parce qu’il n’y a pas de marché et qu’il n’y a pas de besoin réel pour un nouvel antibiotique. Bref, le problème est inexistant, mettons-nous la tête dans le sable.

      source: http://www.bccresearch.com/market-research/pharmaceuticals/antibiotic-resistance-technologies-phm025b.html

    • ” l’argent est alloué là où il y a un profit possible et il y a un profit possible parce qu’il y a un besoin ” dcsavard

      Incomplet. Vrai pour le profit; mais ce à quoi il faut ajouter: le plus rapidement possible. Or, quand manifestement les profits semble loin, parce qu’il n’y a rien dans le pipeline et que la recherche fondamentale piétine, les entreprises à but lucratif ne sont alors pas très motivées par des recherches qui aboutiront on ne sait quand. À fortiori quand le besoin de nouveaux traitements n’est pas criant.

      Aux États-Unis et probablement dans les pays comparables, 38 % de la recherche et développement est le fait du public, lequel est beaucoup plus amarré au bien commun.

      Ce n’est pas que les pharmaceutiques sont méchantes ou autres bêtises du genre. C’est plutôt qu’elles sont subordonnées aux intérêts des actionnaires fascinés par le court ou moyen terme.

      Quand une molécule prometteuse a franchi la phase I de la FDA, alors les actionnaires se réveillent.

      Seul moyen de contournement, l’octroi de subventions ou des déductions fiscales (capital de risque). Alors là, les pharmaceutiques pourront embrayer sur une vitesse supérieure. Il faut noter que ce sont alors les contribuables qui paient la facture… et les actionnaires qui ramassent les profits.

    • @ mononke

      - «C’est partiellement exact mais beaucoup trop réducteur … il faut avoir vécu dans les années quarante et cinquante pour mieux le comprendre . »

      Corrigez-moi si je me trompe, mais on n’a jamais réussi à éradiquer une seule «maladie». On trouve encore des cas de tuberculose, de polio, de variole, de lèpre, de peste, etc.

      Bien sûr, les cas de ces maladies sont de beaucoup moins nombreux que par le passé, mais le virus, la bactérie sont encore là, infectent encore des gens, et une mutation est toujours possible, rendant également possible une épidémie.

      Ce que je dis, c’est que cette bataille contre les microbes, bactéries et virus, ce n’est pas une bataille que nous puissions gagner. Comme notre lutte au crime, on peut ramener le nombre de victimes à un niveau acceptable, mais nous ne réussirons jamais à enrayer le fléeau.

      Comme dans la lutte au crime, passé un certain seuil de répression, le crime change simplement de côté et se manifeste chez les policiers et les gouvernants… voir la Commission Charbonneau…

      Dans notre lutte contre la maladie, c’est ce qui se produira… passé un certain seuil d’aseptie, notre système immunitaire flanchera faute de combats à livrer, si ce ne sont pas les bibittes qui se blinderont contre nos médicaments.

      Nous faisons partie d’un système biologique complexe, et tous nos efforts pour nier notre appartenance audit système, ne donnera probablement rien de bon au final.

    • @infophile,

      je crois que vous véhiculez plusieurs choses inexactes dans votre commentaire. Le capital à risque aux USA ne sont pas des fonds gouvernementaux comme ici au Québec où très peu de fonds de capital à risque sont privés. Les venture capitalists aux USA sont principalement des fonds privés. Et contrairement à ce que vous dites, certains de ceux-là ont engloutit des centaines de millions de dollars sur plusieurs années pour développer une molécule qui n’a jamais été livrée.

      Vous laissez croire que les entreprises pharmaceutiques attendent à la dernière minute pour développer une molécule. Compte tenu des brevets, ce serait un mode de fonctionnement risqué d’attendre que votre compétiteur vous devance. Les fonds iront à ce qui est le plus prometteur et ce qui est réalisable. Oui, il y aura des projets à court terme parce que ce sont eux qui paient pour les autres à long terme.

      Il n’y a pas que l’avenue des grandes pharmaceutiques non plus, plusieurs petites entreprises voient le jour autour d’une seule molécule. C’est le cas de l’entreprise citée plus haut qui aura dépensé autour de 600 millions de dollars avant de jeter les gants. Quelqu’un a payé la facture pendant les 5-6 années de recherches.

      Dans le cas qui nous préoccupe, on peut certainement considérer une part de marché qui tournerait rapidement autour de 4% pour ensuite augmenter. Combien quelqu’un est-il prêt à investir dans une aventure, moyennant évidemment des pistes solides de développement, pour aller chercher un tel marché? Quelle sera la valeur d’une telle entreprise 10 ans ou 20 ans après l’arrivée sur le marché de sa molécule?

      Quant à croire que la meilleure allocation des ressources serait de confier à un gouvernement le soin de décider, c’est votre opinion qu’un tel système puisse fonctionner, mais je ne partage pas du tout votre vision des choses là-dessus. Nous avons eu suffisamment d’exemples dans l’histoire où ça ne s’est pas vérifier. L’économie de marché n’est peut-être pas parfaite, mais c’est encore plus démocratique que de confier à une autorité centrale le soin de décider avec ce que ça implique de pressions de corruption, d’incurie et ainsi de suite.

      Acheter et vendre des actions, c’est aussi une forme de démocratie dans le choix de l’allocation des ressources.

    • Gros, gros, gros problème mondial, planétaire. Aouch!

      Les émissions de GES, les problèmes économiques, l’épuisement des ressources, les pollutions de l’air, de l’eau, des sols et les cancers induits. Les risques de grave crise économique, la dépendance du capitalisme à une croissance sans fin, la prévisible domination de la Chine… Les risques liés au centrales nucléaires, les risques de guerre nucléaire, le terrorisme.

      Certains se payent le luxe de se préoccuper des risques de collision avec une grosse météorite. D’autres, donc Barak Obama, veulent aller sur Mars!!! Stupides hommes!

      De toute évidence, nous sommes dans le pétrin. La vaste utilisation des antibiotiques dans l’élevage et la non prise des antibiotiques pendant le nombre de jours requis y sont pour quelque chose, ont accéléré l’évolution des bactéries. En passant, j’ai entendu un médecin omni, à la radio, il y a 3 ou 4 ans, qui disait: il n’est pas nécessaire de prendre la prescription jusqu’au bout, quand ça va mieux, cessez de le prendre!!!! Beaucoup de médecins, de par le monde, ne saisissent pas le processus de sélection artificielle, comment les gens ordinaires pourraient-ils le comprendre et agir en conséquence?

      L’hygiène, les vaccins et les antibiotiques sont les principaux responsables de l’augmentation de l’espérance de vie et de la forte diminution de la mortalité infantile. [Et non, ce ne sont pas les chirurgies et encore moins les statines (médicaments qui réduisent le cholestérol)!] Ces 3 éléments ont permis l’augmentation phénoménale de la population humaine, autrement dit de la surpopulation.

      Mais les bactéries n’ont pas dit leur dernier mot! Et, de toute évidence, des épidémies dévastatrices sont à prévoir. Il y aura beaucoup de souffrances et beaucoup de morts. Mais cela permettra de ramener la population humaine à un niveau moins toxique pour la vie sur Terre. C’est un mal pour un bien qui aidera l’humanité à vivre ici pour des millions d’années.

    • @ralbol La variole a été éradiquée en 1977. S’il n’y a pas de réservoir animal, il est possible d’éradiquer une maladie. La polio est candidate à l’éradication. La lèpre aussi puisqu’il ne semble pas y avoir de réservoir animal et que la maladie est très peu contagieuse.

      La rougeole est aussi candidate et pourrait être en bien meilleure voie d’être éradiquée si ce n’était d’un certain courant antivaccin…
      JFC

    • @ dcsavard 2 mai 00h11
      Une perspective de profits aussi lointaine qu’incertaine n’intéresse pas les actionnaires des grandes pharmaceutiques. C’est aussi simple que cela. La tendance est lourde et existe depuis longtemps puisque c’est ce qu’on nous enseignait déjà en 1983 dans notre cours de microbiologie industrielle à l’UdeM. Et les chargés de cours n’étaient pas de jeunes militants gauchistes mais des professionnels provenant de la grande entreprise privée. Alors vous qui savez tout, M. Savard, comment pouvez-vous expliquer autrement le fait qu’il n’y ait plus de nouvelles familles d’antibiotiques sur le marché depuis les années 1960-70? Ce n’est certainement pas parce que la science est arrivée au bout de ses possibilités. Enlevez vos oeillères idéologiques et regardez la vérité en face.

    • @ beaufran 08h04
      «Il y aura beaucoup de souffrances et beaucoup de morts. Mais cela permettra de ramener la population humaine à un niveau moins toxique pour la vie sur Terre. C’est un mal pour un bien qui aidera l’humanité à vivre ici pour des millions d’années.»

      Mais comment pouvez-vous écrire de telles horreurs qui sentent l’eugénisme à plein nez?

    • @ralbol

      Je n’ai pas dit que vous aviez entièrement tord mais que ça devrait être nuancé…

      On a pas enrayé la tuberculose il y a encore quelques cas et quelques poches de résistance ailleurs mais au lieu de mourir par millier ici à 20 ou 25 ans on peut vivre 50 ans de plus pour un traitement de 15 jours sans quitter famille et emploi pour l’équivalent du prix d’une caisse de bière …

      Faut quand même regarder un peu les deux coté de la médaille avant de dire que le combat n’en vaut pas la peine.. De plus y a pas que les antibiotiques , la prévention et l’amélioration des conditions de vie par la compréhension des mécanisme de transmission y est pour beaucoup , ex la pasteurisation du lait a diminué de plus de 50 % les cas de transmission . Simple mais efficace …

      Actuellement les 3/4 des cas de bronchiolite ultra résistantes en hiver dans les centre de pédiatrie provienne d’une souche particulière que les pédiatre appellent affectueusement le« virus de la garderie» …c’est pas le produit curatif qui cause le problème et la solution n’est certainement pas un nouvel antibiotique … mais probablement une nouvelle approche dans la prévention …

    • @dcsavard
      “je ne sais pas sur quelles données vous vous basez pour affirmer qu’il n’y a pas d’argent à faire avec un nouvel antibiotique. Le marché mondial des antibiotiques est de l’ordre de 65 milliards de dollars par année en 2014. Huit classes d’antibiotiques se séparent le marché, la plus faible part de marché est de 4%. C’est 2,6 milliards par année pour la plus petite part de marché.”

      Ces chiffres sont pour les antibiotiques en général, incluant les classiques, qui eux sont très payants. Par exemple, de l’ampicilinne, la recherche est payé depuis longtemps, ça se vend à la pocheté, et ça ne coûte presque rien à fabriquer. Comme n’importe quelle autre entreprise, les pharmaceutiques préfèrent de loin des projets peu couteux aux résultats assurés plutôt que des projets risqués, couteux et aux bénéfices financiers incertains.

      “Autrement, vous êtes en train de dire de toute façon que l’OMS ou n’importe qui d’autre qui n’est pas une pharmaceutique ne devrait pas investir là-dedans parce qu’il n’y a pas de marché et qu’il n’y a pas de besoin réel pour un nouvel antibiotique. Bref, le problème est inexistant, mettons-nous la tête dans le sable.”

      Je ne vois absolument pas où j’ai dit ça, ni même comment on peut en arriver à une telle conclusion. Je dit juste que dans l’état actuel, il n’est pas intéressant au niveau financier pour les pharmaceutiques d’y investir des sommes astronomiques. Ce qui est loin de nier le problème ou de d’affirmer qu’on ne devrait rien faire, mais soulève plutôt d’autres questions. Par exemple, les gouvernements pourraient-ils mettre en place des mesures pour favoriser ce développement (crédit d’impôts, allégement de la réglementation pour la certification, brevet allongé, fonds de recherche universitaires adressant spécifiquement ce problème…) ? Est-ce que l’OMS pourrait lancer un programme de recherche, à but non lucratif, financé par les états membres ? Ce qui aurait de plus l’avantage de rendre l’antibiotique disponible pour tous à prix abordable ?

      Il y a des solutions, c’est juste que si attend bêtement que les pharmaceutiques règlent le problème pour nous, on risque d’attendre longtemps… A tous le moins jusqu’au jour où le problème sera suffisamment répandu pour garantir un bon volume de vente du produit.

      Mais sur votre premier point, est-ce qu’on ne peut pas dire la même chose à propos du développement de n’importe quel autre médicament ? En quoi est-ce qu’une nouvelle catégorie d’antibiotiques serait plus longue et plus chère à développer et à tester qu’un autre médicament ?
      JFC

    • @ralbol

      Oui oui, c’est bien de cette histoire du garçon qui crie au loup si souvent que plus personne ne le croit lorsque le loup arrive que je parlais. D’où diable tirez-vous la conclusion que je n’en connaissais pas la fin?

    • @carljf
      “Ces chiffres sont pour les antibiotiques en général, incluant les classiques, qui eux sont très payants”

      Ils sont payant parce qu’ils sont efficaces. Quand ils ne seront plus efficaces, ils ne seront plus payants.

      Arrêtons de vouloir faire des compagnies pharmaceutiques les gros méchants.
      BigPharma n’a ABSOLUMENT pas besoin de créer, d’inventer, d’imaginer de nouvelles menaces, de nouvelles maladies. La nature s’en charge elle-même

      Évidemment que BigPharma fait de la recherche, subventionne des recherches ou s’assure d’une manière ou d’une autre qu’il se fait de la recherche. L’Université de Montréal, par exemple, est pauvre. Elle ne finance pas ses recherches en vendant des barres de chocolat…

      Non ce n,est pas par pure bonté d’âme que Big Pharma finance de la recherche. C’est pour assurer le futur de la business.

      Une business grosse comme ça, c’est pas vrai que ça se gère à court ou à moyen terme. N’importe qui prétend le contraire est mal intentionné ou parle à travers son chapeau. Si une importante source de revenu comme les anti-bio est menacée, bigpharma va s’organiser pour la renouveler.

      Avant de crier au complot, est-ce qu’on peut penser à toutes les menaces NATURELLES que Big Pharma a neutralisées jusqu’ici?? Que ce soit par amour pour son prochain ou par pur désir du gain (méchants capitalistes), moi, personnellement, je m’en sacre. Quand je me suis fait opéré pis qu’on m’a pompé un paquet de jus dans le corps, ça m’a sauvé la vie. C’est ce que je retiens.

    • @ceterezela
      “Et les phages? J’avais lu un article sur cette alternative que les pays soviétiques appliquaient avec succès. Savez-vous si nous pourrions nous diriger vers cette avenue sous peu?”

      Les phages son effectivement une avenue qui est étudié. Mais ils ne sont pas non plus une solution magique. Notamment, leur haute spécificité, qui est leur plus grande qualité, est aussi leur plus grand défaut. Car, en clinique, cela suppose que l’on sait exactement quelle souche bactérienne est responsable de l’infection, ce qui est rarement le cas. Ceci suppose aussi qu’un hôpital devrait conserver en inventaire des centaines, voir des milliers, de souche de phages, chacune spécifique à sa bactérie. Ce qui complique grandement la logistique car, encore là, on peut facilement imaginer que seul les grands centres hospitaliers seraient en mesure de maintenir et gérer une telle banque.

      L’autre gros problème est que les phages sont reconnus par le système immunitaire qui monte une défense contre eux. Leur action tend donc à disparaitre après une à deux semaines, alors que les phages sont éliminés par le système immunitaire. Mais, encore plus important, cela signifie aussi que la thérapie à phages ne peut être utiliser qu’une fois dans la vie de la personne, cette personne se trouvant alors à être, en quelque sorte, vacciné contre le phage. Ce qui signifie pose alors la question de quand doit-on utiliser cette thérapie ? Si vous savez que vous n’avez droit qu’à une chance dans votre vie, vaut-il mieux l’utiliser seulement dans les cas de vie ou de mort ? Que fait-on alors dans les cas graves dont l’issue est incertaine ?

      Bref, même si il y certainement des choses à faire de ce côté, je ne pense pas qu’il faut y mettre des espoirs démesuré, à tout le moins à court terme. Si il y a des choses qui débouchent, ce sera vraisemblablement pour répondre à des situations particulières, et pas une solution de remplacement universel aux antobiotiques.

    • @mattgilles
      1 mai 2014 12h30
      ” Bien que ce ne soit pas la seule explication, il faudrait surtout éduquer les gens correctement sur les risques liés à ne pas finir leurs prescription, pour éviter ce genre de chose.”
      On revient toujours au même écueil : l’éducation ! Dans une société où la moitié des citoyens sont incapables de comprendre un texte court (ou une explication simple) il est quasi impossible de gérer ce genre de problématiques. Cela est vrai dans le domaine de la santé comme dans tous les autres. On baigne littéralement dans les mythes ou les fausses croyances. Avec nos élites (politique, scientifique, juridique, etc.) qui ont perdu la confiances des masses, la pseudo-science et ses charlatans tiennent le haut du pavé, avec des conséquences désastreuses. Les “ignares” ne croient plus les médecins qui les mettent en garde de cesser la prise de certains médicaments de leur propre chef : antibiotique, anti-hypertenseur, anti-dépresseur et tutti quanti. Ils ne croient pas plus les politiciens et les économistes qui leur disent que nous allons frapper un mur si nous subissons une décote (quessé!). Pas plus les météorologues qui nous prédisent des calamités liées au réchauffement climatique (hein! Juste deux degrés ! Ben voyons don !!!) L’humanité est bien mal barrée avec un niveau d’éducation qui suit la pente descendante de la rigueur. Notre paresse intellectuelle fera notre perte alors qu’ironiquement c’est notre intellect qui nous a conduit là où nous sommes. Un proverbe allemand ne dit-il pas que “la Nature veille à ce que les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel” !

    • @jfc

      Oui, j’ai bien lu l’article jusqu’à la fin. Je note au passage que ceux qui critiquent ceux qui ont remis en question l’efficacité du Tamiflu, le Dr Boivin comme le Multiparty Advice Group sont actuellement ou ont déjà été sur le payroll du fabricant… alors vous me permettrez de voir à tout le moins une apparence de conflit d’intérêt gros comme un dix-huit roues qui me laisse subodorer une belle opération de spin doctors qui ne veulent pas voir les milliards de revenus disparaître…

      “The whole aim of practical politics is to keep the populace alarmed (and hence clamorous to be led to safety) by menacing it with an endless series of hobgoblins, all of them imaginary.”
      -H. L. Mencken

      Dr Boivin a déjà fait des travaux sur le Tamiflu, ce qu’il m’a révélé de lui-même et d’entrée de jeu lors de nos échanges, mais n’a jamais été sur le payroll de Roche. Vous inventez des conflits d’intérêt imaginaires et créez des conspirations de toutes pièces — ce qui rend votre citation de Mencken particulièrement, bien qu’involontairement, ironique.
      JFC

    • @A.Talon,
      Il ne s’agit pas d’eugénisme mais de sélection naturelle. La même qui existe depuis le début de la vie sur Terre. La résistance que développe les bactéries aux antibiotiques ramènera l’humanité 70 ans en arrière. Si la sélection des bactéries exercée par les antibiotiques produit des bactéries plus agressives contre les défenses naturelles du système immunitaire, les conséquences sur la santé des hommes seront plus graves. Reste les vaccins et l’hygiène. Autrement, certains survivront aux infections bactériennes, d’autre mourront.

      Il semble, selon wikipedia, que les antibiotiques ont contribué à l’augmentation de l’espérance de vie plus que les vaccins. L’obsolescence des antibiotiques aura d’énormes conséquences.

    • @mehumm
      1 mai 2014 14h56
      “… je me rappelle la dernière épisode du H1N1 où on nous a donné la frousse d’une vie à tout le monde. Une frousse que je me rends compte était injustifiée.”
      Voilà le genre de faussetés véhiculées par des gens qui ne se sont pas donné la peine de faire une recherche sérieuse et qui entretiennent le scepticisme. Une pandémie lié au H1N1 se serait sans doute produite si aucune mesure d’hygiène n’avait été prise. Nous conservons d’ailleurs de cette époque une mesure simple qui s’avère extrêmement efficace dans toute circonstance et adoptée dans nombre d’endroits : le lavage de mains grâce aux distributeurs de gel antiseptique. Il est malheureux qu’il n’existe pas un gel “anti-sceptique”, il aiderait grandement à éradiquer le danger que représente les mythes qui tiennent trop souvent lieu de pensée scientifique.

    • @JFC
      “Mais sur votre premier point, est-ce qu’on ne peut pas dire la même chose à propos du développement de n’importe quel autre médicament ?”

      La même situation s’applique pour un paquet de médicaments. Par exemple, vous ne verrez pas de pharmaceutique investir massivement dans des anti-douleurs anti-inflammatoire grand public alors qu’ils y vendent déjà de l’aspirine, de l’acétaminophène, de l’ibuprofène…

      “En quoi est-ce qu’une nouvelle catégorie d’antibiotiques serait plus longue et plus chère à développer et à tester qu’un autre médicament ?”

      Parce qu’ici, vous devez trouver un antibiotique qui fonctionne mieux que tout ce qui il y a déjà de disponible. Vous pouvez très bien découvrir un nouvel antibiotique efficace, celui-ci n’aura aucun intérêt commercial si il n’offre rien de plus que ce qui existe déjà. Un succès “scientifique” n’est alors pas nécessairement un succès commercial. Ce qui est différent, par exemple, d’un médicament contre une maladie pour laquelle aucun traitement n’existe, où la ligne d’intérêt commercial est alors d’avoir simplement quelque chose qui fonctionne, où même si ce n’est pas parfait ça va se vendre faute de mieux. Ou encore, contre une maladie pour laquelle il n’y a qu’un ou deux médicaments avec des effets secondaires importants. C’est beaucoup plus facile de développer un dérivé, basé sur le mécanisme d’action, qui diminuerait les effets secondaires que de découvrir une nouvelle voie. Autrement dit, chaque génération d’un médicament étant meilleure que la précédente, plus cela devient long et difficile (donc plus couteux), car tout ce qui était relativement facile ou évident a été fait. Et que moins il existe de compétiteurs pour un traitement donné, plus il sera facile de développer un produit commercialement gagnant.

      Pour faire un image, c’est beaucoup long, difficile et couteux de gagner une médaille d’or en marathon aux Olympiques que de simplement se mettre à courir alors qu’on ne fait rien.

    • @carljf
      «Par exemple, de l’ampicilinne, la recherche est payé depuis longtemps, ça se vend à la pocheté, et ça ne coûte presque rien à fabriquer.»

      Ca coute pas rien mais c’est un cas particulier , le cycle de base demeure moins cher que la voie chimique qui n’est utilisé que pour les dernières étapes …on le développe la molécule de base sur de l’urine de jument enceinte mais les écuries et le maintien des juments ( dans l’ouest car le grain est moins cher) ne coute pas rien quand même … De plus oui l’ampiciline a généré plusieurs centaine de fois la mise de fond mais un fort pourcentage à été réutilisé sans cout pour les actionnaire ni les gouvernements (exception faite des crédits d’impôts big pharma est assez brillant pour engager aussi des comptables !) pour développer des nouveaux antibiotiques beaucoup plus difficile a produire entre autre des céphalosporines ( cycle a 6 ) par voie chimique moins utilisées mais plus efficaces pour des cas moins «payants» …et de payer pendant plus de trente ans pour développer des antidouleurs moins addictifs que la morphine.. pour ce qui est d’abaisser le prix bondance si on peut pas sauver une vie pour le cout du «sacrifice» d’une caisse de bière aussi bien arrêter ça tout de suite….

      « Comme n’importe quelle autre entreprise, les pharmaceutiques préfèrent de loin des projets peu couteux aux résultats assurés plutôt que des projets risqués, couteux et aux bénéfices financiers incertains… »

      Si c’étais si facile … il est a peu près impossible de prédire ce genre de chose on perdrait pas de temps a chercher pour rien et plus souvent qu’autrement souvent en cherchant une chose on en trouve une autre . Le taux de réussite est d’environ 2 % …( votre rendement a la caisse ! ) sur 50 produits actifs développpé s un seul sera un succès commercial et si il génère des profits on paye en premier les 49 qu’on a développé pour rien … De plus le chemin n’est pas toujour claire prenez les post it c’est un succès commercial qui dérive d’un échec au fond …une colle qui ne fonctionnait pas et qui ne collait pas …. DE plus plus on avance plus la facilité pour trouver du neuf dans un domaine limité diminue exponentiellement .. mais y a souvent d’autre problèmes a résoudre….

      La boulle de cristal est parfois ausssi efficace….

    • @carljf,

      vous n’avez pas formulé ça en ces termes. Mais, si vous dites que le nouvel antibiotique ne sera pas ou très peu utilisé, pourquoi vouloir ensuite que l’OMS le développe puisqu’il ne sera pas ou peu utilisé? Ce qui est bon pour pitou est bon pour minou. Pourquoi l’OMS devrait engloutir des sommes incroyables dans le développement d’un antibiotique pour lequel le marché est inexistant? N’y a-t-il pas d’autres priorités au niveau de l’OMS? Et si le marché existe, alors pourquoi les pharmaceutiques lèveraient le nez dessus?

    • À ceux qui pensent que les compagnies pharmaceutiques n’orientent pas leurs travaux selon le marché, en psychiatrie, les recherches sur les nouveaux antidépresseurs ou antipsychotiques ont été jugées “trop risquées” et de surcroît abandonnées.

      http://www.lapresse.ca/sciences/medecine/201311/02/01-4706488-e-u-les-psychiatres-deplorent-la-crise-de-linnovation-dans-les-medicaments.php

    • @ beaufran 10h46
      «Il ne s’agit pas d’eugénisme mais de sélection naturelle. blablabla…»
      Par son intelligence et son sens de la compassion, l’être humain s’est depuis longtemps affranchi des effets de la sélection naturelle. N’utilisez pas ce concept à tort et à travers. Même Darwin a toujours refusé d’endosser les dérives idéologiques qu’on faisait déjà subir à sa théorie du temps de son vivant.

    • “Mais, si vous dites que le nouvel antibiotique ne sera pas ou très peu utilisé, pourquoi vouloir ensuite que l’OMS le développe puisqu’il ne sera pas ou peu utilisé”

      Parce qu’une organisation à visée non commerciale peut se permettre de faire des choses utiles, même à petit volume, et ne répondant qu’à des situations de dernier recours.

      “Pourquoi l’OMS devrait engloutir des sommes incroyables dans le développement d’un antibiotique pour lequel le marché est inexistant?”

      Parce que le but n’est alors pas de faire de l’argent, mais bien de pouvoir traiter les personnes. Et tant pis si ce n’est pas rentable. Ce n’est pas que le marché soit inexistant, c’est qu’il est actuellement trop limité pour espérer recouvrir les coûts engagés.

      Si vous préférez, cette question peut être divisé en deux volets:

      1) Serait-il intéressant et utile d’avoir un antibiotique efficace contre les bactéries actuellement résistantes ? Je crois que tous sont d’accord pour dire que la réponse à cette question est oui.

      Ce qui nous mène à 2) Est-il possible d’envisager, dans le contexte actuel, de développer et de commercialiser rentablement un tel produit ? La réponse est non, car si cela était possible, les pharmaceutiques seraient déjà sur le filon. Donc, soit on envisage de changer le contexte pour favoriser un développement rentable, soit on envisage un développement dont le but premier n’est pas la rentabilité. Ou, dernière option, on garde le statu quo et on attend que la résistance devienne suffisamment répandue pour assurer une rentabilité à un nouveau médicament… Quelle est la meilleure approche ou la plus réaliste ? Vos réponses valent bien la mienne à ce niveau.

      Seules choses certaines, la résistance ne disparaitra pas magiquement toute seule, et un antibiotique efficace n’apparaitra pas non plus si personne ne travaille dessus, que ce soit dans un but commercial ou non.

    • Voici d’ailleurs un article fort intéressant expliquant pourquoi il est si difficile actuellement de développer de nouveaux antibiotiques.

      http://www.tufts.edu/med/apua/news/news-newsletter-vol-30-no-1-2.shtml

      Extrêmement intéressant ! Merci !
      JFC

    • Et en voici un éditorial dans le British Medical Journal proposant un développement public:

      http://www.bmj.com/content/344/bmj.e2591?ijkey=KQLoMnjGDYuLzzz&keytype=ref

      Il souligne d’ailleurs qu’un tel modèle de développement existe déjà pour certaines maladies tropicales. Et que des traitements pour ces maladies ont pu être développés à coût raisonnable, alors que les pharmaceutiques n’y trouvaient pas leur compte.

    • @jfc

      Je n’essaie as d’être baveux, mais bien de comprendre comment vous ne voyez pas d’apparence de conflit d’intérêt. Vous écrivez vous-même: “Le Dr Boivin tient par ailleurs à mentionner qu’il a déjà participé à des études sur le Tamiflu dans le passé – certaines financées par Roche, d’autres non -, mais que ce n’est plus le cas.”

      Donc, si je vous lis bien, le Dr Boivin a travaillé à des études sur le Tamiflu payées par Roche non? Ou bien perds-je mon français complètement? Ou alors il le faisait à titre bénévole peut-être?

      Apparence de conflit d’intérêt: quand je travaillais comme pigiste, j’avais des clients qui me confiaient parfois des mandats. Soyez certains que je n’aurais jamais pipé mot de quoi que ce soit qui aurait pu déplaire à ces clients à qui que ce soit: j’espérais avoir à nouveau des contrats de leur part voyez-vous…

      Bien sûr, je n’avais aucun problème à dire qu’ils étaient mes clients, mais le “full disclosure” et tout le tralala déontologique de façade n’empêchent aucunement que je me serais toujours bien gardé de dire “toute” la vérité au sujet de mes clients, en me concentrant surtout sur les aspects de la vérité qui leur plairait, ou à tout le moins ne les indisposerait pas, en passant évidemment sous silence certains aspects de la vérité qui les ferait apparaître sous un jour moins favorable. Bref, pour des “clients” passés et potentiellement futurs, j’aurais toujours tendance à avoir la vérité plus sélective, et c’est correct: je ne m’attendrais pas à ce qu’on soit assez naïf pour me demander de dresser un portrait impartial des gens qui mettent le beurre sur mes épinards.

      Mais bon, j’imagine que le Dr Boivin dont vous avez sondé les reins et le coeur est moins retors que votre humble serviteur, qui se rend de ce pas relire la définition d’ironique dans le dictionnaire car, décidément, ce mot que vous utilisez, je ne suis pas certain qu’il signifie ce que vous croyez qu’ils signifie, ou bien je me goure fort moi-même à nouveau.

      Là où vous vous fourvoyez, c’est que les chercheurs comme Dr Boivin ne sont pas des pigistes et n’ont pas avec les pharmaceutiques la relation que vous disez avoir eu avec vos anciens clients. Ils visent la publication dans des revues savantes qui n’ont pas de comptes à rendre à Big Pharma. Ce n’est pas un système parfait, bien sûr, mais ce n’est pas parce que vous vous êtes senti obligé de taire ce qui déplaisait à vos clients que tout le monde a le même genre de relation avec autrui.
      JFC

    • @carljf
      2 mai 2014
      13h55

      Merci pour l’excellent article !

      Je retiens trois excellents arguments ( en traduction très libre )

      1 the low-hanging fruit have been plucked.
      Les fruits les plus faciles du début ont déjà été cueillis. Pour le reste on change d’échelle. Ce qui est toujours le cas …

      2 « There is also imbalanced drug pricing in society. We will pay $50,000 for a course of cancer chemotherapy that prolongs life by 3 months, but we don’t want to pay more than $100 for a course of antibiotics that cures the target infection. People are terrified of cancer, but not of infections.»
      2 on hésite pas a dépenser 50 000 $ pour un traitement du cancer parce que le cancer ça fait peur , mais on refuse de dépasser 100 $ pour une infection ( ou on chiale sur le prix si ça dépasse celui de la caisse de 24!) Et parce qu’on est habitué et que ça n’effraie plus personne.
      ie par habitude On a banalisé la chose …

      3 «he pathways to antibiotic approval through the U.S. FDA have become confusing, generally infeasible, and questionably relevant to patients and providers over the past decade. Not so for antibacterials, which the FDA continues to approve based on disease state one at a time (pneumonia, urinary tract infection, etc.) rather than based on the organisms the antibiotic is designed to kill. Thus, companies spend $100 million for a phase III program and as a result capture as an indication only one slice of the pie»

      3 : On approuve les antibiotiques par maladie plutôt que par cause infectieuse , ce qui oblige big pharma de manière absurde a payer 5 ou 6 fois pour la même approbation, les systèmes d’approbation sont hors de prix et désuets. ( Ça faisait partie des autres raisons! Comme dirait une chanson de Charlevoix plus que t’en donne plus le monde en veux!.…..)

    • @ carljf
      Belle défense de l’implication de l’OMS dans le développement de médicaments pour les maladies orphelines (les cas de résistance aux antibiotiques devraient être considérés comme tels).

      «Ou, dernière option, on garde le statu quo et on attend que la résistance devienne suffisamment répandue pour assurer une rentabilité à un nouveau médicament…» (13h35)
      Cette option coûterait trop cher en vies humaines dans l’intervalle. L’idéalisme doit donc primer sur la recherche immédiate de profits et il faudrait mettre sur pied dès maintenant des modes de financement adaptés permettant de reprendre la recherche à grande échelle de nouvelles familles de molécules antibiotiques. Cela est d’autant plus urgent qu’il faudrait au moins une décennie avant d’obtenir des résultats concrets.

      Portrait inquiétant de la R&D des antibiotiques:
      «Course contre la montre pour mettre au point de nouveaux antibiotiques»
      Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé 2011;89:88–89
      http://www.who.int/bulletin/volumes/89/2/11-030211/fr/

    • Il devient de plus en plus difficile de développer de nouveaux types d’antibiotiques. À tel point que déjà des gens meurent suite à des types d’infections qui pouvaient être guéries facilement il y a quelques années. C’est une tendance lourde.

      Certains croient que l’augmentation du financement de la recherche pour développer de nouveaux antibiotiques règlerait l’épineux problème de la résistance que les bactéries développent. Or rien n’est plus faux. La capacité des bactéries de résister aux antibiotiques ne va pas cesser d’augmenter. Tôt ou tard, la science va se cogner le nez sur la réalité: les bactéries sont plus fortes que la science. Elles finiront toujours par résister aux nouveaux antibiotiques. Ce n’est qu’une question de temps. En 70 ans d’histoire des antibiotiques, voyez ce que les bactéries ont accompli. Elle ne s’arrêteront pas de si bon chemin!

      70 ans, ce n’est rien dans l’histoire des bactéries sur Terre. Il faudra bien que des individus puissent guérir par eux-mêmes à des infections, sans antibiotiques. Des animaux et des hommes ont toujours réussi à le faire. Ceux qui ne peuvent le faire sont éliminés, par sélection naturelle. N’en déplaise à A.Talon qui ne comprend rien à la théorie de Darwin!

    • @carljf,

      vous dites: «Parce que le but n’est alors pas de faire de l’argent, mais bien de pouvoir traiter les personnes. Et tant pis si ce n’est pas rentable. Ce n’est pas que le marché soit inexistant, c’est qu’il est actuellement trop limité pour espérer recouvrir les coûts engagés.»

      Voilà exactement pourquoi je suis contre cette idée. De vos commentaires nous en retirons que l’usage d’un nouvel antibiotique serait marginal. Il y a des tonnes de maladies qui ne sont pas marginales et qui demandent un traitement. Pourquoi effectuer une ponction des ressources collectives et décider que ceux-là auront droit à un traitement de faveur et que nous engloutirons collectivement des milliards pour peut-être en bout de ligne résoudre un problème que vous dites vous même être marginal? Qu’il s’agisse de fonds publics ne change absolument rien à l’affaire. Les fonds publics viennent des poches des citoyens qui ne peuvent plus eux-mêmes décider où investire leur propre argent.

      Ce modèle n’assure pas une répartition optimale des ressources là où sont les besoins. Il permet seulement à un petit groupe d’individus de se donner du pouvoir à même l’argent que les contribuables sont obligés de leur verser.

      C’est la machine à fabriquer les Tricofil, Gaspésia et Magnola dont vous parlez.

    • Lors du début du sida, les personnes atteintes mourraient d’infection très banales auxquelles tous les gens en santé résistaient sans problèmes. Il est faux de dire que nous ne sommes plus résistant aux bactéries.

      Les antibiotiques nous permettent de guérir d’accident telles que des morsures, des coupures lors de la préparation des aliments, des accidents etc. On ne voit plus beaucoup de gens jeunes qui ont été amputés. Les antibiotiques sont des médicaments qui souvent permettent aux êtres humains relativement jeunes de poursuivre une vie productrice.

      La résistance aux antibiotiques, les changements climatiques, la surpopulation, les crises économiques majeures, etc sont des signes qui montrent que nos sociétés ne sont pas capables de réagir à des problèmes qui ne sont pas évident et qui se développent sur des décennies.

      Les compagnies pharmaceutiques ne développeront pas de nouveaux antibiotiques parce que ce n’est pas rentables et parce que la réglementation de l’approbation de ces médicaments seraient à revoir en particulier aux États-Unis où la poursuite légale est un sport national.

      Nos gouvernements et en particulier le gouvernement fédéral canadien actuel populiste et anti-scientifique ne réagiront pas à ce problème tant qu’il n’y aura pas des centaines de morts et d’amputations. Il a fallu la catastrophe du Lac Mégantic pour que notre cher gouvernement ait la preuve qu’il ne fallait pas qu’écouter les groupes de pression mais aussi ses experts.

      Il faut dès maintenant que l’on cesse d’utiliser des antibiotiques pour augmenter la croissance des animaux. La quantité d’antibiotique utilisé pour la croissance animale et non pour les soigner est plus de cent fois plus grand que tous les antibiotiques utilisés pour soigner les humains. Et seulement, une partie des antibiotiques utilisés par les humains est mal utilisé.

      Par sélection naturelle, nous augmentons le nombre de bactéries résistantes aux diverses familles d’antibiotiques. Ensuite ces bactéries s’échangent de l’information sur la résistance aux antibiotiques à l’aide de plasmides.

      On pourrait utiliser les antibiotiques en rotation sur des dizaines d’années pour que les bactéries perdent la résistance aux antibiotiques inutilisées. Mais c’est impossible à penser à ce type de solution dans notre système économique actuel.

    • @ beaufran 16h25
      «Il devient de plus en plus difficile de développer de nouveaux types d’antibiotiques.»
      Faux. C’est un choix économique des compagnies pharmaceutiques qui dicte leurs stratégies en R&D. Et depuis une bonne quarantaine d’années, elles ont choisies pour la plupart de se contenter de créer des variations sur des modèles moléculaires déjà connus plutôt que de se donner la peine d’en découvrir de nouveaux (ce qui est à la fois plus long et plus cher).

      «Certains croient que l’augmentation du financement de la recherche pour développer de nouveaux antibiotiques règlerait l’épineux problème de la résistance que les bactéries développent»
      Faux. Personne ne prétend que cela règlerait le problème. C’est juste une condition sine qua non pour être en mesure de poursuivre de manière efficace le combat contre les bactéries pathogènes. Pas de financement, pas de recherche, pas de nouveaux médicaments.

      «La capacité des bactéries de résister aux antibiotiques ne va pas cesser d’augmenter.»
      Faux. La capacité d’adaptation des bactéries reste inchangée au cours des temps. Le monde bactérien se comporte en fait comme un sorte de super-organisme et il y a un échange constant de matériel génétique entre les cellules de cet «organisme». Si le gène permettant de résister à l’antibiotique existe déjà dans le pool génétique commun, il sera utilisé. C’est ce qui explique la capacité d’adaptation aux antibiotiques.

      «Elles finiront toujours par résister aux nouveaux antibiotiques. Ce n’est qu’une question de temps.»
      Qu’en savez-vous? Mais vous venez peut-être de comprendre que la lutte aux bactéries pathogènes est un combat perpétuel. Une course aux armements sans fin. Une course qu’on n’a pas le choix de poursuivre pour le bien-être de l’humanité et qu’il serait immoral d’abandonner sous quelque prétexte que ce soit.

      «Il faudra bien que des individus puissent guérir par eux-mêmes à des infections, sans antibiotiques.»
      On peut guérir par soi-même d’une petite maladie comme la varicelle mais pas d’une grosse comme le choléra. Les antibiotiques auront toujours leur place dans l’arsenal utilisé pour combattre les bactéries pathogènes. Un arsenal qui devra toutefois être plus diversifié à l’avenir et inclure d’autres types d’antibactériens possédant un mode d’action différent.

      «Ceux qui ne peuvent le faire sont éliminés, par sélection naturelle.»
      On se doute bien que cette supposée «sélection naturelle» s’exercerait surtout dans ce Tiers-Monde où les conditions d’hygiène sont encore inadéquates. Il est là votre eugénisme qui n’ose dire son nom.

      «N’en déplaise à A.Talon qui ne comprend rien à la théorie de Darwin!»
      Combien de cours portant spécifiquement sur l’évolution, la génétique et la génétique des populations avez-vous déjà suivi dans votre vie? Personnellement, au moins une bonne demi-douzaine. Quant à «L’origine des espèces» de Darwin, j’ai dû le lire pour la première fois bien avant votre naissance. Je ne connais peut-être pas grand chose au sujet mais on trouve facilement pire que moi. Vous, par exemple.

    • @ yvan_dutil

      - «La variole a été éradiquée en 1977.»

      Attention, la variole a été DÉCLARÉE éradiquée par l’OMS en 1979…

      On parle déjà d’un retour du virus causé par le réchauffement climatique.

      Une autre maladie, la peste bovine fut déclarée éradiquée en 2011, mais comme pour la variole, c’est pas parce qu’on n’en a pas diagnostiqué de cas depuis quelques temps, que la bête est diparue.

      Je ne dis pas ici que le combat est vain, simplement que nous nous battons contre un processus biologique fondamental.

      Avec tout notre arsenal, on a peut-être réussi à éliminer deux virus… pendant ce temps, combien de nouveaux sont apparus ?

      Seulement entre les années 2005 et 2009, on dit que 14 nouvelles espèces de virus dangereuses pour l’humain sont soit apparues, soit ont mutées pour devenir un danger…:
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3427559/

      Personnellement, je vois la guerre contre les bactéries, virus et autres bibittes comme un combat perpétuel où on a autant de chances de gagner qu’on en a d’éliminer la mort.

    • @ A.Talon,
      Je crois que vous simplifiez le problème. S’il n’y a pas eu de nouveaux types d’antibiotiques mis au point pendant les 40 dernières années, ce n’est pas à d’abord la conséquence d’une insuffisance de budget, mais bien parce qu’il est de plus en plus difficile de le faire. Vous refusez à tort de reconnaître les limites de la science.

      Si la tendance se maintient, les bactéries seront de plus en plus résistantes aux antibiotiques et il sera de plus en plus difficile de créer de nouveaux antibiotiques. Tôt ou tard, la guerre sera perdue. Il faudra s’en tenir à l’hygiène et aux vaccins. Beaucoup de gens mourront d’infections qui avaient été guéries par des antibiotiques depuis quelques décennies. Ce n’est pas de la spéculation, le phénomène est en cours. C’est ce que déclare l’OMS et nous vaut ce billet de blog.

      Vous entretenez la pensée magique. La vérité est qu’il n’existe pas une infinité de types d’antibiotiques et que ceux qu’il était possible de développer l’ont été. Il en reste peut-être quelques-uns qui reporteront l’échéance de quelques années ou décennies tout au plus. Encore une fois, si la tendance se maintient, les bactéries vont gagner la guerre aux antibiotiques.

      Il faut plutôt agir sur l’hygiène et sur le contrôle de la population. Il faut s’ouvrir à de nouvelles défenses contre les bactéries pathogènes. Il faut cesser de manger de la viande. Il faut diminuer la promiscuité sexuelle. Il faut d’abord admettre que la science médicale (et pharmacologique) ne peut régler tous les problèmes.

      Si les hommes et les autres espèces ont survécu aux bactéries depuis des centaines de milliers d’années ou des millions, ce n’est évidemment pas grâce aux antibiotiques. Cela s’est fait dans un processus de sélection naturelle. Beaucoup d’individus sont morts infectés par des bactéries alors que les espèces, dont la nôtre, ont survécu.

      L’avenir dira si la science aura permis la survie de l’espèce humaine à long terme ou si elle aura accéléré sa disparition. Actuellement, si on faisait un bilan objectif de l’influence de la science sur notre planète, sur l’environnement, sur le développement de nouvelles bactéries et virus, sur la mise au point d’armes de destruction massive, sur les émissions de GES, sur les rejets de polluants partout y compris dans les océans, sur l’extinction des espèces, sur la perte de biodiversité, etc., ont conclurait que l’on assiste à un feu d’artifice alors que les applications de la science nous mènent à une auto-destruction.

    • @beaufran 9h29
      Vous n’avez visiblement aucune culture scientifique.
      Vous êtes imperméable à la logique et aux faits.
      Vous niez l’importance de toute vie humaine.
      Vous faites la promotion de l’obscurantisme.
      Fin de la discussion.

    • @beaufran

      Iiiiisshhh! On part de loin!

      Si c’était pas de la méchante science vous ne seriez même pas en vie en ce moment (si vous avez plus de 20 ans) et vous ne pourriez même pas exprimer votre opinion ici (l’informatique ça ne vient pas du bon dieu).

      Sans l’influence de la science nous en serrions encore là: http://news.nationalgeographic.com/news/2012/07/120720-neanderthals-herbs-humans-medicine-science/

    • @jaylowblow,

      Et vous non plus!
      On ne peut pas refaire le passé. Je n’ai jamais proposé de le tenter. Mon point de vue est objectif et rationnel. Il faut être libre de l’idéologie scientiste, qui est un ersatz de religion, pour pouvoir mesurer les conséquences globales de l’utilisation de la science.

      Autrement dit, les scientifiques et les ingénieurs n’assument pas les conséquences destructrices de leurs actions. Ce qui peut paraître neutre ou anodin à court terme ou à petite échelle peut devenir catastrophique à moyen ou long terme.

      La science et l’engineering ont grandement augmenté la puissance d’intervention sur notre environnement. À court terme, cela a pu paraître utile et bienfaisant. Depuis déjà plusieurs années, les problèmes s’accumulent. Exemple parmi mille autres: allez lire les articles sur les océans dans LeDevoir d’aujourd’hui. Vous et monsieur Talon ne me ferez pas cesser de dénoncer les travers de la civilisation moderne qui est engagée dans la destruction de l’environnement et de l’humanité par voie de conséquence.

    • J’aimerais ajouter à mon propos (Igreck 2 mai 2014 10h56) la calamité des fausses rumeurs entourant la vaccination. Que de bêtises à propos d’une mesure d’hygiène qui a sauvé et continue de sauver les millions de vies à travers le monde. Et ces ignares (il s’en trouve de trop nombreux même dans les services de santé, imaginez !!!) qui se vantent d’avoir eu raison de refuser d’être vaccinés puisqu’ils n’ont jamais rien “attrapé”! Pauvres imbéciles… c’est parce que les autres sont vaccinés que les maladies infectieuses n’ont pas pu les atteindre. Ils laissent aux autres la responsabilité de les protéger indirectement. Entouré de gens avec une telle conscience sociale pas surprenant que les problèmes collectifs soient si difficiles à résoudre.

    • @beaufran

      L’éclairage arrière de votre écran de portable est -t-il :

      1 éclairé par des del ?

      2 éclairé par une chandelle?

      si c’est 1 vous êtes en train de détruire par inconscience la planète par l’utilisation intempestive d’instruments technologiques infâme qui relèvent de la fiante du malin en personne…

      si c’est 2 : svp éteignez la chandelle , elle pourrait vous servir plus tard et laissez nous vivre et profiter de la «luxure technologique» pour échanger sur la fin du monde à venir….

      Amusez vous mais respectez au moins ceux qui ne pensent pas comme vous ! :-)

    • - Ainsi, quand on utilise mal les antibiotiques, par exemple en stoppant un traitement avant la fin sous prétexte qu’on se sent mieux -

      Malheureusement, lorsque l’antibiotique est utilisé jusqu’à la fin, c’est à ce moment-là précis qu’une résistance a des chances de se développer…par ma propre expérience, et pour faire une histoire courte, j’ai utilisé un antibiotique(tétracycline) pour le traitement de l’acné, après quelques jours, l’acné est disparu mais j’ai continué le traitement(comme le médecin me l’avait prescrit) et l’acné est rapidement revenu en force…finalement, j’ai dû suivre un autre traitement plus drastique, l’antibiotique ne faisaient plus effet !

      Je pense que les antibiotiques devraient être utilisés en dernier recours seulement pour une grippe par exemple. Il y a une surutilisation dans ce domaine, ce qui peut induire des pneumonies à répétitions et des bactéries plus résistantes.

    • @beaufran Le problème n’est pas le scientisme. Ce n’est pas la science en soit qui est une échec, c’est l;’incapacité de notre société d’utiliser son savoir correctement. Le monde n’est pas gérer pas des scientifiques, mais pas des conteurs d’histoire professionnels, qui se nourrissent de mythes et de superstitions. Ce sont les littéraires qui nourrissent le mal.

    • @ yvan_dutil 8h25
      M. Beaufran confond les fruits de la science avec les excès de la société de consommation. Il a de plus l’outrecuidance de jongler allègrement avec des termes dont il ne comprend pas la signification pour tenir des propos excessifs et traiter les autres d’ignorants. Cerise sur le sundae: la stricte observation des faits et la pensée critique tiennent lieu de mouvement sectaire à ses yeux. Ça en dit gros sur le degré d’inculture scientifique de notre société.

    • En Inde, les antibiotiques sont en vente libre alors les gens les consomment sans savoir s’ils en ont réellement besoin. Ils en prennent pour soigner des virus (insensibles aux antibiotiques parce que trop petits) et n’en consomment pas nécessairement la bonne quantité ni le bon dosage.

      C’est ce qui a favorisé l’émergence de la bactérie multi-résistante New Delhi Métallo-bêta-lactamase (couramment appelée NDM-1). Cette bactérie détruit littéralement les pénicillines, les céphalosporines et les carbapénèmesgrâce à l’enzyme qu’elle produit (la métallo-bêta-lactamase).

      En Roumanie et en Russie, la tuberculose est endémique dans les prisons et plusieurs des détenus purgeant des peines de courtes durée ne poursuivent pas leurs traitements après leur libération. Cela a favorisé l’émergence de souches de tuberculose résistante.

    • @meerly
      4 mai 2014 19h25
      Les antibiotiques sont inefficaces pour “guérir” de la grippe puisqu’impuissants contre les virus.

    • @ yvan_dutil

      - «Ce sont les littéraires qui nourrissent le mal.»

      Oh boy !

      Parce que les scientifiques ne se trompent JAMAIS…

      Des scientifiques ne trafiquent jamais leurs données et leurs résultats afin de continuer de recevoir du financement, ne pondent jamais d’études complaisantes contre rémunération, ne tripotent jamais les chiffres pour les faire s’accorder à leur idéologie, bref, les scientifiques sont les grands prêtres suprêmes de la VÉRITÉ, et quiconque ne s’aplatit pas devant la divine parole émanant de leurs bouches n’est qu’un ignare, un béotien, un nono.

      Désolé, mais je vais attentivement écouter la parole d’un scientifique et lui accorder plus de crédit que, disons, celle d’un théologien.

      MAIS…, mais…

      Comme toute information, les affirmations des scientifiques doivent être accueillies avec une juste mesure de scepticisme, être soumises au questionnement des pairs, à l’épreuve du temps.

      Remplacer la parole du prêtre, par la parole du scientifique, ce n’est qu’une différente manifestation du même problème: la croyance aveugle et le déni du questionnement.

      Comparaison totalement absurde : la parole du prêtre s’appuie sur la Bible, pas sur des observations, des données, un processus de révision par les pairs, etc. Personne ne prétend que les scientifiques sont parfaits — seulement qu’ils connaissent certaines parties du monde beaucoup mieux que la moyenne des ours et que, par conséquent, les ours moyens auraient intérêt à les écouter plutôt qu’à s’inventer des parallèles boîteux pour mieux les ignorer.
      JFC

    • @Igreck
      Exact, je voulais parler des “complications de la grippe”, la pneumonie par exemple, les otites(chez les enfants), les bronchites etc.

    • (suite) la bronchite aigüe chez le fumeur par exemple, il vaut mieux arrêter de fumer plutôt que de prendre des antibiotiques…

      Les personnes grippées ont tendance à se précipiter chez leur médecin trop rapidement…le corps se guérit lui-même, il suffit simplement de le laisser se reposer…

    • @ yvan_dutil,

      La science a mis l’humanité en péril parce qu’elle a augmenté phénoménalement la puissance d’intervention sur la nature. Les applications de la science sont utilisées par les ingénieurs, eux-mêmes soumis au marché capitaliste. Les scientifiques et les ingénieurs consentent à cette soumission parce qu’ils sont très bien traités et valorisés dans le monde moderne.

      La science et les scientifiques ne se posent pas la question de la finalité de l’Homme. Et le système économique fonctionne dans le court terme. Il n’y a pas de vision d’ensemble. Le scientisme est dangereux parce qu’il retarde le questionnement sur la finalité des actions humaines. Au cours du XXe siècle, les progrès de la science et des technologies ont convaincu la majorité des citoyens des pays occidentaux que les scientifiques et les ingénieurs allaient régler tous les problèmes.

      Aujourd’hui, cette «foi», cette croyance en la science doit être combattue. Il faut amener les gens à saisir que la science est un moyen et non une fin. La conscience et la sagesse doivent guider l’évolution de l’humanité et non pas le développement anarchique de la science et des technologies. Les scientifiques et les ingénieurs eux-mêmes doivent assumer les conséquences de leurs actions. Ils ont créé un monstre et doivent cesser de nier leur responsabilité dans le désastre qui s’annonce.

      Notre civilisation scientifique est un immense feu d’artifice. Elle craque de partout. Les machines et les énergies fossiles qui les alimentent polluent et perturbent le climat. La chimie a développé un très grand nombre de substances toxiques qui agissent et interagissent dans l’environnement et au sein même de nos cellules, provoquant des cancers de plus en plus nombreux. L’utilisation de l’énergie nucléaire est problématique – exemple : Fukushima – en plus des déchets nucléaires offerts en cadeau aux générations futures. Et voilà qu’un élément important de la médecine moderne, celui qui a le plus contribué à l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance – et à la surpopulation – bat de l’aile. Les jours de l’arrogance scientifique sont comptés.

      L’agressivité de A.Talon dissimule mal son anxiété. Il essaie de masquer son absence d’argument en faisant des attaques personnelles

      C’est clair, la science a mis l’humanité en péril. C’est pour ça que les progrès de la médecine et de l’agriculture nous permettent d’être plus nombreux que jamais. La science continue d’ailleurs de mettre l’humanité en péril en travaillant à des vaccins, de nouveaux traitements pour diverses maladies. En outre, elle travaille toujours aussi fort à la destruction de l’environnement en améliorant le solaire, l’éolien, des réacteurs nucléaires qui se servent des déchets nucléaires d’antan comme carburant, etc. Et puis, horreur, les universités sont pleines de biologistes qui travaillent sur des questions de conservation et, tiens, de chercheurs qui planchent sur les changements climatiques.
      Non, franchement, la science n’est pas parfaite, elle s’incarne dans des êtres humains qui ont toutes sortes de travers, je n’ai aucun mal à l’admettre. Mais pour la dépeindre sous un jour aussi noir que vous le faites, il faut vraiment, vraiment avoir une paire d’œillères épaisses comme ça.
      JFC

    • @ralbol Au risque de me répéter: Le monde n’est pas gouverné par des scientifiques, mais par des conteurs d’histoire professionnels.

      Je vous mets au défi de me donner tors à ce sujet. Blâmer les scientifiques pour les décisions des autres, c’est de se chercher un bouc émissaire.

      D’autre part, j’ai une petite nouvelle pour vous. Si les cas de fraude et de manipulation de données, copinage et autres pratiques douteuses sont rares dans le domaine des sciences naturelles, elles sont la NORME chez les littéraire. J’ai un copain qui a connu la physique et la philosophie et son observation est que c’est 100 fois pire en philo qu’en physique.

      La dure réalité qui est socialement inacceptable de dire en public est que l’on est essentiellement incapable de penser par soi-même de façon rationnelle. C’est un FAIT largement démontré. Le problème est qu’entre en fait déplaisant et un fantasme on choisi le fantasme.

    • @ JFC,

      Vos accusations sont gratuites. Je vois le monde tel qu’il est, objectivement. Je n’ai jamais écrit ni pensé que tout ce que la science avait fait était mal. Mais globalement, le résultat est catastrophique. Il y a sûrement des trous dans votre conscience environnementale. Enlevez vos propres oeillères avant de prétendre que j’en porte…

    • @beaufran Votre discours c’est essentiellement, la rengaine des littéraires qui se cherchent une vocation dans un monde où la pensée des anciens est systématiquement mis à mal par les observations et les progrès scientifiques. Fondamentalement, les littéraires n’ont aucune obligations de résultats, ce qui les prémunis de toutes responsabilité. Ce n’est pas le cas des scientifiques alors ils ne se gênent pas pour taper dessus, car ils n’ont rien à craindre dans leur siège de gérant d’estrade.

      L’autre chose que vous vous refuser à voir est que la même science qui crée des problèmes donnent aussi les moyens de les résoudre. Or, le plus souvent, ce sont pour des considérations d’ordre politiques qu’elles ne sont pas appliquées. Encore une fois, ce sont les littéraires qui posent problème.

      C’est particulièrement évident dans le cas du développement durable qui semble vous concerner. En effet, choisir le développement durable revient à embrasser la totalitarisme des lois naturelles. Or, du point de vue psychologique, historique et sociologique, c’est quelque chose qui entre de collision de plein fouet avec les valeurs humanistes véhiculées depuis des siècles.

      C’est un pas que personne issue des humanités n’est prêt à franchir autrement que dans une allégorie fantasmagorique qui occulte tous les problèmes douloureux que cela représentent.

    • @beaufran
      «cette «foi», cette croyance en la science doit être combattue !»

      Simple petit rappel sémantique :

      Science : (du latin scientia, « connaissance ») est « ce que l’on sait pour l’avoir appris, ce que l’on tient pour vrai au sens large, ce qu’on peut démontrer et reproduire de manière intelligible..

      On imagine que pour la combattre vous nous proposez son contraire :

      L’ignorance : décalage entre la réalité et une perception de cette réalité, décalage qui est la conséquence d’une croyance, d’un préjugé, d’une illusion, du fanatisme.
      Ou :
      ignorance, nom féminin Etat d’une personne qui n’est pas informée de quelque chose, qui n’en a pas connaissance. Synonyme candeur Absence de connaissance, manque d’instruction.
      En Anglais: ignorance

      On a toujours le choix de ses outils …..et Bon combat! …..So so so soli….

    • Le blogue, jfc, Scène 1, Acte 4,

      Tirade de Don Mononke.suite aux insultes du comte de Beaufran.

      «La science et les scientifiques ne se posent pas la question de la finalité de l’Homme.»

      Ô rage ! ô désespoir ! ô Vieillesse ennemie !
      N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
      Un quart de siècle d’inculture à vivre dans l’hérésie
      Trop tard maintenant, ah! Mortel si on me l’avais dit!
      Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
      Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

      Ô rage ! ô désespoir ! ô Vieillesse ennemie !
      N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
      Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
      OEuvre de tant de jours en un jour effacée
      Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
      Précipice élevé d’où tombe mon honneur !

      Faut-il de mon savoir ne plus tenir compte,
      Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
      Et mon jaloux orgueil par cet affront insigne
      Malgré le choix du peuple , m’en a su rendre indigne.

      La science , de mes exploits glorieux instrument,
      Mais d’un corps tout de glace inutile ornement,
      verbe, jadis tant craint, et qui, dans cette offense,
      M’as servi de parade, et non pas de défense,

      Ô rage ! ô désespoir ! ô Vieillesse ennemie !
      N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
      Va, quitte désormais ce qui me reste d’ humains,
      Passe, pour nous venger, en de meilleures mains.

    • @Beaufran, en somme, vous nous faites l’éloge de l’âge de pierre ou du bronze. Ne parlons même pas de l’âge des Romains car le confort de cet âge était avant tout basé sur l’esclavage. Je vous serais gré de nous détailler cet éloge. Serait-ce le plaisir:
      - de ne manger que du beurre, du lait et de la viande à l’année longue, comme les Irlandais de l’époque celtique?
      - de vivre dans des maisons sans porte, sans fenêtre et sans cheminée?
      - des guerres continuelles entre tribus?
      - des sévères famines récurrentes?
      - de vivre sur une Terre 100 fois moins peuplée? (ici, j’y verrais avec vous des plaisirs)
      - de mourir de maladies infantiles?

      J’ai hâte de vous lire…

      Mais je retiens surtout ceci de votre argumentaire: la Science met l’humanité en péril car elle permet à 100 fois plus d’humains d’y vivre. Drôle de péril. Je dirais plutôt que l’absence de science met en péril la vie de 6 930 000 000 d’êtres humains.

      On peut se chicaner sur les chiffres, mais je doute qu’en l’absence de la science la Terre puisse supporter beaucoup plus que 70 ou 100 millions d’êtres humains.

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