Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Vendredi 21 mars 2014 | Mise en ligne à 14h20 | Commenter Commentaires (123)

    Seulement 13 % des candidats ont une formation scientifique

    On se plaint souvent de ce que la science ne percole pas, ou du moins pas assez vite, vers le monde politique. Même si, dans l’ensemble, je crois qu’il demeure relativement rare qu’un ministre ou un gouvernement contredise la science de plein fouet, il reste quand même facile de trouver des exemples du contraire. Que l’on songe simplement à l’absurde «sceau» qu’accole Santé Canada sur des «produits de santé naturelle» pour s’en convaincre.

    Alors, quel genre de bagage scientifique ont les candidats des partis en lice ? Pour le savoir, j’ai épluché la biographie de tous les candidats des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale (PQ, PLQ, CAQ et QS). J’ai compté comme «scientifique» quiconque avait complété une formation universitaire en science ou était en train de le faire — et par «science», j’entends les quatre disciplines classiques (maths, physique, chimie et bio), tous les génies, la médecine/pharmacie/dentisterie, l’informatique, la psychologie, les formations en environnement et les bacs en enseignement des sciences.

    J’ai laissé de côté certaines techniques et quelques formations universitaires (sciences infirmières, notamment) malgré leur teneur évidente en science. On pourra me le reprocher, mais il fallait tracer une ligne à quelque part et, dans ce genre d’exercice, on se retrouve toujours devant le même genre de dilemme, il me semble : on bien on applique des critères très (trop?) sévères qui nous assurent de ne rien inclure d’autre que de la science stricto sensu, quitte à échapper des morceaux de science ici et là ; ou alors on prend des critères plus larges qui, s’ils n’échappent rien, font en même entrer d’autres choses que ce qu’on veut mesurer. Bref, il n’y a à peu près jamais moyen de tracer une ligne parfaite. On pourra en débattre, remarquez, je ne suis pas fermé à l’idée de modifier ma démarche.

    À cet égard, d’ailleurs, notez que malgré ce qui précède,  j’ai compté le candidat caquiste dans Gatineau André Paradis comme un «scientifique», même s’il n’a pas de formation universitaire. M. Paradis a deux techniques très clairement scientifiques (technologies physiques et génie mécanique) et il est coordonnateur de l’ingénierie dans une compagnie d’électronique. En regardant l’ensemble de son parcours, il m’est apparu absurde de l’exclure.

    Alors sans plus attendre, voici les résultats… Comme en 2012, la CAQ se classe première, avec 17 candidatures scientifiques (elle en présentait 18 au dernier scrutin). Mais cette fois-ci, la Coalition a de la compagnie au sommet du classement, puisque le PQ et QS comptent eux aussi dans son équipe 17 candidats ayant une formation scientifique (deux mieux qu’en 2012 pour le PQ, trois pour QS).

    Le PLQ figure de nouveau au dernier rang de cette compilation avec 14 scientifiques dans son équipe (possiblement 16, j’attends des nouvelles de leur service de presse sur deux candidats). C’est deux de mieux qu’en 2012, mais l’amélioration n’est pas suffisante pour leur faire quitter la «cave», si l’on me prête un peu de vocabulaire sportif.

    Il faut cependant souligner ci que cette différence est extrêmement mince — 11,2 % de scientifiques contre 13,6 % pour les trois autres formations réunies, ce qui n’est pas statistiquement significatif. Alors dans l’ensemble, la conclusion qui s’impose, il me semble, est que les candidats qui ont des formations scientifiques sont relativement rares dans tous les partis. À 13 % en moyenne (65 sur 500), on peut sans doute se dire que cela pourrait être pire. Mais compte tenu de la place que la science et la technologie occupe dans nos sociétés en général, et en particulier dans plusieurs des dossiers les plus «chauds» que le ou les prochains gouvernements devront trancher (hydrocarbures québécois, pipelines, surplus d’électricité, OGM, fluoration de l’eau, etc.), j’aurais plutôt envie de dire que le verre est à moitié vide…


    • La science c’est la recherche de la vérité. La politique, c’est de mentir à tout le monde. Pas étonnant que peu de scientifiques se lancent en politique.

    • Maintenant il faudrait demander pourquoi est-ce que le ministre des sciences n’a aucune formation scientifique

    • Hmmmm oui c’est evidement important de savoir combien ont une connaissance plus que supertficielle de la science mais je trouve qu’encore plus interessant serait de savoir combien sont reellement des scientifiques. Combien ont contribue a un certain point dans leur carriere a la science en publiant au moins un article dans un journal “peer-reviewed”.
      Je suis moi-meme ingenieur et je ne me considere aucunement scientifique.

      La reponse a la question est, je le suppose, 0.
      Je comprends les hautes exigences du milieu scientifique et la difficulte de couper les recherches pendant 5-10 ans mais le millieu scientifique y perd beaucoup. Je veux voir un ministre de la science, de l’innovation et de la recherche detenir un minimum de credibilite comme un recteur d’universite par exemple.

      Le millieu scientifique doit permettre a ses membres d’ammener leur savoir dans d’autres spheres de la societe civil.

      Pierre Reid est mathématicien (PhD) de formation et menait une carrière universitaire (en administration, cependant) avant de faire le saut en politique. Il n’a peut-être pas été le plus prolifique, puisqu’il a fait beaucoup de gestion (il fut recteur de l’UdeS), mais il a certainement publié. J’ai aussi vu un candidat de QS qui est docteur en physique — mais ses chances d’être ministre «tendent vers zéro», comme on dit… Autrement, les chercheurs patentés qui se présentent proviennent des sciences sociales — hormis une chercheuse en psycho.
      JFC

    • Je tente une explication, au risque de heurter certains… Les gens ayant une formation collégiale ou universitaire dans des domaines scientifiques ont, en général, plus de facilité à se trouver un emploi (rémunérateur) que ceux issus des secteurs “mous”, parce que justement nous vivons dans un monde de plus en plus dépendant de la Technologie. Le salaire d’un député est drôlement attirant pour un quidam formé en science po ou en droit (où le taux de chômage est, disons, important).

    • - «…j’aurais plutôt envie de dire que le verre est à moitié vide…»

      En effet, d’autant plus que de ce nombre, il est tout à fait possible qu’on en compte des capables de laisser la science au vestiaire pour des considérations idéologiques, pécuniaires ou carriéristes…

      De surcroit, comme nous vivons dans un système ploutocratique, rien de ce qu’on laissera décider à ces «politiciens» ne pourra aller ailleurs que dans le sens de la «croissance»: croissance économique, croissance des profits, croissance de la consommation, croissance de l’utilisation des ressources, croissance de la tarification, croissance, croissance, croissance.

      Exactement tout le contraire de ce que nous conseille la science, et que nous montre la dégradation continue de notre environnement.

      En ploutocratie, même si TOUS nos politiciens avaient une formation scientifique, JAMAIS on ne les laisserait faire ce que demandent les sociétés du 21e siècle: arrêt de la course à la croissance et gestion de la décroissance jusqu’à l’atteinte d’un état de stabilité soutenable à long terme; le tout dans un processus de redéfinition des systèmes financiers et économiques mondiaux.

    • Je dirais que les scientifiques, souvent, sont des analytiques ne performant pas très bien en public. Ils ont un profil assez loin des grandes gueules ayant étudié en droits où la joute oratoire est valorisée.

      Question pour JFC: Quelle était la proportion de députés scientifiques à la dissolution ?

    • Et pour le fun, combien ont une formation graduée (après le baccalauréat)?

      Et on peut avoir la liste des candidats scientifiques?

      Sinon, allez-vous épluchez un peu le contenu des programmes politiques des partis quant à la science?

      Oui, je vais le faire.
      Pour la liste, la voici :

      PQ :
      R Bandou
      G Aubé
      M Bouillé
      D Benhabib
      C Cousineau
      M Dean
      R Gendron
      J Lalumière
      R Hébert
      D Lebel
      D Lamarre
      L Mahiout
      M Ouellet
      S McKay
      L Pilon
      A Simard
      C Laberge

      PLQ
      M Montpetit
      Y Bolduc
      J Boulet
      G Barrette
      S Hamad
      P Chagnon
      G Bolduc
      J Gendron
      P Reid
      H David
      P Couillard
      M Glia
      J Boucher
      A Dubois
      (En suspens : I Leblond, P Huot et F Tanlet)

      CAQ
      R Campeau
      S Pourrreaux
      I Latrémouille
      P Franche
      JB Citegetse
      H Beaulieu
      S Le Bouyonnec
      A Paradis
      Z Bouchaala
      M Lemay
      G Provencher
      S Loranger
      PL Boulanger
      A Britton
      J Allen
      J Kim
      M Mongeon

      QS
      N C-Launay
      Y B Viger
      G Dagenais
      R Dumais
      JP Duchesneau
      E Gueppe
      D Lebœuf
      A Khadir
      N Machouf
      M St-Denis
      R Semak
      A Richer
      J Trudelle
      MC Domingue
      H Kadiri
      MP Clavette
      Diane Vincent

    • @igreck
      C’est pas si évident que ça. Les gens qui se vendent bien auront moins de difficulté à se trouver un emploi. Y-a-t-il plus d’introvertis en sciences ? Il y a des clichés qui tendent à dire ça. Et comme il n’y a pas de fumée sans feu (cliché !!).
      Et le gars a beau être en sciences po, il faut qu’il arrive à se faire connaitre pour se faire élire. Et les gens se font connaitre surtout au travers de leurs emplois. Donc ils ont travaillé. Les purs et durs des sciences po se présenteront pour le PCCML et ne se feront jamais élire.

    • @elvince

      Excusez-moi, mais la “recherche de la vérité” est davantage du ressort de la philosophie ou des religions; la science s’attache plutôt à la compréhension de notre univers, et au développement de la méthodologie pour ce faire.

      Je serais assez d’accord avec labomouse qui semble faire une distinction entre ingénieur et scientifique. J’ajouterais que les universités nomment d’ailleurs leurs départements de “Sciences et génie”; apparemment, elles y voit une différence. Vraisemblablement, c’est dans la finalité de la formation que la divergence se produit.

    • Comment se compare avec la population selon les mêmes critères?

      J’ai étudié en économie et on pourrait considérer cette discipline comme scientifique avec des mathématiques très avancées et la même rigueur scientifique.

    • @le_cyclope: Le génie se distingue de la science par le fait qu’il s’y retrouve dans les applications pratiques, au lieu des grands concepts généraux. Ça demande sensiblement la même compréhension des choses, mais l’un y voit la formule mathématique alors que l’autre comprend en quoi ça pourrait bien lui servir.

      @gl000001: «Y-a-t-il plus d’introvertis en sciences ? Il y a des clichés qui tendent à dire ça.»

      Oui, et une vieille blague va comme suit: Comment distinguer un ingénieur extroverti d’un introverti? L’extroverti regarde *vos* souliers lorsqu’il parle… :-)

      @JFC: «…j’aurais plutôt envie de dire que le verre est à moitié vide…»

      Ah – un bon ingénieur vous dirait que le verre contient en fait deux fois trop de liquide que ce dont il devrait…

    • @Igreck

      Vous envisagez donc la carrière politique comme un prix de consolation pour les diplômés des sciences sociales. Le salaire n’est certainement pas la seule motivation pour l’engagement politique (ex : PKP diplômé en philosophie, François Legault formation en administration publique et comptabilité). Pouvez-vous concevoir qu’il pourrait y avoir une filiation d’intérêt entre étudier dans une discipline des sciences sociales (droit, sciences politiques, etc.) et s’impliquer activement dans un des secteurs de la res publica, la chose publique? Cette filiation m’apparaît moins évidente pour ceux qui ont de l’intérêt pour les disciplines des sciences naturelles, y étudient et qui, naturellement, y chercheront prioritairement un emploi.

    • pour le bénéfice de certains:

      ingénieur: génie = études en sciences appliquées, donc oui, les ingénieurs sont des scientifiques (la formation d’ingénieur comprend beaucoup de cours de physique, chimie, mathématiques…)

      Une ingénieure

    • @adpi 14h52

      Moi aussi, je trouve incongru que notre ministre de la Science n’ait ni formation scientifique, ni diplôme de deuxième cycle. Il s’occupe aussi de l’éducation supérieure, de la recherche et de la technologie. Après on se demande pourquoi tout va mal.

      @slab 17h25

      L’économie est en effet une discipline scientifique. Toutefois tout ce qui s’appelle science n’est pas nécessairement de la science, comme sciences religieuses, sciences comptables, etc. La frontière entre science et non-science est toutefois difficile à tracer parce que la plupart des disciplines deviennent davantage mathématiques.

      @JFC

      Ce que vous dites est vrai. Il y a trop d’avocats, de journalistes et d’artistes au gouvernement, et trop de villageois, mais ceci n’a rien à voir avec la science.

    • SVP veuillez enlevez Sam Hamad….

      Et pourquoi donc ?
      JFC

    • Je crois qu’il est assez facile de comprendre le désintérêt des scientifiques envers la politique: quand un gouvernement ne veux pas que la population étudient la question ils adoptent de façon arbitaire une politique, comme seul argument de défense – C’est pour le bien du pays… du party… de sondages de popularité… de mon compte en Suisse… etc.

      -TAM

    • Je trouve les critères de sélection très généreux. Je n’incluerais comme scientifiques que ceux qui détiennent des diplômes d’études supérieures dans une discipline scientifique.

      Désolé, mais infirmière ce n’est pas une formation scientifique, c’est essentiellement une formation technique. Et même un médecin omnipraticien est pas mal sur la limite. L’omnipraticien est un supertechnicien de la médecine. Il y a beaucoup de «par coeur» dans une formation de médecin généraliste et il s’en trouve quand même un nombre qui tendent vers la médecine un peu ésotérique et new age dans le lot.

      Le diplômé de second et troisième cycle a démontré son aptitude à faire de la recherche. Pas le bachelier.

      A 13% avec des critères aussi larges, ça fait pitié.

    • @jeffmo,

      en passant, on dit un diplômé et des études supérieures et non un gradué et des études graduées. Un bécher est gradué, une règle est graduée, mais jamais une personne.

    • Les sciences infirmières de niveau universitaire (B. Sc. Inf., M. Sc. Inf. ou Ph.D. Sc. Inf) sont des formations très scientifiques, très rigoureuses et très exigeantes du point de vue travail. Vous feriez mieux de les inclure la prochaine fois.

      Sciences infirmières est à accepter dans la liste de très loin avant de penser même à économie. Actuariat, par contre, pourrait faire partie de votre liste.

      @le_cyclope, la “recherche de la vérité” est bien plus du ressort de la science que de la philosophie, dans le sens que la science adopte une méthode qui lui permet de découvrir la vérité. La spéculation, par contre, est bien plus du ressort de la philosophie que de la science.

    • Vaste question!
      D’abord, pourquoi avez-vous écarté les gens ayant des diplômes en sciences sociales et en science économique alors que vous avez inclus la psychologie? Les sociologues, les politologues, les économistes, anthropologues ou sexologues ont-ils suivi une formation moins scientifique que les psychologues?

      Ensuite, il serait intéressant de connaître les formations des 87% des candidats qui ne sont pas «scientifiques» selon vos critères? Je me doute qu’ils sont souvent avocats, mais encore?

      Ma première hypothèse est que les hommes et les femmes qui choisissent une carrière ou des études en sciences pures ou appliquées ont généralement moins d’aptitudes dans les relations humaines que ceux qui choisissent le Droit ou l’administration ou les sciences humaines ou sociales. Et/ou qu’ils sont moins politisés.

      Ma deuxième hypothèse est que la science commande une froide objectivité qui ne plaît pas à la foule. Un scientifique de science pure recherche la vérité alors que de nombreux électeurs veulent que leurs représentants reflètent leurs a priori voire leurs préjugés afin d’être confortés dans leur vision du monde simpliste. Les politiques populistes vont souvent à l’encontre de la pensée scientifique.

      Je remarque une nouveauté dans le comportement de certains scientifiques. Concernant les graves problèmes environnementaux que certains scientifiques constatent et mesurent, les climatologues, des biologistes et d’autres scientifiques tentent d’alerter les gouvernements et les populations. Avec plus ou moins de succès.

      Je souhaite que les scientifiques et les ingénieurs essaient de se conscientiser les uns les autres. Des associations nationales ou internationales de scientifiques regroupant un grand nombre de membres pourraient exercer un rôle politique non-partisan. Cette forme de politisation serait à l’abri du populisme. Il faudrait qu’elle soit aussi à l’abri des forces et des intérêts économiques. Cette deuxième condition est peut-être la plus difficile à satisfaire.

      Tant qu’à éplucher les biographies, je me suis aussi fait des tableaux avec la profession de tous les candidats. Ça va paraître la semaine prochaine dans Le Soleil.
      JFC

    • Bien sur l’économie est une science. Les diplômes universitaires en économie sont “es sciences”, i.e. que la méthode scientifique y est enseignée et le cursus axé autour d’une formation scientifique enseignant déduction et induction.

      Pour illustrer l’impact des observations de l’auteur du billet, on se retrouve avec des cas hallucinants de politiciens qui occupent des postes clés sans aucune formation adéquate et qui prennent de mauvaises décisions pour la collectivité. Le cas du ministre fédéral des transports Denis Lebel, ex-maire de Roberval, 3 000 habitants, est révélateur : petit restaurateur, gérant d’hôtel régional, gestionnaire de l’ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette (LOL), catapulté décisionnaire du plus grand projet de pont canadien (Champlain) depuis 50 ans. Ne manque que le Festival de la patate.

      Pierre T

    • “Les sociologues, les politologues, les économistes, anthropologues ou sexologues ont-ils suivi une formation moins scientifique que les psychologues?” (beaufran). Réponse: oui, bien sûr.

      Il faut inclure les sciences infirmières bien avant la sociologie, la science politique, l’économie, l’anthropologie et la sexologie.

    • @dcsavard: infirmière de niveau CEGEP est une formation technique, mais pas du tout infirmière de niveau B.Sc., M.Sc. ou Ph.D.. On voit que vous n’avez aucune notion de la formation des infirmières à l’université de Montréal, par exemple. Lentement, cette profession se sort des clichés que plusieurs véhiculent, incluant vous-même.

    • Bon, on nage dans la mer des clichés et stéréotypes.

      Il faudrait préciser que sous le vocable de «science» on regroupe normalement les sciences appliquées et pures. Et il aurait peut-être fallut s’y restreindre dès le départ. Il me semle que si l’on regroupe maintenant les sciences religieuses dans le lot, ça ne représente plus du tout ce qui au départ devait être représenté. Soit, ceux qui ont une formation les rendants aptes à comprendre les enjeux technologiques et scientifiques (dans le sens du génie et des sciences pures) de la société. Et dans ce sens-là, je réitère que les infirmières et les médecins omnipraticiens ne font pas partie du lot de facto. Pas plus que les bacheliers dans n’importe quelle des sciences pures. Oui, ils ont une compréhension scientifique au-dessus de la moyenne, mais ça n’en fait pas des scientifiques pour autant.

    • Pour ceux qui croient que les scientifiques des domaines des sciences appliquées et pures sont des reclus, cela démontre une incompréhension de l’économie et la politique de la science.

      Les relations de pouvoir et économiques sont omniprésentes en sciences. Les reclus ne verront pas leurs subventions reconduites l’année suivante. Ils doivent entretenir leur réseau de relations avec d’autres scientifiques, mais aussi avec les politiciens qui décident du financement de la science.

    • @gratiengroleau

      Le problème avec la recherche de la “vérité”, c’est que ce concept est trop vague pour servir d’objectif. La “vérité” de ceux qui cherchaient la composition de l’atome, et qui ont découvert les neutrons, protons et électrons, n’a pas tenue devant la découverte subséquente de la composition des particules subatomiques (les quarks des neutrons et protons, par exemple), puis ensuite la double nature ondulatoire et particulaire des éléments quantiques. Et on creuse encore la question.

    • Où sont les philopsophes et les métaphysiciens ? Au moins eux ils proposent de nouvelles avenues.

    • @le_cyclope, les neutrons, protons et électrons existent toujours, malgré la découverte subséquente des quarks. Cette vérité demeure donc.

      Finalement, il ne faut pas confondre vérité et modèle. La science est l’addition de nombreux faits incontournables qui sont vrais, de modèles qui sont des vues de l’esprit réfutables, et de mystères sur lesquels les scientifiques peuvent avoir des opinions. Il ne faut pas accuser la science quand un modèle devient plus tard réfuté, car ce modèle n’a jamais été considéré comme vérité par les scientifiques.

      Le concept de vérité n’est nullement vague pour quiconque a les idées claires et sans amalgames,

      @dcsavard, vous devriez mépriser un peu moins médecins M.D. et infirmières B.Sc.. Leur formation est scientifique. On ne doit les exclure que si vous n’acceptez comme scientifique que ceux qui ont un Ph.D., mais même là, il vous faudra accepter l’infirmière Ph.D. et le M.D. spécialiste qui a fait des stages de recherche.

    • @gratiengroleau,

      comme ma fille fait une maîtrise dans un domaine de la santé, je vous demanderais de réviser vous jugements à l’emporte pièce. Désolé, mais je maintiens que ce n’est pas parce qu’un cheminement de carrière et de formation contient des aspects scientifiques que ça fait de la personne un ou une scientifique pour autant.

    • @gratiengroleau,

      et pour en rajouter une couche. J’ai plusieurs amis médecins, dont plusieurs spécialistes et quelques amis de mes enfants étudient aussi en médecine.

      Il est moins question de mépriser ici que de replacer les choses dans leur perspective réelle. Ce ne sont certainement pas tous les médecins qui sont des médecins chercheurs. Quand on voit des médecins à la télé, je ne parle pas des téléromans, ce sont souvent des médecins chercheurs, ce qui laisse croire que l’ensemble de la profession est constituée de gens ayant ces qualités et capacités scientifiques. C’est loin d’être le cas, la très vaste majorité des médecins ne font, n’ont jamais et ne feront jamais de recherche.

    • @dcsavard
      Graduer : Élever quelqu’un à un grade militaire ou universitaire. Les soldats graduèrent leur commandant : à Lodi ils le firent caporal, à Castiglione sergent (Chateaubr., Mém., t. 2, 1848, p. 330).Être membre de l’université et gradué par l’une de ses facultés (Encyclop. éduc.,1960, p. 65).
      − Emploi subst. du part. passé. Donner des bénéfices vacants à des gradués d’université (Encyclop. éduc.,1960p. 125).

    • En fait, si on fait abstraction de la relation patient-médecin, au moins 75% des médecins pourraient être remplacés avantageusement par un logiciel d’intelligence artificielle de diagnostic capable de recommander les tests supplémentaires dont il a besoin pour raffiner son diagnostic si nécessaire et capable de faire des prescriptions précises avec les données les plus récentes de pharmacie.

      Ce genre de logiciel existe à l’Université de Californie à Stanford et ses performances dépassent les médecins et médecins spécialistes. Il n’est dépassé que par un panel de médecins spécialistes pour le diagnostic. Dès que l’informatisation des dossiers patients sera une réalité, les capacités et les performances de ce système pourront grandement être améliorées.

      Et c’est normal qu’un logiciel puisse dépasser le médecin, il est beaucoup plus facile pour lui d’accéder à toutes les données pertinentes et les mettre en rapport statistique les unes avec les autres.

      Est-ce que ce logiciel devrait être considéré comme un scientifique? Loin de là, somme toute, ses capacités sont assez primitives concernant ce que nous appelons l’intelligence.

    • L’analyse est intéressante mais on dirait que les gens confondent éducation et diplôme et intelligence… il y a pourtant une nuance…

      Valérie Fabriquant est très diplomé mais ce n’est pas un être intelligent….et je ne voterais pas pour ce genre de candidat tout diplôme confondu ….

      Les motivations sociales d’un candidat sont au moins aussi importante que ses papiers.. Nos plus mauvais ministre de la santé ont probablement été des docteurs , aucun recul, attitude méprisante des autres professions impliquées …

      Il est souhaitable que nos représentant soient a l’image de la société , malheureusement dans le passé on avait des surdose d’avocat ( du monde dont la profession est de se chicaner !) et on a remplacé ça par des socio politique en mal de job entouré d’attachés politiques qui ont la même formation ….qui s’étudient le nombril cherchent a inventer des problèmes au lieu de trouver des solutions et pensent qu’il ont réponse a tout….

      Le % trouvé correspond a la moyenne de la société….

    • Le ministre des finances est incapable de faire balancer son budget, le ministre de la santé est impuissant face à la détresse de ceux qui font appel au systeme ,le ministre de l`éducation est incapable d`endiguer le fléau du décrochage…En voulez vous des exemples de cordonniers mal chaussés ?

      La compétence des ministre est bien secondaire quand vient le temps de suivre la simonak de ligne de parti hein ?

      C`est pour palier à ces lacunes qu`on se paye des sous-ministres à gros prix qui eux sont compétents et sont en réalité les vrais têtes dirigeantes des ministeres. Le politicien élu lui c`est juste l`image de son parti et une tapisserie derriere son chef au micro.

    • @gratiengroleau

      Je pense que vous ne suivez pas ma pensée. La découverte des particules subatomiques ne constituait pas une réponse définitive à ce que sont les atomes; il n’y a donc pas eu de découverte de la vérité mais, comme vous le souligner, le développement d’un modèle qui après analyse, peut être remplacé par un autre plus sophistiqué.

      Par exemple, la chaise sur laquelle vous êtes assis est censée être solide, ce qui semble une “vérité” indubitable; or vous savez comme moi que les atomes sont surtout du…vide. Quelle est donc la part de la vérité dans cette affaire? Vous voyez bien que ce que nous cherchons n’est pas la “vérité”, mais une explication plausible et scientifique aux observations que nous faisons.

      Et je vous suggère de rester poli. On peut avoir une opinion différente sans que l’un ou l’autre n’ait les idées embrouillées.

    • @gl000001,

      merci pour l’info, mais je ne pourrai jamais m’y faire. On ne le retrouve pas dans l’usage officiel en tout cas. Jamais vu une revue des gradués de l’université une_telle.

    • @dcsavard: les B.Sc. en Biologie, Chimie, Physique et Mathématiques n’ont jamais fait de recherche non plus. J’ai de nombreux médecins, des infirmières et un scientifique PhD dans ma famille. Je sais de quoi je parle. C’est vous qui êtes dans le champ. Si on accepte les B.Sc. comme scientifiques, alors on doit accepter aussi les MD et les B.Sc. inf. Point barré.

      M. Cliche ne parle pas de “Chercheurs” dans son billet, mais de “scientifiques”. Si c’est le PhD que vous exigez pour satisfaire la définition de scientifique, cela élimine bien sûr MD et B.Sc. Inf. mais cela élimine aussi tous les B.Sc. Biologie, Chimie, Physique etc. Donc, soyez cohérent avec le billet…

      PS à dcsavard: on pourrait également remplacer plusieurs B.Sc. par des logiciels, selon votre logique…

    • @le_cyclope: vous confondez vérité et essence la plus fondamentale des choses. La chaise est solide: c’est une vérité. Le vide est complètement compatible avec vérité. Demandez à un ingénieur qui construit des tours, pour voir. La vérité, pour ce qui est de la chaise, est qu’elle est à la fois solide et pleine de vide; il n’y a aucune contradiction.

      Ce que nous cherchons ce sont des vérités. La distance Terre-lune est connue: c’est une vérité. Le diamètre de la Terre est connu: c’est une autre vérité. La lune n’est pas faite en fromage: c’est une autre vérité.

      Vous cherchez dans le mot “vérité” une profondeur métaphysique qu’il n’a nullement.

    • @mononke,

      remarquez que le but était plutôt de voir quelle genre de représentation scientifique existe au sein des partis politiques. Pas de dire que les candidats ayant une formation scientifique constituaient de meilleurs candidats que les autres.

    • @dcsavard
      Ca vient de France. Comme les “mastère” !!!

    • Je trouve particulièrement intéressant l’information apportée par dcsavard à 14h56 le 22 mars.

      Les médecins spécialistes se prennent parfois (ou souvent) pour des êtres extraordinaires faisant partie d’une caste. Apprendre qu’un logiciel fait un meilleur travail qu’eux, tout en minimisant les erreurs, je suppose, est très amusant!

      La généralisation de l’utilisation de ce genre de logiciels permettra sans doute d’économiser beaucoup d’argent. Il sera possible de revoir la formation des médecins et de sélectionner les candidats qui ont des qualités humaines plutôt que des gens qui ont beaucoup de mémoire et sont prêts à suivre une longue et difficile formation.

    • @ jeunefille

      “Moi aussi, je trouve incongru que notre ministre de la Science n’ait ni formation scientifique… Après on se demande pourquoi tout va mal.”

      Aucun rapport. Le ministre est entouré d’experts et il est celui qui trouve un consensus. C’est peut-être incongru que le ministre n’a pas de diplôme de maîtrise, mais d’en faire la cause de “tout va mal” est complètement absurde.

      “Ce que vous dites est vrai. Il y a trop d’avocats, de journalistes et d’artistes au gouvernement, et trop de villageois”

      Encore une fois les généralités simplificatrices et les clichés… Tellement facile, tellement pas respectable… et tellement pas scientifique!!!
      En passant, y a combien d’artistes et de journalistes au “gouvernement”?

    • @monoke,

      Vous avez raison, à propos de Valérie Fabrikante, devenir doctorant en génie mécanique ne demande pas d’intelligence… JE VOUS NIAISE…

      @beaufran,

      Ayez du respect pour la profession de médecin… Si vous vous blessez ou êtes gravement malade, vous serez rassuré de savoir que celui ou celle qui vous soigne soit supérieurement intelligent(e).

    • @jaypee2 04h14

      Extrait de votre message (***……….***):

      ***”Moi aussi, je trouve incongru que notre ministre de la Science n’ait ni formation scientifique… Après on se demande pourquoi tout va mal.”

      Aucun rapport. Le ministre est entouré d’experts et il est celui qui trouve un consensus. C’est peut-être incongru que le ministre n’a pas de diplôme de maîtrise, mais d’en faire la cause de “tout va mal” est complètement absurde.***

      Moi, au contraire, je pense que ça finit par avoir de l’influence. Par exemple, le 2 mars 2014, le ministre de l’Éducation supérieure, de la Recherche, de la Science et de la Technologie a lancé des appels d’offre pour six (SIX!) chaires de recherche sur l’identité québécoise, comme si c’était une priorité scientifique au Québec. Si le ministre est incompétent, comment peut-il faire des consensus intelligents?

      Évidemment quand j’écrit “Alors on se demande pourquoi tout va mal”, j’exagérais un peu. Je le savais et j’imaginais que le lecteur moyen le saurait aussi.

      Le problème du manque de scientifiques au gouvernement, pas nécessairement chez les politiciens élus, mais dans la fonction publique, est qu’on prend plusieurs décisions importantes sans analyse sérieuse. Combien y a-t-il d’artistes et de journalistes au gouvernement? Beaucoup, certainement trois ministres journalistes importants dans le cabinet Marois.

    • @JeuneFille: vous avez entièrement raison et jaypee2 est dans les patates.

    • @ jeunefille

      Il y a une raison pour laquelle vous commencez tous vos messages par “moi”? C’est une gajeure?

      Cela dit, je constate que vous avez omis de répondre à mon second commentaire au sujet de vos généralisations guère respectables… Pouquoi cette atttaque sur les artistes et les journalistes? On en compte combien dans le gouvernement actuel? Dans le précédent?
      Je suis surpris qu’une scientifique détenteure d’un doctorat se laisse aller à des généralisations aussi faciles…

      @gratiengroleau

      “vous avez entièrement raison”

      On n’est jamais si bien servi que par soi-même, pas vrai?!?

    • @ jeunefille

      Mes excuses, vous avez en effet répondu à ma question quant au nombre de journalistes dans le gouvernement…
      Personnellement, je ne comprends pas ce besoin de généraliser: il y a des bons journalistes et des mauvais…

      ” j’imaginais que le lecteur moyen le saurait aussi.”

      Quand on dit que “tout va mal”, c’est qu’on le pense un peu. Ou alors on écrit autre chose. Il ne s’agit pas de la perception d’un “lecteur moyen” (merci en passant!) mais bien de savoir doser ses affirmations… Ce qui me surprend d’une scientifique aussi respectable que vous qui devrait éviter les affirmations aussi péremptoires qu’inprécises, voire fausses.

    • @jaypee 12h33, 12h38

      Moi je vous trouve assez perspicace d’avoir remarqué que je commence tous mes message par “moi” (sauf quand j’oublie). D’abord, comme on me le dit souvent, je suis assez narcissique (mais pas égoïste car je fais du bénévolat pour les sœurs). C’est aussi une signature, comme on fait parfois en publicité, ce qui fait qu’on finit par parler davantage de moi. Finalement, ça m’amuse. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que je suis célibataire.

      Je n’ai rien contre les journalistes, Il y en a de bons et il y en a de mauvais. Toutefois, un bon journaliste ne fait pas nécessairement un bon ministre de l’Éducation supérieure, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, et un mauvais journaliste non plus. Je n’attaque pas les journalistes, mais je trouve qu’il y en a trop parmi nos ministres.

      Quand j’écris que “tout va mal”, je le crois pas tout à fait, mais je le pense quand même un peu. Ça va assez mal au Québec si on regarde les finances, l’éducation, la santé, les infrastructures et l’état de la classe politique. Nous entamons la quatrième semaine de campagne électorale et ça me déprime beaucoup.

      Vous comprendrez que dans des blogues comme celui-ci, on ne peut pas étayer chacun de ses énoncés avec des statistiques et des analyses rigoureuses. On peut aussi se permettre de faire quelques exagérations pour obtenir un plus grand effet sur le lectorat. Ceci est de bon aloi en rhétorique, mais pas dans les publications scientifiques, bien évidemment.

      Je ne saurais vraiment dire si vous êtes un “lecteur moyen” car je ne vous connais pas assez (que faites-vous dans la vie?). Dans ce blogue fréquenté par des participants très intelligents, vous êtes probablement moyen. Dans d’autres blogues moins sérieux (dont celui de Monsieur Gilbert Lavoie), vous êtes nettement au-dessus de la moyenne. Donc tout dépend du groupe de référence. Vous êtes bien gentil de me dire que je suis une scientifique respectable (ça doit être vrai car je reçois des subventions de recherche du CRSNG et je publie mes articles scientifiques dans de bonnes revues). C’est très apprécié, croyez-moi, et ça augmente l’estime que j’ai de moi.

    • C’est dommage, mais un peu normal. En politique, la réponse exacte n’existe pas. Les nuances que cela entraine sont souvent perçues comme une faiblesse pour bon nombre de scientifiques qui s’imaginent que tout, y compris les comportements humains, devrait pouvoir s’exprimer sous forme de formule. Ce qui n’est pas exact, c’est mou, c’est des nuages …
      Nuancer, c’est accepter d’avoir possiblement tord et pour comprendre qu’il n’existe pas qu’une seule bonne réponse, ça demande une bonne dose d’humilité. Cette humilité, c’est avant tout en sciences humaines qu’on en fait l’apprentissage (au niveau universitaire du moins). Accepter l’imparfait, ce n’est pas si facile qu’il n’y parait !
      Il n’y a aucune incompatibilité, mais seulement un goût plus prononcé pour la discussion, la nuance et la remise en question du côté de ceux qui font du comportement humain leur champ de spécialisation.

    • @gratiengroleau,

      me semble bien avoir suggéré qu’on ignore aussi les B. Sc., soyez plus attentif.

    • @gratiengroleau (bis),

      votre PS est simplement absurde, vous me faites dire ce que je ne dis pas. On dirait que vous n’avez pas appris à faire les nuances dans le discours. Peut-être pourriez vous quérir l’aide de quelques membres de votre famille pour décortiquer le propos au lieu de donner dans le manichéisme.

      C’est plate à dire, mais la profession de médecin est constituée d’une très grande part de mémorisation et l’ordinateur est beaucoup plus performant à ce niveau que l’humain. Poser un diagnostic médical consiste essentiellement à l’observation de symptômes et autres indicateurs biologiques pour déduire l’état de santé du malade et identifier la maladie. Ensuite, il faut connaître l’historique du patient, allergies, poids, médications, etc pour proposer un traitement approprié. Là aussi, l’ordinateur est beaucoup plus performant pour analyser ce type de données et faire des analyses statistiques plus précises sur la probabilité d’un diagnostic plutôt qu’un autre et le succès d’un traitement plutôt qu’un autre. Il peut être facilement maintenu à jour concernant les traitements médicaux alors que chaque médecin doit investir une part de son temps pour se mettre à jour sur les médicaments, les traitements, etc.

      Il y a un nombre significatif d’erreurs médicales dans la prestation des soins de la santé. Mauvais diagnostics, mauvais traitements, médications inappropriées, etc.

      Pour l’observation des symptômes plus complexes, les infirmiers et infirmières peuvent très probablement accomplir une bonne part de la tâche du médecin actuel et fournir l’information à l’ordinateur.

      L’ordinateur peut même suggérer les traitements en fonction des contraintes financières et les examens complémentaires en fonction de ces mêmes contraintes. Mais, inutile de dire qu’en éliminant une bonne partie des médecins ou de moins en diminuant de beaucoup l’expertise requise, l’argent dégagé peut alors être alloué à une amélioration des traitements et à un accès à des traitements plus coûteux.

      Comme le travail des autres bacheliers dans les autres disciplines est beaucoup plus varié, il n’est évidemment pas possible de dire de façon générale qu’un bachelier en mathématiques puisse être remplacé par un logiciel, même si dans beaucoup de cas, c’est aussi le cas avec le calcul symbolique et autres logiciels spécialisés du domaine des mathématiques qui ont relégué bien des mathématiciens à d’autres occupations.

      Pour sortir de la science et offrir un autre exemple, il existe maintenant des logiciels de vérification juridique capable d’absorber les tonnes de documents des causes complexes pour extraire les informations pertinentes à la cause. Ce travail était auparavent fait par des cohortes d’avocats débutants qui devaient se taper la lecture de milliers de documents et identifier les documents et passages pertinents à la cause en cours. Aujourd’hui, le même travail peut être fait avec beaucoup moins d’avocats.

    • @ jeunefille

      “Dans ce blogue fréquenté par des participants très intelligents, vous êtes probablement moyen ”

      Je n’ai en effet pas de formation scientifique.

      Mais j’aimerais lire vos articles. Vous pouvez m’indiquer les références de quelques-uns d’entre eux et me donner les liens de ces “bonnes revues”? Comme je suis “moyen” (selons vos dires), je profite de toutes les occasions pour m’instruire et de gagner en respectabilité.
      En même temps, si vous connaissez l’un des ouvrages écrits par celui qui contribuait à ces blogues sous le nom d’américanophile -il en aurait écrit sept, en plus d’ouvrages pour enfants-, je serais vivement intéressé. Je suis sûr que vous le connaissez et, comme lui, vous me semblez -avec raison- assez fière de vos réalisations.

      “C’est très apprécié, croyez-moi, et ça augmente l’estime que j’ai de moi.”

      Il est bien d’avoir une estime de soi. Cela évite de se ridiculiser en public en s’attribuant des succès imaginaires. Ce qui n’est certes pas très respectable.

    • @gratiengroleau: “Vous cherchez dans le mot “vérité” une profondeur métaphysique qu’il n’a nullement.”

      Vous me prêtez une intention (philosophique et théologique me semble-t-il) que je n’ai pas. Plus modestement (et pragmatiquement), j’affirme que la science vise à comprendre l’univers , le réel, et non pas à rechercher ce que vous appelez la vérité qui, dans le meilleur des cas, ne sera que la conformité temporaire d’une idée, d’un modèle, à la connaissance du réel qu’on a à un moment donné.

    • Comme scientifique qui a fait de la politique, je peux vous expliquer très simplement pourquoi ça bloque entre la scientifique et la politique : l’appel au peuple. En effet, TOUT le discours politique est construit autour de l’appel au peuple. Alors, si tu expliques clairement que quelque chose est fondamentalement faux, tu te pognes automatiquement avec l’intelligentsia du parti, qui sont a 99 % des «démocrates» issus des sciences humaines qui vont te répondre que c’est ce que les militants veulent. Alors, SYSTÉMATIQUEMENT, ce sont des stupidités ou des banalités qui se retrouvent dans les programmes politiques. Et, surtout, il est essentiel qu’il y a ait un MÉCHANT identifiable, sinon cela est impossible à faire rentrer dans le programme.

      Pour avoir été dans des pièces fermées au cours de derniers mois avec des experts de divers domaines, je peux vous dire que la «démocratie» amène à une gestion pourrie des infrastructures, des transports et de l’énergie. Je viens d’entendre à la radio que c’est exactement la même chose en santé. De plus, je peux vous confirmer que mes propres analyses en matière d’économie indiquent qu’il n’y a pas de différence détectable entre les gouvernements. Bref, tous ce qui devrait normalement du ressort de l’état est mal géré en raison d’impératifs démocratiques.

      La vraie raison de tous ces échec est qu’à force de vouloir faire plaisir au peuple, la classe politique proposent systématiquement des solutions vouées à l’échec dès le départ, parce que les objectifs sont carrément insensés et les propositions simplistes parce qu’elles doivent faire du sens pour un ignorant parce que c’est chez les ignorants que l’on va chercher des votes.

      Un bel exemple est la proposition de réduire de 40% la production de gaz à effet de serre au Québec d’ici 2020. C’est du PUR délire. C’est parfaitement et totalement infaisable parce qu’il n’y a aucun moyen d’augmenter les capacités de transport en commun d’une manière suffisante dans un délai aussi court et, encore, même si c’était le cas, il faudrait atteindre de taux de pénétration du transport en commun plus élevé que partout dans le monde. Seul quelqu’un d’irresponsable peut faire une proposition aussi déconnectée du monde réel. J’ai un commentaire similaire du coté droit de l’arène politique ou on s’obstine à dire que la réduction de la taille de l’état va refaire démarrer l’économie. Le problème que si on prend la peine de lire la littérature économique (en filtrant les papiers théologiques et en se concentrant que sur ceux qui présentent des données), on s’aperçoit que si l’effet existe est qu’il est minime et quasiment indétectable. Par contre, il y a un signal très robuste de ralentissement de la croissance économique séculaire dans tous les pays de l’OCDE dont on n’entend jamais parlé. Évidemment, entre le mirage et la réalité, le mirage gagne toujours en politique jusqu’au lendemain des élections.

      Dans le même ordre d’idée, je peux vous dire que l’essentiel proposition de réforme de modes de scrutin au Québec n’ont jamais fait l’objet d’une analyse correspondant à l’état de l’art. De plus, il est absolument impossible de proposer quoi que ce soit d’autre que du copier-coller d’ailleurs parce les étudiants en sciences politiques qui noyautent les partis ne veulent pas montrer qu’ils sont ignorants dans ce domaine.

      À mon avis, la racine du mal de la formation intellectuelle de plusieurs militants qui ont été abreuvés de batailles sociales, mais à qui ont a oublié d’enseigner la présence d’impondérable et de contraintes indépendantes de la volonté humaine.

    • Totalement d’accord avec Dutil.

    • @le_cyclope (en passant, ce pseudo vous sied à merveille): la science prend des mesures sur l’univers, et chacune de ces mesures est une vérité. Par exemple, les êtres humains mesurent moins de 3 m, etc. Pour arriver à comprendre l’univers, ce que la science vise sans doute, il faut faire une série de mesures fort modestes qui sont autant de vérités. Essayez d’adopter une vision un peu plus binoculaire et vous allez vite comprendre.

      Vous devez appartenir aux sciences humaines pour avoir autant de problèmes avec le concept de vérité. Ne vous en déplaise, la vérité est un concept fort simple. Les scientifiques la cherchent et l’obtiennent; quand ils ne l’obtiennent pas, ils clarifient qu’il ne s’agit que “d’évidence en faveur de”, de “modèle”, “d’hypothèse”, etc.. Les juges la cherchent également.

      “Comprendre l’univers”, ne vous en déplaise également, c’est en faire toutes sortes de mesures. C’est là le succès de la science et l’échec de nombreuses sciences humaines qui étudient des choses qui ne se mesurent pas ou se mesurent mal. Pouvant rarement découvrir des vérités, les gens de sciences humaines en sont devenus allergiques et en profitent pour essayer d’enlever à la science les nombreuses vérités qu’elle découvre.

    • @jaypee 17h29

      Moi je pense qu’il faut avoir une opinion réaliste de soi dans la société et par rapport à ses pairs (”peer groups”). Je vous ai donc qualifié de moyen par rapport aux intervenants de ce blogue qui me semblent pour la plupart très intelligents. Donc, être moyen dans ce groupe n’est pas trop mal. Vous êtes en bonne compagnie. Pour ce qui est du blogue de Monsieur Gilbert Lavoie, vous êtes nettement au-dessus de la moyenne, ce qui ne dit pas grand-chose. Vous êtes mieux d’être moyen ici que supérieur dans l’autre blogue.

      Je ne vous donnerai pas des liens à mes articles scientifiques car je ne veux pas être identifiée. De très bonnes revues générales dans mon domaine sont INFORMS Journal on Computing, Information Processing Letters, Mathematical Programming, SIAM Journal on Computing, SIAM Review, Management Science, etc. Il y a aussi de nombreuses revues spécialisées selon les domaines d’application. Allez sur JCR (Journal Citation Report) et toutes les revues sérieuses s’y trouvent, incluant les classements.

      Je ne connais pas “américanophile” à qui vous faites référence. Il y a dans notre monde des milliers de personnes qui écrivent des articles scientifiques. Je ne connais pas grand-chose aux livres pour enfants.

      @yvan_dutil 17h58

      Merci pour votre excellent témoignage. Je ne suis pas spécialiste en sciences politiques, mais je connais bien le pour et le contre de plusieurs systèmes électoraux, ayant travaillé un peu dans ce domaine. Tous ont du pour et du contre. Sans faire de révolution, on pourrait améliorer grandement l’équité électorale avec le système actuel en imposant une déviation du nombre d’électeurs par circonscription d’au plus 10% par rapport à la moyenne. C’est présentement 25%. Présentement, la moyenne du nombre d’électeurs par circonscription est autour de 60,000. Si on permet un écart de 25%, ça fait entre 45,000 et 75,000 électeurs, ce qui n’est pas équitable.

    • @yvan_dutil 17h58

      Moi, dans mon message de 20h20, j’ai peut-être commis une faute, mais je n’en suis pas certaine (j’ai écrit ça de mémoire). Je pense que “60,000″ réfère à la population moyenne d’une circonscription et non pas à son nombre d’électeurs. Il faudrait que je vérifie. Quoi qu’il en soit, le problème d’inéquité que j’ai décrit demeure car tout est proportionnel.

    • Deux commentaires bien étayés retiennent mon attention.

      Celui de dcsavard 23 mars 16h37.

      Il explicite les grands avantages du développement de logiciels pour les diagnostics et les recommandations de traitement médical. J’invite Jean-François Cliche à se saisir du sujet qui pourrait faire l’objet d’une prochaine chronique. Comme chacun sait, le budget de la Santé augmente rapidement et devient difficile à supporter. La réduction des erreurs médicales est aussi un avantage majeur. Les médecins ne sont pas toujours aussi compétents que l’on voudrait et les erreurs médicales causent des souffrances et parfois la mort.

      Et celui de yvan_dutil 17h58

      Il expose les limites de la «démocratie» telle qu’on la pratique au Québec. Les Suédois ne font-ils pas beaucoup mieux que nous? N’est-ce pas une question de relations de confiance entre les élites professionnelles et le peuple? Le prérequis n’est-il pas la moralité des professionnels?

    • @yvan_dutil
      “mais à qui ont a oublié d’enseigner la présence d’impondérable et de contraintes indépendantes de la volonté humaine”
      Donc 90% de tous les événements qui se passent autour de l’être humain moyen. Une autre façon de dire qu’ils sont décollés de la réalité. Vous écrivez bien !!!

    • La base du problème n’est pas tant la formation des députés que la formation de la majorité de la population. Au Québec, 49% des citoyens ont des problèmes de lecture et ne sont pas capable de comprendre un texte légèrement complexe.

      Donc nos gouvernements préfèrent viser cette population et proposer des solutions qui souvent n’en sont pas parce que la majorité de la population pense que tout peut se régler facilement et rapidement.

      Lors du récent décès de ma mère, j’ai retrouvé une boite d’archive de ma jeunesse remplie d’articles de journaux sur l’Expo 67 et l’alunissage en 69. A coté, de ces articles, il y en avait d’autres qui avait pour sujet la santé et de multiples problèmes qui n’ont pas vraiment été solutionnés depuis ce temps. Ça fait plus de 40 ans qu’on ressasse les mêmes problèmes.

      Il est impératif que l’esprit et la méthode scientifique qui sont basés sur le doute, l’auto-critique, la critique, l’analyse, les faits, l’expérience, etc et que des connaissances de base en sciences (incluant les sciences humaines) soient enseignés à toute la population.

      Si on fait référence aux pays Scandinaves , le niveau d’éducation de leur population est plus élevé, ce qui entraine une meilleure gouvernance.

      Malheureusement, on n’a un gouvernement qui ne correspond pas à l’élite de la population mais à la moyenne de population. Si on veut changer quelque chose, il faut changer la population.

    • La priorité absolue du prochain ministre de la Santé devrait être l’informatisation du dossier patient avec une réalisation à l’intérieur de son premier mandat. De l’informatisation du dossier patient découlera éventuellement une série d’économies importantes et une capacité accrue d’agir de façon intelligente au niveau du service aux patients et dans la gestion de ce ministère.

      Que l’on cesse de nous promettre n’importe quoi sur les délais aux urgences et ce genre de niaiseries qu’aucun ministre de la Santé qui s’est succédé depuis 30 ans n’a pu livrer. Le problème est ailleurs.

    • @petit-jean Mon expérience personnelle est exactement le contraire. En sciences naturelles, les sujets sont très complexes et plusieurs phénomènes se superposent ce qui fait qu’il y a des résultats apparemment aberrants qui sont pourtant parfaitement en accords avec la théorie. Pour le scientifiques, c’est parfaitement clair. Pour l’étudiant qui science humaine qui fait de la politique, c’est une preuve d’échec total de la théorie. De plus, si on admet que l’on ne sait pas tout (ce qui est normal en sciences), c’est que l’on ne sait rien, selon la même logique. De même si on affirme, que l’on sait quelque chose de façon certaine (ce qui arrive souvent en science), c’est que l’on est arrogant ou borné.

      Ce maudite façon de penser est un résidus de la rhétorique où la moindre ambiguïté est considéré comme un aveux d’échec. C’est pourquoi, jamais quelqu’un formé dans le domaine des sciences humaines ne va avouer la moindre faiblesse dans son discours.

      Le corolaire est qui se un scientifique admet une erreur (même légitime), c’est considéré comme un crime grave. Le plus bel exemple de cette état de chose est Sam Hamad. Malgré tout les nuages sombres au dessus de personnage, il a été tassé parce qu’il avait commis la faute suprême : avoir admit une erreur. En effet, il admit que l’entretien du réseau routier était déficient depuis longtemps. Tous les ingénieurs savent cela depuis longtemps, mais c’est un crime grave de le dire en public, si tu es un politicien.

    • @JFC

      Il faut enlever Sam Hamad car ses années en politique semble avoir muselé ses qualifications scientifiques. Ce qu’il dit ne fait jamais de sens quand il intervient sur la place publique.

    • @JeuneFille Il est difficile d’avoir des circonscriptions électorales de tailles équivalentes dans le contexte québécois en raison du concept de «représentation effective». En effet, dans les régions de faible densité de population, les bureaux de comté se trouvent à des distances considérable, ce qui limite le contact entre l’élu et la population. Évidemment, la solution logique serait de quantifier ce problème, par exemple en épluchant les agenda des députés, et de l’inclure dans la formule de création de carte électorale.

      L’autre option est d’augmenter le nombre de députés afin de mieux couvrir le Québec. En effet, contrairement au mythe, l’Assemblée Nationale est plutôt petite et on gagnerait à augmenter le nombre de représentant. Mais, comme on doit prendre de décision idiote pour se faire élire on a tendance à faire exactement le contraire (Au municipal de moins).

      Pour ce qui est de la carte électorale, Gilbert Laporte a créer un algorithme qui permet d’en générer une en moins d’une minute. Mais, il faut donner l’impression à al population d’être consulter. Alors, il faut que cela coûte de millions de dollars.

    • Et il va de soit que pour mener à terme un projet de dossier patient informatisé au ministère de la Santé, ça va nous prendre autre chose qu’un médecin comme ministre de la Santé. Ils ont tous échoués depuis 30 ans de toute façon.

    • @Jeune Fille: notre système électoral bancal a fait perdre les élections au parti libéral 3 fois au cours des derniers 70 ans. Ça veut dire que pendant 13 des derniers 70 ans le parti ayant termine DEUXIÈME dans les suffrages a été élu. Il s’agit de l’Union Nationale en 1944 et en 1966, et du PQ de Lucien Bouchard en 1998. Pour tourner le fer dans la plaie, le PQ “frauduleusement” élu en 1998 a choisi de demeurer au pouvoir CINQ ans!

      Je ne vous demande pas de voter nécessairement libéral ces élections-ci, mais au moins suivez le conseil du bon vieil alphabet:

      abcdefghijklmNOPQrstuvwxyz

    • @beaufran Les Suédois (et les scandinaves) ont un niveau de littératie plus élevé que les québécois. Cela n’a avoir avec le système d’éducation. C’est une question de culture où il n’est pas bien vu d’être un épais. La relation de confiance avec les élites souffrent exactement du même problème.

      De plus, il y a au moins deux fois plus d’élu per capita dans les pays scandinaves qu’au Québec. En partant, cela diminue la distance entre les politiciens et le peuple. D’autre part, il ne faut pas se leurrer, le niveau de moralité du peuple n’est pas meilleur que celui des politiciens. En fait, ce serait plutôt le contraire.

      Par expérience, le vrai problème provient des non élus qui entourent les élus.

    • J’apprécie tout le temps les gens qui maudissent cette manière de penser qui donne l’impression que « la moindre ambiguïté est considérée comme un aveu d’échec ». Détestable et dommageable, en effet.
      Mais pour le reste, ne pas confondre les « gens de sciences humaines qui font de la politique » avec les gens de sciences humaines tout court. Entre un politicien et un politicologue, la différence est aussi grande qu’entre un mécanicien et un ingénieur en mécanique (sans préjugé aucun).
      Cela dit, ne pas oublier non plus que les sciences humaines sont également des sciences « Les sujets sont très complexes et plusieurs phénomènes se superposent ce qui fait qu’il y a des résultats apparemment aberrants qui sont pourtant parfaitement en accord avec la théorie », c’est exactement la même chose. La différence c’est qu’en sciences humaines, on ne peut jamais espérer une théorie totalement exacte alors qu’en sciences naturelles, on peut au moins se dire qu’on y arrivera un jour. De là l’importance pour le chercheur en sciences humaines de rester humble devant son sujet d’étude.
      Et pour Sam Hamad, c’est parce qu’il était ministre qu’il a été blâmé, rien à voir avec sa qualité d’ex-ingénieur dans une firme de génie-conseil.

    • En tout cas, selon Pew 2009, aux USA, 52% des scientifiques sont à gauche dont 14% très à gauche, 35% modérés et 9% à droite.
      S’ils s’impliquaient plus politiquement, ça relèverait le niveau des solutions proposées par les démagogues.

      @yvan_dutil
      «C’est une question de culture où il n’est pas bien vu d’être un épais.»
      Ça devrait être partout comme ça; on n’a pas les bons modèles, hélas.

    • @petit-jean Je n’ai jamais vu quelqu’un qui a étudié en sciences naturelles un discours construit uniquement autour de la rhétorique et de l’appel au peuple. Ce sont toujours des gens qui ont étudié en sciences humaines qui tiennent ce discours. L’autre chose qui est pénible, c’est la négation du réel. L’existence d’une réalité objective est vue, comme une sorte de dictature. Encore, c’est une discours que l’on ne retrouve dans les sciences humaines.

      D’ailleurs, c’est en raison de ce relativisme culturel que je me suis fait sacrer dehors du Parti Vert du Qu.bec:

      Voici pourquoi je me suis faire jeter dehors du parti Vert du Québec:

      «Rejeter l’homéopathie, les dangers des champs magnétiques et quelques ‘’pseudoscience’ comme certains se plaisent à les nommer est contre productif. Cela va aussi à l’encontre des connaissances acquises et reconnues en pharmacologie, santé mécanique quantique génétique, épigénétique et autres. Cela va aussi à l’encontre des vues et croyances d’une majorité des québécois. Nous ne sommes plus aux temps ou l’on brûlait les gens considéré hérétiques!
      J’espère que le PVQ n’abandonnera pas les citoyens qui pensent autrement dont moi qui suis candidat!» dixit Pierre Baril, membre de l’exécutif du Parti Vert de Québec.

      Croyez moi, ce discours est typique des militants de tous partis politiques confondus.

    • @honorable Votre interprétation est incorrecte dans le sens que vous présumé que le pourcentage des voix reçu représente l’appui de la population, ce qui n’est pas le cas dans un mode de scrutin uninominal.

    • @yvan_dutil Wow, merci pour ce commentaire d’un membre de l’exécutif du PV..ça fait peur!

      Alors tout le monde, une fois évalué la représentation scientifique au sein des partis, on devrait peut-être se tourner sur l’approche scientifique au sein des décisions politiques des partis ainsi que des politiques scientifiques exprimés dans les programmes..quelqu’un a commencé à éplucher tout ça?

    • @jules30
      “ingénieur: génie = études en sciences appliquées, donc oui, les ingénieurs sont des scientifiques (la formation d’ingénieur comprend beaucoup de cours de physique, chimie, mathématiques…)”

      Les sciences appliquees sont ce qu’elles sont, une application des theories etudies en science. Combien de fois avez-vous eu a utilise la methode scientifique dans vos cours d’ingenierie?

      L’ingenierie profere une connaissance scientifique mais elle ne fait pas de nous des scientifiques. Il n’y a pas de definition clair mais elle inclut certainement d’utilise la methode et poser des questions qui pousse vers une utilisation nouvelle ou un savoir nouveau. Les ingenieurs sont formes pour utilise ce qui existe en terme de connaissance/science et creer une nouvelle technologie. Ils sont des createurs de technologies, pas de science.

      Bien sur un ingenieur chimique aura une formation scientifique fondamentale plus profonde qu’un ingenieur informatique qui ne fait pratiquement que des maths mais ca reste ainsi, les ingenieurs ne sont jamais des scientifiques a moins qu’ils ne soient plus que des ingenieurs.

      Je dirais meme plus qu’un ingenieur est mal equipe pour devenir un scientifique s’il decide de continuer sa formation mais ca c’est mon opinion personnelle.

    • @Dutil, je présume, effectivement, et il y a de fortes chances que, dans un système présidentiel, c’aurait été le chef libéral qui serait devenu premier ministre en 1944, 1966 et 1998. Les préférences pour un député, par rapport à un parti, ont tendance à s’annuler quand on fait la moyenne sur 125 comtés.

    • @beaufran et dutil: la démocratie fonctionne différemment en Suède et au Québec parce qu’on y trouve 2 peuples forts différents (hors l’amour commun du hockey, du ski, de la chasse et de la pêche). On a la démocratie qu’on mérite, en somme. J’ai toujours été impressionné, en Suède, de ce que les politiciens demandaient SOUVENT l’avis d’experts universitaires de grande notoriété ET le respectait au lieu de ranger leurs rapports dans les oubliettes.

      Le peuple suédois est clairement plus sérieux que le peuple québécois. Peut-être moins coloré (pour le party, c’est toujours mieux au Québec), mais clairement plus sérieux, analytique, posé. Cela entraine de nombreuses conséquences: la communauté artistique suédoise n’en mène pas large hors de son petit domaine restreint alors qu’au Québec elle s’imagine représentante de la culture… et on la croit (!) tellement son lobbying dans cette direction a été efficace.

    • yvan_dutil

      “Je n’ai jamais vu quelqu’un qui a étudié en sciences naturelles un discours construit uniquement autour de la rhétorique et de l’appel au peuple”

      Et bien, si vous le dites !

      “L’existence d’une réalité objective est vue, comme une sorte de dictature.”

      En sciences humaines, cette “réalité objective” a donné naissance au nazisme (l’histoire est objectivement une lutte des races) et au communisme (l’histoire est objectivement une lutte des classes). Voilà, entre autres, pourquoi les sciences humaines ont évolué et qu’elles n’acceptent plus les charlatans qui parlent de “réalité objective”. L’objectivité est un but, mais celui qui dit l’avoir atteint n’est qu’un manipulateur ou un fabulateur (en sciences humaines on s’entend, parce que les maths, c’est objectif).
      Pas facile à comprendre, ni à accepter, je l’avoue, mais ça vaut la peine d’essayer si vous voulez saisir la différence entre les deux types de sciences.

      Si, dans les travaux que je remettais au bac en histoire à l’UL, j’avais fait un lien entre le courant positiviste en histoire et la montée des totalitarismes, je ne suis pas sûr que j’aurais eu une note à tout casser. Le fascisme et le communisme montraient certainement une certaine «rigidité» dans leurs interprétations du passé, mais ils n’étaient pas les premiers. Et l’idée de réalité objective en sciences sociales ne mène pas forcément (mais vraiment pas) à des monstruosités.
      JFC

    • @honorable 10h54

      Votre commentaire: ***……….***

      ***@Jeune Fille: notre système électoral bancal a fait perdre les élections au parti libéral 3 fois au cours des derniers 70 ans. Ça veut dire que pendant 13 des derniers 70 ans le parti ayant termine DEUXIÈME dans les suffrages a été élu. Il s’agit de l’Union Nationale en 1944 et en 1966, et du PQ de Lucien Bouchard en 1998. Pour tourner le fer dans la plaie, le PQ “frauduleusement” élu en 1998 a choisi de demeurer au pouvoir CINQ ans!

      Je ne vous demande pas de voter nécessairement libéral ces élections-ci, mais au moins suivez le conseil du bon vieil alphabet:

      abcdefghijklmNOPQrstuvwxyz***

      Moi j’ai appris l’alphabet latin à un très jeune âge, me dit-on. J’ai appris l’alphabet grec plus tard en faisant des mathématiques et en prenant l’autobus 80 sur l’avenue du Parc à Montréal, où il y avait plusieurs commerces grecs. L’alphabet latin recèle de nombreux trésors de subtilité, dont celui que vous me signalez de façon très cryptique, ou devrais-je dire cryptographique. Ne vous en faites pas pour moi . Comme bien d’autres, j’ai bien hâte que l’hiver se termine.

      Pour ce qui est des systèmes de représentation électorale, aucun n’est parfait. Celui que nous avons a effectivement fait que quelques fois le parti ayant obtenu une pluralité des voix soit arrivé deuxième. Ceci est dû en partie à la structure du système, mais aussi à la trop grande disparité entre les nombres d’électeurs des différentes circonscriptions, comme je l’ai fait remarquer à Yvan Dutil hier. Présentement les circonscriptions rurales sont surreprésentées. Donc on pourrait faire mieux à l’intérieur du système actuel sans le changer. L’argument qu’il a avancé ce matin (10h19) est évidemment valable, mais on devrait normalement faire passer l’équité (”une fille un vote”) avant l’efficacité du travail de député. Toutefois, je ne veux pas entrer dans cette discussion davantage ici, en partie parce qu’on s’éloigne un peu du sujet. Sauf que le fait avoir plus de scientifiques au gouvernement et dans la fonction publique favoriserait une prise de décision plus rationnelle.

    • JFC

      lol, effectivement, rien n’est si simple et direct. Pourtant, le lien entre le positivisme et le marxisme, qui appelle à la lutte des classes, est bien documenté. Et c’est en se donnant des aires de sciences naturelles et exactes que le racisme, qui a très bien servi le nazisme, a fait sa marque à la fin du XIXe et au XXe siècle. On peut expliquer objectivement le succès de certains groupes humains par l’appartenance à une race … C’est pour cette raison qu’il faut toujours se méfier des réalités objectives en sciences humaines.

    • Je ne comprend pas le commentaire en débit d’article sur les numéros de produits de santé naturels ou sceaux de Santé Canada. Le but n’est pas de donner une légitimité a ces produits mais plutôt de les encadrer et ainsi éviter la mise en marché de produits dangereux pour la santé humaine.

      Je suis personnellement contre la plupart de ces produits, mais je crois que le suivi de ces produits effectué par Santé Canada est important.

    • @dutil et beaufran: en Suède, on sent que la culture, c’est avant tout la connaissance, la science, la compétence et non le divertissement ou le spectacle. En Suède, on cherche aussi à faire plaisir au peuple, mais le peuple est plus relevé.

      La principale librairie d’Uppsala, pourtant une petit ville de 150 000 habitants, était tout simplement exceptionnelle: QUATRE étages, chaque étage étant aussi grand qu’une librairie typique ici. Et une très grande proportion de livres très sérieux. Ce type de librairie ne serait jamais rentable au Québec. On a déjà eu “Classics” au Centre-Ville de Montréal, qui s’en approchait mais tout en étant loin de l’égaler, mais “Classics” a fait faillite!

    • @honorable
      “et non le divertissement ou le spectacle. ”
      Encore des opinions peu scientifiques.
      http://en.wikipedia.org/wiki/Sweden#Culture
      La culture suédoise de divertissement est très développée merci.
      Longtemps leaders en cinéma psychologique. Ils ont du heavy metal et du rap. Et que dire de ABBA ?
      Et ils sont les plus grands consommateurs de journaux. Donc ils ont beaucoup de vos amis les journalistes.

    • Yvan Dutil: “Pour avoir été dans des pièces fermées au cours de derniers mois avec des experts de divers domaines, je peux vous dire que la «démocratie» amène à une gestion pourrie des infrastructures, des transports et de l’énergie.”

      Je serais pas contre un moratoire de 20 ans sur les élections. Comme on peut le constater, gagner un concours de popularité et gouverner sont 2 choses qui ne vont pas toujours ensemble.

      Ça prendrait un genre de conseil des sages, nommé en raison de leur feuille de route, qui ne devrait rien à personne et dont les membres auraient des compétences complémentaires, + un sénat élu comme garde-fou et auquel le conseil devrait rendre des compte. Bien entendu, aucun compromis sur les libertés de presse et individuelle ne serait accepté. 20 ans pour tout réparer et se ré-enligner avec du monde compétent qui savent de quoi ils parlent, ça ferait pas de tort il me semble… Mais à chaque fois que j’en parle autour de moi, le monde capote…

    • @petit-jean,

      sans partir une polémique, le racisme est de beaucoup antérieur au XIXe siècle. La justification du racisme date des escapades des Portuguais en Guinée, ces bons chrétiens avaient évidemment trouvé une façon de justifier le racisme qui était incompatible avec la religion et ça n’avait rien de scientifique ou de naturaliste.

      La fin du XIXe siècle n’a pas vu une montée particulière du racisme, il y a eu un courant anti-sémite important par contre. Et ce courant prend plutôt racine dans la lutte de la droite religieuse contre l’Etat laïc. Il y a un tas de grossièretés qui se sont dites et écrites à cette période et des faussetés grosses comme le bras. Il faut faire attention avec les conclusions que l’on tire. On est en pleine période révolutionnaire et de diffusion d’un vaste canular écrit qui s’appelle Les protocoles des sages de Sion. Hilter en reprend des passages dans son Mein Kempf.

      Il n’est plus ici de faire des sciences sociales et humaines, mais de justifier des guerres et des massacres que l’on tentera de camoufler en expériences humaines légitimes. Très différent. Vous parlez de ça comme s’il s’agissait d’un véritable courant scientifique dominant endossé par l’ensemble des scientifiques de l’époque. Sans avoir tous les détails, je demeure sceptique là-dessus.

      Il va de soi que pour les sciences exactes, la fin du XIXe est perçu brièvement comme l’accomplissement ultime de la science avant que l’on s’apperçoive qu’il y a plein de trucs qui ne marchent pas. On croit avoir atteinte et complété la physique. Et la nature montre un visage déterministe à cette période. Le château de cartes ne mettra pas longtemps à s’écrouler entre Maxwell et l’expérience de Michelson-Morley et les travaux sur le rayonnement du corps noir de Planck.

      Il subsistera quand même plein d’hurluberlus qui tenteront de tout récupérer ne sachant pas que les scientifiques sont déjà ailleurs. Entre autres, ce prince Roumain, Matila Ghyka, qui prétend que la beauté peut-être mathématiquement codifiée autour du nombre d’or et qui poussera le bouchon jusqu’à en extraire un principe de supériorité de la race aryenne avant Hitler ou peut-être en conjonction. Mais, on parle ici de mysticisme, pas d’approche scientifique et de science officielle.

    • @petit-jean: vous confondez réalité objective et hypothèse. Refuser l’existence de la réalité objective, si souvent documentée par la science, parce que certains ont confondu réalité objective et hypothèse, c’est l’équivalent de jeter le bébé avec l’eau du bain.

      Vos nazis, communistes et racistes ont confondu réalité objective et hypothèse. Tout comme les disciples de Newton qui se sont mis à dire “selon Newton, la masse est une constante indépendante de la vitesse” ont confondu réalité objective et hypothèse. Newton avait pourtant bien dit que ce n’était qu’une hypothèse pour lui.

    • @JeuneFille @honorable La différente taille des circonscription électorale a un impact relativement mineur. En effet, dans les circonscriptions urbaines le taux de participation est plus faible, ce qui compense pour la plus grande taille des circonscriptions électorales. L’autre point qu’il ne faut pas oublier, c’est que les majorité hallucinantes dans certaines circonscriptions n’encourage pas les gens à aller voter, ce qui peut aussi créer un biais électoral qu’il est très difficile à quantifier.

      Le vrai problème réside dans le fait que dès qu’il y a plus de 2 partis, la division des votes fait que le pourcentage de voies reçu ne reflète pas le niveau de support de la population à un parti politique. En 2007, c’était particulièrement évident alors que d’après mes évaluations environ 20 % des députés ont été élu par erreur. C’est à dire qu’il n’étaient pas le gagnant de Condorcet de leur circonscription électorale.

    • @Dutil, peu importe. Reste qu’en 1944, 1966 et 1998 les libéraux ont remporté plus de vote que le PQ ou l’Union Nationale mais les libéraux sont demeurés dans l’opposition. Ça devrait être un motif suffisant pour réforme le mode d’élection immédiatement. Trois fois en 70 ans, c’est au moins 2 fois de trop.

      Pendant ce temps, Pauline Marois intimide le directeur de élections, ce qui a pour résultat d’empêcher de nombreux étudiants anglophones de s’inscrire sous prétexte qu’ils n’ont pas de permis de conduire québécois (non exigé par la loi), de carte d’assurance maladie (non exigé par la loi) ou qu’ils n’ont pas rempli de rapport d’impôt québécois (encore une fois, non exigé par la loi). Cela s’appelle de la suppression volontaire de votes.

    • Une formation ’scientifique’…?
      Je suis très surpris de vos choix. Par exemple, exclure Francois Blais (Ph.D en science politique) et d’autres, issus des sciences économiques est très surprenant!
      Vous semblez encouragez ainsi un tabou populiste sur certaines sciences sociales qui ne nécessiteraient aucune scientificité. Le niveau de compréhension théorique, méthodologique et statistique pour mener à terme un Ph.d ou et certaines maitrises (clairement des profils ‘recherche’/avec mémoire) n’est pas à exclure d’un volet ’science’.
      Le contraire est dogmatique quant à moi monsieur.
      Finalement, l’étude des mathématiques, comme celle de la philosophie, n’est pas ’scientifique’ selon une majorité d’observateurs…

      P.S.; j’aime beaucoup vos chroniques. Vous êtes une des seuls journalistes dans les quotidiens québécois en faire état de questionnements scientifiques: continuez!

    • @be-bop-a-lula Il y a 20 ans, il y avait eu des velléités de mettre en place une académie des sciences au Québec. Il y avait des appuis très haut, mais comme bien des choses cela a pris le bords après 1995. J’essaye depuis des années de pousser l’idée d’avoir au minium une équipe de conseillers scientifiques dédiés à l’assemblée nationale, comme cela se fait dans tous les pays de l’OCDE. Mais, encore cette idée ne lève pas.

    • honorable monsieur ou madame,

      Le caractère absolu du temps et de la longueur sont les «postulats» admis par Newton, qu’Einstein a contestés génialement. Une révolution scientifique a suivi.

      J’aime vous lire sur la Suède. Cela m’aide à garder l’espoir ou à fuir imaginairement dans un pays réel. Un autre monde est possible…

      Donc nous avons les politiciens qu’on mérite. Comment peut-on changer? Certainement pas par la dimension «entertainment» de la culture. Il faut développer une culture de la discipline et de la rigueur. Si je saisis bien, le Parti social-démocrate a construit la Suède avec des valeurs de droite et des politiques de gauche. Cela n’a rien à voir avec la «coalition gauche-droite» à la sauce péquiste.

    • @ honorable

      “la communauté artistique suédoise n’en mène pas large hors de son petit domaine restreint”

      Ca se base sur quoi, ce genre d’affirmation? Tu as des faits, des chiffres, des données?
      Surtout, d’où ça vient cette haine pour l’art? Ce genre d’affirmation et de généralisation qui n’est ni honorable ni respectable est vraiment puérile et indigne d’un scientifique. D’autant que l’art en Suède se porte très bien. Probablement mieux qu’au Québec même.

      “On a déjà eu “Classics” au Centre-Ville de Montréal, qui s’en approchait mais tout en étant loin de l’égaler, mais “Classics” a fait faillite!”

      Il y a combien de librairies par capita en Suède? Au Québec? Ca c’est la statistique qu’il faudrait regarder avant de se livrer à des généralisations. Quant à Classics, il n’a pas fait faillite, il a été vendu à W.H. Smith, qui a été ensuite vendu à Chapters avant d’être acquis par Indigo. Un peu de rigueur svp. Au fait, tu analyses la faillite de Borders aux USA de quelle manière?

    • dcsavard et honorable
      Intéressant et merci de prendre le temps de me répondre. Mais l’idée que j’essayais de faire passer c’est qu’il faut savoir apprécier les sciences humaines malgré le caractère imparfait / inexact de ses résultats. Le positivisme, qui est en fait une brique importante dans la construction de la méthodologie, place un accent démesuré sur le caractère scientifiquement exact de ses données et donc, de ses résultats (pas nécessairement par les chercheurs, mais pour ceux qui reprennent leurs constats – voir les débats sur l’économie pour s’en convaincre).
      Ce courant, en sciences humaines, a créé une fausse impression de vérité et ce qui aurait du rester du domaine de l’hypothèse a été perçu comme une réalité.

      Comme la réalité objective n’a de sens que dans la construction d’une analyse, celle-ci demeure hautement subjective, ne serait-ce que dans la sélection des « réalités » analysées et dans les buts des recherches qui les font naître. Formuler une hypothèse, c’est déjà faire preuve de subjectivité. C’est pourquoi la « réalité objective », en sciences humaines, m’apparait plus comme un leurre que comme une véritable donnée objective. Cela dit, je sais que la réalité existe et je ne cherche pas à vous convaincre outre mesure, seulement, la connaissance ne pousse pas dans les arbres.

    • @jaypee2: énumérez les prix Nobel et les prix artistiques obtenus par les Suédois. Puis faites la même énumération pour le Québec. La réalité va vous sauter en pleine face. “la communauté artistique suédoise n’en mène pas large”, c’est EVIDEMMENT relativement à la communauté scientifique. Ça ne veut nullement dire qu’elle est faible. Même chose pour le Québec, où c’est la communauté artistique qui en mène large. Ça ne veut pas dire pour autant que la communauté scientifique québécoise est faible.

      @beaufran: à la radio et TV d’État suédoise, il y avait de nombreux cours d’anglais et d’allemand. Essayez d’imaginer la même chose à Télé-Québec ou Radio-Canada!

    • @beaufran: merci. Mais si vous saviez tout le mal que j’ai eu à faire accepter ces commentaires sur la Suède par la modération. Il a fallu que je les envoie 3 ou 4 fois.

    • Complément de réponse à jaypee2. Je ne serais pas du tout surpris que l’attitude de la Suède envers la science et les artistes soit TRÈS similaire à celle d’Israel. Une enquête récente montre qu’en Israel les pratiquants des 3 professions les plus prestigieuses sont les médecins (34 % des répondants), les ingénieurs (29%) et les scientifiques (25%). Les professions les moins prestigieuses sont « responsables religieux, » député, et artiste.

      Me trompe-je, mais il me semble qu’au Québec “artiste” ne trainerait pas à la queue dans un tel palmarès…

    • @ honorable

      “énumérez les prix Nobel et les prix artistiques obtenus par les Suédois. Puis faites la même énumération pour le Québec.”

      Il y a d’autres critères pour déterminer la “qualité” d’un pays que les prix Nobel sur lesquel tu sembles faire une fixation.

      “Même chose pour le Québec, où c’est la communauté artistique qui en mène large”

      Vraiment? De quelle manière? Curieusement, moi je trouve que, justement, au Québec, la communauté artistique n’en mène pas assez large. Comme quoi, hein, tout est affaire de perception.

      “Je ne serais pas du tout surpris que l’attitude de la Suède envers la science et les artistes soit TRÈS similaire à celle d’Israel. ”

      Facile: tu n’as qu’à le prouver. En attendant, ça reste une simple spéculation basée sur une opinion personnelle étayée par un mépris manifeste du Québec et de sa population. Curieuse cette manie de baser son argumentation sur des opinions plutôt que sur des faits.

      “Me trompe-je, mais il me semble qu’au Québec “artiste” ne trainerait pas à la queue dans un tel palmarès…”

      Et alors? Ca prouverait quoi? D’autant que le prestige n’est qu’affaire de perception et non de faits. Encore une fois, pour un scientifique, je te trouve bien cavalier avec les faits. Surtout quand on sait le mépris de la population pour les “joueux de piano”.

      Par ailleurs, je vois que le sujet des librairies a été abandonné. Probablement que les faits ont sévi ici et que les opinions ont pris une débarque.

      Bref, tout ça manque singulièrement de rigueur.

    • Il y a déjà eu un ministre des Sciences et de l’Industrie du Québec, enfin, je ne me souviens plus exactement comment s’appelait ce ministère à l’époque, mais ce ministre trouvait que nous formions trop de physiciens au Québec et que ce qu’il fallait c’était des ingénieurs.

    • @jaypee2: cessez de faire diversion. Mon point était qu’il n’y a jamais eu à Montréal de librairie aussi grosse que celle d’une petite ville suédoise comme Uppsala. Encore une fois, le sage pointe du doigt la lune et de nouveau vous vous concentrez sur un détail du doigt.

    • @petit-jean Mon expériences des sciences humaines est que trop souvent, on n’a pas une vision assez globale des sujets. On se concentre trop sur les détails et pas assez sur les phénomènes macroscopiques. Si on fait cela, le déterminisme à la Newton en prend pour son rhume et on se ramasse plutôt avec des mécanismes stochastiques, qui sont psychologiquement incompatible avec la perception dont les phénomènes sociaux devraient fonctionner.

    • @ honorable

      Puisque tu aimes les dictons, en voici un que j’aime bien: “Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.”

    • Une autre manière de comparer qui, des artistes suédois ou des artistes québécois, en mènent le plus large, est de comparer le nombre de pages des journaux québécois consacrées au monde des arts et spectacles et faire la même chose pour les journaux suédois.

      J’ai vécu 2 ans et demi en Suède, même à Montréal j’ai reçu pendant plusieurs années un quotidien québécois, et j’ai été longtemps en relation avec le consulat suédois. On pourra donc me permettre de donner un opinion et de considérer qu’elle peut avoir du poids sans se faire obstiner par des gens qui ne connaissent rien sur le sujet. Un peu comme Dutil peut certainement donner son opinion sur le parti Vert et le monde des sciences humaines sans se faire obstiner ad nauseam.

      Je répète donc ce que j’ai déjà dit: en Suède, la science en mène plus large qu’au Québec, et les artistes suédois en mène moins large. Point barré.

    • @Dutil: “En sciences humaines, on se concentre trop sur les détails et pas assez sur les phénomènes macroscopiques”. Exact. Comme se concentrer sur un détail du doigt du sage qui pointe vers la lune au lieu de se focaliser sur l’essence d’un argument. :)

      PS, car il faut parfois mettre les points sur les i avec certains commentateurs: je ne parle pas ici de l’essence qui se vend $ 1.39 le litre…

    • Erratum: “même à Montréal j’ai reçu pendant plusieurs années un quotidien SUÉDOIS” (et non “québécois”)

    • @yvan_duti
      Bien là, j’avoue que je suis assez d’accord. Mais c’est la spécialisation qui veut ça, tout est plus ciblé ici comme ailleurs. C’est dommage pour le citoyen « normal », qui s’y perd, mais c’est la même chose en ingénierie. Sans être spécialiste, je peux arriver à comprendre le pourquoi et le comment d’une structure d’acier du XIXe siècle, mais le fonctionnement de toutes les composantes d’un ordinateur m’échappe. On ne peut quand même pas demander aux chercheurs de revenir sur des sujets déjà traités (sans compter qu’il n’y a pas une cenne à faire là).
      L’essentiel c’est de ne pas juger de la qualité d’une recherche en sciences humaines à l’aide des mêmes critères qui permettent de juger des résultats d’une recherche en science naturelle. Les fameuses pommes vs. les oranges …

      Celui qui espère trouver une réponse parfaite en sciences humaines sera frustré et passera à côté d’un univers extrêmement riche en connaissance … et dénigrera les oranges pour ne pas gouter assez les pommes.

    • @honorable

      Pardon pour avoir osé critiquer le dogme et avoir commis un crime de lèse-majesté.
      Tu te tiens un peu trop avec la bande d’antagoniste.net et on voit que tu as perdu l’habitude de discuter et de te voir critiqué.
      Il serait bien que tu descendes de ta tour d’ivoire et que tu reconnaisses que l’on peut avoir une opinion différente de la tienne surtout quand l’essentiel de ton argumentaire repose sur des opinions -comme ton mépris de l’art, de la culture, des sciences humaines et du Québec en général- et non des faits.

      Un exemple: comparer le nombre de pages des journaux de deux pays pour déterminer la place des artistes dans la société. N’importe quoi. De quels journaux parle-t-on ici? Et quid des magazines culturels? De la place de la culture à la radio, à la télé…? Encore une fois, une déclaration qui ne repose que sur une opinion, la tienne. Et si on comparaît le nombre de théâtres par habitant, de salles de concerts, de musées et de galerie d’art? Le nombre de livres publiés… Ca, c’est du concret. Ca, c’est scientifique.

      “On pourra donc me permettre de donner un opinion et de considérer qu’elle peut avoir du poids sans se faire obstiner par des gens qui ne connaissent rien sur le sujet”

      Je pourrais dire la même chose d’autant que je connais assez bien la Suède aussi en passant.

      Note à tous : le vouvoiement m’apparaît préférable sur ce blogue, surtout en cas de désaccord profond entre deux commentateurs…
      JFC

    • @petit-jean Un exemple qui me vient en tête, c’est la longue liste des sources de discriminations invoquées pour expliquer pourquoi il y a moins de femmes en politique et des solutions possibles (qui reviennent 90 % du temps à un système de quota) en provenance de certaines chercheures.

      Étant peu compétent dans le domaine, je me suis attaqué au problème comme le ferait un physicien : mesurant le taux d’accroissement de la représentation féminine au Québec et ailleurs dans le monde. Ce petit calcul m’a permis de découvrir que pour ce qui est du taux de croissance de la représentation féminine le Québec était 2e au monde, ce qui est évidemment incompatible avec toutes les horreurs décrites dans les analyses scientifiques présentés. Remarquez qu’il semble y avoir eu une pause dans cette progression. C’est certainement quelque chose qui doit être creuser.

    • @yvan_dutil
      Exactement, le caractère subjectif des recherches en sciences humaines est bien illustré par votre exemple. Et la beauté de la chose, c’est qu’on peut remettre en cause les conclusions si on se bâtit un argumentaire solide et fondé sur des données pertinentes et les plus objectives possible. Il faut “simplement” éviter de crier victoire à la première donnée qui semble confirmer nos a priori. Si l’analyse des chercheurs tient compte de l’importance des postes occupés, des salaires, d’un aspect “rattrapage” ou autre, le point de vue de ceux qui veulent des quotas peut très bien se tenir debout. Mais il peut aussi ne plus tenir. C’est pour ça que l’humilité est essentielle en sciences humaines, on est toujours à risque de se faire contredire avec raison. C’est d’ailleurs pourquoi les gens de sciences humaines aiment tant discourir (déformation professionnelle).

    • @ JFC

      Message reçu (re. vouvoiement).
      J’avais tendance à croire que la communauté blogueuse était une petite bande et que l’on pouvait se tutoyer entre nous mais puisque vous le demandez… je passe au “vous”!

    • @honorable
      Comme je vous l’avais promis, me revoilà pour souligner vos sophismes. Si j’ai bonne mémoire, vous êtes de ceux qui regardez avec dédain les sciences sociales. À voir la faible qualité de vos sources utilisés pour votre comparaison Suède-Québec, je peux comprendre que vous ayez peu d’estime pour la méthodologie des sciences sociales si votre opinion est basé sur la manière que vous avez de l’appliquer. Laissez-moi la peine de prêcher pour ma paroisse et de pointer vos lacunes méthodologiques. Du même coup, cela donnera peut-être une vision différentes de ce que les sciences sociales peuvent apporter chez un politiciens comparer aux autres sciences, la plupart des questions politiques se rapportant à des degrés divers au social.

      Un aspect primordial est la critique des sources, à savoir leur représentativité par rapport à une question donnée. Utiliser seulement quelques cas sporadiques comme vous le faites, qui de plus sont uniquement des observations subjective, ne donnera pas un constat très sérieux. C’est la même chose pour toute les sciences.

      Il faut éviter de faire la faute sophistique d’accorder les qualités d’un groupe particulier à un ensemble entier, ce qui est invariablement le cas lorsque l’on tente de dire qu’un peuple est si ou est cela. Je me méfie au plus haut point de ces généralisation anti-scientifiques.

      Toute votre discours sur la place de la culture au Québec ne repose sur aucun faits, étude ou statistiques. Votre hypothèse sur la place qu’occupe les artistes dans les emplois les plus respectés prouve bien que votre perception est loin d’être fiable, car un sondage les place 31 sur 66 : http://www.leger360.com/admin/upload/publi_pdf/JML20131012.pdf
      Trouver des statistiques sur les dépenses des ménages en culture ou la place de la culture dans le budget de l’État serait déjà des indicateurs plus concrets, sans être pour autant un reflet exact de la place de la culture dans la société.

      Vous dites que les politiciens suédois portent plus attention aux scientifiques? Pourtant, 60% ne croient pas en l’origine anthropogénique des changements climatiques : http://www.thelocal.se/20120507/40674

      En parlant de librairies, vous oubliez de mentionner qu’Uppsala est la plus vieille université du pays et que c’est un centre intellectuel suédois, en plus d’être la 4e plus grande ville du pays. Lorsque vous dites : « Ce type de librairie ne serait jamais rentable au Québec. », insinuez-vous qu’il s’agit d’une bibliothèque privée? Je n’ai rien trouvé dans ce sens. Si l’on parle de bibliothèque public, est-ce comparable à la grande bibliothèque qui est la plus achalandé de la francophonie? Peut-être en terme d’espace?

      Pourquoi comparer la place occupé par la culture dans les journaux? Est-ce que le choix éditorial de la place occupé par chaque domaine est en corrélation directe avec la place qu’elles occupent dans la pensée collective? J’en doute très fortement.

      Je n’ai peut-être jamais été en Suède, mais je n’ai pas besoin d’y aller pour savoir que votre logique est criblé de trous béants, qui peuvent peut-être convaincre quelqu’un de naïf qui peut se laisser impressionner par un appel à l’autorité comme celui que vous faites à 9h32.
       
      En somme, je ne veux pas m’acharner car vous êtes certainement quelqu’un de très compétent dans votre domaine, mais les sophismes n’ont pas leur place dans un raisonnement prétendument scientifique. Je n’entretiens pas d’animosité à votre égard, je respecte et même parfois partage vos opinions, j’apprécie seulement débattre de manière relevé et respectueuse. La prochaine fois, faites attention à la généralisation, les fausses analogies et surtout (comme me le soulignait gl000001) l’appel à l’autorité.

    • @Kelvinator, merci d’abonder dans mon sens (sans vous en rendre compte, bien sûr): vous me citez une étude montrant que les artistes québécois sont fort respectés, ce qui était exactement mon point! En Israel, au contraire, les artistes se retrouvent en queue de peloton et je vous exprimait l’opinion que la Suède ressemble beaucoup plus à Israel (un autre pays qui ressemble à la Suède en termes de prix Nobel) qu’au Québec sous cet aspect-là.

      Finalement, je suis renversé que vous confondiez librairie et bibliothèque. Une librairie, ce n’est pas une “library”…

      Mais enfin, libre à vous de vous comporter en agnostique pour qui tout le monde est pareil et égal, malgré les nombreux indicateurs (qui ne sont évidemment pas des preuves) allant en direction contraire.

      Ce que j’ai dit sur la Suède crève les yeux de quiconque a un peu de bonne fois et a comparé les 2 cultures. Ce n’est pas le lieu ici de vous écrire une thèse de doctorat pour le prouver. Vous vous intéressez aux dépenses de ménage en culture? Allez voir: vous allez voir que les Suédois lisent plus que les Québécois. Vous allez voir que le nombre de journaux per capita en Suède est bien plus grand q’au Québec, etc.

      Encore d’autres indicateurs que reconnaissent les gens de bonne foi…

      Désolé de vous avoir froisser en suggérant que le Québec n’est pas l’égal des meilleurs au monde dans tous les sujets. Le chauvinisme de certains Québécois ne cesse de me renverser.

    • @honorable
      Tactique de troll 101:
      Prendre les arguments des autres et les retourner contre eux.
      Remercier les autres pour nous avoir donné des arguments.
      Donner une seule moitié d’un argument pour ne pas monter que le partie escamotée n’a aucun lien de causalité avec la première lorsque vous écrivez que les Suédois lisent plus de journaux … donc ils sont moins attirés par la culture. Mais qu’est-ce qu’ils lisent dans les journaux ? Les nouvelles d’Hollywood, les nouvelles du village (le chat de Unetelleborg a été écrasé) ou de politique internationale ? Pas un mot là-dessus.

      Tout ça peut sembler intelligent mais vous revenez encore une fois à l’argument d’autorité “Ce que j’ai dit sur la Suède crève les yeux de quiconque a un peu de bonne fois et a comparé les 2 cultures.”
      Et ça démolit tout votre argumentaire. Ce n’est pas rigoureux. C’est “mou” … comme dans les “Sciences molles” que vous décriez tant.

      Et personne ici n’a dit qu’on est les meilleurs en tout … sauf vous !! Une science molle bien connue dirait que parce que vous en parlez souvent, c’est votre insconscient qui se manifeste. La sciuence molle ajouterait que vous voulez tellement qu’on soit les meilleurs en tout et malheureusement ce n’est pas la réalité. Alors vous vous sentez trahi et vous descendez le Québec à toutes les occasions. Parfois un cigare n’est qu’un cigare mais d’autres fois la science molle a des bases solides.

    • @honorable
      Permettez-moi de retourner le compliment, car votre interprétation des résultats de ce sondage prouve justement mon point. Êtes-vous bien certain que c’était sans m’en rendre compte toutefois? Votre hypothèse étant que le respect attribué aux artistes est directement proportionnel à la place qu’occupe la culture dans la société québécoise, cette corrélation devrait s’appliquer aux autres emplois si l’on veut rester consistant dans sa logique, non? Or, quel est le métier le moins respecté? Vendeur d’automobile. Est-ce un exemple probant selon vous que les québécois n’aiment pas les automobiles? Selon votre logique, Israël n’aurait pas de culture, encore moins que le Québec, est-ce bien ce que vous soutenez? La preuve étant le nombre de prix remportés à Cannes par des israéliens, toujours selon votre logique.

      La bonne foi va rarement de pair avec les paralogismes, comme ceux que vous faites sur le Québec et la Suède. Invoquer une raison morale en accusant pour dénigrer des conclusions, soit que vos informations ne sont pas représentatives, est un ad hominem qui se conjugue très mal avec la prétendu bonne foi que vous dites avoir. Ce qui me froisse, ce ne sont pas vos conclusions sur le Québec, mais plutôt la piètre qualité de votre argumentaire pour tenter de le prouver qui ne rendent pas justice aux sciences sociales, qui eux seul peuvent être l’objet de mon chauvinisme. Bref, je ne veux pas trop m’étendre pour ne pas trop allonger une section commentaire déjà bien garni, puisque nous dévions quelque peu du sujet, sans en être totalement étranger.

    • @petit-jean C’est exactement la même chose dans toutes les sciences. Le problèmes c’est qu’en sciences humaines, il y a une fâcheuse tendance à vouloir mener des luttes sociales. Dans ces conditions, la raison importe peu.

    • @honorable
      Qu’en est-il de votre acharnement irrationnel contre le Québec ? Il est motivé par quoi ? On aimerait comprendre.
      Vos tactiques de troll n’aident pas à vous faire comprendre. Donnez-nous des arguments bien raisonnés et on vous croira.
      Yvan Dutil donne clairement son opinion lorsque c’est le cas et on peut en débattre avec lui. Chose qu’il fait bien. A l’opposé, vous nous donnez votre “vérité” et il ne peut y avoir de discussion.

    • Il est bien évident que si on compare les impressions subjectives provoquées par un séjour dans une ville universitaire à celles d’une ville minière, la seconde ne recueillera pas la même note en matière de culture.

      Et en moyenne un pays sera en cette matière toujours à la traîne de ses villes universitaires.

    • Je tiens à ajouter que j’ai signalé le message diffamatoire d’”honorable” à la modération de la Presse. Il y a quand même des limites à se faire accuser de n’importe quoi parce qu’on n’est pas d’accord avec un participant régulier. Jamais je ne m’abaisserais à une telle tactique.

      J’ai lu trop rapidement la fin du commentaire auquel vous faite référence (et que j’ai supprimé). Mes excuses.
      JFC

    • @yvan_dutil

      Bien non ce n’est pas la même chose. La démarche se ressemble, mais l’objet d’étude diffère énormément.
      En sciences naturelles, le problème se trouve dans la nature. L’objet d’étude a un caractère immuable et les réponses aux problèmes un aspect universel. En sciences humaines, les problèmes proviennent d’un objet qui est tout sauf stable (sociétés, individus ou autre).
      Exemple, un type travaille sur une méthode pédagogique basée sur l’utilisation des tablettes électroniques, ses résultats sont extraordinaires, mais cinq ans plus tard, les tablettes sont devenues tellement communes que la réaction des étudiants face à l‘objet est totalement modifiée.

      Des résultats concluants en sciences naturelles peuvent être contestés, mais l’objet d’étude ne se transformera pas du tout au tout. Une même expérience réalisée à 100 ans d’intervalle produira les mêmes résultats. Les connaissances évoluent, mais l’objet d’étude demeure inchangé.
      Quant à cette « fâcheuse tendance à vouloir mener des luttes sociales », c’est une question d’intérêt, j’imagine. Si on s’intéresse à l’humain, à son comportement ou à son fonctionnement en société, c’est naturel de vouloir faire connaitre ses positions et les résultats de ses découvertes.
      Si vous faites une découverte en physique, vous allez vouloir la faire connaitre j’espère.
      Remarquez, c’est certain que la compréhension d’un phénomène théorique en physique heurte moins les gens que les propositions sur de nouvelles méthodes pédagogiques, par exemple. Parler des humains aux humains, ça peut choquer.

      Mais je ne défends pas l’indéfendable non plus, les charlatans qui se disent spécialistes de l’humain sont légion, de la voyante au marxiste-léniniste, en passant par le blogueur en quête de chicane.

    • @Kelvinator: vous faites un faux amalgame, martelé au Québec par le lobby artistique, entre arts (sinon même spectacles et divertissements) et culturel. Laissez-moi vous dire que ce blogue est très culturel même s’il ne traite nullement d’arts.

      En passant, The Gazette me rappelle les journaux suédois: un rapport sciences/arts plus élevé que dans la moyenne des quotidiens québécois.

      PS: j’ai la citation exacte de ce que jaypee2 considère faussement comme diffamatoire. Je n’ai fait que citer jaypee2 TEXTUEÀLLEMENT. Source disponible sur demande.

      Peu importe, cet échange a pris une tournure trop personnelle et hors sujet, j’aurais dû intervenir plus tôt.
      JFC

    • @ honorable

      J’aimerais la voir. Comment peut-on communiquer tout en préservant nos anonymats respectifs?

      Je peux vous transmettre les courriels l’un de l’autre si vous m’écrivez à jfcliche@lesoleil.com. Vous pourrez ensuite continuer vos échanges en privé.
      JFC

    • Corrigé@jaypee2: M. Cliche a la citation en main. Je lui ai envoyée dans un commentaire qu’il a refusé de publier. Demandez-lui. Je peux lui donner plus de détails si nécessaire.

      Hors les blogues, je ne discute qu’avec ceux qui ont le courage élémentaire de sortir de leur anonymat. Je ne suis anonyme QUE sur les blogues et pour une SEULE raison: Google.

      Google attache plus d’importance à un commentaire de mon cru sur un blogue de cyberpresse ou à une insulte injustifiée à mon sujet dans un blogue de cyberpresse, qu’à mes publications scientifiques les plus célèbres! Si Google classifiait les écrits selon le temps qu’on y a consacré, par exemple, il attacherait 10 000 fois plus d’importance à une publication scientifique qu’à un commentaire de blogue écrit en 2 minutes. Mais c’est exactement le contraire qui se passe.

      PS: prière d’effacer le commentaire de 14h21, puisqu’il est maintenant corrigé.

    • @petit-jean Observer des trucs qui changent tout le temps, c’est en fait une forme de discours narratif. En astrophysique, on a une expression pour décrire ce type de travail : collectionner des timbres. C’est le genre de travaux qui tiennent occupé, mais qui n’apportent pas grand chose à moins d’en accumuler assez pour découvrir des lois générales.

    • @ honorable

      ” je ne discute qu’avec ceux qui ont le courage élémentaire de sortir de leur anonymat.”

      Je ne parlais pas de mon anonymat vis-à-vis de vous, je voulais dire vis-à-vis des lecteurs. Et en passant, je ne vous connais pas. Alors pour ce qui est du “courage élémentaire de sortir de son anonymat”, on repassera! Monsieur Cliche a mon adresse électronique en main depuis quelques heures. Je n’ai rien à cacher, moi. La citation -qui n’est assurément pas de moi en passant- devrait m’être adressée à moi et à moi seul. Cela dit, que l’on me prête des propos inacceptables est presque un hommage: manifestement, je dérange au point que l’on essaie de me nuire en me faisant passer pour ce que je ne suis pas.

      Et pour répondre à votre trosième paragraphe: Google n’a pas de cerveau. “Il” donne des informations non traitées. C’est à nous de filtrer et de déterminer ce qui nous intéresse. Il ne sert à rien de critiquer Google. C’est comme critiquer un dictionnaire ou un annuaire de téléphone.

      Bon. OK, assez rigolé. Il est temps d’aller embêter quelqu’un d’autre: tu as gagné, “honorable”. Je quitte les forums de cyberpresse. Il y a décidément trop de bêtise fière d’elle-même qui s’étale ici.

    • En tout cas, compte tenu de la tournure de cette fausse campagne électorale, il doit y avoir 13% des candidats qui se sentent bien seuls et orphelins. Est-ce que le mot science a été prononcé une seule fois au cours de cette campagne?

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