Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Lundi 17 mars 2014 | Mise en ligne à 14h52 | Commenter Commentaires (64)

    Une annonce qui fait (Big) Bang !

    La campagne électorale ne me laisse malheureusement pas le temps de faire de longues recherches là-dessus, mais je m’en voudrais de ne pas toucher au moins quelques petits mots sur la nouvelle du jour. Car c’est une énorme annonce qu’a faite ce matin l’équipe de l’expérience BICEP2, qui a détecté dans le rayonnement cosmique l’effet d’ondes gravitationnelles datant d’une fraction de seconde après le Big Bang.

    Les ondes gravitationnelles sont comme les autres ondes : elles surviennent quand «leur» champ, le gravitationnel, est dérangé — quand une grosse masse accélère très rapidement, par exemple. Un peu comme les ondes sonores, qui sont des alternances de haute et de basse pression de l’air, les ondes gravitationnelles compriment l’espace-temps dans un sens et l’étirent dans l’autre, lit-on dans ces explications de Nature, qui a publié la découverte (voir aussi ici et ici pour d’autres détails). Elles sont cependant extrêmement faibles et n’ont jamais été observées directement. Les déformations qu’elles impriment dans l’espace-temps peuvent néanmoins avoir un effet sur la «polarisation de la lumière».

    Ce que nos yeux perçoivent comme de la lumière est en effet une onde électromagnétique, c’est-à-dire de l’énergie électrique et magnétique qui se propage dans l’espace un peu comme une vague à la surface de l’eau. Dans le cas de la lumière, cependant, la «vague» est double : d’une part, elle est une oscillation de champ électrique; de l’autre, c’est le champ magnétique qui oscille. Et ces deux «vagues jumelles» oscillent dans deux plans perpendiculaires. La polarisation de la lumière, c’est la direction vers laquelle «pointe» son champ électrique.

    L’instrument BICEP2 est justement fait pour étudier la polarisation de la «lumière» (enfin, des microondes dans le cas qui nous intéresse, mais c’est la même chose : des ondes électromagnétiques), plus précisément la polarisation du rayonnement «fossile» qui provient du Big Bang et qui prévaut partout dans l’Univers. BICEP2, qui est installé au pôle sud où l’atmosphère est plus mince (et presque exempt de vapeur d’eau, qui bloque les microondes), y a décelé un pattern de polarité qui trahit la présence d’ondes gravitationnelles.

    L’équipe de BICEP2 a été capable de prouver que ces ondes sont des «échos» datant d’une fraction de seconde après le Big Bang, à une époque nommée «inflation» où l’Univers était dans une phase d’expansion extrêmement rapide — et c’est cette accélération inouïe qui aurait créé lesdites ondes.

    D’un point de vue scientifique, la découverte est (extrêmement) importante pour deux raisons principales :

    – D’abord, c’est la première preuve directe que nous ayons de l’«inflation», qui est un morceau important dans la compréhension que nous avons de l’origine de l’Univers.

    – Ensuite, et peut-être surtout, ces résultats pourraient jeter des ponts entre deux pans de la physique que l’on peine à raccommoder. Les physiciens cherchent en effet à unifier les quatre forces fondamentales en physique, c’est-à-dire prouver qu’elles sont ultimement des facettes différentes d’une seule et même grande force universelle. Ils y sont parvenus pour l’électromagnétisme ainsi que pour les forces nucléaires «forte» et «faible» qui gouvernent le comportement des particules dans le noyau des atomes, mais la quatrième grande force, la gravité, refuse toujours d’entrer dans le moule — en bonne partie parce que, contrairement au trois autres, elle ne s’insère pas bien dans la mécanique quantique. Or comme l’inflation est un phénomène quantique, le fait qu’elle ait généré des ondes gravitationnelles serait une belle preuve que la gravité a, elle aussi, son petit côté quantique.

    Encore une fois, désolé de ne pas pouvoir en dire plus, même si cette nouvelle aurait mérité mieux. Sur ce, je retourne m’occuper de la charte…


    • Fascinant, ce voyage dans le temps… en espérant que tout cela ce ne soit pas bêtement, et seulement, les répercussions de Dieu qui est tombé de sa chaise, il y 14 milliards d’années…

    • Merveilleux ! Une autre pièce du puzzle dans notre compréhension de l’origine de notre univers.

      Pendant ce temps, aux USA, en Oklahoma, un diffuseur télé coupe la portion de l’émission Cosmos où on s’apprête à parler d’évolution, en diffusant une pub pour le bulletin de nouvelles de soirée…

      Voilà où mène la religion quand elle n’est pas encadrée et clairement séparée de l’État dans une société laïque.

      Ça donne de la censure des faits scientifiques, des enseignements du créationnisme dans les cours de science, des manuels scolaires où la science est présentée simplement comme «un point de vue» ayant un poids égal aux superstitions religieuses, et maintenant aux émissions de télé d’où les faits scientifiques sont coupés.

      Mais, on n’a pas besoin de Charte ici… hein..?

      On va attendre les problèmes.

    • Un très bon texte et j’ai surtout aimé le condensé sur la polarisation.
      Un découverte très importante pour la physique avec sans doute un prix Nobel à la clé.

      Mais :

      1- Vers où pointe la direction que prendra la physique moderne si les quatre forces fondamentales sont unifiées ?

      2- De la même façon que la compréhension de l’électron a facilité les progrès de l’électronique à quoi peut-on s’attendre si on comprend davantage le graviton ?

      On parle aussi de cette nouvelle ici :

      http://phys.org/news/2014-03-evidence-universe-early-growth-spurt.html

      http://phys.org/news/2014-03-rumours-gravitational.html#ajTabs

    • Cette découverte confirme que la gravitation est d’origine quantique. C’est une découverte encore plus marquante que le boson de Higgs. Prix Nobel à la clé.

    • @jim777,

      ça fait des décennies que la théorie est en place, il ne manquait qu’une confirmation et un ménage à faire dans certains modèles. Mais, si votre question sous-entend des découvertes permettant de manipuler la gravitation, désolé, mais non, ce n’est pas la direction que cela prendra pour une raison fort simple. Puisque les théories prédisait l’existence des ondes gravitationnelles et d’autres unifiaient les forces en une seule d’origine quantique, si la confirmation pouvait conduire à manipuler la gravité, alors il est certain que cela aurait été proposé comme expérience pour justement démontrer l’existence des ondes gravitationnelles. Personne n’a proposé une telle chose. Imaginez simplement la quantité d’énergie dont nous parlons ici pour la manifestation de cette observation. Manipuler la gravitation comme on le fait avec des électrons n’est pas expérience de laboratoire qui tient sur une table, même si cette table devait avoir la taille du système solaire au grand complet.

      Dr. Who, c’est amusant, mais ça demeure de la fiction et le Tardis n’est pas à portée de la main.

    • Wow! Le boson de Higgs l’an dernier, les ondes gravitationnelles maintenant! Ça va vite!
      On est en train de vivre un grand moment de l’histoire de la physique.

    • Heureusement qu’il y a les nouvelles françaises sur TV5, ou celles de BBC sur PBS, ou tout simplement les nouvelles américaines: quelles bouffées d’air frais et de “vraies affaires”. J’en peux plus du radotage politique québécois en période de campagne électorale…

    • J’ai pas encore tout lu (les liens) mais c’est effectivement assez impressionnant !

      ralbol

      17 mars 2014
      16h14

      “Voilà où mène la religion quand elle n’est pas encadrée et clairement séparée de l’État dans une société laïque.”

      C’est reparti pour un tour ! :(

    • . . .
      Quelques déductions des physiciens semblent se confirmer, d’abord le boson de higgs et maintenant les ondes gravitationnelles originant du big bang.
      Reste l’hypothétique matière noire (27% de l’univers) ainsi que l’énergie sombre (65% de l’univers) … et après cela on cherchera la réponse à la raison de l’existence de l’univers …. A-t-il été crée par une être intelligent … ou … Est-il le résultat d’un processus de sélection entre plusieurs univers aux propriétés différentes qui sont en compétition les uns avec les autres pour prendre de l’expansion ?
      Peut être que l’accélération de l’expansion de “notre” univers n’est que l’indication qu’il à déclassé un rival, il prend donc de l’expansion pour prendre la place du vaincu jusqu’à ce qu’il rencontre un nouveau rival ! …. Qui gagnera la prochaine manche ?

      La réponse … dans quelques milliards d’années !

    • Pour un petit tour de la question:

      https://www.youtube.com/watch?v=Qipyt4DdfG8

    • La cosmologie me fascine depuis quelques années et à force de s’y intéresser, j’ai fini par comprendre quelques trucs. Mais il reste une chose qu’on a toujours pas réussi à m’expliquer:

      Lorsqu’à ses tout débuts l’univers est plus petit qu’un grain de sable, qu’il y-a-t-il autour? En d’autres mots, où l’expansion de l’univers se déroule-t-il..? Anyone..?

    • Si mes notions de sciences sont exactes, la science peut répondre à comment mais pas à pourquoi.

    • On a une excellente nouvelles sur les ondes gravitationnelles et certains radotent et sont polarisés sur ce qui se passe sur les ondes “télé”. Le pouvoir d’attraction de la télé est une force très forte qui agit sur les esprits faibles ?

    • Ceci est une bonne nouvelle pour moi, depuis plus de 30 ans j’espérais que l’homme trouve trace du fiat créateur, par des ondes résiduelles.

      Entre la science et le mysticisme :

      Qu’il eut un bing bang n’exclut pas qu’une divine intervention sema les possibilités de vie dans cet univers.

      Ma folie va jusqu’a dire que de cet élan créateur forma deux univers diamétralement en opposés : Le premier ou le neutron et le proton forment le noyau de la matière. Le deuxième ou le neutron et l’électron (dans cette partie de l’univers il a la masse de notre proton) forment le noyau de la matière. Équilibre des forces et masse dans l’univers.

      Pour le fun calculez masse du proton et de l’électron = masse du neutron.

      Donc l’univers aurait pu être un amas de neutron qu’un évènement a polarisé.

      Si tout cet univers as été fait par une conscience en était il a son premier essai ?

      Cette intervention est intuition folie ou vision a vous de décider.

      Christian
      Sherbrooke

      La masse du neutron n’est pas égale à la somme de celles du proton et de l’électron. La différence est mince, mais ce n’est pas la même chose. D’ailleurs, dans certaines réactions nucléaires, un neutron se transforme en proton, cela produit un électron qui est éjecté du noyau ET un rayon gamma (sorte de «lumière» très énergétique. L’énergie libérée correspond grosso modo à la différence de masse, en vertu de la célèbre équation d’Einstein E = mc2.
      En tout respect, votre intervention ne se situe pas «entre la science et le mysticisme», mais est plutôt collée sur ce dernier.
      JFC

    • «c’est la première preuve directe que nous ayons de l’«inflation»
      Et pourtant, si jeune Mabuse :), la théorie remonte aux années 80.
      Une chose à retenir lorsqu’on lit les critiques un peu dramatiques de Smolin sur la théorie des cordes: les confirmations peuvent venir pas mal plus tard.
      Comme guitariste, j’ai évidemment un parti pris pour les cordes :)

      Françoise L.

    • @ralbol
      17 mars 2014
      16h14
      Très bon point.

    • @be-bop-a-lula
      18 mars 2014
      00h03
      “Lorsqu’à ses tous débuts l’univers est plus petit qu’un grain de sable, qu’il y-a-t-il autour? En d’autres mots, où l’expansion de l’univers se déroule-t-il..? Anyone..?”
      La réponse est simplement… RIEN ! Si on accepte le principe d’une expansion de l’univers, celui-ci se déploie dans le néant en “forme” de cloche (pour une illustration, taper simplement Big Bang dans Wikipédia ou https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Universe_Expansion_Timeline_(fr).png
      Sur ce dessin, l’intérieur de la cloche, c’est l’énergie sombre + la matière sombre + l’univers que nous pouvons observer (à peine 5% de l’ensemble). La zone en dehors de la cloche c’est le néant… pas le vide, le néant (la non-existence). Ce qui se trouve devant l’ouverture de cette “cloche” qui représente l’espace-temps selon la relativité d’Einstein, donc notre univers, c’est notre futur. Et qu’est-ce que le futur, par rapport à aujourd’hui ? Le néant… comme tout ce qui n’appartient pas à l’univers (l’intérieur de la “cloche”)! Ouf ! Bonne réflexion !

    • Autre point fascinant, cette découverte confirme donc la phase d’expansion rapide suivant la naissance de notre univers, et cette expansion s’est donc produite à une vitesse SUPÉRIEURE à celle de la lumière…

      Si je comprends bien, À L’INTÉRIEUR de notre univers, la vitesse de la lumière reste la vitesse maximum possible, mais à l’extérieur de notre univers, à supposer qu’un tel «endroit» existe, cette vitesse maximum ne tient pas…

      Nouvelle piste pour les auteurs de science-fiction en mal de «warp drive»: suffit de sortir de notre univers, voyager plus vite que la lumière, et revenir à «l’intérieur» de notre univers…

      Ç’est simple !

    • . . .
      @oues81 … intéressante les réflexions de M. Klein ! … À l’adresse suivante ( https://www.youtube.com/watch?v=DmbEaylRYGA ), on voit bien qu’il n’apprécie guère l’idée d’un univers bricolé !

      Que dire de ses “Anagrammes renversantes” qui transforment …
      La théorie des supercordes … en ..De la poussière d’orchestre
      La courbure de l’espace-temps … en … superbe spectacle de l’amour

    • @ Igreck

      - «Le néant… comme tout ce qui n’appartient pas à l’univers (l’intérieur de la “cloche”)! Ouf ! Bonne réflexion !»

      Je suis curieux de voir jusqu’où ira notre compréhension du «néant»…

      Y’a pas si longtemps, l’espace intersidéral était du «néant». On s’est ensuit aperçu que ce néant contenait toutes sortes de particules, pour ensuite comprendre qu’il était une pépinière de particules «virtuelles» qui apparaissent et disparaissent constamment , et maintenant le voir comme étant «rempli» d’énergie et de matière sombre…

      Sait-on jamais, le «néant» à l’extérieur de notre univers, va peut-être subir le même sort et éventuellement se peupler de «champs de probabilités», «pépinières dimensionnelles» ou que sais-je encore…

      C’est ce qui est fascinant dans notre cheminement dans la compréhension de l’univers.

      On sait jamais ce qui nous attend.

      Quand, dans les années 60, je lisais des histoires de S.-F. qui parlaient de Multivers, j’étais bien loin de me douter qu’un jour ce serait considéré comme une réelle possibilité scientifique.

      Fascinating !

    • @kakousse,

      qu’est-ce que le temps et l’espace si la matière n’existe pas? Le problème, c’est que vous réfléchissez dans le cadre où l’espace et le temps doivent exister indépendamment de la matière comme un absolu. Mais, ceci n’est qu’une abstraction mathématique que nous apprenons tous au secondaire. Un cadre de réflexion où l’espace mathématique est un continuum infini et monotone. Il faut comprendre que les mathématiques nous offrent un cadre de réflexion et de modélisation, mais un modèle n’est pas la chose. Ce n’est pas parce que nous réfléchissons dans un cadre de continuum spatio-temporel que le temps et l’espace existent indépendamment de la matière.

      Bref, l’espace a été créé en même temps que le Big Bang et le temps aussi. Poser la question du avant le Big Bang n’a pas de sens, pas plus que ce qu’il y avait autour, puisqu’autour n’existait pas. Vous mesurez l’espace parce que vous avez une chose à un endroit et une autre à un autre endroit, le lien entre les deux vous permet d’établir une métrique de l’espace. S’il n’y a rien, il n’y a pas d’espace que vous puissiez mesurer et s’il n’y a pas d’objets en mouvement, il n’y a pas de mesure du temps possible.

    • Merci igreck.

    • Oups, mon commentaire s’adressait plutôt à be-bop-a-lula.

      Pour kakousse, c’est plutôt que vient faire la création intelligente là-dedans?

    • Merci dc.
      Je comprends bien que l’espace et le temps sont liés et qu’il ne peut y avoir de temps sans espace. Par contre, qui dit expansion dit limite. Que ce soit maintenant ou 1 milionième de seconde après le Big Bang, le néant qui se trouve autour de l’univers devait bien se trouver là avant que l’inflation n’ait lieu, non?

      Maintenant, cela fait-il du sens que de parler de l’existence du néant? Je crains que oui et qu’il soit intimement lié à son contraire, l’espace-temps.

      En d’autres mots, ça prend forcément un néant éternel (en dehors du temps) pour produire de l’espace-temps. Et l’inverse.

      À moins que tout cela ne soit de la sémantique liée à l’incapacité de notre esprit de penser en dehors d’un mode binaire…

    • expliquez moi comment une masse peut déformer l espace dans toutes les directions en même temps afin de créer un champs gravitationnel pas mal uniforme tout autour de celle-ci en même temps ?

      C’est la même chose, si ma mémoire est bonne : c’est la déformation de l’espace-temps qui engendre la gravité.
      JFC

    • . . .
      @ dcsavard … Je n’invente rien, je re-circule des hypothèses et possibilités émises par des physiciens ou autres chercheurs évaluant les alternatives qui pourraient surgir en approfondissant les recherches en cours.
      Je suis d’accord avec vous pour le rôle de la mathématique. Quant aux temps, espace, énergie et matière, je vous accorde qu’il est préférable de faire abstraction de nos sens et perceptions puisque la physique des extrêmes (grand et petit) ne peut être analysée sur la base de l’intuitif. On peut par contre supposé une limite ou une enveloppe à notre univers qui peut être en contact avec un autre univers qui pourrait avoir des propriétés différentes quoiqu’il est aussi possible que 2 ou plusieurs univers puissent coexister dans une même … disons, matrice (pour éviter lieux et temps).

      M. Cliche nous rapporte des découvertes de l’expérience BICEP2, laquelle rattache sa découverte au big bang, lequel est généralement associé à un début de l’univers. Peut-être que le big bang n’est même pas un début, mais une phase de transition entre deux états ou entre un avant et un après quelque chose qui n’est pas à notre portée … pourquoi pas un bricoleur …. J’ai même lu l’hypothèse que notre univers ne serait qu’un jeu électronique dans un ordinateur super-évolué, … :)

      Peut-être est-ce une « phase de transition» entre deux univers. Peut-être. Mais tant qu’à être dans l’imagination pure, on peut inventer n’importe quoi sans jamais être plus avancé.
      JFC

    • @ dcsavard

      Merci pour votre réponse.

      En tous cas la confirmation de l’existence du graviton aide de nombreuses théories comme les théories des cordes puise que celles-ci en prédisent l’existence :

      https://en.wikipedia.org/wiki/Graviton#Gravitons_in_speculative_theories

      Ces théories expliquent en partie pourquoi la gravité est si faible et elles fournissent aussi une possible explication pour la matière noire.

      En gros les gravitons ne seraient pas liés à notre univers (notre “brane”) mais se propageraient au travers des autres dimensions prédites par les théories des cordes, ce qui diluerait leur influence.

      En contrepartie les gravitons des autres univers (les autres “branes”) fourniraient une possible explication pour la matière noire.

      Un article sur la cosmologie des “branes” :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Cosmologie_branaire

      Un autre article sur la théorie des cordes :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_cordes

    • Ici, Andrei Linde, l’un des père de l’Inflation, apprend la nouvelle :
      http://www.universetoday.com/110403/that-moment-when-the-father-of-inflation-learns-of-the-detection-of-gravitational-waves/

    • @be-bop-a-lula , « Par contre, qui dit expansion dit limite. Que ce soit maintenant ou 1 milionième de seconde après le Big Bang, le néant qui se trouve autour de l’univers devait bien se trouver là avant que l’inflation n’ait lieu, non? »

      La théorie du Big Bang ne dit rien sur l’extérieur de l’univers ni sur sa dimension, et ne dit pas non plus que tout l’univers était concentré en un point. Tout ce que ça dit, c’est que l’univers était incroyablement dense au début. Mais il était peut-être quand même infini.

    • @jim777, « En tous cas la confirmation de l’existence du graviton aide de nombreuses théories comme les théories des cordes puise que celles-ci en prédisent l’existence : »

      La détection des ondes gravitationnelles n’est pas une confirmation de l’existence du graviton, à moins que quelque chose m’ait échappé.

    • @be-bop-a-lula,

      vous dites «Par contre, qui dit expansion dit limite.», c’est sans fondement cette affirmation. L’expansion peut très bien être illimitée.

      Vous dites ensuite: «Que ce soit maintenant ou 1 milionième de seconde après le Big Bang, le néant qui se trouve autour de l’univers devait bien se trouver là avant que l’inflation n’ait lieu, non?» Vous concevez le néant comme étant quelque chose dans le genre de l’espace attendant d’être occupé et ayant des dimensions prédéfinies ou quelque chose du genre. Vous êtes encore dans un raisonnement mathématique avec un plan cartésien infini, etc. Ce n’est plus du néant. Le néant c’est la négation de l’existence et de la chose. Et puis, même si vous vouliez vous imposer une conception du monde avec un néant défini qui entoure l’univers vous pourriez toujours vous poser la question à savoir ce qui entoure le néant qui est une sorte d’espace dans votre façon de voir.

      Tout ce que je vous dis, c’est que ces questions n’ont pas de sens parce qu’elles sont impossibles à appréhender. Ce que nous appelons espace (incluant le temps) n’a de matérialité que dans l’existence de la matière elle-même. Là où il n’y a pas de matière, l’espace n’existe pas au sens où nous le concevons. Parler de néant éternel est un non-sens.

      @kakousse,

      vous pouvez imaginer n’importe quoi, ce n’est juste plus de la science.

    • @ pulcinella, kakousse, be-bop-a-lula, Igreck & dcsavard

      Un des domaines de la théorie des cordes est la cosmologie branaire.

      Ça décrit en partie un super-univers doté de dimensions supplémentaires et qui pourrait abriter d’autres univers avec chacuns des lois de la physique différentes.

      L’expansion rapide de notre propre univers à sa création se serait faite non pas dans “le néant” mais à l’intérieur de ce super-univers.

      Un documentaire NOVA sur la cosmologie branaire et le super-univers avec le physicien Brian Green :

      https://www.youtube.com/watch?v=bATyoYzlObY

      Ça répond à pas mal de questions et explore les nouvelles interrogations qui en découlent.
      Ce documentaire fait partie d’une série de quatre documentaires vraiement fascinants sur l’espace, le temps, la matière et la gravité (si je me souviens bien)

    • @be-bop-a-lula
      18 mars 2014 22h33
      “À moins que tout cela ne soit de la sémantique liée à l’incapacité de notre esprit de penser en dehors d’un mode binaire…”
      Voilà où nous en sommes et ça donne le vertige. Pour certains, nous habitons un univers faisant partie d’un multivers, comme dans un mille-feuilles dont les “feuilles” seraient extrêmement rapprochées et ne devraient jamais se toucher. Le Big bang serait alors un malencontreux contact entre deux univers ce qui occasionnerait ce qu’on imagine : un dégagement incommensurable d’énergie ( BANG ! )

    • (ajout)

      Ça c’est l’autre documentaire de la série sur la nature de l’espace :

      https://www.youtube.com/watch?v=5iZ1-csQFUA

      Sur la nature du temps :

      https://www.youtube.com/watch?v=44ngv-8b8FM

      Sur la théorie Quantique :

      https://www.youtube.com/watch?v=qtYfz72MmtM

      Le Quatrième c’est celui sur le super-espace (multiverse) :

      https://www.youtube.com/watch?v=bATyoYzlObY

      Tout ça est vu sous l’angle de la théorie des cordes, de la mécanique quantique et de la relativité.

    • @ macs

      Une preuve directe de l’existence des gravitons est physiquement possible mais techniquement impossible.

      Mais

      Le fait que des ondes gravitationelles aient été détectées provenant de la naissance de l’univers est proposée comme une méthode indirecte de détecter les effets et certaines propriétés des gravitons.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Gravitons#Experimental_observation

      Aussi, le document suivant :

      “https://asunews.asu.edu/20140303-graviton-research

      a été écrit quelques jours (3 mars 2014) avant l’annoce présentée ici sur les ondes gravitationelles et mentionne que :

      In the paper, “Using cosmology to establish the quantization of gravity,” published in Physical Review D (Feb. 20, 2014), Lawrence Krauss, a cosmologist at Arizona State University, and Frank Wilczek, a Nobel-prize winning physicist with MIT and ASU, have proposed that measuring minute changes in the cosmic background radiation of the universe could be a pathway of detecting the telltale effects of gravitons.

      Krauss and Wilczek suggest that the existence of gravitons, and the quantum nature of gravity, could be proved through some yet-to-be-detected feature of the early universe.

    • @ macs

      D’autres articles sur le sujet :

      http://phys.org/news/2013-10-physics-duo-early-universe-inflation.html#nRlv

      http://phys.org/news/2014-03-elusive-graviton.html#nRlv

      http://physicsforme.com/2014/03/04/gravitons-could-be-detectable-in-the-cosmic-microwave-background/

      Arrêtez de publier des listes d’hyperliens svp. D’abord, ça fait limite «spam». Ensuite, expliquez et démontrez votre point (avec référence, bien sûr), ce sera plus intéressant.
      JFC

    • @dc
      Je ne veux pas dire que l’expansion est obligatoirement limitée, je veux dire que si quelque chose prend de l’expansion, est bien cette chose, en l’occurrence ici notre univers, a forcément des limites, un contour. Donc de dire que ce qui est en dehors de notre univers n’existe pas, c’est couper court la discussion. Si on accepte l’idée d’une expansion infinie, je ne vois pas en quoi l’idée d’un néant éternel autour de notre univers est farfelue, c’est plutôt le contraire qui le serait non?

      Les 2 peuvent très bien co-exister et semblent même nécessaire l’une à l’autre. Ce n’est pas le problème de la Nature si notre incapacité à imaginer et percevoir quelque chose qui serait de nature immatérielle – comme un néant éternel – est limitée par notre mode de perception et notre intellect. Sinon on revient à l’argument absurdes des tortues infinies (kalam)…
      Bref, pour pouvoir “partir” le bal, on a forcément besoin de “quelque chose” d’incréé et d’immatériel à partir duquel le matériel peut se déployer. Oui je sais, les religions appellent ça Dieu mais ce n’est pas nécessaire d’être religieux pour souscrire à cette hypothèse.

      Vous terminez en disant que : “Là où il n’y a pas de matière, l’espace n’existe pas au sens où nous le concevons. Parler de néant éternel est un non-sens.”, ce qui rejoint presque ma dernière phrase: “À moins que tout cela ne soit de la sémantique liée à l’incapacité de notre esprit de penser en dehors d’un mode binaire…”. Mais j’aimerais bien terminer en disant que ça fait longtemps que plusieurs philosophies orientales sont conscientes du mode binaire et limité avec lequel nous appréhendons la nature, et que cette limite n’est pas insurmontable, mais c’est un autre débat…

      @Jim
      Le livre de Brian Greene, L’Univers élégant est une merveille de vulgarisation scientifique. En +, la perspective historique avec laquelle il nous fait un résumé de l’histoire de la cosmologie rend la lecture encore + palpitante. Il parle d’ailleurs dans son livre de la signature que devrait laisser les différents types d’inflations avec des images (et celle dont Igreck parle). Je vais aller le chercher à la bibli pour voir si ça concorde avec ce qu’on a trouvé cette semaine…

    • Y a-t-il au moins un seul vrai scientifique sur ce blogue? Le fait que votre maman vous ait donné un jeu de chimie à 8 ans ne fait pas de vous un scientifique.

    • @ be-bop-a-lula

      J’ai le livre “The Elegant Universe” de Brian Green, vraiement fascinant.
      Vous pouvez aussi voir le documentaire de PBS sur le livre ici :

      https://www.youtube.com/watch?v=UV_X2B5OK1I

      Mais mon livre préféré sera toujours “In search of Schrodinger’s Cat” de John Gribbin, paru il y a vingt ans environ, sur la mécanique quantique.

    • @be-bop-a-lula,

      ce que vous dites c’est que le néant c’est quelque chose. Appelez votre néant autre chose que néant si c’est quelque chose. Mais le néant c’est la négation de quelque chose.

      Et évidemment qu’il faut couper court aux discussions sur les choses impossibles à appréhender fondamentalement. La religion fait son beurre de ces discussions-là. La science n’est pas là pour discuter de métaphysique.

    • Un article sur les liens entre cette découverte et l’existence du graviton. L’article a été écrit avant la découverte présentée hier. La chose ne fait pas l’unanimité, mais disons que l’indication est très forte étant donnée la nature quantique du Big Bang inflationiste. http://www.nature.com/news/how-to-see-quantum-gravity-in-big-bang-traces-1.13834

      Un autre article qui fait le tour de la découverte présentée hier: http://www.scientificamerican.com/article/all-you-need-to-know-about-gravitational-waves/

    • Voici un vidéo (en anglais) qui aidera certains à comprendre le modèle du Big Bang :

      The Beginning of Everything — The Big Bang
      https://www.youtube.com/watch?v=wNDGgL73ihY

      Le modèle du Big Bang commence à l’époque de Grande Unification des forces fondamentales, mais il est possible que notre univers, du moins sa version actuelle (2.0 ou N.0 qui sait ! ), avec ses lois qui lui sont propres, soit né d’une version précédente, avec des lois différentes…

    • Et si ce que nous appelons l’univers n’était qu’une fraction de plusieurs autres univers qui furent créés de tous bords tous côtés lors du bigbang. Et on ne saura jamais d’où est sortie la première particule. Le crime parfait.

    • @dc
      S’il fallait couper court aux discussions qu’on ne peut appréhender fondamentalement, il faudrait dire bye-bye à a théorie des cordes et toutes ses dimensions cachées où les ondes électro-magnétiques ne peuvent vibrer…

    • @ dcsavard

      Bravo pour l’article de Nature, c’est ça que je cherchais et que je n’ai pas trouvé.
      J’aurais dû commencer par là.
      Avec Scientific Amerrican ça va me faire de la bonne lecture pour ce soir.
      Merci !

    • @_LeJuge_

      Point besion d’être un scientifique pour s’intérresser à la science.

      P.S. Le fait que votre maman vous ait habillé avec des robes ne fait pas de vous un juge.

      G.Duquette

    • Le caractère “exponentiel” de l’expansion est littéralement renversant: “the cosmos expanded at an exponential rate for a few tens of trillionths of trillionths of trillionths of seconds after the Big Bang, ballooning from subatomic to football size. ” (Nature 507, 281 -283; 2014)

      Ça veut dire que la vitesse d’expansion était environ 1000 000 000 000 000 000 000 000 (10 exposant 24) plus rapide que la vitesse de la lumière!

      En effet, soyons conservateurs: disons une expansion de 10 cm qui prend 10 exposant moins 35 secondes. La vitesse d’expansion, à la période inflationnelle, est donc d’environ 10 exposant 30 km à la seconde, ce qui est 1000 000 000 000 000 000 000 000 (10 exposant 24) plus rapide que la vitesse de la lumière ( 300 000 km à la seconde)

    • . . . La détection d’ondes gravitationnelles par l’expérience BICEP2 est importante puisque la gravitation et les preuves de son “rayonnement” donnent plus de poids à la validité de la théorie de l’inflation cosmique. Comme Joel R. Primack l’écrit dans son livre, “Destin cosmique”, la gravitation a créé à elle seule les galaxies à partir de l’espace-temps issu du big bang et des irrégularités qui l’accompagne. En conséquence, aucune intervention extérieure n’a imposé l’ordre sur le chaos (exit le bricoleur et celui qui tire les ficelles!). Les plans de notre univers se sont formés au moment du big bang mais ils n’étaient qu’un échantillon arbitraire d’événements quantiques aléatoires, immortalisés et immensément amplifiés de sorte qu’on peut en avoir un aperçu le soir en regardant le ciel.
      Reste la thermodynamique et l’entropie qui peuvent sembler mise à mal par l’organisation du chaos. …. Mais même pour les trous noirs, Bekenstein et Hawking ont démontré qu’ils doivent finir par s’évaporer en émettant des particules, ce qui respecte les lois de la thermodynamique et produit un accroissement de l’entropie de l’univers.
      Pour ce qui est du big bang, tout se complique quand on arrive à l’instant “zéro” …. la singularité. L’idée d’un rebond (big bounce) semble possible ou une avenue envisageable selon la gravitation quantique à boucles, mais là, … (?). Cette éventualité (non-mesurable) rejoint les propos de hall2001.
      Par ailleurs, je suis d’accord avec dcsavard à l’effet que “notre science” ne peut que se référer à notre univers actuel. Hors de notre univers et de ce que l’on peut y mesurer depuis ce qui nous apparaît être son début (big bang), on entre presque dans une forme de mythologie moderne … mais ça peut être intéressant, utile ou “le fun” de tenter de placer notre univers dans quelque chose de plus grand! …. Quelques fois, ça donne des pistes de recherche.

    • Maintenant qu’on a des vagues gravitationnelles, le «surfer» ne devrait pas tarder…

    • @be-bop-a-lula,

      ben non. Les théories des cordes, supercordes, supersymétries, etc doivent rendre compte en tout premier lieu de l’état des connaissances à ce jour. Elles sont donc bel et bien ancrées dans le questionnement scientifique des choses que l’on peut appréhender. Ensuite, viennent les extrapolations et les prédictions des choses que nous n’avons pas encore observées, mais qui pour permettre de trancher doivent être observables. Si une théorie ne fait aucune prédiction qui puisse permettre de la distinguer de sa rivale, elle ne sert pas à grand chose.

      Bref, vous faites fausse route dans votre raisonnement. Non, la science n’est pas un endroit où à partir d’un certain point nous pouvons dire n’importe quoi et prétendre faire encore de la science. Les questions métaphysiques n’ont pas leur place en science et ne sont pas traitées par les théories des cordes et supercordes et supersymétries ou n’importe quelle autre théorie qui se veut scientifique.

    • Dommage que la physique attire souvent les excentriques. On serait peut-être plus avancé comme en médecine par exemple. Faut dire que les budgets rattachés au bing bang doivent être limités.

      Commentaire gratuit et qui ne s’appuie sur rien. Tâchez de les éviter.
      JFC

    • Dans les tous premiers jeux vidéo « spatiaux » quand sortait par le coin supérieur droit on réapparaissait dans le coin inférieur gauche. Ce n’est peut-être pas infini, mais ça nous ramène toujours dans notre univers. On ne se retrouve jamais dans le néant. Mais comment une chose peut-elle sortir du néant. Je pose la question car je n’ai pas eu le temps de voir les hyperliens.

    • @_LeJuge_
      19 mars 2014 15h10
      “Y a-t-il au moins un seul vrai scientifique sur ce blogue?”
      Le mépris est-il une qualité essentielle pour être “bon” Juge?

    • J’ai un bon défis pour les scientifiques que vous êtes… Expliquer d’où proviens l’amour, la haine, le mépris, l’égo, la joie, la tristesse, le rage, le jugement, etc qui sommeille en nous tous…

      Sa devrait être pas mal moins compliquer que d’expliquer ce qui s’est passé vla des millions d’années non?

      Partez du jugement que vous avez en lisant mes phrases pleine de fautes et mal écris sans vouloir aller plus loin dans mon raisonnement. :-)

    • @pois_chich La psychologie évolutive a de bonnes explications pour cela.

    • @ pois_chich

      Les émotions proviennent principalement de certaines parties du cerveau, comme le système lymbique :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Limbique

      Le jugement ferait plutôt appel au néocortex :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocortex

      Mais je suis pas un scientifique, c’est juste un champ d’intérêt.

    • @ dcsavard,
      Les hypothèses développées en science ne sont pas toujours possibles à confirmer ou à infirmer dans un avenir prévisible. Certaines hypothèses ou prévisions faites par Einstein sont confirmées depuis peu. Elles auraient pu ne jamais l’être.

      Quand vous affirmez qu’il n’est pas scientifique de se poser la question de l’avant Big Bang, vous préjugez de la capacité future de la science. S’il est certain que la science ne pourra jamais répondre à certaines questions, il est nécessaire de revenir à la philosophie. Les hommes ont la liberté de poser toutes les questions imaginables. Or la science est limitée et le sera toujours.

    • @dc
      Je ne prétends pas faire de la science lorsque je m’interroge sur l’existence du néant. Et je ne m’empêcherai pas de le faire juste parce que la science n’y a pas accès… Un des reproches adressé adressé à la théorie des cordes est qu’elle est invérifiable et qu’elle ne repose que sur un édifice mathématique. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elle soit fausse. Et ce n’est pas le problème de la Nature si nous avons des limites…

      Que vous le vouliez ou non, la “nature” du néant devient un sujet inévitable lorsqu’on parle du Big Bang et du “commencement” de l’Univers. J’ai 2 jeunes enfants et eux-même sont fascinés par la question de ce qui précédait l’origine du “commencement”… Cette question est vieille comme le monde. Et oui, pour y répondre, il se peut qu’on doive aller puiser dans la métaphysique et la philosophie. Ne serait-ce que pour essayer de voir si le problème à la base n’en n’est pas un de langage. Peut-être que notre esprit n’arrive tout simplement pas à faire du sens avec l’idée d’un commencement absolu ou d’un infini en raison de certaines limites, limites qui viennent interférer au final avec la quête scientifique. Aussi, la cosmologie est en soi une aventure métaphysique dans la mesure où elle participe évidemment à une quête de sens, à savoir pourquoi il y a quelque chose au lieu de rien?

      En décortiquant scientifiquement un accord de LA mineur, je trouverai qu’il est constitué de trois vibrations principales qui correspondent aux notes de la, do et mi. Mais la science peut difficilement m’expliquer pourquoi l’ensemble de ces vibrations dégage une impression de tristesse lorsqu’elles sont jouées simultanément. Et c’est ben correct, c’est pas son rôle. La science ne peut pas avoir réponse à tout, il y a des phénomènes qui lui échappent, même s’ils sont réels. Vous en conviendrez j’espère…

    • Question pour votre ado blasé: qu’est-ce qui est 1 milliard de milliard de million de fois plus rapide que la lumière? Réponse: l’inflation de l’univers peu après le Big Bang.

      Quant aux cellules souches supposément obtenues en stressant des cellules ordinaires (le sujet d’un billet il y a 1 mois ou 2): méfiez-vous, dit le Science d’aujourd’hui, le papier est en voie de semi rétraction et son auteur principal a retiré sa thèse de doctorat. La science a-t-elle perdu son âme? Est-elle devenue un repaire de maudits menteurs comme Lance Armstrong?

    • @ be-bop-a-lula

      Entièrement d’accord avec ce que vous dites à 11h16.

      L’alchimie, même si elle avait des objectifs ésotériques, a fourni les outils et les méthodes des fondations de la chimie moderne. (Isaac Newton aussi était un alchimiste )

      De même, un des pères de l’astronomie, Tycho Brahe, était aussi astrologue pour les rois et nobles de son époque.
      Johannes Kepler, qui a formulé trois lois qui décrivent le mouvement des planètes autour du Soleil, a préféré refaire ses calculs plutôt que de remettre en question les observations célestes de Tycho Brahe.

      Celui qui a décrit la molécule du benzene s’est inspiré d’un rêve où un serpent se mordait la queue.

      Finalement Robert Oppenheimer, directeur scientifique du projet manhattan, lisait le Sanscrit couremment et était passioné de religion hindoue.

      Il y a plusieurs façons plus ou moins laïques d’obtenir l’inspiration qui peut mener parfois à d’importants progrès scientifiques.

      Mais en ce moment il y a une sorte “d’intégrisme laïque” particulièrement intransigeant qui prévaut surtout au Québec.
      C’est sans doute dû au climat politique actuel.

    • @beaufran,

      toute théorie scientifique doit au minimum expliquer ce qui est connu avant de prétendre élaborer sur ce qui n’est pas encore connu. Et le cercle est donc fermé à toutes les prétentions farfelues issues de nulle part. C’est dans ce sens que si les théories des supersymétries n’ont pas encore pu être confirmées ou infirmées, elles offrent au moins une explication au monde actuel connu. Elles ne contredisent pas ce qui est déjà connu. Il faut minimalement tenir compte de toutes les données expérimentales connues.

      La théorie générale de la relativité ne contredisait pas les constats expérimentaux expliqués par la théorie de la gravitation de Newton. Ce sont les raffinements dans les mesures et l’accumulation de données expérimentales supplémentaires et inexpliquées qui ont permis de confirmer la théorie générale de la relativité et comprendre que la théorie de Newton était limitée. Idem dans le domaine quantique. Les révolutions scientifiques se produisent lorsqu’il y a accumulation de données expérimentales inexplicables par les théories courantes. Pour l’instant, le modèle Weinberg-Salam-Glashow ou standard n’a pas été pris en défaut.

      Peter Higgs est demeuré dans l’ombre des décennies avant que finalement ne soit confirmée son hypothèse.

      @be-bop-a-lula,

      si une théorie est invérifiable, elle est inutile (du moins tant qu’elle n’a pas été vérifiée, mais si elle est invérifiable ça ne se produira jamais par définition). Raisonner sur des fondements qui ne sont pas démontrés ne sert à rien, sinon de produire des hypothèses sur les moyens de vérifier les fondements et de départager les théories. Alors, si on ne peut dire qu’elles sont fausses, on ne peut dire qu’elles sont vraies non plus. Et toutes les théories ne seront toujours que des modèles mathématique d’une réalité que nous avons des moyens limités d’appréhender. Un modèle n’est pas la réalité non plus, mais il fournit au minimum un cadre de raisonnement cohérent.

      Pour ce qui est du néant, réfléchissez-y autant que vous voudrez. Je considère pour ma part cette discussion close, vous faites une définition du néant qui est l’inverse du néant. Je ne vois pas l’utilité d’en discuter.

      Allez puiser dans la métaphysique aussi si ça vous amuse, mais votre problème c’est de commencer à croire que ce que vous allez y puiser est possiblement la réalité. Vous ne faites plus de la science et nous sommes sur un blogue de science. Ça devient un peu navrant, quoiqu’inévitable, lorsqu’à chaque découverte fondamentale d’importance il y a un lot de profanes qui s’acharne à échaffauder des théories de leur crû sans un minimum de rigueur. Il doit y avoir des blogues de science-fiction, de religion, de philosophie et de métaphysique dans le cyber espace pour ça.

    • @be-bop-a-lula,

      en passant, la science pourrait probablement expliquer assez facilement votre petit problème avec l’accord de la mineur. C’est simplement que vous avez toujours entendu les accords de la mineur dans des contextes tristes et nostalgiques. Marches funèbres et autres. C’est simplement de la classification, ce à quoi notre cerveau excelle. Aussi simple, sinon plus que de reconnaître un objet sur une image et de faire l’association avec la chose. On pourrait assez facilement entraîner un algorithme à reconnaître la musique triste de la musique joyeuse sur cette simple base.

    • @dc
      La science s’est effectivement penché plusieurs fois sur mon “petit” problème. Dans le lien + bas, on voit une équipe aller au Cameroun, dans la tribu des Baffa, une tribu qui n’a jamais été mise en contact avec la musique occidentale et qui fait de la musique très différente de ce qu’on entend habituellement. On leur a demandé d’identifier 3 sentiments différents selon les morceaux au piano qu’on leur faisait jouer.
      Tous ont associé le sentiment de joie à l’écoute des morceaux en mode majeur,et tous ont associés le sentiment de tristesse avec les morceaux en mode mineur à lente cadence, comme tous ont associé le sentiment d’angoisse avec les morceaux en en mode mineur à haute cadence. Le but de l’expérience était justement de vérifier si notre perception des modes mineurs et majeurs étaient innés ou acquis…
      http://www.youtube.com/watch?v=d34FiYToYds à 49 minutes…

      Alors désolé, ce n’est pas juste parce que j’ai entendu la Sonate au clair de lune de Beethoven alors que je m’adonnais à des marches funèbres que je trouve qu’une impression de tristesse s’en dégage… Et qu’un algorythme puisse différencier un accord majeur (1 3 5) d’un accord mineur (1 b3 5) n’aurait rien d’étonnant, là n’est pas la question.

      En terminant, désolé d’avoir voulu en savoir + sur la nature de ce qui touche aux limites de notre univers. La prochaine fois j’irai demander à Marie-Claude Lortie…

    • Semblerait que l’annonce de la confirmation de l’«inflation» par polarisation du CMB fut quelque peu prématurée…

      https://medium.com/the-physics-arxiv-blog/56c8050f60db

      Des scientifiques disent que ces plis de l’espace-temps ont pu survenir PLUS TARD dans l’âge de l’univers, donc la polarisation du CMB ne serait pas nécessairement confirmation d’une phase d’inflation.

      Peut-être a-t-on été un peu pressé de sabrer le champagne..?

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