Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Vendredi 7 mars 2014 | Mise en ligne à 15h52 | Commenter Commentaires (10)

    Inversion de la ligne 9B : du blanc et du noir

    (Image : archives, La Presse)

    (Image : archives, La Presse)

    Il y a plusieurs bonnes raisons d’aller lire la décision de l’Office national de l’énergie d’approuver l’inversion du pipeline 9B d’Enbridge. D’abord parce que c’est un texte assez technique, et que les textes techniques sont les plus agréables à lire, n’est-ce pas. Et au-delà de l’agrément, il y a aussi l’importance de l’enjeu ainsi que des passages du document parfois rassurants, et parfois un peu moins…

    La compagnie Enbridge, rappelons-le, est une grosse firme spécialisée dans le transport de pétrole et de gaz. Ces dernières années, le grosse augmentation de la production des sables bitumineux albertains, conjuguée au décollage du pétrole de schiste au Dakota du Nord, ont complètement saturé les pipelines existants. Avec pour conséquence qu’au centre du continent, l’«offre» de pétrole est trop grande pour le «marché», ce qui déprime les prix. L’industrie tente donc des façons de sortir son pétrole de là afin de le vendre sur des marchés où il rapportera davantage.

    L’inversion de la ligne 9B d’Enbridge, entre Sarnia et Montréal, est une de ces «portes de sortie». À l’origine, ce pipeline d’Enbridge s’écoulait vers l’est, mais le flux a été renversé une première fois en 1998 pour amener du pétrole du Moyen Orient (alors moins cher) vers l’ouest. Comme c’est maintenant le pétrole de l’ouest, l’entreprise veut inverser de nouveau le sens de son pipeline. Elle en a fait la demande à l’ONÉ, qui a tenu des audiences l’automne dernier, où plusieurs groupes écologistes se sont évidemment opposés au projet.

    Voici quelques points qui m’ont frappé à la lecture du rapport…

    1. Si les groupes de pression présentent parfois (souvent ?) des «experts» à la crédibilité douteuse, ce ne fut certainement pas le cas de celui qu’a engagé une coalition menée par Équiterre. Richard Kuprewicz est ingénieur-chimiste de formation, il a passé des années dans l’industrie des pipelines, il est maintenant consultant et il n’avait pas été tendre avec Enbridge dans l’avis qu’il avait présenté devant l’ONÉ. M. Kuprewicz reprochait principalement à la compagnie une culture de la sécurité assez laxiste, des méthodes d’inspection inadéquate et prévoyait même un «risque élevé» de fuite dans les prochaines années.

    Cela reste l’avis d’un seul expert, diront certains, et ils auront raison. Mais le fait demeure que ses qualifications sont irréprochables et que l’Office lui-même (sans partager son pessimisme) reconnaît en plusieurs endroits que les «diagnostics» de M. Kuprewicz sont valables. Certains semblent avoir mené l’Office à imposer des conditions. Bref, commander ce rapport n’était pas seulement un coup de marketing pour Équiterre et compagnie, c’était un bon coup, point final.

    En voici deux exemples :

    - «L’Office s’attend à ce que l’évaluation technique à jour dissipe les préoccupations soulevées dans le rapport Accufacts, y compris les défauts coïncidents, la prudence dans le choix des outils et la pertinence des coefficients de propagation des fissures. Il reconnaît que le rapport Accufacts soulève des questions valables sur le programme de gestion de l’intégrité antérieur d’Enbridge. L’Office accepte les constations du rapport Accufacts, soit que les outils d’inspection interne mis au point plus récemment obligent à effectuer davantage de fouilles de vérification et que même lorsque ces outils fonctionnent correctement, l’exploitant, du pipeline doit intégrer des évaluations techniques appropriées. L’Office estime qu’avec les 600 excavations et plus qu’Enbridge a prévu effectuer dans le cas de la canalisation 9 et la condition l’obligeant à déposer son évaluation technique à jour avant l’autorisation de mise en service, Enbridge a l’occasion d’effectuer suffisamment d’évaluations et de vérifications de ses outils d’inspection interne avant la mise en service. L’Office lui permettra toutefois de terminer le vaste éventail d’activités prévues à l’égard de l’intégrité que la société a proposées et s’est engagée à effectuer et il tiendra ensuite compte des résultats de l’évaluation technique à jour avant de déterminer si d’autres mesures ou essais s’imposent.» (p. 70 sur 174)

    - «L’Office estime que les constatations contenues dans le rapport Accufacts au sujet des défauts coïncidents (p. ex., la fissuration par corrosion sous contrainte et la dégradation du métal), la prudence dans le choix des outils et la pertinence des coefficients de propagation des fissures constituent des facteurs importants dans la gestion des fissures comme élément d’un programme de gestion de l’intégrité efficace. La condition 9 imposée par l’Office qui oblige à produire une évaluation technique à jour avant la mise en service, la condition 10 qui oblige à confirmer les travaux de réparations connexes (basés sur des critères prescrits) et aussi la condition 27 qui oblige à produire un plan d’amélioration de l’intégrité à long terme visent à répondre à ces préoccupations.» (p. 73 sur 174)

    2. La plupart des médias ont dûment noté que le feu vert à l’inversion de la ligne 9B était assortie d’une série de conditions, notamment une nouvelle évaluation technique de la conduite et d’une réparation de toutes les anomalies détectées. Mais peu ont remarqué que le feu vert à Enbridge n’est que partiel : la compagnie avait demandé à être exemptée de faire une demande de mise en service, ce qui lui a été refusé. Elle devra donc revenir devant l’ONÉ et remontrer patte blanche à la fin des travaux. Plutôt rassurant, donc.

    3. Il y a tout de même un passage du document qui me chicote un brin. Ainsi, en p. 69, on lit : «Enbridge a terminé l’évaluation technique de la canalisation 9B conformément à la norme CSA Z662-11 et a conclu qu’à la suite de la mise en œuvre du projet, le pipeline peut continuer d’être exploité d’une manière sécuritaire et fiable. L’Office constate qu’Enbridge est parvenue à cette conclusion en s’appuyant en partie sur l’engagement qu’elle a pris dans le contexte de l’évaluation technique de la canalisation 9B d’effectuer à l’avenir certaines tâches liées à l’intégrité sur la canalisation 9 de North Westover à Montréal, mais avant la mise en service du projet.»

    Si Enbridge doit s’appuyer en partie sur des promesses afin de conclure que son pipeline est sécuritaire, est-ce à dire qu’il ne l’était pas tant que cela ces dernières années, avant que son projet d’inversion ne l’amène à prendre divers engagements? Il faut faire attention de ne pas sombrer dans l’alarmisme puisque, après tout, l’ONÉ souligne que les accidents ont été «rares» sur la ligne 9B. Mais à la lumière des blâmes qu’a reçus Enbridge après le bris d’un de ses pipelines au Michigan (ce qui a provoqué un déversement de 3 millions de litres de pétrole dans une rivière), ça un drôle de goût, disons…


    • Chose certaine, de dumping de pétrole mal aimé dans la belle province n’encourage en rien l’exploitation des ressources québécoises. Au moins nos amis albertains vont continuer à faire du bidou.

    • Si ce passage vous chicotte un peu… moi il m’obsède litéralement :

      «Enbridge a terminé l’évaluation technique de la canalisation 9B conformément à la norme CSA Z662-11 et a conclu qu’à la suite de la mise en œuvre du projet, le pipeline peut continuer d’être exploité d’une manière sécuritaire et fiable.»

      L’exploitant ayant vérifié LUI MÊME son ouvrage conclu que tout est beau dans le meilleur des monde … C’mon… le fait de référer a une norme csa ne rassure personne car un norme est un code de bonne pratique et surtout AUCUNE certification neutre et indépendante ( comme dans le code électrique, CSA ou Lloyd’s genre ) ) n’est exigée .

      L’office n’examine que l’intérêt national ( du pt de vue économiquec’est tu payant ? ) et les impacts environnementaux du passage du pipeline( si ça coule pas tout est beau ) .
      Bien sur il y a une certification des ouvriers qui soudent les joints et une formation obligatoire d’une centaine d’heures des employé …. mais comme pour MMA si le boss te dit que si t’est trop zellé t’est dehors personne n’y peut rien , et en l’absence d’une certification d’une tierce partie neutre ( ou d’une règlementation appliquée ce qu’on nous dit c’est : ZERO pis UNE BARRE !

      ET même si curieusement Québec s’amuse a jouer l’impuissance et les vierges offensées pour faire porter le blame sur le fédéral pour la décision le processus fédéral actuel ne rejette aucunement l’évaluation environemental des provinces .

      «À l’exigence fédérale d’une évaluation environnementale s’ajoutent les dispositions législatives de chaque province en matière d’évaluations environnementales 12. Un projet de pipeline peut exiger une évaluation environnementale provinciale en plus de celle effectuée par le gouvernement fédéral».

      La province peut parfaitement exiger une certification et un inspection régulière et indépendante de l’opérateur sur l’état et l’entretient de l’ouvrage ou légiférer pour en effectuer une elle même . Mais ça ça coute de l’argent et le lobby du pétrole est puissant il n’aiment surtout pas qu’on se mêle de leur affaire .

      Anyway quand y aura une catastrophe on y verra, a moins qu’on se contente d’un support psychologique et un dédommagement ( en annoncant des millions dans les journaux ) comme d’HABITUDE…

      On pourrait faire mieux , mais encore faut –t-il le vouloir et surtout en être informé…..

    • @mononke,

      disons que ça ne m’obsède pas cette histoire. Que l’exploitant procède à l’inspection peut être totalement acceptable. L’inspection indépendante ne garantit rien de plus. En fait, ça pourrait même être un problème advenant un bris dans une section dûement inspectée par une tièrce partie. Enbridge pourrait se déresponsabiliser puisque ce n’est pas elle qui aurait procédé à l’inspection.

      Il ne faut pas virer fou non plus avec ça. Enbridge n’a aucun intérêt dans un bris qui provoquerait un scandale et une perte financière importante. La seule chose qui importe vraiment, c’est de s’assurer que Enbridge a une couverture financière et en assurance suffisante pour couvrir la totalité des pertes. Qu’ils ont des plans d’urgences valables, vérifiés et validés régulièrement. Et, bien sûr, qu’ils font leurs inspections et déposent leurs rapports à l’autorité concernée.

      Quel inspecteur indépendant accepterait d’inspecter un tel pipeline et d’endosser les pertes advenant une catastrophe? Non, je crois qu’il vaut mieux laisser la patate chaude dans les mains de Enbridge et s’assurer qu’elle remplit ses devoirs sans faute.

    • @mononke En théorie, les provinces peuvent imposer des normes plus importantes que le fédéral dans leur domaine de compétence. Sauf, que ces dernières ne doivent pas compromettre la réalisation du projet si le fédéral a donné son aval. Comme, je dis c’est théorique, car cette situation ne s’est jamais présenté. C’est la conclusion d’un avis juridique des services de recherche du gouvernement fédéral.

    • Ce n’est pas que le sujet n’est pas intéressant et comme toujours votre billet est excellent mais parfois je trouve que votre interprétation du mot “science” déborde un peu monsieur Cliche. Je sais que la question de l’énergie vous tient à coeur et qu’on peut relier d’une manière ou d’une autre pratiquement tous les sujets qui existent à un contexte scientifique mais de là à parler de l’inversion planifiée d’un pipeline sur un blogue de science je crois qu’il y a un bout. On se croirait presque à Découverte qui nous a fait un beau topo étalé sur quatre semaines de suite sur les jeux olympiques.

      Comme je l’ai écrit dans les commentaires du billets précédent, les journalistes et chroniqueurs devraient éviter de chercher à tout prix de faire un lien entre leur champ d’expertise et l’actualité si “lien il n’y a pas”.

    • Tout ceci ne fait que confirmer que le constat de l’étude environnementale stratégique sur le gaz de schiste à l’effet que plus on donne de l’information technique aux québécois, plus ils s’inquiètent. Ça s’applique aussi aux oléoducs, aux mines, au pétrole….. C’est dans nos gênes.

      Craignons tous en coeur mes frères!

      Extrait de l’étude:
      9.1.3 Perceptions de l’industrie au sein de la population québécoise
      Le sondage réalisé auprès de la population québécoise à l’automne 2012 et mis en relation avec des sondages réalisés en Pennsylvanie et au Michigan dans le cadre du second volet de l’étude S4-3a révèle que les Québécois sont plus réticents à l’égard du gaz de schiste que les Américains. Cela s’explique notamment par un trait culturel, l’égalitarisme, qui accentue la sensibilité aux enjeux environnementaux tout en mettant en doute les avantages économiques promis. Davantage que les Américains, les Québécois craignent que les risques environnementaux affectent leurs concitoyens tout en ne profitant qu’à la grande industrie.

      Ce trait culturel a aussi un impact sur les sources d’informations privilégiées : ce sont celles qui sont sensibles aux risques qui sont jugées les plus crédibles. Dans ce contexte, plutôt que de les réduire, l’information tend à renforcer les craintes liées aux impacts de l’industrie et de sa technologie.

      Selon l’étude S4-3a : Même s’il était possible de fournir une information crédible prouvant que l’extraction du gaz soit sécuritaire, il est improbable que celle-ci fasse suffisamment changer l’opinion des Québécois de manière à estomper significativement leur opposition.

      On peut douter, concluent les auteurs, que des facteurs tels qu’un changement dans la situation économique de la province, l’émergence de nouvelles technologies, un changement dans l’offre et la demande énergétique ou le leadership politique fassent évoluer l’opinion des Québécois vers une attitude plus favorable à l’égard de l’industrie. Et on ne peut exclure l’hypothèse que les craintes se renforcent encore davantage avec le temps plutôt que de s’atténuer.

    • @yvan Dutil

      On ne parle pas de compromettre un projet mais de s’assurer que les conditions d’opération sont sécuritaires et le Québec peut exiger des audits sur l’inspection qui le garantissent comme ça se fait couramment en industrie pour les firmes qui ont des programme d’assurance qualité ( on ne parle pas de faire faire la job par d’autre1 ) ou de clamer haut et fort sa prétendue impuissance.

      @dcsavard

      Rien n’empêche Endbridge de faire son contrôle qualité selon un procédure connue mais un Due diligence ou un audit de son système qualité avec inspection indépendante comme ça se fait tous les jours en industrie ( généralement exigé par les institutions financière ou les firmes d’assurance , ex Lloyd’s, ou des organisme de certification reconnues ( CSA entre autre, Uderwriter lab ( un organisme de certification fondé par un groupe d’assureur particulièrement actif dans le domaine de protection incendie ) , qui font ça tous les jours)

      Justement quand vous dites : « s’assurer …Qu’ils ont des plans d’urgences valables, vérifiés et validés régulièrement.» c’est exactement ce que je voulait dire rien de plus mais rien de moins …,

      On vient pas d’inventer la procédure, (j’ai siégé 10 ans au comité de certification du conseil canadien des normes !)et même dans les traités de libre échange la SÉCURITÉ est le seul échappatoire pour imposer des normes locales a n’importe qui ( j’étais aux premières loges lors la négociation du traité de libre échange USA Mexique Canada et le Québec et les provinces peut en vertu de ce traité imposer des normes locales plus sévères que celle du fédéral reconnue pour des «raison de sécurité» ) .

      Pour certains domaine les exigences sont très stricte ( incendie , électricité, transport du gaz naturel ) ….mais pour le pétrole ( qui contrairement au gaz compte peu de vrai catastrophes) c’est resté ben ben lousse…

    • @mononke,

      sur le fond, je pense qu’on s’entend. La question est simplement de laisser faire les compagnies d’assurance. Elles feront leur boulot si elles doivent assurer le projet de Enbridge et en couvrir les risques.

      Et si elles se mettent à vouloir faire faire les inspections par le gouvernement, c’est possiblement aussi pour pouvoir invoquer éventuellement en cas de catastrophe un risque partagé ou quelque chose comme ça. Je doute que ce soit pour mieux protéger les citoyens. Il s’agit strictement d’intérêt financiers qu’il faut faire jouer à l’avantage de la protection comme ça se fait normalement. Si l’assureur veut embaucher ou faire embaucher par Enbridge un inspecteur «indépendant», qu’il le fasse. Ce n’est pas une interdiction. Le danger, c’est de prendre un risque partagé sur ce projet en allant en faire un peu trop sur le terrain.

    • @dcsavard

      Courante dans l’industrie les certifications servent à garantir que le système utilisé par l’entreprise sour son controle qualité que ce dernier ne subit pas de contraintes ou de menace indues et en pleine responsabilité . L’auditeur n’est d’aucune façon tenu conjointement responsable puisque le système repose sur l’utilisation volontaire et demandé d’un identifiant ( logo et certificat ) don’t la jurisprudence est depuis longtemps bien établi dans les cours locales et les tribunaux internationaux et qui garanti que le système répondait a une norme.au moment de la visite d’audit et ne dit rien de plus pour la suite .

      Par exemple dans le domaine alimentaire la norme HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) (un modèle dans la traceabilité)du codex alimentarus et de l’industrie pharmacceutique est avec la norme ISO un standard maintenant mondial et l’approbation ( essentielle pour exporter) est accordé par les organismes de normalisation reconnus au niveau national et qui sont contrevérifiés en (spot check ) par des ententes internationales( ie les inspecteurs d’autres pays participent aux visites d’Autit.

      Ces normes vont aussi loin que le controle des égouts , de l’air ambiant ( salles pressurisées a pression positive pour le controle parasitaire et avec température controlés , incluant les mesures anti sabotages qui vont, comme je l’ai vécu en participant a un audit pour un institution financière d’une usine qui exportait des contenant de plastique pour yougourt aux USA, jusqu’a l’exigence de certificat de baptême pour tous les employés et les fournisseurs réguliers, en plus de certificats de bonne conduite des autorités des employés dont le nom a une consonnance «potentiellement terroriste» … de la vrai paranoia je vous l’accorde qui nous vient de l’époque post 2001..

      Ces exigence ne sont pas si couteuses ( on parle de 20 000$ annuellement pour un usine d’uencentaine d’employés) et permettent un degré de confiance entre les partenaires d’un réseau d’échange et sont surtout imposées par l’industrie elle même, mais souvent fortement recommendé par les autorités.

      Si on appliquait simplement les méthodes largement acceptées par l’industrie ( et leurs assureurs) et déjà en usage pour les pipelines de GAZ perçues ( a tord ) comme plus dangereux il n’y a acune raison que effectivement le transport de pétrole présente plus de risque .
      Et merci pour la discussion intéressante.

    • un pipeline c’est meme dans le pire des cas plus securitaire que des trains , on est rendu a combien de deraillemtn de tel convois cette annee ? 3 me semble , alors oui la l’inversion , mais pas de cheque en blanc , et un controle sere

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