Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Mercredi 5 mars 2014 | Mise en ligne à 16h08 | Commenter Commentaires (37)

    Un brin de science (ou deux) dans la campagne ?

    Désolé de mon silence des derniers jours, j’étais retenu par des obligations parentales… Et il se pourrait bien que je ne sous pas beaucoup plus présent ici au cours des prochaines semaines puisque, s’il faut vous l’annoncer, nous sommes désormais en campagne électorale et qu’une bonne partie de mon temps y sera consacrée.

    Mais je devrais tout de même être bon pour vous pondre un ou deux billets par semaine, d’autant plus que plusieurs sujets relevant de la science risquent de s’inviter dans la campagne. En voici une liste brève et non exhaustive…

    Il est pratiquement certain que la question générale de l’énergie sera abordée d’ici le 7 avril, sous une forme ou sous une autre — sinon sous une forme et sous une autre. C’est déjà commencé, d’ailleurs, puisque des groupes environnementaux ont demandé ce midi à tous les partis de prendre position sur le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada, un projet qui prévoit d’acheminer le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusque dans l’est du Canada en convertissant des gazoducs existants et en construisant de nouveaux tronçons.

    Le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, que le gouvernement Marois a rendu public à la hâte après une fuite au Devoir, contient également plusieurs recommandations qui pourraient bien revenir hanter le gouvernement sortant et/ou son prédécesseur libéral : suspendre l’adhésion du Québec à la Bourse du carbone (à laquelle la Belle Province et la Californie sont les seules participantes pour l’instant), annuler plusieurs mégaprojets de production électrique en cours ou à venir bientôt, investir dans l’efficacité énergétique (par de nouvelles normes de construction, par exemple) plutôt que dans la production, etc.

    Il sera par ailleurs intéressant de voir si le Parti québécois gardera la promesse qu’il avait inscrite dans son programme 2012 d’«interdire la fluoration de l’eau potable». Il s’agissait-là d’une promesse qui visait selon toute vraisemblance à cajoler des alliés écologistes, mais qui allait à l’encontre d’un consensus scientifique au sujet de l’innocuité de cette mesure et de son efficacité à prévenir la carie (même si ce n’est pas un remède miracle et que. L’INSPQ est en faveur de la fluoration et le ministre péquiste de la santé, le médecin Réjean Hébert, l’est lui aussi — ouvertement.

    Autrement, s’il est questionné sur son «bilan scientifique», le PQ pourra s’appuyer sur la politique scientifique (PNRI) qu’il a adoptée l’automne dernier et qui fut bien reçue par les milieux de la recherche. Son dernier budget, qui a confirmé (et financé) les grandes orientations de la PNRI, a lui aussi été bien accueilli.

    Parmi ces thèmes, lesquels seront abordés durant la campagne d’après vous ? Et desquels (figurant ou non parmi les quelques uns ci-dessus), croyez-vous que l’on devrait impérativement débattre mais qui seront vraisemblablement oubliés ?


    • . . .
      Pétrole vs électrification des transports

      Pétrole et/ou gaz de schiste vs protection/contamination de eaux souterraines

      Santé et prévention vs accès à un médecin

      Les facteurs scientifiques et sociétaux à considérer dans la restriction de certains droits (charte)

      L’influence des médias sur le vote, les enjeux prioritaires et les perceptions !

      … Peut-être rien de tout ça !

    • Pourquoi parlez de science et de recherche quand vous avez des acteurs et des humoristes qui vous disent quoi faire et quoi penser?

    • TVA a diffusé Le Retour de Superman il y a deux semaines. En ce moment il y a une scène qui me revient en tête. C’est celle où Superman vient tout juste de réapparaitre en public. Le rédacteur en chef du The Daily Planet ordonne alors à tous ses journalistes et chroniqueurs de se mettre sur le cas du super héros, kit a trouver des liens plutôt farfelues du genre “mode: parler de son costume”, cuisine: chercher à voir ce qu’il mange pour déjeuner” et ainsi de suite.

      Dans la réalité, on observe le même phénomène lorsqu’il se produit une catastrophe majeure, qu’une personnalité connue meurt (c’était plus que flagrant après la mort de Nelson Mandela), ou… …lorsqu’il y a des élections générales.

    • ..Parlant de science, il y a justement l’océanographe Boucar Diouf qui serait peut-être intéressé à faire de la politique. Me semble qu’il ferait un bon ministre de l’environnement ou des sciences, contrairement au créationniste Gary Goodyear qui sévit à Ottawa.

      Déjà qu’il est humoriste et aussi, à ses heures, chroniqueur dans La Presse. Lui au moins, et contrairement aux ex-carrés rouges, il a déjà fait ses preuves dans autre chose que la contestation. :-)

    • On pourrait demander à Pauline pourquoi on doit engloutir une fortune dans la taxe au carbone et les éoliennes quand on sait que le co-fondateur de Greenpeace, Patrick Moore, vient de déclarer au Sénat américain la semaine dernière que les changements climatiques ne sont pas causés par l’Homme et qu’il existe très peu de corrélation entre une hausse de CO2 et le réchauffement climatique.
      Il a aussi expliqué que la Terre était en fait dans une période froide et que si un réchauffement devait survenir, il serait beaucoup plus bénéfique à l’Homme et aux espèces animales qu’un refroidissement.
      Et pour ceux qui crient au complot: http://www.youtube.com/watch?v=LRhkKjquWZw

      Si Patrick Moore était un expert crédible en climatologie, cela serait intéressant, mais il est plus un politicien qu’autre chose maintenant.
      JFC

    • “Et desquels (figurant ou non parmi les quelques uns ci-dessus), croyez-vous que l’on devrait impérativement débattre mais qui seront vraisemblablement oubliés ?”

      D’après moi, beaucoup seront oubliés. ( Beaucoup d’appelés mais peu d’élus” … hum ! )
      Z’auront pas le temps de discuter ou de débattre de mégawatts ou d’oléoducs, enfin pas très sérieusement je pense.

      Mais je compte sur vous pour nous pondre de bons papiers.
      Les seuls que je vais lire car j’en ai un peu “soupé” de politique depuis quelques temps. Pfiouu !

      Comme disait Foglia ce matin : rien à … des zélections. Moi j’attends le printemps !

    • @burn_mx

      Mais oui c’est ça, 99% des experts en climatologie sont dans le champ mais Patrick Moore lui détient la vérité. Certaines personnes choisissent de croire en ce qui fait leur affaire même si la réalité est tout autre.

    • Je doute beaucoup du contenu scientifique de la campagne électorale. Ça n’a jamais été le cas et ce n’est pas aujourd’hui que ça va changer. Les thèmes seront plutôt l’identité nationale (charte) et l’économie, et pas celle du savoir.

      Les trois partis principaux seront pour l’oléoduc, aucun ne voudra faire de ça un enjeu électoral et les écolos vont se retrouver le bec à l’eau. Même la grande gueule à Breton la jouera low-profile parce qu’il veut retrouver sa limousine.

    • On dit souvent que nous sommes dans le siècle de la Communication, avec une grand C. Oui, les moyens n’ont jamais été aussi nombreux pour communiquer entre nous. Ce serait une époque formidable pour tout politicien désireux de partager sa vision de la société à ses concitoyens… dans l’espoir que ces derniers l’appuient par leur vote. En fait, c’est plutôt le contraire. Comme ils ont beaucoup de choses à cacher aux électeurs, ça les emmerde de devoir jouer au chat et à la souris avec les médias, sur les conseils avisés de leurs “spin doctors” et autres faiseurs d’image. Car le grand enjeu ce n’est pas les idées mais l’image… qui est mieux servie par les clips courts que par la réflexion et les discours intelligents. Oublions donc la science (la technique) comme sujet d’élection : trop long, trop compliqué, demande trop d’effort. Si cela se trouve, on pourra même se permettre de faire de l’anti-science si cela passe mieux auprès d’électeurs paresseux. Un rapport recommande-t-il de réduire la production d’électricité et miser plutôt sur l’efficacité énergétique… les politiciens choisissent de faire le contraire. Etc… etc… etc… J’ai déjà hâte au 8 avril. Quelle perte de temps (d’antenne) et d’énergie (fossile pour autobus) d’ici là !!!

    • Si jamais on parle de science dans ce débat de sourd ce sera a dose homéopathique …quoi que la mémoire de l’eau comme fumisterie ne dépassera jamais et de loin celle de nos politiciens …

      Et pour ce qui est du financement de la recherche dans le dernier budget croyez vous vraiment maintenant que ce budget avait la moindre chance d’être adopté … les pancartes étaient déjà imprimées… ce n’était qu’une promesse de budget…

      Une seule journée et on a déjà en terme de contenu l’impression de voir un grand «trou noir» politique …

      On s’accroche et on espère…. un nouvel horizon ….une révélation …une grande réforme…. homoIpaduss peut être !

    • Aucune connaissance scientifique n’est requise pour devenir artiste, journaliste, écologiste ou socialiste. Donc, aucune connaissance scientifique n’est requise pour devenir “ministe” d’un gouvernement péquiste!!

    • Oui Jean Francois M. Moore est aujourd’hui plus politicien que scientifique. Un peu comme toutes les éminences grises écologistes qui influencent les politiciens québécois.
      Sauf que son doctorat en écologie a quand même un peu plus de poid que le BAC en science politique et en science religieuse de Steven Guilbault d’Équiterre.

      Certes, mais pour contester un consensus scientifique en climatologie (donc surtout de la physique), un doc en écologie (donc surtout de la bio) n’est pas une formation particulièrement pertinente. Et dans mon expérience, quand on est rendu à défendre une expertise scientifique en en disant qu’elle vaut mieux qu’un bac en science po, c’est mauvais signe pour la prétendue expertise…
      JFC

    • Est-ce que La Presse va publier le nombre de candidats ayant des backgrounds scientifiques comme elle l’avait fait aux dernières élections? Si je me souviens bien il y en avait un grand total de 2 pour le PQ et le PLQ combinés, ce qui explique bien des choses sur l’état de la province…

      Ce n’est pas La Presse qui a fait ça, c’est moi (voir ici). Et oui, j’ai bien l’intention de refaire l’exercice.
      JFC

    • En fait je faisais référence à un tableau interactif durant les dernières élections qui permettait de choisir parmi une vingtaine de domaines et pas seulement sur le domaine scientifique, il me semble bien que c’était ici sur La Presse, mais le lien pour le blogue sur le bagage scientifique est aussi intéressant

    • “Ce n’est pas La Presse qui a fait ça, c’est moi (voir ici). Et oui, j’ai bien l’intention de refaire l’exercice.”
      JFC

      Ah ben “tabarnouche” ! On va bien rigoler !
      Je l’avais manqué celle là !

    • Pourquoi le Quebec ne conserve pas son energie en transformant ses surplus en hydrogene?
      Ce gaz est d’ailleur commercialisable et le Japon-la Chine pourrait en avoir besoin.
      Partenaire avec le Japon pour creer l’infrastructure et lui envoyer a bas prix le gaz, car son utilisation (de l’hydrogene) ne créer pas de gaz a effet de serre.

    • J’éliminerais quand même de la liste les gens qui possèdent un diplôme en enseignement des sciences, parce que si ce n’est pas couplé avec un bac en science, je ne vois pas vraiment ce que ça vaut sur le plan scientifique. Déjà que le bac c’est assez limite dans certains domaines.

    • Fluorisation de l’eau oui mais que si elle est en bouteille tout comme els jus, breuvages, liqueurs et autre liquide consommables.

      Fluorer l’Eau de l’aqueduc ça jamais. 95 à 98% de l’eau provenant de l’aqueduc n’est pas consommé (lire pas bu) elle va pour la lessive, le lavage, la douche, le bain. la toilette, le gazon, les fleurs, rocailles, jardins plantes, la piscine, même l’asphate. Bref bien des choses qui non pas de dents qui peuvent se carier.

      En Europe la fluorisation passe par les dentifrice et les boissons (jus, laits, eau en bouteilles, punch etc.,) Pourquoi gaspiller quand la solution existe et est appliquée ailleurs ???

      G.Duquette

    • Pas pogner de caries on se brosse les dents pis on va au dentiste chaque annee…

      Sans dire ses mauvais je comprends pas pentoute se truc de fluorisation de l’eau… Spa comme si on etait tous rempli de carie comme vla 100 ans!

      Les meme scientifiques sont tous subventionner et s’il ils vont à l’encontre du ‘con-sensus’ ben finit les subventions! Pis les ministre de la santé aller dans un hopital faire un tour vous aller voir qu’il connaisent sa le bien être des citoyens, c’est effreyant!

      Lachez-pas!

    • JFC Il faut aussi regarder du coté de l’opposition aux compteurs «intélligents». Aux dernières nouvelles, QS a discuté ne pas le mettre (Trop dangereux pour la santé). Pour ce qui est du parti Vert un des nouveaux dirigeants (Pierre Baril) m’a dit que la science ce n’était qu’une croyance parmi d’autres, 30 secondes avant d’être expulsé du parti.

      Je n’ai pas eu la chance de lire leur programme, mais je les ai averti que s’ils suivaient cette voie, que je me ferai un plaisir d’annihiler le peu qui leur reste de crédibilité.

    • JFC, la science de la climatologie est basée sur une collecte de données — au mieux vieilles de 200 ans à tout casser, pour étudier scientifiquement des phénomènes naturels vieux de centaines de millions d’années; je pense qu’en appliquant un simple principe de précaution intellectuel, on peut logiquement parler d’un bouquet de théories sur le sujet, cependant accompagnées de certaines évidences de facto : autant de concentration d’une motorisation à pétrole galopante dans nos villes, et ses décibels associés, ne peuvent pas NE PAS engendrer stress et condition pathologique à terme. Pas besoin de la climatologie pour comprendre qu’une telle concentration de bruit et de pollution ne peut qu’affecter lourdement le bilan de santé des gens.

      « I don’t eat where I shit » — Tony Soprano

      Dans ce cas-ci, le principe de précaution intellectuelle de base veut que l’on ne fasse pas comme si un paquet d’indicateurs de températures anciennes (varves, anneaux de croissance, analyses isotopiques de carottes de glace, etc., qui permettent de remonter des centaines de milliers, sinon des millions d’années en arrière) n’existaient pas. Faire comme si on n’avait que des lectures de températures directes (sur environ 200 ans) à notre disposition, c’est du déni de réalité.
      Pour le reste, les effets néfastes de la pollution sur la santé sont effectivement bien réel et largement démontrés (par d’autres disciplines que la climatologie, en effet).
      JFC

    • @yvandutil

      Ca va mal au poste dans cette campagne pour le rationnel ,, le parasite ( dans le sens biologique ie qui se nourrit de son hôte en le maintenant en vie pour continuer de l’exploiter !) du PQ QS qui se range du coté des opposants aux compteur ..

      Et les verts qui ont atteint el fond du BARIL en disant que la science est une croyance comme les autres …Ils vont s’autocomposter bientôt sont pas loin de bruler leurs anciens membres sur le bucher…

      J’aurais le gout d’écrire une petite histoire pour me défouler mais la dernière sur ma vision de la gestion des subvention en science a mal passé et JFC avait raison car probablement que ça n’intéresse personne et c’est trop long et que ça change rien…

      On devrait joindre l’association des «Druides du Québec» qui pu sérieusement présenté un mémoire en commission parlementaire sur le WOILE avant le Barreau qui a été remis stratégiquement aux calendre grec….

      Comme disait Staline : «ce n’est pas tant le vote en soi qui importe mais la façon dont on compte les votes…»

    • HUmm..suis-je le seul à encore rêver à un grand parti “vert” crédible d’un point de vue scientifique et économique qui proposera des mesures radicales, réalistes et pragmatiques et qui prendra des décisions basées entres autres sur des études et qui ne visera pas à être clientéliste et aura une vision à long terme??? Misère, je crois bien qu’aucun parti politique ne me satisfera jamais. Maintenant, il s’agit de trouver lequel s’en approche le plus, ou à tout le moins, le moins pire…

    • Parlant de science, j’espère qu’on aura un son de cloche un peu plus en profondeur des grands partis concernant leur position par rapport au rapport sur les enjeux énergétiques.

    • @jeffmo C’est ce que j’ai essayé de faire au parti vert pendant les 6 dernières années. J’ai la réputation d’être l’écologiste le plus rationnel au Québec, ce qui veut dire que je suis en guerre perpétuelle contre les exaltés de tous acabits (Melon, néo-ludite, technovert, etc) et, par conséquent, que je suis un gros méchant de la droite. C’est probablement pour cela que j’ai été approché par la CAQ. Mais, quand on se cherche un emploi ce n’est pas le temps de faire de la politique.

      La raison principale pour laquelle le rationalisme ne passe pas est qu’il n’y a pas de «méchants» dans le discours narratif. C’est incompréhensible pour le public. Il faut dire que ce qui passe dans les médias doit être compréhensible pour un enfant de 8 ans, alors c’est assez restrictif. L’autre chose est, selon les paroles mêmes de Françoise David, qu’il faut faire rêver les gens. Or, être rationnel c’est exactement le contraire.

      Maintenant, il faut que je me trouve un parti pour qui voter. C’était plus facile quand je me présentais moi-même, mais là il va falloir que je fasse vraiment mon devoir d’électeur.

    • @yvan_dutil Sachant que vous avez été impliqué avec le parti vert dans les années récentes, vous n’êtes pas obligé de répondre, mais n’y a-t-il pas une dangereuse dérive qui survient en ce moment dans ce parti? La science semble moins importante, l’idéologie aveugle et non-cohérent prend la place, et le parti se mêle de divers trucs qui n’iront chercher qu’une mince frange de la population avec une vision sur les autres enjeux dogmatiques et peu crédibles?

      Je préfère un grand parti qui a des compétences dans tous les domaines et qui se dotera de politiques sérieuses en sciences et en environnement à un parti vert qui n’est même plus cible en environnement et qui se lance dans toutes sortes d’idées hors de son champ de compétences…après il faut trouver l’alternative.

      Il faudra faire la liste des idées et projets propres à chaque parti, mais il y a tant de contradictions même à l’intérieur des programmes et entre les individus que ce n’est pas évident à départager.

    • @jeffmo Le problème est que la majorité du mouvement «écologiste» est maintenant poussé par des «écoleux» qui se battent pour leur cause favorite en partie en raison du pas-dans-ma-cours en partie parce qu’ils cherchent une cause pour justifier leur existence, conséquence d’une formation intellectuelle abreuvée de luttes sociales. La radicalisation s’est effectuée en partie parce que les autres partis ont maintenant des plateformes environnementales. Ils sont aussi généralement convaincu que le parti vert doit être un parti d’extrême gauche et que tous les problèmes du monde sont la faute du capitalisme. Ce qui est fondamentalement faux, mais réconfortant intellectuellement. Dans le cas du parti Vert du Québec, cela s’est traduit par un putsch du groupe écosocialistes fédéralistes qui ont débarqué l’ancien CE parce qu’il était dans leur chemin.

      Normalement, le parti Vert devrait être le parti du développement durable. À la base, il faut donc admettre que les ressources sont limitées. Ce qui est lié plus ou moins directement à l’argent. Ergo le parti vert, c’est un parti de grateux qui considère que chaque dollar (rigoureusement joule) doit être utilisé comme si c’était le dernier afin de maximiser les bénéfices sociaux, pour l’ensemble de l’humanité présente et future. Cela a pour conséquence que le parti vert est un parti d’extrême centre. C’est d’ailleurs ce que j’avais observé en 2007 avec mon scrutin expérimental. Le programme politique devrait donc jouer sur un plan différents des autres partis et discuter d’autres enjeux. Je sais expérience que cela intéresse l’électorat, mais cela fait chier les extrêmistes, parce que c’est du pragmatisme extrême.

    • Merci. Je n’ai jamais compris pourquoi plusieurs associent toujours l’environnement/développement durable à la gauche et même l’extrême gauche. Je retiens d’ailleurs une citation de Preston Manning, ancien chef du Reform (sans endosser ce parti) qui disait que la préservation des ressources et de l’environnement, c’est à la base du conservatisme..naturellement, ce n’est plus ce qu’on observe aujourd’hui, mais ça laisse songeur.

      Par ailleurs, je suis surpris de voir que plusieurs scientifiques, de tout acabit, ne s’identifie pas plus à la cause environnementale et à l’optimisation des ressources et des investissements. Je travaille dans un milieu scientifique et le développement durable est bien loin d’occuper les pensées de 90% des chercheurs. Enfin, pour en venir au sujet du blogue, il est très rare de voir des scientifiques s’impliquer fortement dans la cause politique, et même prendre part au débat publique sans nécessairement faire de la politique active. Il me semble que les mouvements écologistes également manquent de personnels avec des background en sciences.

    • @yvan_dutil: vous êtes encore en recherche d’emploi? Il y avait une très bonne interview du professeur Louis Nadeau à l’émission du dimanche de Desautels de Radio-Canada. L’interview a eu lieu de 11h20 à 11h30 et toute l’émission de 11h00 à 11h30 était consacrée au thème “trop de docteurs”. J’irais jamais en sciences dans les conditions actuelles. L’émission est disponible sur le site internet de Radio-Canada

    • @yvan_dutil
      Bien désolé pour vous. Je reviens de vacances moins de 24 heures après l’atterrissage et déjà je suis écoeuré des Elections. Le Parti Vert me tentait mais là …

    • @gratiengroleau Oui, j’ai écouté le reportage. Tout le domaine biomédical est construit sur un système pyramidal ou les junior font de gros du travail pour un salaire dérisoire. Honorable pourrait vous en dire bien plus que moi, car il travaille dans ce domaine.

      Heureusement, je suis physicien. Je suis polyvalent et je me suis toujours démerdé relativement bien, même si je n’ai jamais été très riches. Tout le défi est de se vendre dans des domaines para-technique.

    • corrigé@dutil, je sens que vous pouvez vous vendre. Je sens aussi que vous êtes dans la “moyenne supérieure”, to say the least, d’une classe de physique (en passant, il y avait un Yvan Dutil dans ma classe de physique de Laval!). “Et pourtant”, comme dirait Aznavour. Alors imaginez ceux, en sciences, qui sont sous la moyenne, peu importe les critères utilisés, et qui n’ont pas le don de se vendre (la majorité)!

      @gratien groleau: bravo pour le professeur Nadeau. Elle a décrit la réalité avec extrême modération

    • Les bénéfices “marginaux” d’une carrière en recherche:

      1) faible paiement de la part de la Régie des Rentes. Par exemple, même si j’ai terminé mon CEGEP il y a 45 ans, je serais à la fin de 2014 encore loin du maximum de la Régie des Rentes parce que j’ai été boursier longtemps.

      2) faible régime de retraite parce qu’on a commencé à obtenir un emploi dument rémunéré sur le tard, longues études et postdocs obligent, contrairement à un policier, un chauffeur d’autobus ou une infirmière. Et que le régime de retraite n’est pas aussi favorable…

      Mélanger cela à un grand risque de perdre définitivement son emploi à 50, 55 ou 60 ans à cause du système pyramidal qui fait qu’une multitude de jeunes requins fraichement diplômés et prêts à travailler à la moitié de votre salaires sont disponibles sur le marché, et de l’absence de syndicat, et BINGO, vous êtes pris à la souricière.

      Morale, le jeune idéaliste ne sait pas dans quoi il s’engage et risque de se préparer une retraite ou policiers et chauffeurs d’autobus retraités vont lui paraitre comme des gros riches du “haut” de leurs diplômes de secondaire 5 ou de CEGEP!

      Bon d’accord, vous n’alliez pas en sciences pour l’argent, mais y alliez-vous pour être ensuite un fardeau pour vos enfants rendu à 65 ans!

      De ça, tout le monde s’en fout incluant les scientifiques actifs eux-mêmes et les politiciens. Comme ce serait agréable si cela devenait un thème électoral…

    • @honorable J’ai cru comprendre que vous êtes passablement plus vieux que moi. Je pense que vous me confondez avec Robert Dutil, le seul autre physicien portant ce nom de famille.

    • @dutil, mon confrère du B.Sc. Physique se nommait Réjean Dutil. Peut-être votre “Robert Dutil” est-il Réjean. Sinon, il vous faudra ajouter un autre Dutil à la confrérie des physiciens. Je suis entré en Physique en 1969 mais comme mon idée d’Université (suivre des cours dans toutes sortes de départements tout en faisant un B.Sc. en Physique) ne correspondait pas à celle du département de Physique, j’ai étalé mon B.Sc. à 4 ans plutôt que 3 ans. Je pouvais me le permettre puisque je suis entré à l’Université à 17 ans et 3 mois.

    • @honorable Oui, c’est Réjean Dutil. C’est bien avant mon temps. Il semble avoir publié son dernier papier en 1984 avec Paul Marmet.

      Je suis arrivé en physique en 1989. Il y a donc des probabilités raisonnable que vous faisiez partie de «l’année des fous» qui revient aux 10 ans approximativement.

    • @dutil: vous voulez dire l’année des révolutionnaires (révolte étudiante de 1968) et des vaillants (on a marché sur la lune en juillet 1969). Les années 60 étaient toute une décennie. Alors que 1980 et 1989 me fait plutôt penser à ZZZZ… Pour un freshman de 1989, les freshmen de 1969 devaient, relativement parlant, paraitre fous, en effet…

      De toute manière, vous avez été formé par un de mes confrères de classe, qui est professeur de physique à Laval depuis 1986!

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