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Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Mardi 25 février 2014 | Mise en ligne à 10h26 | Commenter Commentaires (43)

    Surplus d’électricité : deux provinces, deux approches

    Contrairement au Québec, qui fait le pari de trouver de nouveaux débouchés à ses surplus d'électricité, l'Ontario a choisi de réduire sa capacité de production. (Source : Bruce Boland, http://bit.ly/1mvNGls)

    Contrairement au Québec, qui fait le pari de trouver de nouveaux débouchés à ses surplus d'électricité, l'Ontario a choisi de réduire sa capacité de production. (Source : Bruce Boland, http://bit.ly/1mvNGls)

    Plusieurs semaines après l’avoir reçu, le gouvernement a fini par rendre public le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec (CEEQ). Sa lecture met la hache dans plusieurs croyances largement répandues au sujet de l’énergie : le document recommande de suspendre notre adhésion à la Bourse du carbone (lancée par le Québec et la Californie), d’abandonner plusieurs grands projets électriques en cours ou prévus, de travailler à l’efficacité énergétique (notamment en densifiant les villes et en resserrant nos normes de construction) et de cesser de compter sur notre électricité à bas prix pour le développement économique, et ainsi de suite.

    Considérant l’importance du sujet pour les années à venir et le calibre de ses deux auteurs, le physicien Normand Mousseau et l’ex-cadre d’Hydro-Québec Roger Lanoue, la lecture du document (au minimum son résumé) m’apparaît comme un incontournable pour tout citoyen un tant soit peu curieux/consciencieux.

    Je vous laisse la faire, mais je voudrais simplement souligner ceci: le Québec n’est pas le seul à faire face à de gros surplus d’électricité. L’Ontario aussi est aux prises avec une surcapacité de production (jusqu’à une quinzaine de terawatts-heure par année, contre 30 TWh pour Hydro-Québec en 2012, voir p. 176 sur 310 du rapport de la CEEQ), dont elle ne sait trop que faire. Mais la province voisine a adopté une approche radicalement différente de celle du Québec pour régler le problème. Alors que le gouvernement Marois (comme son prédécesseur) a essentiellement décidé de trouver de nouveaux débouchés pour cette énergie — pour électrifier les transports et attirer des entreprises, principalement — et est à ce point sûr d’y parvenir qu’il rejette l’idée de reporter des projets, l’Ontario a pour sa part choisi de réduire sa production d’électricité. Sa capacité passera en effet d’environ 33 000 mégawatts en 2013 à autour de 28 000 MW en 2022 (p. 14 sur 45).

    Dans le cas ontarien, cette réduction est en partie rendue plus «facile» par le fait que la province est en train de fermer ses dernières centrales au charbon, ce qui explique une grande partie de la baisse, mais cette approche n’en contraste pas moins avec celle du Québec. L’Ontario aurait en effet pu décider de remplacer (au lieu d’éliminer) sa capacité de production au charbon, ce qu’elle ne fera pas (du moins, pas à moyen terme). Et on ne parle même pas ici d’augmenter sa capacité, comme le fera le Québec.

    J’imagine qu’il y a un pari dans chaque approche. Si les transports s’électrifient bel et bien, l’Ontario risque devoir importer de grandes quantités d’électricité dans une dizaine d’année. Si les prix à l’exportation se trouvent fouettés par cette demande accrue, le Québec pourra alors profiter de ses choix actuels, mais si les gaz de schiste dépriment toujours autant le marché de l’énergie qu’ils le font maintenant, cela sera plutôt l’inverse : l’électricité que la Belle Province exportera lui aura coûter plus cher à produire que son prix de vente, et la décision ontarienne de laisser aux autres le soin de construire de nouvelles centrales et barrages apparaîtra sage. Et il demeure en outre très possible que les transports ne s’électrifient pas à grande échelle avant longtemps…

    MM. Lanoue et Mousseau penchent pour l’approche «économe». Et vous ?


    • Pendant son passage au pouvoir, le QLP (Québec Liberal Party) a signé des ententes avec des forestières pour acheter de l’électricité alors qu’il se savait en surplus (Tembec au Témiscamingue, par exemple). Harnacher de petites rivières et le développement de l’éolien semble aussi faire partie de la même (absence de) logique. Mesures électoralistes, retour d’ascenseur, subvention qui porte un autre nom? Le fait est qu’on est aujourd’hui pogné avec.

      Pour sa part, le fédéral est prêt à financer le développement hydro-électrique terre-neuvien, sinon des maritimes.
      http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2011/2011/03/31/013-harper-finance-baschurchill.shtml

      Aussi bien dire que les surplus québécois ne pourront se vendre dans l’est canadien. Sans compter qu’il semble difficile pour les Québécois d’y faire des affaires… http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201003/24/01-4263767-la-vente-denergie-nouveau-brunswick-a-hydro-quebec-avorte.php

      On ne peut pas être contre les suggestions des co-signataires du rapport. Pour ma part, j’aimerais voir de grands projets de transports en commun naître de ces surplus. Je pense entre autres à celui-ci : http://www.trensquebec.qc.ca/

      J’aimerais aussi qu’Hydro-Québec se crée une filiale de recherche et développement dans le moteur électrique pour véhicule motorisé, incluant les avions (est-ce possible, un moteur électrique qui servirait à faire décoller les avions?).

      Enfin, quand je vois les problèmes de culture d’entreprise que vit Volkswagen au Tennesse, je ne peux pas m’empêcher de penser que nous avons des arguments de masse pour accueillir leur production au Québec!
      http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0203319229780-chez-volkswagen-ces-ouvriers-qui-refusent-de-creer-un-syndicat-650756.php

      http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0203319229780-chez-volkswagen-ces-ouvriers-qui-refusent-de-creer-un-syndicat-650756.php

    • On garde ces projets de développement non pas pour augmenter notre production d’énergie mais pour les emplois que ces projets créés en région. On se dit que tôt ou tard avec l’électrification des transports ce ne sera pas perdu. Ceci dit, la recommandation d’y aller pour des investissements dans le développement de l’utilisation des biomasses pour produire de l’énergie m’apparait plus intelligente.

    • Juste pour mettre les choses en contexte, il faut savoir qu’Hydro-Québec dans ses projections actuelles prédis des surplus jusqu’en 2027. De plus, il y a un potentiel d’économie d’énergie hallucinant au Québec, qui est une des sociétés les plus énergivores au monde. Par exemple, juste en chaleur fatale industrielle, il y a un gisement de 60 TWh. Allez chercher quelques dizaines de TWh est donc loin d’être irréaliste. Il est donc pensable que l’on ait jamais plus besoin de construire de nouvelles installations de production.

      Ce qui est peu connu, c’est qu’un des principaux facteurs limitant le déploiement de l’efficacité énergétique sont les normes comptables imposées à l’industrie. En effet, la loi américaine Sarbanes-Oxley (ou SOX) impose de règles tellement strictes qu’il est difficile pour un gestionnaires d’investir dans des projets qui ont des temps de retour sur l’investissement de plus d’un an. Il y a des façons de contourner ces problèmes en passant par des modes de financement extra-comptables. Par exemple, une entreprise rachète la facture d’électricité d’une autre et empoche elle-même les profits de l’économie d’énergie. Ou, une ville finance les panneaux solaires, mais augmente les taxes foncières pour se repayer.

    • “J’imagine qu’il y a un pari dans chaque approche. Si les transports s’électrifient bel et bien, l’Ontario risque devoir importer de grandes quantités d’électricité dans une dizaine d’année. Si les prix à l’exportation se trouvent fouettés par cette demande accrue, le Québec pourra alors profiter de ses choix actuels, mais si les gaz de schiste dépriment toujours autant le marché de l’énergie qu’ils le font maintenant, cela sera plutôt l’inverse : l’électricité que la Belle Province exportera lui aura coûter plus cher à produire que son prix de vente, et la décision ontarienne de laisser aux autres le soin de construire de nouvelles centrales et barrages apparaîtra sage. ”

      Pourquoi parler d’exportations lorsqu’on cherche à attirer des investissements industriels avec les surplus électriques? La construction d’une usine entraîne des retombées économiques à long terme contrairement à l’exportation d’électricité en gros. Il me semble que c’est comme comparer des pommes et des oranges.

      Nouvelles industries ou non, si l’Ontario doit importer de l’électricité, le Québec risque fort d’être vendeur.
      JFC

    • Il ne faut pas oublier Churchill Falls. Le contrat est renouvelable (automatiquement??) en 2016 je crois. Si Terre-Neuve conteste et que HQ n’a plus accès à cet apport, c’est là que les surplus de maintenant pourront être utilisés. Je crois, du moins en partie, que dans ses cartons, HQ prévoit la perte éventuelle de cet apport provenant de CF et c’est pourquoi elle construit encore aujourd’hui.

    • Il faudrait que Mme Marois et le PQ cessent de se servir de HQ comme outil politique et annulent les derniers contrats d’éoliennes, qui au fond, ne sont que des subventions déguisées pour certaines régions, et des actes électoralistes, car l’électricité des éoliennes ne sera jamais compétitive au niveau des couts de production, face , à l’hydro-électricité ou aux gaz de schiste américain.
      Le Politique ne devrait pas s’immiscer dans ces décisions énergétiques, et que seul HQ et la Commission de l’énergie décident des orientations futures.

    • @ claudius58

      L’éolien est un projet en partie de recherche et développement. Le Québec est bien positionné pour développer son expertise au niveau énergétique.

      Ceci étant dit, je vais pas mal dans le même sens que la personne interviewée ce matin à la première chaîne de R-C (je n’ai pas entendu son nom). Il faudrait plutôt mettre sur pause les phases 3 et 4 de la Romaine. Entre autre. Mais, surtout, il faudrait accentuer l’économie d’énergie.

      C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis contre l’exploitation des produits pétrolifères. Qu’on commence à faire une bonne gestion de l’énergie qu’on dépense plutôt que d’encourager notre boulimie…

    • Pourquoi ne pas utiliser tous ces surplus pour construire un rayon de la mort qui tue (comme dans les films) et faire chanter tous les pays de la planète? Ça pourait générer des milliards de revenus annuels en rançons. Imagnier Pauline Marois en Docteur Terreur. :)

    • @claudius58

      Il ne faut pas oublier que l’hydro-électricité est le meilleur complément pour les éoliennes. En effet, lorsque le vent souffle, on peut fermer les barrages et accumuler de l’eau (énergie) pour plus tard. En gros, c’est un peu comme si on produisait de l’énergie en double.

    • Deux petits points, l’électrification totale des transports c’est 18 TWh. Les surplus de cette années ces 30 TWh. L’autre point est que le prix de vente aux alumineries est bien en deçà du tarif L, comme on a pas le voir avec l’annonce de l’entente avec Alcoa.

    • . . . L’hydro-électricité, c’est notre force! …. Et nos gouvernements (incluant Hydro-Québec) sont en train de réussir à en faire un fardeau financier pour le Québec. … Faut le faire !

      Je suis pour une approche qui encourage l’économie de consommation, mais on doit l’intégrer dans un approche de gestion qui est profitable pour les québécois. Haussons les tarifs, cela encourage une saine gestion par les demandeurs-consommateurs. Cessons les subventions détournées pour créer des emplois artificielles. Corrigeons les largesses dont profitent les employés d’hydro-Québec, autant dans les contrats de travail, que dans la gestion du surtemps, que dans les dépenses de déplacement. Le rendement de cette Société peut être améliorer et les “profits-revenus” devraient être utilisés pour réduire la dette du Québec. … Il est là le vrai “fond des générations”.

    • @tonyverdechi,

      je suis plutôt d’accord avec claudius58. La Romaine est encore moins cher que les parcs éoliens qui ne sont pas un actif des citoyens par-dessus le marché. C’est bien beau de vouloir développer de l’expertise, mais elle n’est pas utile ici au Québec. Il y a bien d’autres domaines où les dollars investis dans l’éolien seraient plus utiles pour développer d’autres expertises, plus rentables aussi à court et moyen terme. Les ressources financières étant limitées, il faut parfois faire des choix. Et pour moi, l’éolien ne figure pas dans la liste des choix prioritaires pour le Québec de demain et d’aujourd’hui.

    • @wowbec Le contrat de Churchill se termine effectivement en 2016 avec un renouvellement automatique jusqu’en 2041. On importe à peu près 30 TWh de Terre-Neuve. Il y a une subtilité cependant, dans le tous les calculs de bilan de HQ, cet apport n’est pas considéré comme une importation. Dans l’éventualité de l’arrêt du contrat de Churchill Falls, il ne faut pas oublier que HQ est propriétaire de 1/3 de la centrale. Dans tous les cas de figure, les dommage seront limités.

    • Effectivement si on se donne la peine de comparer les stratégies on a de meilleure chance de sortir de la pensée magique politique et de la logique propre a la propagande .

      Comme je le mentionnait dans le blogue de janvier «La mesure des sables bitumineux (attachez vos tuques)»

      «Au Manitoba, juste a coté de l’Alberta, l’électricité produite et distribuée par Manitoba Hydro provient de 16 centrales, dont 14 sont des centrales hydro-électriques,( une situation qui se compare encore mieux en terme de modèle de production) .
      Presque tous les ans depuis 1900, la quantité d’électricité produite de source hydraulique à toujours excédé les besoins de la province, car en moyenne il est difficile de construire un barrage qui prend dix ans sans avoir une période temporaire de surplus . Le surplus est vendu principalement par des contrats à long terme ou le marché d’opportunité `50 % de plus que le prix local sur le marché de proximité américain ( pour consommer ça prend du monde !) .
      ( contrairement au Québec !) Manitoba Hydro joue de prudence et attend généralement plus longtemps pour construire que le marché soit en mesure d’absorber les surplus .et les prix du gaz étant ce qu’ils sont , il ont fait le choix d’attendre pour l’éolien»

      La réalité est également que hydro Québec qui devait être un instrument économique à dérivé ( tout parti confondus ) en un levier politique puissant en terme de contrat et de promesse et que l’agenda, de dérive politique en dérive électoraliste, de devancement politique de projets en projets plus rapproché, et de nomination de «carpette» politique conciliantes, a finalement résulté en surplus dont une partie aurait certainement pu être évité .

      Lorsque la logique politique partisane prime sur la raison économique c’est innévitable.

      Ayant dans le passé eu l’occasion de participer a des réunions de planification avec un des auteur ,je prendrais très très au sérieux le regard de Roger Lanoue qui est un personnage pratique, conciliant et réaliste qui n’est pas en train de chercher toutes sortes d’entourloupettes pour se faire réélire et dont l’expérience ne peut aucunement être mis en doute et que, sans boire toutes ses paroles, la neutralité de cette approche contraste vivement avec l’indignation hautaine et méprisante du «politique» sur un appel au réalisme qui les dérangent visiblement…

      La recherche de solutions réaliste pour revenir a une gestion adaptée basé sur des principes économique efficaces serait plus utile qu’une négation pure et simple de la réalité pour des fins bassement partisanes…

    • @kakousse Un bémol sur l’effet de la hausse des tarifs : c’est très limité. En effet, en moyenne les maisons sont moins énergivore au Québec qu’en Ontario. D’autre part, ce sont les entreprises qui souffrent le plus.

    • @monoke Au sujet du Manitoba (page 187) : «Ainsi, le Manitoba – qui dispose aussi d’importantes ressources hydroélectriques – a toujours refusé l’implantation d’industries énergivores pour ne pas que les consommateurs d’électricité voient leurs tarifs augmenter pour financer la construction d’ouvrages destinés à alimenter ces industries.»

    • @claudius
      «l’électricité des éoliennes ne sera jamais compétitive au niveau des couts de production, face , à l’hydro-électricité ou aux gaz de schiste américain.»

      Faudrait nuancer un peu quand mâme …
      Ne revenons pas sur la partie politique qui doit bien sur être assumé par ceux qui ont décidé et qui après avoir laissé aller les chose essayent de remettre la faute sur les autres ou de dénigrer la technologie pour s’en sortir .

      Au moment des premiers appels d’offre les prix étaient rigoureusement compétitifs en regard des projets alors dans les cartons et ne résultait pas en surplus . De plus le portait en ce qui concerne les gaz de shistes était fort différent .

      Cependant une partie du problème dérive en un emballement non planifié qui a changé la donne en cours de route, qu’il faut résumer en deux points .

      Premièrement : un tarif relativement bas ( pour faciliter l’annonce) assorti d’ une clause d’indexation extrêmement mal calculée et a l’avantage des producteur ( qui eux savent compter ! ) et qu’ Hydro Québec pour se débarrasser du problème éolien, qui ne l’intéressait pas a ce moment la , a volontairement ignoré sachant pertinemment qu’elle amplifierait le problème et a choisi de s’en sortir en blamant le politique et en misant sur l’ultra confidentialité des contrat , qui finit pratiquement toujours par disparaitre au moment ou le problème se pointe.

      Deuxièmement : En des appels d’offres subséquent sans prix plafond sachant pertinemment que les participant qui se parlent régulièrement autour d’un bon café pousserait invariablement les prix à la hausse sans commune mesure avec les couts de productions réels , avec le silence complice d’Hydro qui procédait aux appel d’offres sachant qu’ils ne seraient jamais blamés par une commande de plus en plus politique .

      L’éolien c’est une chose , mais ce qu’on a fait avec en et une autre…. qui n’as rien a voir avec le potentiel ou la technologie. Et encore moins de camoufler les surplus hydrauliques qui pause problèmes en mettant la totalité du blame sur l’éolien…à qui profite la supercherie…Posez vous au moins la question …

      Je vous rejoint tout a fait pour dire que quand on gère mal et qu’on prend du lousse dans les non décision… on se ramasse avec des problèmes… mais ce n’est particulier a un technologie …

    • @Yvan Dutil
      Totalement Dans le mille …,( quand on se donne la peine de chercher on trouve!)…tank’s

      Et tout le problème se résume également par la conjoncture de la poule et l’œuf ….., as-t- on utilisé l’industrie énergivore pour «justifier» le devancement de barrages ou as-t-on proposé à des entreprises énergivore de prendre avantages des surplus peu justifiables des barrages qu’on avait trop devancé pour d’autres raisons ???

      Mystère !….. La réponse se trouverait probablement dans une cage au sport près de chez vous a condition de pouvoir amollir le silence, par quelques élixirs déliant de langue , de quelques contracteurs qui en ont beaucoup profité…

      Même la plus grande complexité des choses se résout souvent par l’étonnante simplicité des réponses ….

    • @mononke,

      le prix élevé de l’énergie éolienne n’est pas particulier au Québec et votre scénario qui ressemble à de la collusion ne tient pas vraiment la route en comparaison des prix que nous pouvons observer ailleurs dans le monde pour cette forme d’énergie. Les derniers parcs fixent un prix encore plus élevé que le nucléaire que tout le monde a passé plusieurs années à blâmer tout en laissant se construire des parcs éoliens.

      Même l’Allemagne trouve la pillule difficile à avaler avec des tarifs d’électricité nettement supérieurs aux nôtres.

      De plus, la majeure partie des composantes stratégiques des éoliennes qui s’installent au Québec proviennent de l’étranger. Le gouvernement Landry a voulu pondre de toute pièce une industrie éolienne au Québec et comme pour tous ces autres dossiers, il s’est planté lamentablement: Gaspésia, Magnola, Cité du commerce électronique, Cité du multimédia. Et à la même époque il voulait donner 1 ou 2 milliards de dollars à un fabricant de composantes électroniques pour qu’il ouvre une usine au Québec, nous l’avons échappé belle, le fabricant en question était un autre canard boîteux en difficultés financières.

    • Les commentaires d’Yvan Dutil et de mononke sont très “éclairants” (si je peux me permettre un jeux de mot).

      Je me souviens d’une “pub” à la télé étant petit cul. Une maman criait à son gamin : Pis éteints tes lumières ! Je ne me souviens plus quel était réellement le sujet mais je dis encore cette phrase quand quelqu’un chez moi laisse tout allumé.

    • Pour ce qui est de l’Éolien, il me semble que personne ici ne calcul els redevances annuelles aux municipalités, propriétaires terriens, MRC, conseil de bandes etc., qui sont parfois très ”profitable pour de petits villages

      ex.; Dans la MRC du Témiscouata il se construit deux Parcs Éolien (Un privé (Boralex) et un communautaire (Boralex et MRC Témiscouata) les deux conjoint rapporteront 1.25 Millions annuellement à la MRC

      Celui de Vigier Denonville rapportera environ la même somme à 11 municipalités.

      Pour ce qui est des surplus d’Hydro-Québec, il faut savoir que certaines centrale en viennent à leur fin de vie utile. (50-60 ans) Donc, il faudra prévoir un remplacement du complexe MAnic-Outarde, (1959-1978), Baie-de James (phase 1 de 1975-83) et bien d’autres barrages plus âgés.

      G.Duquette

    • En tout cas, voici une démonstration éclatante du bien fondé de la fermeture de Gentilly II. Une promesse remplie qui est tout à l’honneur du PQ.

      En Europe, le prix du gaz naturel est de 3 à 5-6 fois plus élevé. Or, le marché va évoluer en fonction des prix là-bas. Si, à venir jusqu’à récemment on prévoyait construire un port en eaux profondes pour méthaniers dans le but d’importer, il est tout à fait possible à l’heure de la donne des gaz de schiste en Amérique du Nord que ce soit le scénario inverse qui voit le jour; un port en eaux profondes afin d’exporter ce gaz bon marché. Ce serait d’ailleurs une excellente stratégie que le Québec aurait avantage à pousser, car plus son principal concurrent vend son produit (le gaz) cher, plus hydro peut se permettre de faire de même.

      Alors, à moins que la Russie, grand producteur gazier, baisse ses prix afin de casser la concurrence, un tel port serait rentable. Quoiqu’il est possible d’être un petit ou moyen exportateur, disons 20 % du marché européen, soit assez gros pour faire des profits intéressants, mais pas assez pour faire basculer l’offre. D’autant plus que l’Allemagne se départit de son nucléaire. Ce qui assurera une demande en gaz naturel. Il y a aussi le marché japonais qui s’annonce intéressant pour cette énergie.

      Actuellement les bas prix du gaz naturel dans notre continent sont tout au bénéfice des producteurs de pétrole des sables bitumineux. Je me demande comment ceux-ci se débrouilleraient si le prix du gaz naturel montait à l’égal de ceux en vigueur en Europe.

      Autre point, la Chine et les Indes produisent beaucoup d’électricité à partir du charbon. Or, les problèmes de pollution là-bas deviennent de plus en plus criants. Remplaceront-ils des centrales au charbon par des centrales au gaz ? Ils y seront probablement contraints, au moins dans une certaine mesure. Ce qui fera encore une fois monter le prix du gaz naturel ici pour peu que l’Amérique exporte ce gaz.

      Donc, le gaz naturel ne restera pas aussi bon marché encore très longtemps. Dès que des infrastructures d’exportation seront développées, les prix vont monter significativement. Dans 5 ans, 7 ans ou 10 ans ?

      Autre point. Nous produisons d’ores et déjà trop d’électricité. Cette situation doit être corrigée dans les plus brefs délais. La consommation intérieure présente des avantages certains: création d’emplois, redressement de la balance commerciale avec valeur ajoutée. Tout ce qui est énergivore doit être mis de l’avant. À commencer par des alumineries ou des magnésies. Et, pourquoi pas aussi par des serres ?

      Mais il y a plus. Il est tout à fait possible de produire un carburant sûr, aisément transportable et stockable qui irait comme un gant à l’aéronautique, notamment en présentant un bilan Co2 très favorable. Nous pourrions produire de l’hydrogène (pyrolyse) et transformer celui-ci en carburant sécuritaire en lui ajoutant du Co2, lequel abonde au Québec sous forme de résidus forestiers.

      À terme nous sommes gagnants, car au fur et à mesure où les problèmes environnementaux reliés aux émissions de Co2 et à la production d’effluents toxiques s’accumuleront, les énergies propres comme l’hydroélectricité et l’énergie éolienne gagneront du gallon…

      En conclusion, nous devons mettre en friche notre formidable potentiel éolien. Dans 15 ans, ce sera une toute autre histoire.

      Quant à l’Ontario, elle va devoir s’adonner à la réfection de ses nombreuses centrales nucléaires, ou à leur fermeture. Où va-t-elle alors prendre son énergie ?

      Pour ce qui est de l’électrification des transports, disons que nous n’y sommes pas encore en terme d’accumulateur efficace, et pas davantage dans 10 ans. Peut-être 15 ans ?

    • Et la régie de l’énergie, elle dit quoi ?
      Sa mission est “la conciliation entre l’intérêt public, la protection des consommateurs et un traitement équitable du transporteur d’électricité et des distributeurs.”

    • @g.duquette Effectivement, l’éolien c’est une façon d’envoyer de l’argent dans les régions. Mais, cela ne crée pas nécessairement de richesse collective supplémentaires. Notez au passage que la commission recommande de modifier les règles d’emprunt pour faciliter l’implication des villes.

      Pour ce qui est du prix du gaz naturel en Europe, la Russie vient effectivement de casser les prix unilatéralement. Le marché du gaz en Alberta est différent d’ici. De plus, il faut savoir que les exportation d’Hydro-Québec contribuent elles-mêmes à faire baisser les prix tellement elles sont importantes. Finalement, je dirais que les conclusions sont passablement robustes étant donnée le très grand écart entre les coûts de production et de vente.

      Je ne penses pas que vous avez compris cet aspect du mémoire : l’électricité au Québec est rendue chère. Les alumineries ne viendrons plus ici, c’est très clair. De plus, ces industries extrêmement énergivore ne créent que très peu d’emploi par GWh. Les consommateurs moins énergivores sont plus intéressant à ce point et il y a d’ailleurs un recommandation en ce sens dans le rapport. Les serres sont toujours une utilisation proposée, mais quand on creuse un peu l’intérêt économique est limité.

      Pour ce qui est de l’hydrogène comme vecteur d’énergie sont intérêt est extrêmement limité, justement parce que c’est un mauvais vecteur.

      Pour ce qui est des centrales nucléaires ontarienes, le document cité plus haut mentionne la possibilité de ne pas réparer les centrales afin de ne pas créer de nouveaux surplus énergétiques par la suite. Car voyez-vous, les surplus disparaissent uniquement parce que les centrales nucléaires ferment.

      Pour ce qui est de l’électrification des transports, c’est minimum 20 ans pour mettre en place ce projet et les surplus actuels sont amplement suffisants pour tout électrifier. De toute façon, cela serait du gaspillage de ressources, car c’est dans le transport en commun que doivent être mis les efforts.

    • @g.duquette,

      je ne vois pas en quoi le paiement de redevances aux municipalités est pertinent, ça n’allège pas la facture d’électricité.

      @infophile,

      jamais lu un commentaire aussi décousu que le vôtre. Votre introduction et conclusion parlent d’énergie nucléaire et tout votre développement parle de gaz. Parlez du gaz si vous voulez, mais franchement, concernant le nucléaire vous ne démontrez absolument rien.

      Et pour votre conclusion, il ne vous est pas venu à l’idée que l’Ontario pourrait effectivement procéder à la réfection de ses centrales? Ou à la construction de nouvelles centrales? Je doute beaucoup que les Ontariens se placent à la merci du Québec pour leurs approvisionnement en électricité.

    • Je reproduis ici, avec permission, un commentaire que m’a fait parvenir le physicien de l’Université Laval Michel Duguay. Voici :

      «J’aimerais ici commenter le nouveau dossier du surplus de production électrique de 30 térawatt-heures (TWh) par année, une valeur de 1,5 G$ quand Hydro-Québec vend son électricité à 5 cents le kWh. Vous pouvez publier ce courriel ou bien l’utiliser dans un de vos articles.

      Le tableau énergétique présenté par Norman Mousseau et Roger Lanoue hier à la télévison avec Anne-Marie Dussault, ne semble pas tenir compte du fait que la Ontario Power Generation (OPG) en Ontario devrait normalement fermer d’ici un an ou deux ses six réacteurs nucléaires à Pickering dans la banlieue de Toronto. Si cela se produisait, on pourrait s’attendre à ce que l’Ontario achète davantage d’électricité verte d’Hydro-Québec à environ 5 cents le kilowatt-heure (kWh), plutôt que de continuer à opérer des réacteurs présentant le danger nucléaire et fournissant de l’électricité qui se vend environ 14 cents le kWh aux consommateurs de Toronto.

      Le sujet de la prolongation de vie de la centrale nucléaire de Pickering est controversé. Cette centrale devait normalement atteindre en 2014 ou 2015 sa fin de vie prévue après 210 000 heures équivalentes à pleine puissance, et être mise en arrêt permanent. Mais l’Ontario est divisé à ce sujet. Les forces pro-nucléaires menées par OPG veulent prolonger son opération jusqu’à 240 000 heures, soit cinq ans de plus que la valeur prévue à la conception, tandis que les forces anti-nucléaires s’y opposent farouchement.

      M. Thierry Vandal, président d’Hydro-Québec, a été cité dans ce débat Ontarien. Le 29 janvier 2013, en Commission parlementaire sur Gentilly-2, en réponse à une question de l’opposition pour ce qui était de prolonger la vie utile de Gentilly-2, M. Thierry Vandal avait fermement répondu par la négative, et avait de plus ajouté :

      «Je n’opérerais pas plus Gentilly-2 au-delà de 210 000 heures que je monterais dans un avion qui n’a pas ses permis puis qui ne respecte pas les normes. »

      Il faut rappeler que le réacteur Gentilly-2 et les six de la centrale Pickering sont fondés sur la même technologie CANDU (Canadian Deuterium), technologie dont de nombreuses personnes ont fait la critique. On peut trouver de nombreux courriels et articles que j’ai rédigés à ce sujet sur le site web www.canadaval.ca . La lettre adressée à l’Honorable Joe Oliver le premier août 2013 et le courriel envoyé le 10 septembre 2013 à l’Honorable Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario, donnent des informations importantes sur le niveau inquiétant de dangerosité de la technologie CANDU. Le site comprend également de nombreuses lettres échangées à ce sujet avec le président de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), le Dr Michael Binder.

      Non seulement la technologie CANDU n’est pas aussi sécuritaire que Michael Binder veut nous faire croire, mais de plus, beaucoup de personnes, y compris l’ingénieur nucléaire John Waddington, anciennement employé chez Atomic Energy Canada Limited et Directeur pendant 10 ans à la CCSN, pensent que la réglementation nucléaire canadienne doit être réformée si on veut réduire la probabilité d’un accident nucléaire grave.

      Un accident grave à Pickering près de Toronto, une possibilité maintenant reconnue par la CCSN, pourrait causer un déversement important d’éléments radioactifs dans l’atmosphère, de sorte que les vents prédominants de l’ouest pourraient engendrer une contamination radioactive des terres agricoles en Ontario, au Québec et dans les États de New York, du Vermont et du Maine. Le Québec a intérêt à réduire le risque nucléaire en Ontario.

      Michel Duguay»

    • @dcsavard

      Si on compare avec l’Allemagne effectivement on constate que la tarif est plutôt de l’ordre de 25 le KWH.. et le double en pointe ( le tarif varie en fonction de l’heure de la journée ) . on est dans un autre mode …. De plus pour l’éolien comme pour l’hydraulique on commence dabord par faire des projets sur des sites classe 4 ou mieux ( comme murdochville ou en hiver les moyennes de vent constants sont de 9 mètre seconde , ce qui en terme de rentabilité est expotentielle par rapport a un site plus que moyen de 3 ou 4 mêtre seconde (très fréquent au Québec )ou faut rammer en tabar…. pour faire une piastre…avant de devoir se contenter de site classe 3 ou le vent moyen est moins constant et plus faible donc moins rentable , ou plus loin ce qui exige des lignes de transport qui tuent rapidement la rentabilité théorique d’un projet.

      Quand on est rendu a l’Offshore beaucoup plus cher ( comme l’allemagne ) c’est qu’on doit attendre un tarif plus élevé avant de harnacher ces sites ou se rabatre sur autre chose en tenant compte de l’économique en premier.

      Quand au contenu Québécois il dépasse les exigences la plupart du temps et atteint facilement 75 % , de plus plusieurs composantes sont exportées aux USA ( pales tours etc ) Il ne faudrait pas réduire tous le dossier énergétique au seul gouvernement Landry, un premier ministre qui n’as jamais été élu et qui n’as été en poste que quelques mois et qui j’en conviens a fait sa part de M…( en plus c’est même pas lui vous sous estimez largement la capacité d’une certaine mme Marssolais à foutre le bordel la ou elle passe!) mais svp élargissez l’analyse …il n’as pas été le seul . Et j’acquiesse pour le reste de la liste d’épicerie que vous lui attribuez il le mérite pleinement…

      De plus dire que l’hydraulique a un prix uniforme partout est une énormité et relève de l’hérisie pure …peu importe qui le déclare…d’un site a l’autre on passe du simple au double facilement et les sites rentables et peu éloignés sont rares depuis un sacré boutte.

      Et quand je parle de prix on parle de prix en fonction du prix de reviens réel pas d’un tarif déconnecté par d’autres «considérations » innexplicable dont je ne souhaite pas discuter je me conterai de voter au bon moment….(pour rester poli…)

    • @jfcliche Je vais répondre en privé à monsieur Dugay. Je note cependant que la baisse des surplus ontariens présenté plus haut correspond à la fermeture des centrales nucléaires.

    • @skyzomarco
      25 février 2014
      11h12
      “On garde ces projets de développement non pas pour augmenter notre production d’énergie mais pour les emplois que ces projets créés en région. On se dit que tôt ou tard avec l’électrification des transports ce ne sera pas perdu..
      Tout à fait juste ! La grosse voisine d’à côté (Ontario) a plus d’atouts dans son jeu (économique) que nous (aidée souvent en plus par mononcle Fédéral). Éviter la dévitalisation de nos régions n’est pas chose facile chez-nous et des erreurs sont parfois commises à partir de ce noble objectif : Gaspésia, Rayonier, bientôt Cimenterie Port-Daniel, etc. L’éolien nous a été entré de force dans la gorge par nos “environnementerroristes” qui, à grands coups de propos démagogiques, ne peuvent que nous entraîner malgré nous dans ce genre de culs de sac. Maintenant plus le choix de faire avec. Hydro-Québec développe actuellement une expertise (exportable) dans la conjugaison deux énergies renouvelables : celle du vent et celle de l’eau ! Lorsqu’il vente, on ferme les turbines pour accumuler l’eau derrière nos barrages, eau qui sera turbinée en période sans vent ou davantage. L’avantage majeur de ces deux filières énergétiques sera toujours leur aspect renouvelable : à n’en pas douter un jour ce sera largement leur tour. En attendant, il serait sage de limiter le développement de nouvelles unités de production et de concentrer nos efforts pour enrayer le gaspillage éhonté d’une si précieuse ressource, causé par des tarifs ridiculement bas.

    • Nos besoins en électricité sont très saisonniers au Québec, avec notre climat. Et ce, même si nous adoptons de meilleures habitudes de consommations.

      Alors pourquoi ne pas profiter des surplus saisonniers pour développer une filiale industrielle qui soit énergivore ET saisonnière? Une avenue fascinante serait de faire de la recherche sur les catapultes électromagnétiques spatiales, dans le nord québécois. Il suffirait de faire les activités d’essai sur le terrain aux moments de l’année où Hydro-Québec nage dans les surplus d’électricité, littéralement. Le reste de l’anneé, les équipes pourraient travailler sur la constructio du site et sur la recherche théorique.

      Qui sait, peut-être que dans quelques années, le Québec mettra de petits satellites en orbite… en saison!

    • Pour ceux que cela intéresse voici le politique énergétique ontarienne qui vient de sortir:

      http://www.energy.gov.on.ca/docs/LTEP_2013_French_WEB.pdf

      Dans leur cas, la priorité numéro 1 est la conservation d’énergie.

    • @Igreck La question quand il s’agit d’administrer des fonds publics est toujours de se poser la question à savoir si c’est la meilleure façon de dépenser l’argent. En région, il semble que la solution soit toujours d’injecter des fonds quelques soit l’intérêt économique général.

      De plus, la combinaison de l’hydraulique et de l’éolien n’est pas une expertise exportable. Ce n’est même pas très compliqué. Le seul défi c’est la modélisation. Et encore, les scandinaves ont développé cette expertise bien avant nous. L’expertise exportable qui pourrait être développée, c’est l’utilisation de l’éolien en site isolé.

    • @hdufort Le lancement de satellite ne consommerait qu’une quantité négligeable d’énergie.

      Personnellement, je préfère l’option autoroutes chauffantes.

    • En ce qui concerne la logique du totalement et absolument fait ici soyons conséquent nous vivons dans un monde ou l’échange économique est un réalité …

      Si non on devrait si on veut être conséquent avec le discours bannir l’automobile des routes ( alors inutiles … une belle économie ) , la technologie ne vient pas d’ici … le produit est fabriqué et assemblé hors Québec …et le combustible est importé…

      Un effort pour électrifier le parc et inventer des moyens de transport collectifs beaucoup beaucoup ( quand on dit beaucoup on parle pas de changer la couleur des wagons on parle d’un effort en RD…) est certainement une avenue à explorer de manière plus intensive, en étant bien conscient qu’on parle de plusieurs dizaines d’années mais justement au lieu de téter sur l’idée… et de se contenter d’en parler et de tourner autour du pot faudrait peut être DÉCIDER Dire qui en as qui se collent le titre pompeux de «Décideurs» pis …

      Et l’efficacité énergétique c’est pas de faire payer pour des bilans idiots visant a mettre ses cellophanes dans les vitres …faut pas rire du monde pis les prendre pour des valises …Et ça peut être payant à long terme une vrai politique en ces sens ( incluant des effort en innovation ) ce qu’on a jamais vraiment vu a part une vague imitation d’effort pour calmer le bon peuple conciliant qui veut juste des tarifs pour mieux gaspiller ….

      Ça pourrait être un si beau défi à relever pour la nouvelle génération qui pousse , on manque de sauté comme Kennedy qui a dit un jour on marchera sur la Lune …une vrai folie mais on y est arrivé…ça s’appelait de la Vision assez loin de nos politiciens à canne blanche….

    • @yvan_dutil

      Merci d’avoir donné écho intelligent aux points que j’ai amenés. J’en attendais pas moins, il faut le dire, de vous.

      Mais à propos de l’hydrogène, c’est précisément parce que c’est un mauvais vecteur qu’il est suggéré d’en faire un carburant synthétique par une combinaison avec du Co2. Car, dans le but de diminuer les gaz à effet de serre, l’aéronautique me semble un secteur de consommation très adaptable à ce type de production. À terme, bien évidemment.

    • @yvan_dutil

      On parle beaucoup des gargantuesques surplus d’énergie, mais on évoque peu le bilan de puissance d’HQP et d’HQD qui est relativement serré. Dans tous les rapports du NERC et du NPCC, on constate que le Québec dispose de la plus petite réserve de pointe parmi les Balancing Authoriies d’Amérique du Nord (autour de 10%, en raison de l’hydroélectricité). Dans ce contexte, et compte tenu qu’il est si difficile de réduire l’appel de puissance en janvier en raison de la demande résidentielle, comment à la fois couper le mazout sans augmenter la puissance installée de notre réseau?

      Le rapport de la CEEQ recommande de convertir le chauffage au mazout en chauffage à la biomasse, je crois.
      JFC

    • Pas fort ce Michel Duguay. Citer Thierry Vandal sur la sécurité nucléaire. Il connaît quoi à la technologie nucléaire Vandal? C’est une décision politique qu’il a relayée tout simplement pour faire taire l’opposition. Que maintenant les anti-nucléaires de l’Ontario prennent Gentilly-2 comme base de raisonnement est particulièrement débile tenant compte du dossier de Pointe Lepreau où la centrale opère maintenant à sa puissance nominale.

      Rien dans ce que dit M. Duguay ne vient de sources fiables. C’est un mélange de politicailleries et d’activisme politique.

      Une petite visite sur Wikipedia concernant ce personnage en dit assez long pour se demander pourquoi bon sang JF Cliche a-t-il reproduit sa lettre ici? http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_A._Duguay

      Il doit bien être troisième dan dans l’échelle raélienne.

    • @bouchecl Effectivement, le problème d’Hydro-Québec est la gestion de la pointe. On a de l’énergie à donner, mais pendant quelques centaines d’heures par an, on manque de puissance. Et, encore il y a un super-pointe qui dure que quelques dizaines d’heures avec des besoins hallucinants (voir le graphique de la page 30 http://publicsde.regie-energie.qc.ca/projets/232/DocPrj/R-3864-2013-B-0008-Demande-Piece-2013_11_01.pdf)

      Abolir le chauffage au mazout pour le remplacer par l’électricité va amplifier le problème (les usages industriels n’ont pas cet effet cependant parce qu’ils sont continu dans le temps). D’ailleurs, le rapport recommande de conserver les systèmes bi-énergie. Dans les faits, le chauffage au mazout résidentiel va quasiment mourir tous seul. Ce sont les grosses chaudières qui seront plus affectées. Et, on ne recommande pas de remplacer le mazout par l’électricité, mais par du gaz naturel ou de la biomasse.

      Ultimement, les mesures d’efficacité énergétiques et les mesures de délestages contrôlés devraient atténuer le problème.

    • Pour ne pas lire et répéter des âneries sur la fermeture de Gentilly II, extrait et lien:

      « Le scénario de réfection et le scénario de la fermeture de la centrale de Gentilly-2 sont présentés dans le présent document ainsi que les considérations techniques, réglementaires et financières, accompagnées des échéanciers respectifs de réalisation.

      Il ressort de la comparaison de ces scénarios que la fermeture est préférable au niveau financier et donc recommandée par Hydro-Québec à son actionnaire le gouvernement du Québec. »

      http://www.hydroquebec.com/production/centrale-nucleaire/pdf/etat-de-situation.pdf

    • Le chauffage qu’il soit électrique ou au gaz, il y a toujours une pointe à assumer. Pour alimenter les systèmes de chauffage au gaz, il faut dimensionner les conduites de gaz, les compresseurs, etc pour fournir la pointe de chauffage en janvier. Le gaz est stockable mais cela implique des installations beaucoup plus onéreuses que le stockage d’huile à chauffage.

    • Si nous avons d’énormes surplus d’électricité (énergie en kWh) et beaucoup d’eau, ne serait-il pas opportun de songer à produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau ?

      Il n’y a pas grands-débouchés énergétiques pour l’hydrogène, du moins pas encore. Sans compter la perte d’énergie que cela représente — l’énergie du H2 est toujours 25-30% (de mémoire) moindre que ce qu’il faut investir en électrolyse.
      JFC

    • @Igreck Pour quoi faire? Le seul intérêt de cette approche serait pour utilisation locale et injectant l’hydrogène dans les conduites de gaz naturel. Cela augmente sa capacité calorifique et jusqu’à des concentrations de quelques pourcents, les bruleurs n’ont pas besoin d’être changés.

    • En tous cas, ce que j’essayais simplement de démontrer c’est notre incapacité de profiter intelligemment des avantages que nous avons. Je suis un peu d’accord avec ceux qui disent que nos surplus devraient être perçus comme un Plus plutôt qu’un problème. Voilà peut-être l’une des causes de notre sous-productivité chronique par rapport à nos voisins : notre manque parfois total d’imagination pour simplement exploiter les ressources humaines, financières et autres que nous avons déjà.

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