Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mardi 14 janvier 2014 | Mise en ligne à 10h59 | Commenter Commentaires (23)

    Un nez perdu peut-il être retrouvé ?

    En bon papa Homo sapiens, une espèce réputée avoir «perdu» son sens de l’odorat quelque part dans son arbre généalogique, je suis toujours éberlué d’entendre mon aîné, assis dans son siège d’enfant sur la deuxième banquette arrière de notre minifourgonnette, demander à sa mère qui vient d’entrer dans l’auto : «Maman, t’as mangé une banane ?» Ou bien «Maman, t’as mangé du chocolat», ou d’autre chose encore, peu importe : son petit nez, imbattable, tombe toujours en plein dessus.

    Et je ne peux alors m’empêcher de penser que, peut-être, ce n’est pas l’évolution (ou pas juste elle) qui nous a enlevé notre odorat. Peut-être aussi est-ce le fait de vivre dans un monde aseptisé comme le nôtre, où les odeurs sont systématiquement combattues à grand coup de détergents et de Febreeze, qui nous prive de l’entraînement qu’il faut pour développer ce sens. Et une étude qui vient de paraître dans la revue Cognition vient donner un peu de poids à cette hypothèse.

    Deux chercheurs de l’Institut Max Planck de psycholinguistique au Pays-Bas, Asifa Majid et Niclas Burenhult, ont demandé à un groupe d’anglophones (occidentaux, de ce que je comprends) et à un groupe de chasseurs-cueilleurs Jahai, qui vivent à la frontière de la Malaisie et de la Thaïlande, de sentir une série de substances — cannelle, térébentine, citron, fumée, chocolat, rose, etc. — et de leur décrire les odeurs. Résultat : les sujets anglophones ont soumis des descriptions cinq fois plus longues et, surtout, qui se contredisaient complètement les unes les autres, alors que les Jahais, donnaient des réponses concises et très uniformes.

    C’est peut-être une différence culturelle, supputent les auteurs et d’autres experts dans ce compte-rendu de Science, les Jahais ayant simplement un système de mots spécialement pour décrire les odeurs, comme nous en avons un pour les couleurs. Mais c’est peut-être aussi une question de mode de vie : quand on doit trouver sa nourriture en forêt, on utilise beaucoup plus son nez que lorsque l’on «chasse» à l’épicerie. D’autres études récentes ont trouvé le même genre de différences entre des sociétés industrialisées et non-industrialisées — comme celle-ci parue l’an dernier dans PLoS-ONE, où des chasseurs-cueilleurs amazoniens se sont montrés capables de détecter des odeurs à des seuils beaucoup plus faibles que des habitants de Dresde, en Allemagne.

    Remarquez qu’il n’y a pas qu’une question de pratique dans notre manque de flair. D’après ce que j’ai pu trouver, nous avons environ un millier de gènes consacrés à l’odorat, soit à peu autant que les autres mammifères, mais chez nous, 60 % sont des «pseudo-gènes», soit des gènes altérés donnant des protéines dysfonctionnelles. Par comparaison, la souris n’en a que 20 %. Il est aussi possible que le développement de la vue se soit fait au détriment de l’odorat.

    De plus, même si le bulbe olfactif, dans notre cerveau, est une sorte de pépinière à neurones, il semble que les nouvelles cellules nerveuses ne s’y attardent pas, migrant plutôt vers d’autres régions du cerveau — encore que dans ce cas-ci, il est possible que les neurones restent davantage dans le bulbe olfactif quand on se sert plus de notre nez, car les connections entre les cellules nerveuses sont assez malléables.

    Bref, il n’y a pas que de la culture dans cette histoire, mais il se pourrait aussi qu’il y ait moins de biologie qu’on l’a longtemps cru.


    • Je sais pas si ça a du sens mon affaire, mais voici: ESt-ce que ça se pourrait que les habitants de Dresde aient l’odorat scrapé? Me semble que depuis que j’ai arrêté de fumer, mon goût et mon odorat sont plus fins. Est-ce que la pollution des villes pourrait avoir le même effet?

      C’est une possibilité, oui.
      JFC

    • D’autre part, et peut-être encore que c’est n’importe quoi, j’y connais rien, mais est-ce que ça se pourrait que notre odorat se calibre automatiquement? Un peu comme notre vision s’ajuste en fonction des couleurs ambiantes (white balance), est-ce que notre odorat pourrait automatiquement être moins fin pour nous épargner certaines odeurs ambiantes? Me semble que quand je suis malade, tout sent plus fort?

      S’il se calibrait comme les yeux, alors l’absence relative d’odeurs dans les maisons occidentales devrait aiguiser l’odorat, pas l’atténuer.
      JFC

    • Les gens ont tendance à ne pas comprendre la valeur de leur odorat. Pour en connaître l’importance, il faut connaître – ou être – une personne qui l’a perdu soit de façon temporaire ou permanente. Une amie qui s’était fait bousculer par un courrier cycliste et s’était frappée la tête sur la chaîne de trottoir a perdu complètement l’usage de l’odorat pendant de nombreux mois: il lui était difficile de cuisiner parce qu’en ne sentant rien, en sus, on ne goûte rien. Elle a petit à petit recouvré une partie de son odorat.

      Mon père a souffert longtemps de sa perte d’odorat, mais il est possible qu’il y ait contribué lourdement en fumant à la chaîne. En matière de nourriture, il tentait des mélanges d’aliments n’allant pas du tout ensemble dans l’espoir de goûter quelque chose, comme mettre de la sauce Worcestershire sur de la crème glacée.

      Maintenant que vous vous êtes occupé du nez, ce serait merveilleux si vous parliez oreilles, comme pour les gens souffrant d’acouphènes. Pour certains, c’est anodin (surtout s’ils n’en souffrent pas ou n’en souffrent que de façon intermittente), pour d’autres, c’est un calvaire en continu.

      Josette Lincourt

    • “S’il se calibrait comme les yeux, alors l’absence relative d’odeurs dans les maisons occidentales devrait aiguiser l’odorat, pas l’atténuer.”

      Quand je reviends à la maison après 2 ou 3 jours d’absence, je suis toujours frappé par les odeurs qui me sautent au nez (c’est propre chez moi, je vous rassure). Je me demande toujours si c’est parce que les portes n’ont pas été ouvertes depuis 2 ou 3 jours (pourtant j’ai un échangeur d’air), ou si c’est parce qu’à force d’y habiter, je ne les sens plus.

      ET à moins de vivre dans une boite hermétique, les odeurs de l’extérieur ne peuvent pas faire autrement que de rentrer

    • Je présume que nous n’exerçons pas assez notre odorat. Les dégustateurs de vin et les cuisiniers doivent sûrement avoir de meilleurs “nez” que la moyenne des gens.

      Je m’étonne chaque fois quand je vois le chien suivre la piste du lièvre dans la cour, juste par l’odorat. Chaque fois je me dis que nos ancêtres devaient avoir un meilleur odorat, question de survie.

    • Comme macmac j’y connais pas grand chose mais je peux dire avec certitude que depuis que je vis à la campagne, mon odorat s’est modifié pour le mieux. Moins de pollution qu’en ville sans aucun doute. Et sur cette question de “calibrage” j’aurais tendance à y croire un peu. Plus agréable de sentir l’odeur des sapins après un orage d’été que les gaz d’échappements en ville. Peut-être que notre odorat se “ferme” devant les agressions.

      Et pour avoir déjà vécu la perte totale de l’odorat et du goût suite à une sinusite carabinée, soignée à grand coup de cortisone, on réalise à quel point on devrait en prendre soin. Autant que ses yeux je pense. Pendant cet épisode angoissant qui a duré 6 mois, j’ai perdu 15 kg et j’ai eu très peur de devoir terminer mes jours à “bouffer du carton”.

    • Très intéressant.

      Le mode de vie y est pour quelque chose aussi mais je dirais aussi ce qu’on fait sentir aux gens.

      Les chasseurs-cueilleurs ne sauraient pas dire qu’une chose sent le ”char neuf” ou encore disons la ”poule de luxe” dans un bar…

      L’enfant non plus…

      Pour s’habituer à sa propre odeur cela est fréquent aussi et les gens sans être racistes vot aussi remarquer les différences d’odeur de gens en fonction des cultures… On peut se parfumer de manière différente…

      à l’épicerie, il yavait un jeune homme avec sa blonde un soir, je ne me souviens plus de sa culture mais des québecois autour s’étaient plaint de son odeur ou fait une remarque… moi, je trouvais que son odeur était forte mais pas nécessairement désagréable. Et ils étaient deux jeunes tourtereaux. Il était parfumé pour plaire à sa blonde… Le Québecois lui était encore en habits de travail et revenait donc d,une longue journée… Dans mon livre à moi, il était tout simplement jaloux… LOL…

      Mode de vie, culture et oui aussi , le sens de l’observation qui se perd, un enfant lui s’émerveille devant le monde extérieur alors que les adultes par routineet habitude deviennent blasés.

      ————————–

      Cela sent le ”pot” icitte ? Vos chasseurs-cueilleurs pourraient l’identifier ? Et le vin ou le café ?

      Cela dépend de vos connaissances et de vos intérêts…

    • Manger une banane, une orange, du chocolat cela peut devenir banal pour les adultes ou on ne prend plus le temps de se servir de son odorat pour manger aussi.

      Jeune, je revenais à la maison d’un camp scout et ma mère me disait que je sentais la cigarette… Alors que je sentais plutôt le feu de camp…

      Mode de vie, mets-en… Une ménagère pourrait être capable d’identifier tous les parfums de M.NET … Bon je ramène encore 35 ans en arrière mais c’est cela…

      Tu vas identifier et nommer les choses selon ton vécu…

      J’ai un album-CD acheté d’occasion dans une boutique sur l’Avenue Mont-Royal , il ya 8 ans… Là mon nez est un peu bouché mais je percevais encore dans des écoutes précédentes des odeurs en provenance de l’appartement de l’ancien propriétaire ou du magasin.

      Oui, je crois reconnaître le café, peut-être le pot aussi etou la cigarette, un peu la poussière…

      Un album neuf a aussi un odeur…

      Alors quoi ? Je pense même que les anglophones ont lus de connaissances que les chasseurs mais des connaissances diluées et ils perdent leur attention. Les anglos de l’étude comparés aux chasseurs-cueilleurs…

    • L’odorat, comme les autres sens, réagit aux différences. Après un certain temps, le cerveau cesse d’interpréter le signal comme étant nouveau. Cela a déjà conduit à la mort des laborantins, une fiole d’acide sulfurique était restée ouverte pendant. Comme certains le savent, l’acide sulfurique sent les oeufs pourris et les vapeurs sont toxiques. Avec le temps, les laborantins se sont habitués à l’odeur au point de ne plus la distinguer et ils sont morts intoxiqués.

      Néanmoins, ce n’est pas la fin de l’histoire. Le cerveau aussi se reconfigure s’il n’est pas stimulé et devient donc moins habile à discerner les stimuli s’il en a été privé. Ce serait donc ce second aspect qui serait responsable à mon avis de la baisse de l’odorat de l’homo sapiens sapiens urbanus occidentalis. Techniquement, les cellules seraient capables de recevoir les stimuli, mais le cerveau a récupéré les neurones de la zone de l’odorat pour les allouer à autre chose parce que la zone n’était pas suffisamment stimulée par les signaux électriques des terminaisons nerveuses de l’odorat.

    • @dcsavard,

      Mais si l’on compare avec le chien, réputé pour son odorat :

      La taille de ses capacités nasales est environ trente fois plus grande que l’homme et la
      surface de la muqueuse olfactive, qui varie beaucoup en fonction de la race, est de 8 à 20
      fois supérieure à celle de l’homme. Il possède 10 fois plus de cellules olfactives et
      quarante fois plus de neurones consacrées à l’odorat que l’homme
      ( fr.wikipedia.org/wiki/chien#sens)».

      Bref, il faut bien plus que de la volonté et de l’entraînement pour avoir un odorat digne des meilleurs nez du règne animal.

    • Nos débuts comme charognards opportunistes dans la savane ont sans doute été favorisés bien plus par notre capacité à repérer au loin le vol des vautours qu’à sentir une subtilité de proximité (meilleure vue et stature debout). Comme ça coûte cher à faire rouler, un cerveau, et qu’on ne peut en augmenter la masse indéfiniment, logiquement, il y a bien dû y avoir des transferts de priorité au fil de l’évolution: en termes d’analyse des signaux sensoriels, le visuel a dû se voir allouer des ressources autrefois dévolues à l’olfactif. Peut-être les mécanismes de captation sont-ils toujours présents, mais chez la plupart d’entre nous, la capacité de les rendre utiles a probablement été détournée vers un traitement plus utile et efficient de l’information sensorielle (la vision en couleurs, notamment).

    • C’est en voyant plus loin que le bout qu’on s’imagine qu’on a pas de nez.

    • Un phénomène qui est remarquable, c’est que notre nez semble devenir plus performant à
      l’heure des repas ou plutôt lorsque l’on a faim.

      Dans un article, intitulé : «Let’skill Bob», trouvé sur Men’s Health de décembre 2003, l’auteur, Bob Drury, parle de ces six jours passés à l’état de grève de la faim. Durant, cette horrible période de temps, il a pu constater que :

      «… my sense of smell was heightened, McKeown went on. There was one guard who
      favored Old Spice. And when he brought me my water one day, the glass reeked of Old
      Spice. Made me sick».

    • @walt68

      Même si mon Rottweiler comme vous le citez « possède 10 fois plus de cellules olfactives et
      quarante fois plus de neurones consacrées à l’odorat que l’homme»

      En termes d’analyse de ces signaux sensoriels il s’est comporté comme un chien… incapable de comprendre l’avertissement pourtant clair d’une petite bête noire avec une grosse barre blanche qui élevait ostentatoirement la queue …. en jappant comme un malade près de la prise d’air de l’échangeur de chaleur il y a quelques semaines …..avec le résultats que vous devinez … qui nous as permis de vérifier bien «involontairement» la pleine efficacité de nos facultés olfactives…

      La perception est une chose et malgré la volonté la capacité de faire des liens utile avec l’information en est une autre probablement aussi importante….

      Jus de tomate = totalement innefficace , pour oxyder un mercaptan rien ne vaut le peroxyde ou encore l’oxygène naissant de l’eau de Javel….

    • Il se vend des kits pour développer le gout et l’odorat. Pour les amateurs de vins et les parfumiers. Ces sens se développent mais on n’aura jamais le nez d’un chien.
      Entre deux odeurs, sentez du café moulu. Ca efface l’odeur précédente.

      Voici un kit :
      http://www.amazon.com/NEW-Wine-Aroma-Kit-Aromas/dp/B0071I2MDM

      @dcsavard
      Il y a même des frigoristes qui s’habituent à l’ammoniac. Très dangereux ça aussi.
      J’ai consulté à un endroit ou ils faisaient des copies de plans avec un machine “blueline”. Je n’étais pas tout seul à faire de grands détours quand ils s’en servaient. Ca marche à l’ammoniac ça aussi.

    • Sur le registre des mélanges dangereux et accidents bêtes qui peuvent se produire. Il m’est arrivé, il y a fort longtemps, de nettoyer la cuvette de la toilette avec de l’eau de javel. J’avais laissé l’eau de javel dans la cuvette pour ensuite l’oublier et aller pisser. J’ai crû que je ne sortirais pas vivant de la salle de bain.

      http://tpeabfm.blogspot.ca/2007/01/mlanges-avec-leau-de-javel.html

    • L’odorat s’adapte. Prenez les vieilles dames qui se parfument trop; moi, le nez me pique dans l’ascenseur mais elles, elles ne le sentent plus à force de toujours porter la même fragrance. C’est d’ailleurs pourquoi elles s’en badigeonnent sans cesse m’a-t-on expliqué. Vous donnez du parfum à votre belle-mère pour Noel? N’achetez pas sa marque préférée. Merci d’avance

    • @mononke

      Saviez-vous que le jus de moufette est un ingrédient important dans la parfumerie? Vous avez raison pour le peroxyde mais j’hésite à L’utiliser dans l’ascenseur.

    • @ pensezy

      Beaucoup de produits qui a forte dose sentent très mauvais et sont persistants sont utilisé en parfumerie mais à faible dose.. parce qu’ils évoquent en mémoire certains souvenirs imprécis mais bien présents… effectivement la famille des mercaptants ( ou thiols ) ( dont fait partie le jus de moufette) sont de ceux la …

      Un des produits très recherché et des plus cher en parfumerie étaient les musc , méthyl-cyclopentadécanone, Le musc naturel , à faible dose, a une odeur animale et boisée, avec de vagues relents de sécrétions sexuelles et …d’excréments. A l’état naturel il pue tellement qu’autrefois les marins refusaient souvent de le transporter. On utilise maintenant ses dérivés systéthiques .

      Ayant fabriqué commercialement des produits de nettoyage ( dans une vie antérieure !…) le choix de l’odeur ajoutée ( la plupart des détergents ne sentent a peu près rien ) revêt un importance capitale pour leur commercialisation et sont très relié à la culture locale selon notre fournisseur local de l’époque ( il y a trente ans ) Monsanto flavor essence, alors que les européens adorent les notes de lavande pour eux synonyme de propre les clients nord américains les qualifiaient d’ odeur de vieux tiroir et exigeaient plutôt des notes de sapin, cèdre ( comme l’odeur du vick qui contient de l’huile de feuille de cèdre ) ou de thé des bois …ou la demande était toujours forte.

      Mais depuis que les gens voyagent plus les tendances changent ….la mode est odeur de fruits et plus exotique… La culture «odorale» est en bonne partie apprise comme bien d’autre choses. ET le dosage est un art que certaines madames ou adepte du old spice ne maitrisent pas… plus on en met moins ça sent bon… normal car à la base les composant a forte dose puent en général…

      Et c’est très très personnel … moi le chanel no 5… vraiment pas capable… mais pas du tout ….et je vous épargne ce que ça m’inspire….je préfère le jus de moufette…dilué….

    • mononke

      14 janvier 2014
      19h37
      En termes d’analyse de ces signaux sensoriels il s’est comporté comme un chien… incapable de comprendre l’avertissement pourtant clair d’une petite bête noire avec une grosse barre blanche qui élevait ostentatoirement la queue …. en jappant comme un malade près de la prise d’air de l’échangeur de chaleur il y a quelques semaines …..avec le résultats que vous devinez … qui nous as permis de vérifier bien «involontairement» la pleine efficacité de nos facultés olfactives

      Content de pas être le seul à vivre ces épisodes “nez” buleux” !

    • Avez-vous déjà senti un cadavre? Notre odorat est suffisamment développer pour nous mettre en garde contre la viande avariée.

    • Et le nez perdu du Sphynx … on l’a retrouve lui ?
      Sacré Obélix !!

    • Nous sommes passés en 100 000 ans d’évolution d’une grosse mâchoire avec un gros nez et un petit cerveau au contraire. Nos besoins en matière de mâchoire et de nez ayant diminués. Résultats :Plus de prix Nobel et moins tapent sur la gueule!

      Je crois que c’est plutôt il y a 1 million d’années que nous avions une grosse mâchoire avec un petit cerveau. Les humains archaïques d’il y a 100 000 ans nous auraient sans doute paru un peu frustre mais n’étaient pas très différents de nous. Voir ici et ici.
      JFC

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    avril 2014
    D L Ma Me J V S
    « mar    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité