Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

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    Mardi 3 décembre 2013 | Mise en ligne à 15h48 | Commenter Commentaires (22)

    Le cerveau des hommes et des femmes branché différemment (mais on s’en fout !)

    Le cerveau masculin (haut) est mieux branché à l'intérieur de chacune des hémisphères, alors que dans le cerveau féminin, ce sont les conections inter-hémisphères qui prévalent. (Image : National academy of Sciences)

    Le cerveau masculin (haut) est mieux branché à l'intérieur de chacune des hémisphères, alors que dans le cerveau féminin (bas), ce sont les conections inter-hémisphères qui prévalent. (Image : National Academy of Sciences)

    Je ne sais pas trop quoi faire de cette étude parue dans les PNAS hier et qui a eu un certain retentissement médiatique. Le papier en lui-même, entendons-nous, est une belle avancée en neuroscience : grâce à des techniques qui n’étaient pas ou peu disponibles il n’y a encore que quelques années, une équipe dirigée par Madhura Ingalhalikar, de l’École de médecine de l’Université de Pennsylvanie, a tracé un portrait du «connectome» (soit la «carte» des connections entre différentes parties du cerveau) d’un assez gros échantillon de près de 1000 personnes de 8 à 22 ans.

    Les résultats, illustrés par la figure ci-haut, montrent que les différentes partie du cerveau ne sont pas branchées entre elles de la même façon chez les hommes et chez les femmes. Mais alors là, pas du tout : chez les hommes, les connections sont nettement plus fortes à l’intérieur de chaque hémisphère, alors que chez les femmes, elles le sont bien davantage entre les hémisphères. De manière générale, de telles configurations confèrent un avantage aux hommes dans la réalisation de tâches uniques de même que dans la coordination, alors que les femmes seraient dotées d’une intelligence sociale supérieure et d’une meilleure faculté à faire deux choses en même temps. Ces résultats, soulignent les auteurs (qui s’émerveillent de la «complémentarité» des cerveaux féminin et masculin), sont corroborés par de nombreuses études comportementales sur les aptitudes de chaque sexe.

    Évidemment, on aura reconnu là l’un des plus vieux champs de bataille de cette «guerre de 100 ans» qu’est le débat nature contre culture. Nait-on femme ou le devient-on ? Ou est-ce un peu des deux ? Ou plutôt l’un que l’autre ?

    En principe, si l’on parvenait à trouver des assises physiologiques aux différences hommes-femmes, cela permettrait de trancher — du moins, pour certaines de ces différences. Et la configuration des connections entre les différentes parties du cerveau pourrait, toujours en principe, être vue comme une «assise physiologique». Mais l’ennui, c’est que ces connections sont connues pour être extrêmement malléables, pouvant être changées par les habitudes et la pratique. Voir notamment ici, ici et ici. C’est d’ailleurs en plein le point que soulevait ce matin une chercheuse en neuroscience lors d’une entrevue avec la BBC.

    La question intéressante devient donc celle de savoir si les différences de connections persistent même quand on contrôle des variables comme l’activité physique. Mais l’étude des PNAS ne le fait pas, si bien qu’on ne sait pas si l’on a affaire à un effet social ou biologique. La dépêche de l’AFP n’a malheureusement pas abordé cet aspect de la question…

    Le papier de Madhura Ingalhalikar reste intéressant mais un jour, il faudra bien que des chercheurs croisent ce genre de mesures avec des indicateurs sociaux, qu’on voit s’il reste un effet biologique (ou pas du tout) après…

    AJOUT (4 déc., 9h30) : Les commentaires d’un neurobiologiste français (et très bon vulgarisateur) disponibles ici.


    • Le cerveau est pratiquement entièrement configurable, cette étude ne veut rien dire à mon avis. Il y a plusieurs exemples où des zones du cerveau qui n’étaient plus sollicités à cause d’un handicap sont récupérées pour d’autres tâches. Rien ne distingue un neurone d’un autre neurone. Il n’y a pas de neurones spécialisés à ma connaissance. Le cerveau se configure par l’apprentissage.

      Il serait donc totalement exagéré de prendre cette étude pour en tirer des conclusions sur une spécialisation innée homme-femme.

    • Ce que j’ai retenu de cet article:

      1. le mot complémentarité.
      2. peu de différences dans les cerveaux hommes-femmes avant l’adolescence, donc les hormones jouent un rôle important dans la structure du cerveau

      Les hormones influent sur la structure du cerveau ? Ou sont-ce les comportements qui changent à l’adolescence ? Et si on ajoute que ces changements comportementaux peuvent être initiés par les hormones, comment distinguez-vous les deux ?
      JFC

    • J’y vois une différence générale entre le cerveau des hommes ou des femmes et cela sans que ne soit déterminer la part du biologique à la naissance, du milieu et de la vie du sujet.

      On pourrait aussi trouver des différences entre diverses cultures mais il faut être prudent avec ce genre de données… Et pourquoi pas entre diverses professions ou encore type de personnalité

      Est-ce qu’un joueur de hockey, en général, réfléchit comme un sociologue ? Il y aurait pas des différences au niveau du cerveau ?

      Une fille dite plus masculine, son cerveau fonctionnerait plus comme celui des hommes et un garçon dit féminin plus comme les femmes ?

      Il y a pour sûr des différences entre les hommes et les femmes mais les différences entre individus et pourtant du même sexe doivent être encore plus nombreuses.

    • Un beau documentaire, fait en Norvège, pays égalitaire s’il en est un, ou un bon paquet d’études viennent démontrer la réalité des différences hommes-femmes au niveau du cerveau et les conséquences dans le comportement.

      Et ce même chez les nouveaux-nés, au-delà de toute influence soi-disant “patriarcale”.

      Des réalités comme les choix de carrières et les choix de vie différents chez les hommes et chez les femmes dans un pays, la Norvège, considéré comme “le plus égalitaire” sur la planète :

      https://www.youtube.com/watch?v=yn3cHsHnUPM

    • @dcsavard

      Les neurones sont spécialisés, entre autres au niveau du type de neurotransmetteurs qu’ils utilisent. Ceux-ci ont d’ailleurs des fonctions assez spécifiques, par exemple (je généralise pour les besoins de la cause) la dopamine est davantage sollicitée dans les réponses motrices ou les conduites à risque, l’acétycholine dans la mémoire et l’apprentissage, etc…

      Par rapport aux réactions à l’article, je trouve qu’actuellement en neurosciences, la plasticité cérébrale a le dos large. Bien qu’elle soit très bien démontrée, certains auteurs ont (trop) souvent tendance à expliquer leurs résultats (ou absence de ceux-ci) en regard de la plasticité, comme une espèce d’explication fourre-tout.

      @JFC

      Concernant votre dernier lien, aucune étude crédible ne démontre les biens faits de ce programme “d’entrainement cognitif”.

      Hmmm, je suis tiraillé. D’un côté, l’Institut Franklin est un établissement crédible, mais de l’autre, il est vrai que la fin de la page web a un côté «pub» qui m’avait échappé à la première lecture. Je retire le lien par, disons, mesure prophylactique…
      JFC

    • @ dcsavard

      Bonjour.

      “Cette étude ne veut rien dire”

      Alors comment expliquez-vous que l’équivalent du prix nobel de mathématiques, la médaille Fields, ait été gagné

      par 52 hommes et 0 femmes depuis 1936 ?

      https://en.wikipedia.org/wiki/Fields_medal#Fields_medalists

      Discrimination ?

      Alors comment ça se fait que Marie Curie a été la première et la seule a avoir gagné non pas un, mais deux prix Nobel dès la première moitié du XXe siécle ?
      Avant nimporte quel homme ?
      Linus Pauling n’obtenut son deuxième prix Nobel que plusieurs décennies plus tard.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Marie_curie
      https://en.wikipedia.org/wiki/Linus_pauling

      Favoritisme ?

      Ben non puisque en 2010-2013: 41 hommes ont gagné le prix Nobel pour 4 femmes, un rapport de 10 à 1.

      À un moment donné il va falloir réaliser ( réaliser de nouveau, après 40 ans de déni idéologique ) que les hommes et les femmes sont pas pareils, en dehors comme en dedans.

      Indépendemment de toute discrimination.
      Même si de la discrimination il y en a de temps en temps.
      De la discrimination pas juste envers les femmes, pas juste de la part des hommes, envers tout le monde, de la part de tout le monde, et pour toutes sortes de raisons.

      Aucune de vos compilations de Nobel ou de médailles n’exclut l’effet du sexisme direct (surtout si on remonte jusqu’en 1936, franchement) ou de ses vestiges (l’idée, par exemple, selon laquelle les filles ne sont pas faites pour les maths).
      JFC

    • Le cerveau des femmes est plutôt branché en parallèle et celui des hommes plus en série …

      Ce qui correspond bien a ce que me disent constamment mon épouse et mes filles : «On sait ben que les hommes ne peuvent pas faire plus qu’une chose à la fois !» :-)

    • - «…est une belle avancée en neuroscience : grâce à des techniques qui n’étaient pas ou peu disponibles il n’y a encore que quelques années…»

      Dommage que je n’aie pas gardé mes exemplaires de la revue OMNI, mais de mémoire, il y a 30 ans, cette revue publiait un article sur les découvertes D’UNE neurobiologiste (ou scientifique d’une discipline connexe), qui concluait que le corps calleux des femmes assurait une meilleure communication entre les deux hémisphères du cerveau, ce qui expliquait le meilleur équilibre du cerveau féminin versus la plus grande spécialisation du cerveau masculin.

      À l’époque, cet article m’avait frappé, parce que les données montraient un nombre accru de «maladies mentales» chez l’homme, confirmant le meilleur équilibre du cerveau féminin.

      Mais, il confirmait aussi le dicton voulant que: «Le génie frise la folie.»

      C’est à dire qu’on retrouve plus de «génies» masculins que féminins étant donné que le génie est considéré comme une forme bénéfique de dérèglement mental, donc une caractéristique du cerveau masculin.

      J’ai bien dit «à l’époque»…

      Mais cette étude semble corroborer les conclusions de l’époque.

      Heille ! C’est pas moi qui l’dit !

      OK là !

    • À 17h31, 3 décembre 2013

      Le documentaire que j’aurais du mettre était celui-ci:

      https://www.youtube.com/watch?v=p5LRdW8xw70

      Ça étudie comment la façon dont le cerveau est branché différemmment selon le sexe peut avoir des répercussions sur les choix de carrières et les choix de vie, selon qu’on est un homme ou une femme, dans un pays reconnu internationalement comme étant un pays “égalitaire”, la Norvège.

      Désolé.

    • Le principal pic de testostérone, et potentiellement le plus structurant pour le cerveau, a lieu entre 8 et 24 semaines de gestation. Il y en a un autre moindre dans les mois suivant la naissance, puis à la puberté.

      Ces informations sont tirées de cette revue de littérature sur l’effet des hormones sur le cerveau et la cognition:

      http://docs.autismresearchcentre.com/papers/2013_Auyeung_Prenatal%20and%20postnatal%20hormone%20effects_EuJPhysio.pdf

      … trouvé sur:

      http://www.autismresearchcentre.com/

      … le “Autism Research Centre” de l’Université de Cambridge.

      Il y a plus de garçons que de filles chez les autistes, ce qui a amené les chercheurs du domaine à faire l’hypothèse d’une différenciation sexuelle trop prononcée comme cause possible. Or on a bien établi une corrélation entre la structure autistique et le taux de testostérone foetal.

      Cela ne signifie pas que tous les cas d’autisme sont dus à un excès de testostérone foetal, mais qu’il y a un lien pour une proportion significative des autistes.

      Par ailleurs parler du cerveau comme s’il était infiniment malléable me semble beaucoup lui demander. Votre personnalité se ressemble beaucoup à 10, 15, 25 ou 50 ans. D’ailleurs l’article cité, en lien avec l’effet des hormones, parle plutôt de “fine tuning” à l’adolescence. L’autisme reste un handicap social, cela même si des autistes légers arrivent à le compenser en partie grâce à la malléabilité du cerveau, tout comme certains handicapés physiques finissent par marcher, mais en boitant toute leur vie.

      J’ai aussi de la difficulté avec l’expression “champ de bataille”. On dirait qu’on veut projeter une position polémique à tout prix sur les faits qu’on tente de mesurer – disons “l’égalité de nature”. Les follicules du cuir chevelu de quelque chose comme la moitié des gars réagissent aux hormones stéroïdiennes en tombant en masse, et personne n’y voit de “champ de bataille” (à moins de désigner le cuir chevelu!). Que les neurones aussi soient réceptifs aux hormones chez certaines personnes (un phénomène qui serait plutôt héréditaire dans les deux cas) n’aurait rien de surprenant.

      Enfin, en référence à votre titre, si la différenciation sexuelle du cerveau peut s’exprimer au point de rendre certaines personnes non autonomes à l’âge adulte en raison de leur handicap social, j’hésiterais à dire qu’on s’en fout.

    • Curieux; en fin de semaine, il y avait un article dans Le Soleil faisant référence à Normand Baillargeon, professeur à l’UQAM, qui a écrit un livre (Légendes pédagogiques-L’autodéfense intellectuelle en éducation) qui traite de certains mythes des neurosciences: notamment la gymnastique pour les cerveaux, la spécialisation des cerveaux gauche et droit, et le fameux seulement 10% de notre cerveau utilisé.

      Il me semble y avoir là une antithèse intéressante à certains point de vue dans cet article (écrit par 10 personnes; je ne sais pas pourquoi, mais les études en “gang” me laisse toujours perplexe).

    • Est-ce que vous dites que la différence de “contenu” entre les chromosomes X et Y a des répercussion seulement physique et que l’organe central gérant tout cela pourrait etre identique chez les 2 sexes, sans etre affecté par la présence ou non du chromosome Y autrement que par le taux de sécrétion d’hormone “féminine” ?

      Je comprend qu’on veuille combattre le sexisme. Je comprend qu’on ne peux dire que l’homme est globalement supérieur à la femme (ou le contraire). Mais ce n’est pas une raison pour faire fie des différences.

      Je ne dis rien de tel. Je dis simplement que cette étude sur les connections, si fascinante soit-elle, ne permet pas de trancher.
      JFC

    • “…qu’on voit s’il reste un effet biologique (ou pas du tout) après…”

      Heu?? Rien qu’a voir on voit ben, qu’a noirceur on voit rien….

      Les hommes et les femmes sont differents, c’est clair comme de l’eau de roche. Que vous en doutiez encore est tout simplement hilarant!! De quelle planete arrivez-vous?

    • Tout s’explique. J’ai toujours été surpris, tant dans ma vie professionnelle que de couple, de la quantité de boulot que les femmes sont capables d’abattre en peu de temps.
      Essayez messieurs de réussir une béchamel au fromage parfaite tout en aidant votre fils à faire son devoir d’algèbre !!!

      (J’avoue, je suis nul en math !)

      Une chose est sûre, je vais resté “branché” sur votre blogue Mr. Cliche.

    • @ JFC

      Bonjour.

      Il y a effectivement du sexisme, il y en a toujours eu et il y en aura toujours.
      Moi on m’a déjà dit: “Tu balayes comme un homme” et “Tu regardes comme un homme”
      J’ai bien rigolé, il y a certainement du vrai là-dedans.

      En contrepartie, j’ai rencontré deux femmes qui avaient été subventionnées avec nos impôts pour “faire des jobs de gars”.
      Une comme pressière dans une imprimerie, l’autre pour faire du dessin sur ordinateur.
      C’était sûrement bien beau en théorie, mais quand est venue la pratique, les deux ont lâché la job.
      Pourquoi ?
      Ô surprise, “Parce que c’était des jobs de gars”.

      Trop pesant de transporter des gros paquets de feuilles dans une imprimerie.
      La dessinatrice sur odinateur s’est recyclée en secrétaire.

      Deux anecdotes ça veut rien dire, mais dans le documentaire que j’ai mentionné ci-dessus, on observe le “gender equality paradox”à la grandeur de l’Occident :

      À savoir que plus un pays comme la Norvège offre les mêmes emplois aux hommes et aux femmes, plus les hommes et les femmes se cantonnent dans des emplois traditionnels.

      Mais comme société, on trouve pas ça “normal” d’un point de vue idéologique que tous les emplois ne soient pas à 50% travaillés par des femmes et 50% travaillés par des hommes.

      Alors on subventionne “pour combattre le sexisme”.

      Personellement je trouves que combattre les choix individuels que les gens font en fonction de leur sexe c’est futile.
      On essaie de résoudre la quadrature du cercle et on gaspille les impôts des payeurs de taxes qui seraient mieux investis ailleurs.

    • Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus: c’en est une démonstration ostensiblement éclatante. Avec le temps, il sera intéressant de comparer:

      1) les garçons élevés avec des poupées aux filles élevées avec des camions de pompier;
      
2) les 2 membres des couples homosexuels(les deux se complémentent-ils, cérébralement parlant?);
3) ceux qui vont en sciences (je ne parle pas de la “science”‘ d’un austerlitz!) à ceux qui vont en lettres ou en sciences humaines sans maths;

      4) hommes et femmes dans des sociétés fort différentes de la nôtre.

    • “un avantage aux hommes dans la réalisation de tâches uniques de même que dans la coordination, alors que les femmes seraient dotées d’une intelligence sociale supérieure ”
      C’est ce qui fait dire à plein de gens qu’il y a plus de génies masculins mais également plus de fous meurtriers à cause du manque d’intelligence sociale.

      @dcsavard
      “ne veut rien dire”
      Au contraire, ça veut dire que le cerveau, étant entièrement malléable comme vous dites, que les filles sont entrainées différemment puisque le résultat est différent.

      @jim777
      “job de gars” ?? Je connais une compagnie ou la grande majorité des dessinateurs sont des femmes. Trouvez un meilleur exemple.

    • @ gl000001

      De meilleurs exemples que nos anecdotes personelles respectives ?
      Bien sûr. Il y en a plein de meilleurs exemples dans ce documentaire :

      https://www.youtube.com/watch?v=p5LRdW8xw70

      Des “jobs de gars” avec rien que des gars, et des “jobs de femmes” avec rien que des femmes.
      Tout ça dans le pays considéré comme le plus “égalitaire” au monde : la Norvège.

      Soyez prévenu, ça pourraît remettre en question vos convictions.
      Les conclusions scientifiques des études citées dans ce documentaire indiquent que les différences dans l’organisation du cerveau chez l’homme et chez la femme ont des conséquences en termes de choix de vie et de choix de carrière.

      Autrement dit ça remet en question la notion qu’il n’y a absolument pas de différence innée chez les hommes et chez les femmes au niveau du comportement, des capacités, et des choix.
      Et on a pu déceler scientifiquement et statistiquement ces différences dès la naissance.

      C’est donc faux de dire que si les femmes et les hommes choisissent généralement des carrières différentes au cours de leur vie c’est parce que les femmes seraient vicitmes d’un hypothétique “endoctrinement”, comme on l’entend si souvent depuis environ 40 ans.

      Et qui dit choix de carrière chez des millions de femmes dit donc aussi choix de salaire.

      Alors quand on nous dit que “les femmes ne gagnent que 75% du salaire des hommes encore en 2013″,
      c’est pas parce qu’on paye 75 sous un femme et un dollar un homme pour accomplir le même travail.

      C’est pas la faute d’une pseudo-conspiration et de légions de méchants patrons misogynes.

      C’est en fait davantage la faute d’un choix de carrière professionel en fonction de ses aspirations et de son désir de se réaliser en tant qu’individu.

    • @jfc en réponse à yanchose
      Ne tranchons surtout pas dans la “différence” ;-) hahaha !!!

    • Le cerveau est un organe souvent plus futé que son propriétaire.

    • @dcsavard

      Propriétaire ou locataire?

    • On s’en fout pas si on est neurologue ou psyhiatre. Ça serait si simple pour nous si les cerveaux étaient égales et pareils en tout point.

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