Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mardi 27 août 2013 | Mise en ligne à 14h05 | Commenter Commentaires (24)

    Que faire avec l’uranium de Chalk River ?

    C’était écrit dans le ciel, mais voilà maintenant la position de la Ville de Montréal officialisée : la plus grande municipalité au Québec s’oppose à ce que l’uranium hautement enrichi (UHE) de Chalk River soit transporté sur son territoire, rapporte La Presse de ce matin.

    L’affaire remonte à 2011, mais elle a pris une seconde vie médiatique au début du mois quand des maires, apparemment apeurés par la tragédie de Lac-Mégantic, ont décidé de lutter contre cette opération. Le Canada, rappelons-le, a commencé en 2010 à transférer vers les États-Unis des déchets d’UHE (et pas de l’UHE à proprement parler, contrairement à ce qui a été véhiculé, mais cela reste des substances extrêmement radioactives) produits à la centrale de Chalk River, le but étant de concentrer tout les déchets d’UHE (qui contiennent encore de l’uranium pouvant servir à fabriquer une bombe) en un seul endroit, afin d’en faciliter la surveillance. Une entente Canada-ÉU a été conclue l’an dernier pour accélérer la cadence des transferts, lesquels devraient s’étirer jusqu’en 2018 — et dont les itinéraires sont évidemment gardés très secrets.

    La Commission canadienne de sûreté nucléaire, qui avait préalablement examiné et approuvé ce projet, s’est défendue récemment dans une lettre ouverte d’avoir pris sa décision à la légère. L’essentiel de la défense de la CCSN tient aux conteneurs (assez petits) dans lesquels l’UHE est déplacé : ceux-ci sont archi-testés, écrit la commission, et doivent résister à une «chute libre de neuf mètres, des tests de perforation et une épreuve thermique de 800°C durant lesquels aucune perte de confinement ne doit être détectée».

    Voilà qui est relativement rassurant, mais il y a tout de même une chose que j’ai toujours eu du mal à comprendre dans ce dossier : comment se fait-il que l’on déplace l’UHE sous une forme liquide ? Je veux bien croire que les conteneurs sont à l’épreuve de presque tout, mais le nucléaire est un secteur qui a la réputation de toujours tenter de prévoir le pire du pire, et les risques de catastrophe environnementale seraient presque réduits à néant si l’uranium était solidifié. Alors pourquoi cette obligation de garder l’UHE en phase liquide ?

    Je n’ai trouvé aucun texte qui l’explique, alors j’ai posé la question au prof de génie mécanique (et ancien ingénieur nucléaire) de l’Université de Sherbrooke Marcel Lacroix, qui m’a expliqué qu’en fait, rien n’oblige vraiment au transport liquide. On pourrait en principe vitrifier les déchets radioactifs à Chalk River, puis les embarquer pour la Caroline du Sud, puis les dévitrifier une fois rendu sur place — où des traitements chimiques sépareront divers radio-isotopes encore utiles (comme l’américium-241, que l’on trouve dans les détecteurs de fumée, dit M. Lacroix).

    On pourrait donc solidifier les déchets, mais cela n’en vaudrait pas la peine, plaide le chercheur. Si la quantité total des déchets transportés est impressionnante, à 23 000 litres, M. Lacroix illustre que cela ne représente qu’à peu près la moitié d’une piscine — ou un quart de wagon DOT-111. Et comme ces résidus ne sont pas déplacés en une seule fois, mais auront été divisés en plusieurs dizaines de «voyages» (chacun constitué de plusieurs conteneurs), les quantités transportées à chaque fois sont faibles.

    «On parle de quantités qui se mesurent en termes de litres, ça se tient dans un volume très petit, et d’autre part vous avez les contenants qui sont très résistants, dit M. Lacroix. Et oui, il y a des acides (la partie liquide, ndlr), mais ce ne sont pas des produits explosifs. Dans un seul wagon comme ceux qui sont arrivés à Lac-Mégantic, il y a l’équivalent de deux piscines hors-terre d’hydrocarbures. Alors un wagon comme ça, quand ça pète, ça pète. Mais ici on parle de contenants que vous pouvez porter dans vos mains et qui sont bien emballés. Alors si par hasard il y avait un déversement, ce n’est pas une bombe, cette affaire-là, et dans le nucléaire, ce n’est pas compliqué. On sait comment c’est contaminé, et on ramasse le truc jusqu’à ce qu’on n’en mesure plus avec un compteur Geiger. (…) S’il y avait eu un déraillement de train rempli de matières radioactives comme ça à Lac-Mégantic, eh bien aujourd’hui, on n’en parlerait plus. Il n’y aurait pas eu de perte de vie ou quoi que ce soit.»

    Attention, avertit M. Lacroix, le risque existe toujours. C’est simplement qu’il est réduit énormément par la solidité des contenants, puis «dilué», si je puis dire, dans un grand nombre de petits cargos. Alors, à votre avis : serait-il justifié de solidifier les déchets avant leur déplacement ? Le transport des déchets d’UHE sous forme liquide vous fait-il toujours peur ? Ou préféreriez-vous qu’ils soient entreposés sur place à Chalk River — même si cela implique de multiplier les sources potentielles d’uranium pour d’éventuels (hypothétiques ? imaginaires ?) terroristes ?


    • Tant qu’à moi, il n’y a pas de raison de multiplier les convois dans la mesure ou le volume des déchets est inférieur à 1 wagon DOT-111:

      1 seul voyage, par camion et sous escorte militaire jusqu’à leur destination, avec une équipe de nettoyage en remorque pour être déjà prêt en cas d’accident. Je préférerais toutefois qu’ils soient sous forme solide (pcq quand on compare nettoyer des liquides vs des solides, çà ne se compare pas…)

      Après çà: problème réglé…

    • L’industrie nucléaire prévoit absolument tout… jusqu’à ce que se produise l’imprévu. :)

      Parlez-en à Tepco qui vient d’admettre être dépassée par les événements et a maintenant transférer ses responsabilité de décontamination au gouvernement Japonais.

      Jean Émard

    • Je crois qu’on devrait faire un moratoire de 5 ans sur le transport de cet uranium. Ça nous donnerait le temps de se fabriquer des abris anti-nucléaire au cas.

      @ramses2.1 : On peut bien jouer aux alarmistes, mais il reste que le nucléaire a tué au plus 250 000 personnes depuis un siècle. C’est beaucoup, mais sachant que l’OMS estime à 2 000 000 PAR ANNÉE les décès liés à la pollution due aux hydrocarbures, le nucléaire devient une source d’énergie très inoffensive…

    • “le nucléaire devient une source d’énergie très inoffensive…. ” gazelle2007

      ===

      Et les déchets radio-actifs, hypothèqueront l’environnement pour combien de temps et leur stockage coûtera combien simplement pour leur surveillance, aux générations qui nous suivront ?

      C’est tellement beau de voir les pro-nucléaires pelleter leurs problèmes par en avant. :)

      Jean Émard

    • Tellement inoffensive que les centrales nucléaires n’arrivent pas à trouver des assureurs qui vont prendre le risque d’une catastrophe majeure, alors on refile dont la facture au gouvernement comme on vient de faire au Japon.

      http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/japan/10266309/Japanese-government-to-take-over-Fukushima-nuclear-reactor.html

      Vous voyez une situation inoffensive quand on construit comme au Japon une soixantaine de centrales en plein sur des zones de subduction géologique qui ont une activité sismique parmi les plus intense de la planète ?

      Jean Émard

    • Comme dit Le_Pierre, que l’on transporte ça en un seul convoi sous escorte au trajet secret et qu’on cesse d’en faire un drame. Les conteneurs pour transporter ce matériel sont effectivement testés avec beaucoup de soins et de façon intensive. Mais, c’est certain que si une météorite de la taille de celle qui a tué les dinosaures tombe dessus, il ne résistera pas.

      Hé oui cher ramses2.1, on prévoit ce qui est prévisible. C’est vous qui dites que l’industrie prévoit tout. Personne ne prévoit tout dans rien, nous ne prévoyons que ce qui est raisonnablement probable. L’écrasement de la lune sur la terre par exemple est rarement tenu en ligne de compte dans les analyses de risques. Et Fukushima, c’était un tsunami d’une hauteur comme il ne s’en produit pratiquement jamais. Pour l’heure, il n’y a toujours pas de morts rapportés, le matériel qui a fuit ne fait pas augmenter significativement la radioactivité des océans, ni même près des côtes du Japon. D’ailleurs, ils pourraient filtrer les conteneurs d’eau pour retirer le gros du matériel radioactif et vider le reste dans l’océan sans que ça ne fasse un pli sur la différence. Les forages pétroliers en mer du Nord libèrent plus de radioactivité que Fukushima.

      Mais, la vraie catastrophe aurait été que le Japon s’entête à remplacer ses centrales nucléaires par des centrales au charbon. http://phys.org/news/2013-08-mercury-pacific-fish-decades.html

    • Présentement, on disperse dans l’atmosphère un polluant, le CO2 qui n’est pas très dangereux à petite dose mais qui s’accumule et perturbe notre climat. C’est un grand risque pour les générations futures.

      Les égyptiens ont construit des pyramides qui sont encore debout. On devrait être capable de faire mieux! Est-ce qu’on a vraiment comparé le risque des déchets nucléaires et le risque d’une libération excessive de CO2?

      Est-ce que concentrer trop de matières très radioactives au même endroit n’augmente pas les risques d’émettre beaucoup de radiation?

      La méthode actuelle de transport des déchets de Chalk River fonctionne pourquoi la changer? On vient de découvrir un dépôt de BPC qui s’il brule est un grand risque et qui est situé à quelques mètres de résidences. On devrait quantifier rationnellement les risques et non le faire émotionnellement.

    • @ramses2.1

      Message à caractère informatif :
      https://www.youtube.com/watch?v=6XfzqDTxVJ4

    • @ramses2.1

      Ça reste moins pire que les centrales au charbon, qui hypothèque le présent et notre futur autant du point de vue économique, qu’écologique.

    • Pour ce qui est de l’article, je suis plus ou moins rassurer. Je sais que c’est rare, et c’est presque parano de ma part, mais un viaduc à montréal (et au québec), ça tombe… Donc, juste pour éviter toute paranoia du publique, on devrait les vitrifier (quoique, il y aura encore des parano…) et assurer que l’itinéraire choisi évite les endroit les plus vétuste de montréal.

    • Encore une belle démonstration du manque de logique des écolos, on leur interdit le passage donc les déchets vont rester chez notre voisin immédiat plutôt que d’être localisés à des milliers de kilomètres d’ici dans un endroit encore plus sécurisé.

      Les écolos sont complètement déconnectés il va falloir un jour qu’on arrête de les écouter et qu’on use de logique et de gros bon sens.

    • @legada,

      une centrale au charbon dégage plus de radioactivité dans l’atmosphère que l’ensemble des centrale nucléaires incluant les accidents à ce jour.

      Juste pour donner une idée, un kilo de combustible d’uranium équivant à 136 tonnes métriques de charbon en termes d’énergie produite. La portion très radioactive des déchets représente 3% du volume du combustible usé et contient 95% de la radioactivité. Les centrales nucléaires représentent pour l’instant l’un des moyens les plus importants pour lutter contre les GES. La campagne de salissage à laquelle s’adonnent certains groupes activistes équivaut à se tirer une balle dans le pied.

      L’hydro-électricité nécessite des caractéristiques géographiques particulières et n’est pas disponible à la majorité des pays dans le monde. D’ailleurs, la portion d’énergie d’origine hydro-électrique dans la balance mondiale représente environ 2% de l’énergie produite. Elle est localisée au Canada (Québec en réalité), Chine et Brésil principalement.

      Les énergies renouvelables représentent environ 2% de la production mondiale d’énergie, cela inclut la biomasse, l’éolien et le solaire. La densité d’énergie et le caractère intermittent ne permet pas de croire pour l’instant qu’il soit possible d’alimenter un réseau uniquement avec ces énergies. Et les problèmes environnementaux risquent de surgir dès qu’il faudra produire à très grande échelle les infrastructures requises par ces moyens de production d’énergie. Un panneau solaire présentement met de 2 à 3 ans à produire plus d’énergie que sa fabrication en a consommée. S’il fallait avoir une production tout éolien, il manquerait de béton sur la planète pour construire les tours des éoliennes. Les scénarios les plus jovialistes parlent d’un maximum de 20% de la production mondiale pour ces énergies.

      Le nucléaire représente présentement environ 10% de l’énergie mondiale produite. Tout le reste est de l’énergie fossile: charbon, pétrole et gaz naturel.

      La centrale nucléaire Vermont Yankee sera déclassifiée d’ici 1 an, la compagnie qui en est le propriétaire et qui opère aussi des usines électriques au gaz invoque les prix anormalement bas de l’énergie électrique localement et l’effondrement du prix du gaz pour justifier la fermeture. Dans le cas du Vermont, il est possible de croire que l’énergie de remplacement viendra de nos barrages et donc ne contribuera pas à augmenter les émissions de GES, mais ce scénario s’il doit se répéter ailleurs risque de faire monter les émissions de GES et autres cochonneries dans le cas du charbon et pétrole de façon importante.

      Songez simplement que le Japon voulait se convertir au charbon après Fukushima et songez que l’Allemagne se convertit effectivement au charbon. Le vent pousse les problèmes chez les voisins.

      La lutte n’est pas entre énergies vertes et nucléaire, elle est entre toutes les énergies et les combustibles fossiles.

    • @ramses2.1 “Et les déchets radio-actifs, hypothèqueront l’environnement pour combien de temps et leur stockage coûtera combien simplement pour leur surveillance, aux générations qui nous suivront ?”

      Et le CO2, il disparait par magie ? Les pesticides ? Les déchets industriels ? La destruction de l’environnement, c’est pas du pelletage par en avant ?

      Investissez une heure de votre temps à faire la liste des 1000 principales causes de mortalité et de destruction de l’environnement, et le nucléaire (excluant Hiroshima et Nagasaki) n’en fera pas partie.

    • On pourrait faire comme sur la Côte-Nord et l’incorporer au granulat qui a servi à faire la route 138 entre Havre St-Pierre et Natashquan. Vous ne me croyez pas? Allez prendre une marche dans le coin de Aguanish avec un scintillomètre à la main!!!!!!!!

    • Autre chose concernant la gestion des déchets nucléaires d’origine civile. Comme je l’ai mentionné plus haut, en volume, la quantité de déchets hautement radioactifs est de 3% du total du combustible. Le reste des déchets peut être géré comme n’importe quel site de gestion des déchets. Pour le 3% en volume qui reste, l’enfouissement dans un massif rocheux stable, genre bouclier canadien, est une solution acceptable, même pour 100 000 ans. La croûte terrestre comporte des éléments hautement radioactifs, nocifs et aussi dangereux que ces déchets nucléaires. Ça n’énerve personne de savoir que sous nos pieds il y a ce genre de matériaux et que justement lors des forages pétroliers en haute-mer, ces déchets se retrouve libérés dans les océans. Pourquoi la solution de l’enfouissement est-elle inacceptable?

      La raison est bien simple, il y a une multiplication artificielle des obstacles pour le nucléaire parce que certains individus activistes ont jugé que toute radioactivité était néfaste. Entre autres, le site de «nouvelles» rt.com regorge de ce genre d’articles écrits par des photographes qui s’improvisent chercheurs nucléaires, par des types qui utilisent leur siège dans un organisme qui n’existe plus de 10 ans pour se donner une autorité bidon, et ça marche, auprès des gens pour les alerter sans fondement scientifique à leur démarche. En court, on appelle ça de la propagande et de la désinformation.

      Donc, tout est fait pour qu’aucune solution ne soit jamais acceptable. Bref, le but est de tuer complètement l’industrie nucléaire civile. Toutefois, dites-vous bien que le passage à une énergie au charbon est définitivement plus néfaste et à court terme pour la planète qu’un problème à long terme de déchets nucléaires. Au moins, avec un problème de gestion de déchets, ça reste un problème de gestion de déchets dont le volume est somme toute minime et peut attendre des siècles s’il le faut pour trouver sa solution. Alors qu’avec un problème de GES, de radioactivité dans l’atmosphère et de mercure dans l’eau, les problèmes nécessitent des solutions à court terme qui n’existent pas, même dans l’imagination.

      Quant à l’idée naïve du passage aux énergies renouvelables, le maximum possible selon les prévisions les plus farfelues est de 20%. Disons que ce 20% devient tout ce qui sera produit comme énergie, cela représente des milliards de morts. La population mondiale s’est accrue au XXe siècle, entre autres choses et principalement parce que l’énergie est devenue disponible à bon marché. Ce qui a permis l’industrialisation, l’automatisation, le progrès et ainsi de suite. Divisé ça en cinq et comptez les cadavres. Il faut cesser de croire que le niveau de vie actuel peut être maintenu avec des énergies renouvelables à court terme (un horizon d’au moins deux décennies).

    • @jpthoma1,

      si le granulat est composé de granit, il est normal qu’il soit radioactif. Le niveau de radioactivité est plus élevé dans les régions dont le sol est composé de granit ou de massifs montagneux de granit.

    • “Hé oui cher ramses2.1, on prévoit ce qui est prévisible. C’est vous qui dites que l’industrie prévoit tout.” dcsavard

      ===

      Je dis que l’industrie nucléaire a tellement confiante aveugle dans ses mesures de sécurité qu’elle construit des centrales à cheval sur les zones sismiques les plus actives de la planète.

      Si c’est pas de la suffisance qui frise l’arrogance corporative, je me demande ce que c’est ?

      Par contre ce que je sais c’est que ce sont les générations futures qui vont recevoir la facture finale.

      Jean Émard

    • “Ça reste moins pire que les centrales au charbon, qui hypothèque le présent et notre futur autant du point de vue économique, qu’écologique.” Dhmo

      ===

      On sait tout ça mais la différence est que l’industrie du charbon ne s’est jamais présenté comme une industrie aux normes de sécurité exemplaire comme l’a fait l’industrie nucléaire.

      Jean Émard

    • ” le matériel qui a fuit ne fait pas augmenter significativement la radioactivité des océans”

      ===

      Il a simplement fait augmenter le niveau d’alerte su stade 3.

      http://fr.euronews.com/2013/08/28/fukushima-les-autorites-confirment-le-niveau-de-gravite-de-la-fuite-d-eau-/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:%20euronews/fr/news%20%28euronews%20-%20news%20-%20fr%29

      Les passager de l’ascenseur sont priés de mettre fermement la main sur la rampe pour le reste du trajet.. MDR

      Jean Émard

    • @ramses2.1,

      non, c’est bien vous qui ironisiez en disant que l’industrie prévoyait tout. Elle n’a jamais prétendu ça. D’autre part, je vous ferai remarquer que l’accident de Fukushima n’a rien à voir avec les failles qui quadrillent le Japon et que l’accident n’a pas pour cause la fissure des enceintes de contention qui sont toujours intactes. Vous êtes mal documenté sur l’accident, faudrait user de prudence dans vos affirmations. C’est un tsunami exceptionnel (donc une vague, pas un tremblement de terre) qui a causé l’accident. Et seules les piscines de refroidissement du combustible usé sont en problème.

      Savez-vous ce qu’est le niveau d’alerte 3? L’échelle en comporte 7.

    • “Vous êtes mal documenté sur l’accident, faudrait user de prudence dans vos affirmations. C’est un tsunami exceptionnel (donc une vague, pas un tremblement de terre) qui a causé l’accident” dcsavard

      ===

      Hola, c’est moi qui est mal renseigné et c’est vous qui ne comprenez pas qu’un tsunami est causé par un tremblement de terre ?

      À chaque tremblement de terre il y a risque de tsunami. Et encore plus dans cette région du monde qui repose sur une zone de subduction majeure.

      Jean Émard

    • “Savez-vous ce qu’est le niveau d’alerte 3? L’échelle en comporte 7.” dcsavard

      ===

      On sait ça et on sait aussi qu’on vient de passer d’un coup du niveau 1 au niveau 3.

      Attachez vos ceintures car la catastrophe est loin d’être sous contrôle.

      Jean Émard

    • @dcsavard Telco avait été avertie du risque 10 ans avant les événements. L’entreprise n’a pas pris les précautions nécessaires. Néanmoins, si on regarde froidement la situation, on se doit de constater qu’une centrale nucléaire, c’est incroyablement robuste.

    • @ramses2.1,

      ben oui mon cher ramses2.1 et les tremblements de terre sont là parce que la terre existe et la terre existe parce que le système solaire est là. Bref, on pourrait aussi dire que tout ça est causé par l’existence de l’univers et ça nous avancerait beaucoup.

      Vous êtes franchement de mauvaise foi, les discussions tournent toujours au ridicule avec vous.

      Pour ce qui est du niveau 3, sachez que la recommandation est de filtrer l’eau et de la rejeter à la mer. La catastrophe que vous désirez tant n’aura pas lieu.

      @yvan_dutil,

      le seul manque de TEPCO dans ce dossier au niveau de la prévention aura été de mettre les sources d’énergies secondaires pour assurer le fonctionnement du système de refroidissement à trop basse altitude, elles ont été atteintes par le tsunami. Autrement, il ne se serait rien passé.

      Pour la gestion du problème, ils ont été merdique d’un bout à l’autre. Et c’est particulièrement relié à la mentalité japonaise de ne pas perdre la face et de toujours en référer au patron avant de faire ce que tout le monde sait qui doit être fait.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    octobre 2014
    D L Ma Me J V S
    « sept    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Archives

  • publicité