Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Jeudi 15 août 2013 | Mise en ligne à 13h22 | Commenter Commentaires (26)

    Surfer sur de la mousse au chocolat

    Quand on nous dit que l’eau de la Chaudière contient 394 000 fois plus d’un composé pétrolier dangereux — les «hydrocarbures aromatiques polycycliques» (HAP) cancérigènes — que les normes environnementales pour les eaux de surface, tout le monde s’inquiète tout de suite et beaucoup, pour des raisons aussi bonnes qu’évidentes. C’est ce qu’ont fait mardi soir la Presse canadienne et Radio-Canada, rapportant en primeur les résultats d’analyses chimiques réalisées pour le compte de la Société pour vaincre la pollution (SVP) et de Greenpeace.

    J’ignore quels ont pu être les échanges entre les journalistes et les militants, quelles questions ont été posées (ou non) et quelles réponses ont été données. Mais pour avoir fait hier une entrevue avec le co-président de la SVP Daniel Green, je sais maintenant ceci : ces rapports de presse auraient absolument dû donner plus de détails sur la méthodologie de l’exercice. Beaucoup plus de détails…

    À lire ces deux textes, on a la nette impression que c’est l’eau de la rivière qui contient près de 400 000 fois plus de HAP cancérigènes que la norme, ce qui semble contredire les données révélées hier par le ministre de l’Environnement Yves-François Blanchet. Mais ce que M. Green m’a expliqué ici, c’est que la démarche de la SVP était complètement différente de celle de l’Environnement, dont les fonctionnaires échantillonnent l’eau à plusieurs endroits de la Chaudière depuis le week-end du 6 juillet. La SVP a demandé aux gens du coin s’il y avait des endroits précis où le pétrole flottant sur l’eau s’accumulait. Et non seulement elle est allée prendre ses échantillons là-bas, mais ce n’est pas vraiment de l’eau à proprement parler qu’elle a prélevé. C’est plutôt la «mousse au chocolat» (forme que prend le pétrole sur l’eau après un certain brassage) et la couche d’hydrocarbures qui flottaient qui ont été échantillonnées.

    «Nous voulions caractériser la pollution, et c’est ce que nous avons fait», dit M. Green. Le tableau de la SVP ne parle d’ailleurs pas d’«eau», mais plutôt de «pétrole en phase flottante», d’«huile flottante» et de «skim d’huile sur l’eau».

    Alors quand on nous dit que les taux de HAP cancérigènes dépassaient de 400 000 fois les normes pour les eaux de surface, eh bien on ne doit désormais plus s’en surprendre : ce n’est rien d’autre que normal, parce que ce qui a été analysé n’était pas de l’eau. Et comme on ne trouve cet élément (crucial) d’information nulle part dans les textes de mes collègues, je retiens de tout cela la désagréable impression que, sciemment ou non, ils m’ont fait faire du surf sur de la mousse au chocolat.

    Encore une fois, j’ignore à qui incombe la faute de ce… comment dire… «malentendu». Mais à en juger par la franchise avec laquelle M. Green — un bonhomme bien intéressant par ailleurs, dont les réponses sont directes et bien articulées, une joie à interviewer — a abordé ce point avec moi hier, il faut conclure a priori que mes collègues n’ont pas posé toutes les bonnes questions. Et que beaucoup de gens ont maintenant une fausse idée de la réalité à cause de cela.


    • Merci beaucoup pour cet article. Encore une fois du tres solide travail de votre part.

      Je ne comprends pas du tout pourquoi ce blogue se retrouve dans les bas fonds des listes de blogues de lapresse.ca. C’est tout simplement le meilleur et le plus important.

    • M. Cliche, je crois que vous démontrez qu’est-ce que la désinformation.

      Le journaliste est en quête d’une bonne histoire et le militant est en quête d’arguments pour convaincre les autres de son point de vue. Parfois, omettre une information permet au journaliste d’avoir son histoire et au militant d’avoir son argument.

      Cette technique de la désinformation est d’abord destinée à la manipulation de l’opinion des autres et à servir des intérêts personnelles.

      Les gens n’usent pas toujours volontairement de la désinformation, loin de là, mais il ne faut pas être naïf non plus. Surtout lorsqu’elle vient de professionnels de la communication.

      Bref, très bon blogue que celui-ci !

    • Chapeau, Excellent travail journalistique comme il devrait être fait … parfois il faut avoir le courage de remettre les pendules à l’heure …

      Green peace et SVP ( ce dernier qui est plus ou moins un organisme mais peut être plus la créature de M Green lui même, dont les sorties médiatiques fracassantes ne sont pas toujours mesurées en fonction des faits ) ne risquent pas d’augementer leur crédibilité surtout en lançant des balounes pour la gallerie…

      Lors de discussin précédente sur ce blogue sur les méthodologie des sondages on a fait grand état des méthodes et de leur précision … Or l’échantillonnage en chimie ou en biochimie est au moins aussi importante que le résultat lui même car il nous dit que représente un résultat …

      Aucune analyse ne peut être pris au sérieux a moins de préciser quel type d’échantillonnage on a fait et que peut représenter cet échantillonnage . Sur les petits échantillons on utilise non pas des courbes normales mais des courbes de Student’s un distribution qui s’adapte beaucoup plus préciséent à ce genre de travail et normalement une analyse sérieuse doit obligatoirement connaitre la représentativité de son échantillon c’est l’ABC du controle de qualité tel que pratiqué dans l’industrie alimentaire tous les jours …

      Demander aux gens ou sont les «trous a marde» et aller spécifiquement échantillonner directement juste là… est à l’extrême limite de l’honnêteté…

      Dire la vérité est bien mais ne dire que celle qui fait votre affaire et omettre discrètement le reste y a une marge pourtant certains anciens chroniqueurs qui se faisaient un «Devoir» et n’hésitaient pas à se vanter de ne dire que la vérité on souvent «oublié» certains faits qui sont plus important que le juteux de certains de leurs articles … l’Omission est une arme a double tranchant…

    • Ça ne peut pas être juste un malentendu.

      Pourquoi comparer le taux de HAP cancérigènes dans du pétrole en phase flottante avec le taux que les normes recommandent pour les eaux de surface? Quel est le rapport?

      C’est comme si l’étiquette de mon pot de yaourt indiquait le taux de matières grasses se trouvant dans le plastique du pot, plutôt que dans le yaourt lui-même. Parlerait-on de malentendu?

    • Je suis quand même déçu. Je n’ai pas pris de dessert ce soir et la mousse m’a attiré. J’y ai lu un très bon article particulièrement désopilant. Mais je reste sur ma faim de carbohydrates, acide stéarïque, théobromine, catéchine, épicatéchine et l’inspirant phényléthylamine. :-)

    • La mousse de pétrole est très cancérigène alors que la gelée de pétrole, la bonne vieille Vaseline, ne l’est pas !! Ha ben cout’donc !!

    • Je pense que ce que cet épisode illustre par-dessus tout, c’est l’isolation croissante des cultures associées aux diverses professions. Rare est le journaliste qui a suffisamment de culture scientifique pour avoir les bases conceptuelles nécessaires pour orienter ses questions d’une manière intelligente et efficace dans un domaine scientifique. Le résultat est que le journaliste se fait promptement taper sur les doigts pour avoir débité des inepties sur la place publique, au risque de son avenir professionnel.

      Pensez-vous que cet hypothétique journaliste ou ses collègues vont se précipiter pour couvrir un autre sujet d’une perspective scientifique? Ils choisiront plutôt de parler de ce qu’ils comprennent, ou d’aborder les histoires d’une perspective « populaire », considérant que le risque de toucher à la science est trop grand et n’en vaut pas les conséquences potentielles. Ceci maintiendra et renforcera le mur entre le journalisme et les sciences. Le traitement des sciences devient ainsi réservé aux spécialistes, tel notre hôte JFC (merci d’être là en passant), la science s’occulte ainsi progressivement vers la périphérie de la conscience populaire.

      Comment faire pour intégrer un minimum de culture scientifique dans la formation journalistique de base – là est la question. En attendant, le commun des journalistes continuera de se mettre le pied de la bouche en raison d’une ignorance paradoxale de la réalité scientifique qui les entoure. En ce qui me concerne, ce n’est qu’un argument de plus en faveur d’une culture générale. Comme le disait Robert Heinlein : « la spécialisation c’est pour les insectes ».

    • Merci beaucoup pour l’article. Je me doutais qu’il y avait anguille sous roche. Il y a un bon bout de temps que j’accorde peu ou pas de crédibilité à ce type d’organisations, justement en raison de leur propension à cibler et rapporter ce qui susceptible d’accréditer leur cause.

    • @Le_Pierre Le problème en est un de culture du milieu des médias. JFC est le seul journaliste spécialisé en science de Gesca; Le Devoir à une journaliste (Amélie Boivin); L’Actualité une (Valérie Borde) et le groupe québécois une journaliste depuis peu.

      Il me semble que c’est pas beaucoup dans une société technologique comme la notre.

      De mémoire, La Presse a Mathieu Perreault et François van Hoenacker.
      JFC

    • @JFC Mathieu Perreault fait effectivement du journalisme scientifique (et religion). Je l’ignorais, car je n’ai jamais eu à faire à lui. Un ingénieur chimiste dans le média, c’est rare. François van Hoenacker ne semble plus couvrir la science.

    • Ça fait des pas mal moins bons titres articles d’allez dans des détails comme ça.

      Imaginez: Le pétrole échantillonné dans la chaudière contient 100% de pétrole.

    • @yvan_dutil

      Je crois que le problème est effectivement culturel, mais qu’il n’est pas confiné à la culture médiatique. Nous vivons dans une société technologique mais nous avons structuré notre système d’éducation de telle sorte que l’acquisition d’un culture scientifique soit optionnelle et réservée à une minorité de spécialistes. Le CEGEP est un pas dans la bonne direction en ce qu’il vise l’acquisition d’un fond de culture commune, mais même là il n’y a pas d’obligation à s’exposer même minimalement aux sciences.

      Les conséquences peuvent se voir partout: chez nos journalistes, mais aussi nos enseignants, nos décideurs, nos entrepreneurs, etc.

    • @Le_Pierre
      “mais nous avons structuré notre système d’éducation de telle sorte que l’acquisition d’un culture scientifique soit optionnelle et réservée à une minorité de spécialistes.”
      Ca a toujours été comme ça. Non ?

    • @gl000001 Il me semble que la division culturelle en deux mondes différents est une récente. Les cursus du XIXe siècle étaient pas mal moins séparés. D’après ce que j’en comprend, le problème vient de l’évolution rapide des connaissances scientifiques au XXe siècle qui est rapidement apparu comme une menace pour les humanité, spécialement pour les lettres. En effet, les réflexions des penseurs classiques deviennent rapidement obsolète, car elle ne peuvent tenir compte du savoir accumulé récemment. C’est la même chose pour certains outils intellectuels qui ne tiennent pas la route face aux nouvelles façon de travailler. Un exemple classique est le «débat» en Alain et Einstein sur la nature du temps. On sait qui a gagné.

      Alors, les humanités (particulièrement les lettres) se sont réfugiées dans leurs terres. Alors, pour des raisons commerciales, on s’assure que les étudiants de ses domaines est le moins de contact possible avec ce qui se passe de l’autre coté de la rue. Cette logique est tenue jusqu’au point de l’absurde. Ainsi, en sciences politiques, on ne peut pas donner de cours sur les modes de scrutin qui tiennent comptent des progrès dans ce domaine depuis 50 ans. De sorte, que les propositions de réforme ne dépassent jamais le copier-coller de ce qui existe déjà.

    • C’est la nature de la bête médiatique que de tendre a toujours offrir la version sensationnaliste quitte a fausser quelque peu la présentation. Mais il ya plus que cela, il y a tout un pouvoir lié aux médias et a l’information, et du coup une certaine habitude a être de service pour des intérêts particuliers, et l’habitude a tronquer l’info pour mieux servir l’allié de l’instant.

      Ici monsieur Green a beau être un vieux militant dont on ne doute pas des bonnes intentions le fait est tout de même que a la question,

      «J’ignore quels ont pu être les échanges entre les journalistes et les militants, quelles questions ont été posées (ou non) et quelles réponses ont été données.»

      La réponse se trouve simplement dans le communiqué de presse même de SVP qui contient toute une série de niveaux de concentration trouvés dans cette mousse et qu’ils appliquent a des normes d’eau de surface. On y retrouve donc des chiffres de dizaine et de centaine de milliers de fois dépassant les normes. On se fait même servir un 7 millions… Ce que le/la journaliste a dû trouver trop gros pour l’incorporer au topo sans faire tomber toute crédibilité, même pour le plus badaud des lecteurs/auditeurs. SVP est le fomenteur de ce spin médiatique.

      http://tinyurl.com/l7b7scz

      Il y a manifestement glissement de ceux qui se présentent comme groupe environnementaux et qui tendent vers une utilisation pernicieuse des médias ou l’on n’hésite pas diffuser n’importe quoi comme info pourvu qu’on agite le public et qu’on arrive a ses fins.

    • M. Green et la SVP ont souvent fait bouger les choses.

      Le Ministère tardait à publier les résultats de ses analyses. La population est composée de plusieurs groupes de personne qui ont des formations diverses et dont plusieurs sont capables d’analyser ces données et de pas se contenter d’une réponse du type: “On a fait des analyses et tout est sous contrôle.”

      Et à quoi pouvait-on comparer ces résidus qui étaient à la surface de l’eau? Aux normes de contamination des sols?

      La SVP a agit dans le cas des résidus de Lasalle-Coke qui ont été perdus qui ont été retrouvés par la police suite à une plainte de vol de résidus de la SVP alors que les fonctionnaires du gouvernement les recherchaient sans les retrouver. Ces résidus sont maintenant dans un site de déchets toxiques à coté du centre d’achat Angrignon dans l’Arrondissement de Lasalle qui n’est pas vraiment identifié et peu de personne connaissent son existence.

      Dans le cas des lagunes de Mercier, la SVP a participé activement aux pressions qui ont obligé le gouvernement à agir. Trente ou quarante plus tard, on continue à traiter les eaux contaminées de ces sablières pour éviter que les contaminants se dispersent davantage.

      Par expérience, la peur des médias oblige bien des gens à agir. C’est l’huile qui permet aux divers engrenages de la société de bouger plus facilement.

    • @legada Le problème est qu’à chaque fois qu’un groupe écologiste ne sont un truc semblable, il perd de la crédibilité et en fait perdre à tous les autres. L’AQLPA a perdu beaucoup de crédibilité avec sa croisade sur les compteurs «intelligent». C’est une indication de manque de jugement selon moi.

    • On dira ce que l’on voudra. Je ne tiendrai pas rigueur tant que ça aux journalistes. SVP pouvait très bien clarifier dès le départ la portée de ce qu’ils ont fait. Ils ont été intentionnellement obscurs à ce que je comprend puisqu’il fallait que les journalistes leurs tirent les vers du nez pour savoir qu’effectivement ce résultat avait une portée bien moins grande que ce que le communiqué laissait croire dans sa formulation.

      Alors, bien désolé, mais c’était à SVP de bien expliquer sa position. Ils sont fait dans le flou artistique parce que ça servait leurs intérêts et dès qu’ils ont eu affaire à un journaliste trop curieux, ils ont mis cartes sur table. Ils n’avaient guère le choix de la jouer collaborateurs, autrement ils passaient à la moulinette.

      Tout ça n’est que tentative de manipulation des média. Qui dans ce cas si et bien d’autres touchants à la chose scientifique sont complètement manipulables.

      Un autre exemple récent, regardez le genre d’article que Le Devoir a publié à la veille des élections sur le film concernant Gentilly-2 qui n’était qu’un film de propagande sans aucun fondement scientifique.

    • Corrections:

      Second paragraphe: «Ils ONT fait dans le flou…»

      Troisième paragraphe: «Qui dans ce cas-CI et …»

    • @yvan_dutil
      Qu’est-ce qui empèche les gens de faire plus d’un bacc ou une maitrise dans un autre domaine ?

    • @gl000001 En théorie rien, mais en pratique il y a pas mal de barrières. Par exemple, il est quasiment impossible de passer d’une discipline non scientifiques vers une discipline scientifique. J’ai un copain qui a doctorat en physique et un en philosophie, mais je n’ai jamais vu quelqu’un faire le chemin inverse. Il y a bien quelques étudiants qui suivent des cours de culture scientifique, mais il s’agit de l’extrême minorité. D’autre part, si vous faites le chemin inverse et passer des sciences naturelles vers les humanités, vous allez avoir des bâtons dans les roues. Ce n’est pas évident de faire une maitrise quand tu n’as pas de bacc dans le domaine que tu convoites. En encore faut-il tomber sur quelqu’un qui est ouvert d’esprit, ce qui n’est pas trivial.

      Bref, si l’étanchéité n’est pas parfaite, elle est suffisamment grande pour isoler les deux cultures.

    • Est-ce vraiment nécessaire de faire un bacc ou une maitrise dans un autre domaine pour un journaliste qui a un cours universitaire?

      On est devant l’échec de la culture générale qui devrait contenir un volet scientifique, soit un peu de chimie, de physique, de biologie, de mathématique incluant en particulier les statistiques , un volet sur l’histoire et la société, etc.

      Tout journaliste devrait comprendre les subtilités des échelles sur un graphique, de lire les notes en bas d’un tableau, de comprendre ce qu’est un échantillon représentatif, de prendre une calculatrice (ou de faire un calcul mental) pour évaluer la variation d’une valeur, d’évaluer un phénomène par rapport à une tendance et pas par rapport à la dernière année.

      Si la majorité des adultes avait ce minimum de connaissance et serait capable de les utiliser, beaucoup de fraudeurs, beaucoup de beau parleur auraient beaucoup de difficultés.

      Cela demande une certaine réforme de l’enseignement. Je me souviens du cours de calcul différentiel et intégral 101 au CEGEP. Dans le livre utilisé pour le cours, le premier chapitre indiquait à quoi pouvait servir le calcul différentiel et intégral. Le professeur a dit au début de la session, de ne pas lire ce chapitre, ce n’était pas important. Moi, j’avais commencé à le lire dans l’autobus, j’ai terminé ce chapitre et ça m’a fortement motivé dans ce cours.

      Personnellement, je dis toujours à mes enfants et leurs amis qu’au secondaire on apprend des connaissances qui vont nous servir toute notre vie. La biologie va nous permettre de comprendre ce qu’un médecin va nous dire lorsqu’on le consulte. La physique est très utile pour conduire une auto. La chimie peut aider à faire de la cuisine. Les mathématiques nous donnent la logique pour ne pas se faire avoir par les gens malhonnêtes.

      Malheureusement, on prend pas assez de temps pour expliquer pourquoi on doit apprendre ces connaissance et à quoi ça peut servir. Le résultat est qu’on a beaucoup de spécialistes qui ont peu de connaissances générales.

    • @legada Vous avez parfaitement raison. La culture scientifique nécessaire au quotidien est vraiment pas compliquée. J’ai commencé à travailler sur un livre qui traite de la culture scientifique du point de vue du physicien. La table des matière contient 6 sections. La plus grosse c’est les maths. On vise 60 pages, mais cela sera moins. On vise une dizaine de pages pour la physique, pour la chimie et la biologie. S’ajoute une vingtaines de page sur la méthode scientifique. N’allez pas me faire croire que ce n’est pas à la portée de tous!

    • @yvan_dutil
      Un livre comme ceci :
      http://www.editions-tredaniel.com/minutes-pour-comprendre-les-50-plus-grandes-theories-scientifiques-p-3898.html

    • @yvan_dutil
      Ca n’est évidemment pas à la portée de tous. Le QI suit une courbe normale.

      Regardez les commentaires ici sur un sujet très simple:
      http://www.meteomedia.com/poll/result/avezvous-install-des-ampoules–del–la-maison/9809
      Ce sont des calculs simples qui leur ferait sauver de l’argent et une bonne gang ne les comprennent pas !!!

    • @gl000001 Non, c’est bien trop compliqué! On veut écrire un truc simple décrivant les outils intellectuels qu’utilisent les physiciens au quotidien.

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