Sciences dessus dessous

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  • Jean-François Cliche

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    Lundi 8 juillet 2013 | Mise en ligne à 16h14 | Commenter Commentaires (22)

    Quelques chiffres sur le transport de pétrole par train

    Source : PHMSA

    Source : PHMSA

    Le transport de pétrole est-il 40 fois plus sécuritaire par pipeline que par train, comme l’estimait Ultramar en 2007 pour défendre son projet de pipeline ? Est-ce que c’est seulement trois fois, comme le suggérait hier le Globe and Mail ? Ou est-ce que ce sont plutôt les voies ferrées qui sont plus sécuritaires, comme le prétend l’industrie ferroviaire ?

    On pourra trouver des éléments de réponse fort intéressants dans les chiffres de ce rapport publié en 2010 par la Pipeline and Hazardous Material Safety Administration (PHMSA), qui supervise le transport de matières dangereuses aux États-Unis. Le tableau 2 (page 24/30), que je reproduis ci-haut, montre le taux d’accident «sérieux» (qui cause au moins une hospitalisation ou un mort, cause au moins 50 000 $ de dégâts ou provoque un incendie ou une explosion non voulue) par distance parcourue de 2005 à 2009. À tous les 1000 km (j’ai tout converti en système métrique, d’où les chiffres qui ne sont pas les mêmes que ceux du tableau), le transport par pipeline occasionne en moyenne 0,011 accidents sérieux, contre 0,156 pour la voie ferrée. Compté de cette manière, le bilan des pipelines est donc 13,9 fois meilleur.

    Cependant, on peut aussi penser que les accidents qui surviennent avec certains modes de transport sont plus susceptibles de causer des blessures que d’autres — par exemple, on peut supposer qu’un accident de camion est plus dangereux pour le conducteur qu’un accident de pipeline ne l’est pour les opérateurs du réseau. C’est pourquoi, d’après ce que je comprends en tout cas, les auteurs du rapport ont compté séparément, pour le rail et la route, les accidents sérieux où c’est le déversement (et non une collision) qui a directement causé des blessures ou des décès. Cela donne les chiffres entre parenthèses dans les deux premières lignes, mais même en comptant de cette manière, les pipelines demeurent trois fois plus sécuritaires que les trains.

    Notons cependant que ces données ne tiennent compte que de la distance, et non des quantités transportées. Ainsi, un tracé de pipeline est compté une seule fois, alors qu’un trajet de train effectué X fois sera comptabilisé X fois — ce qui embellit le bilan ferroviaire, puisqu’il faudrait de très nombreux «voyages» de train ou de camion pour remplacer un pipeline.

    Je soulignerai enfin une dernière statistique de ce document. Le prof de génie chimique de la Polytechnique de Montréal Gregory Patience me faisait remarquer ce midi que les chemins de fer passent souvent proche de zone densément peuplées, ce qui est beaucoup plus rares dans le cas des pipelines. Or la PHMSA a aussi classé les victimes de 2005 à 2009 selon qu’elles faisaient partie du public ou qu’elles travaillaient pour l’industrie du transport (voir p. 26/30). Il faut éviter de trop en lire là-dedans parce que les chiffres sont très bas et donc, très sujets aux fluctuations aléatoires, mais le rail demeure le seul mode de transport de matière dangereuse qui fait plus de morts chez le public que chez les employés de l’industrie, son ratio étant de 10 pour 2 de 2005 à 2009. Les pipelines, eux, ont faits 3 victimes «civiles» et 9 dans l’industrie.

    Encore une fois, cela peut être le fruit du hasard, mais il est aussi possible que cela reflète le fait que les chemins de fer passent plus proche des villes que les pipelines.

    Et bien entendu, on peut aussi affirmer que tout cela est un faux débat, comme me le disait le porte-parole d’Équieterre Steven Guilbeault, plus tôt en journée. «Même si ces pipelines-là sont construits, on va continuer à acheminer beaucoup de pétrole par train de toute façon. (…) C’est sûr qu’il faut faire le débat sur la sécurité, le type de wagon utilisé et la clause grand-père qui permet d’utiliser des wagons qui ne répondent plus aux critères actuels, mais il faut aller au-delà de ça. Tant que nous resterons dépendants du pétrole, il va continuer d’y en avoir beaucoup sur nos routes, sur nos rails et sur nos voies navigables. On s’en sort pas.»


    • On est tellement habitué à cotoyer l’essence que la plupart des gens considèrent ce liquide comme totalement innofensif …. fréquemment on voit des gazage de tondeuse la cigarette au bec comme si de rien n’étais …..Oui bien sur c’est la «vapeur» d’essence qui détonne pas le liquide mais pourtant sur 100 personne probablement aucune n’est consciente que l’essence est quand même très explosive,pour ajouter à vos chiffres : une tasse d’essence vaporisée et enflammée a le pouvoir détonnant de CINQ bâtons de DYNAMITE réguliers !

      Pourtant il est totalement interdit de posséder un baton de dynamite en vertu de la loi et les permis pour la manipuler sont très sévère …. Mais pour transporter des tonnes de pétrole il suffit d’une petite affiche blanche marqué danger en arrière du train et aucune autre exigence n’est requise. C’est totalement la responsabilité du transporteur….et si on tombe sur nimporte qui genre des bretteux pas trop responsables ben c’est pas la petite affiche blanche de transport canada qui risque de nous protéger!

      Mais pourtant même si il vaut mieux s’assoir sur un baton de dynamyte que sur un bidon d’essence la plupart d’entre nous ont un jours ou l’autre fait une »ride« sur un véhicule avec quelques dizaines de gallons d’essence entre les deux jambes sans aucune crainte….

      Ben la on est peut être dû pour un petit resserrement des normes….

    • J’aimerais voir des chiffres sur de plus longues périodes et pour les incidents sérieux je regarderais aussi les catastrophes en comptant le nombre de morts.

      Cela m’apparaît normal que les accidents en camion soient plus fréquents mais une catastrophe en train quand le train déraille au mauvais endroit va faire plus de victimes. Et un pipeline ? Il faudrait regarder sur 30 ans et même plus su des accidents très graves ce sont produits et là les dégâts environnementaux et les pertes de vie doivent être importantes.

      Cela fait penser à l’avion qui est le moyen de transport le plus sécuritaire… Et on peut comparer avec le vélo… Quelles sont les probabilités de rester vivant si l’avion s’écrase ? Quelle est la probabilité de vous tuer ou de faire d’autres victimes dans un accident de vélo aussi nombreuses que dans l’avion ?

      http://blogues.lapresse.ca/desiront/2009/06/04/lavion-reste-le-moyen-de-transport-le-plus-securitaire/

      Plus sécuritaire, certes mais quand un accident vraiment grave arrive cela fait plus de dégâts…

    • J’ai regardé aussi une liste d’ accidents, non-exhaustive de pipeline aux États-Unis depuis 2000 sur Wikipedia. Il y en a des sérieux mais rien comme celui que je viens de voir arrivé en Afrique ( minimum 150 morts ) en 2006 :

      http://www.guardian.co.uk/world/2006/may/12/oil.business

      Étaient-ils plus négligents en Afrique ? Cela arrive moins souvent mais quand un accident grave arrive cela peut faire des assez gros dégâts ! C’est cela ma supposition.

      Bon mais on a besoin de pétrole et tous ses moyens de transport là doivent continuer à exister en attendant peut-être dans le futur réduire notre dépendance…

    • Lors de mon dernier voyage en Europe, j’étais assis dans un avion qui transportait de chaque coté de moi plus d’un quart de million de litres de “jet fuel”. Imaginez si un accident s’était produit. Je ne serais pas là pour en parler!! Je suis d’accord avec l’équiterrien Steven Guilbeault. Il faut éliminer le pétrole. D’ailleurs, Amir Khadir en a fait la démonstration en fin de semaine en se télétransportant à Lac-Mégantic pour passer le même message à la population. L’avenir en matière d’énergie, c’est l’avoine, cette source magnifique de “horse-power”! Avoine BIO évidemment!

    • Super travail! J’ai cependant un petit bémol. IL faudrait normaliser par unité de matériel transporté pas par km. Un wagon de chemin de fer contient prut être 10 fois plus de pétrole qu’un camion. Le risque au km pour transporter un litre de pétrole doit donc être divisé par dix.

      Normalement, le train est un des moyens de transport les plus sécuritaire. C’est ce que l’on disait moi et ma femme, deux minutes avant que notre train déraille ;)

    • Est-ce qu’on sait ce que contenait ces wagons ? Du brut ? De l’essence ? J’imagine que ça n’a pas la même inflammabilité et ça a un potentiel de danger différent.

      On remarque aussi que les normes de transport sont là surtout pour protéger la matériel. On ne peut passer dans un tunnel avec des liquides inflammables à bord. Pas pour protéger les gens mais pour éviter que le tunnel ne soit endommagé s’il y a un feu et que la route soit bloquée des mois.
      Pendant ce temps-là, on peut faire passer 75 wagons de pétrole dans un village. Si la voie est endommagée, les trains passeront par un autre chemin. No problemo.

      @mononke
      Donc, ce que vous dites, c’est que certaines personnes ont une bombe entre les deux jambes ?

      C’est du brut léger que contenaient les wagons.
      JFC

    • Je pense pour ma part que votre texte, M. Cliche, met surtout en évidence qu’on ne peut comparer directement de tels moyens de transport du pétrole. Il me semble que la manière la plus juste de les comparer serait par litre de pétrole transporté/km.

      Mais même cela ne décrira pas la réalité sociologique et écologique de la chose: les chemins de fer ont été bâtis avant l’arrivée du moteur à essence, en fonction de desservir le plus grand nombre, à la fois en transport de personnes que de marchandises. Quand c’était la vapeur qui faisait avancer le train, les risques étaient somme toute minimes.

      Mais là on parle d’une substance dangereuse. Et on passe par le milieu des agglomérations; s’il y avait des études d’impacts actuellement pour le transport ferroviaire de telles substances, il y a fort à parier qu’on éviterait les agglomérations. Il y aurait probablement des voies de contournement pour ces produits.

      Dans le fond, c’est parce qu’on vit avec ce qui a été décidé voilà 50, 100 ou 150 ans. Et il y a aussi un élément que j’appellerais de “complexité” qui s’ajoute. Je lisais ce matin la déclaration du président de MMA qui blamait les pompiers de Nantes (qui supposément n’auraient pas respecté la procédure), et l’opinion de plusieurs internautes sur la façon dont les freins fonctionnent sur un train. C’est un phénomène qui est bien connu; plus il y a de détails techniques à connaitre pour opérer un équipement adéquatement, plus il y a de chances pour qu’une catastrophe se produise.

      Shumaker a écrit “Small is beautiful”; on pourrait ajouter, “Simpler is better”.

    • @jpthoma1
      Un auteur de science-fiction a décrit dans une nouvelle, un monde futur sans essence ni électricité. Ils utilisaient des catapultes géantes et de grands filets pour se déplacer au travers de la ville.

    • @le_cyclope Le problèmes est qu’on aimerais que le risque soit nul. Or, si on ajoute des mesures de sécurité pour réduire les risques à un certain point, ces mesures constituent elles-mêmes des risques supplémentaires. Dans une société technologique comme la notre, ce genre d’accident est bien mineur comparé aux véritables risques critiques dont on ne veut pas tenir compte.

    • Ce que dit Steven Guilbeault n’est pas tout à fait exact, dans le sens que ça façon de s’exprimer laisse supposer que la situation serait inchangée avec des pipelines. Ce qui est faux. Présentement, la demande très forte pour le transport par train fait que les vieux wagons qui ne devraient plus servir se louent encore à prix d’or parce qu’il est impossible de produire des nouveaux wagons à un rythme suffisant pour combler le besoin. En installant des pipelines, oui il y aura encore du transport par train, mais la pression pour utiliser les vieux wagons devrait diminuer d’un cran ou deux. Ce qui permettrait alors d’augmenter la sécurité du transport par train pour ce genre de marchandise.

      Ensuite, quand bien même nous ne transporterions plus de pétrole par train, nous transportons d’autres marchandises dangereuses et parfois bien plus dangereuses que le pétrole. Qui se souvient de l’accident de Mississauga en 1979?

    • Tout dépend de ce que l’on entend par sécuritaire. Un déversement sans victime cause aussi des risques de santé et autres, plus difficilement mesurables.

      Une comparaison que je trouve juste et égalitaire est le nombre de gallons déversés par milliards de gallons transportés, indépendamment du nombre de victime trop peu nombreux statistiquement de toute façon comme mentionné.

      http://www.environmental-research.com/erc_papers/ERC_paper_16.pdf
      Le tableau se situe en haut de la page 9.

      Oil Spillage Per Transport (Gallons Spilled/Billion Gallons Transported)
      Pipeline / Vehicles / Rail
      Crude total 38.3 / 15.5 / 80.1
      Refined total 8.8 / 595.4 / 399.3

      “Analyses of volume spilled per volume transported indicate that for crude, rail transport results in more than twice as much spillage than pipelines, and five times as much as motor carrier or vehicular transport. For refined products, pipeline transport is the least risky mode. Rail transport results in 45 times more spillage than pipelines. Vehicular transport results in over 67 times more spillage than pipeline transport.”

      Dagmar Etkin a aussi publié plusieurs travaux sur le sujet : http://www.environmental-research.com/publications.php

      Je suis insulté par les chiffres de l’association ferroviaire, ils sont remplis de cherry picking, comme par exemple : « Last year, the pipeline crude oil spill percentage was 10 times that of the railroads (Rail = 0.00006% vs. pipelines = 0.0005% in 2012). »
      Sachant qu’en 2003 les trains transporte 0,1% du crude oil, alors que les pipeline en transporte 74,8%, leur 10 fois plus laisse sceptique (page 8 du meme rapport pour les stats). Normal que l’association concentre 3 de ses 10 point sur le crude oil. Aucun de leur 9 autres point n’apporte d’élément satisfaisant, (2 point pour nous dire qu’ils ont en place des mesures de sécurité… j’espère!) de la poudre aux yeux pour ceux qui ne s’attardent pas aux (vrai) chiffres.

    • @yvan_dutil; Si vous parlez des systèmes en double de freinage (pneumatique et mécanique), effectivement, les mesures de sécurité supplémentaires peuvent être considérées comme des risques supplémentaires (simpler is better).

      Par contre, éviter les centres villes avec des convois de matières dangereuses me semble être une précaution élémentaire (facile à dire après coup, je vous l’accorde). D’ailleurs, la mairesse de Lac-Mégantic s’opposerait maintenant à ce que d’autres trains passent par leur centre ville. Comme je l’écrivais, la construction des voies ferrées (je ne sais pas pour Lac-Mégantic) se faisait pour d’autres impératifs autrefois que ceux qui seraient considérés aujourd’hui.

    • @le_cyclope Le problème fondamental est que les rails passent dans les villes parce que c’est là qu’ils ont été construits. Et, c’est là que se trouve les clients. De plus, avec le réseau ferroviaire famélique que nous avons, il faudra construire de nouvelles voies. À 3 M$/km, juste contourner la ville de Lac Mégantic est prohibitif.

      La voie de déserte du port de Québec passe dernière chez moi (je suis du coté de Ste-Foy). Il y a un train par jour dans les deux directions. Récemment, le ballast a été refait. Dans la procédure, un nombre considérable de traverses ont éclatées. Je ne pense pas qu’elles seront refaites avant longtemps. C’est typique des réseaux de petite taille. Il faut un minimum de débit pour financer une maintenance adéquate. Sans ce débit, on ne fait que du patchage d’urgence.

    • Canada = chemins de fer. Aussi loin que je remonte dans ma parenté et mes ancêtres, et je remonte, pour les fins de la cause, jusqu’à 1830, aucun d’entre eux ne vivait à plus de 10 km de la voie ferrée la plus proche, ou de la future voie ferrée la plus proche pour ceux de 1830 à 1880.

      Excellent livre à lire pour tous ceux qui ont vécu le long de la ligne du Quebec Central Railway (Sherbrooke-Thetford-Lévis, + Tring Jonction-Lac Mégantic, + Vallée Jonction-Lac Frontière):
      “Quebec Central Railway; from the St. Francis to the Chaudière”, par Derek Booth.

      Le Quebec Central Railway transportait des passagers le long de la ligne Sherbrooke-Thetford-Lévis de 1881 à 1967. C’était la belle époque où ma mère dinait avec son père dans le wagon restaurant du train, entre Thetford et Lévis…

    • Merci J-F de nous sortir de réels chiffres, et non des sondages à la Journal de Mourial. À ce que je comprends, les accidents de train sont rares, mais fatals. Malheureusement, cela peut arriver. Je fais confiance au Gouvernement du Canada au sujet de la réglementation. Même si la réglementation est davantage poussée, les ressources ne sont pas nécessairement arrimées avec celle-ci. C’est comme dans le système de santé. La C Difficile cause probablement plus de décès par année que l’accident de train, et demande un effort certainement plus léger du personnel.
      Est-ce que cet événement est malheureux ? Oui
      Est-ce qu’il aurait dû arriver ? Probablement pas.
      Est-ce qu’il arrive des bad lucks dans la vie ? Oui. Est-ce qu’il faut détourner tous les trains de la province de Qc pour cet événement ? Je ne crois pas

    • @honorable
      “Canada = chemins de fer”
      On est le cinquième pays avec le plus de km de rails. Mais c’est seulement parce qu’on est un grand pays. Le nombre d’habitants par km de track est peu élevé par rapport aux pays européens.
      http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_rail_transport_network_size

      Depuis 50 ans, Canada = automobiles et camions. Encore plus camions à cause des procédés de fabrication”Just in time”. JIT a révolutionné la fabrication de produits mais a un impact assez négatif sur l’environnement.

    • @ dcsavard 9 juillet 2013 20h01
      «Ce que dit Steven Guilbeault n’est pas tout à fait exact…)

      Même Guilbeault, que je respecte beaucoup en tant qu’écologiste, tourne les coins rond pour appuyer ses dires. J’ai de plus en plus de difficulté avec tous ces démagogues qui connaissent très bien la situation mais qui n’ont pas l’honnêteté (intellectuelle) de dire TOUTE la vérité sur un sujet donné, car cela risque d’appuyer leurs opposants. Ainsi, le citoyen qui cherche à comprendre un problème, se trouve souvent confronté à des opinions qui lui semblent complètement contradictoires alors tout est tout le temps soit noir soit blanc bien que la réalité (vérité) soit par nature pleine de nuances.

    • @Igreck Le problème est que ces questions sont tout simplement trop compliquées pour être correctement traitées à travers le filtres de médias.

    • @dcsavard

      « (…)la situation serait inchangée avec des pipelines. Ce qui est faux. »

      Enfin, pas si faux que cela, car par définition, les exploiteurs des sables bitumineux et ceux du
      pétrole de schiste (shale) veulent envahir le maximum de marchés possibles afin de rentabiliser au maximum leurs investissements dans les infrastructures de cette industrie. Certains aspirent même à substituer ce pétrole à celui provenant du Venezuela. Notez que les Chinois sont à prendre la relève.

      Plus ils auront de débouchés rendus possibles par les pipelines ou les trains, plus ils les exploiteront.

      Par ailleurs, étant donné son bas prix, je suis surpris que le gaz naturel n’entre pas davantage dans le transport. Parmi ses avantages outre son prix, à énergie égale, ses rejets en Co2 sont 25% inférieurs à ceux du pétrole. (Il y a maintenant des trains qui roulent au gaz naturel)

      À l’heure actuelle, il se consume des quantités phénoménales de gaz naturel à vide au Dakota du Nord. Les pétrolières sont tellement empressées d’y exploiter le pétrole de schiste, qu’elles négligent d’exploiter le gaz naturel qui est un sous-produit de cette exploitation. La lumière des feux de cette combustion, qui ne produit aucune énergie utile donc, équivaut à celle de la ville de Minneapolis-St-Paul. Images satellites en appui.

      Ce gaspillage montre que le bilan Co2 de l’exploitation actuelle du pétrole de schiste n’est pas plus reluisant que celui de sables bitumineux.

    • @honorable 9h34

      Moi aussi, je tripe trains; mon grand-père paternel avait cédé au Canadien-Pacifique une emprise qui traversait sa terre et qui passait à moins de 50 pieds de la maison. Dans mes toutes jeunes années les vibrations me semblaient plutôt intimidantes.

      Cela dit, non, le Canada n’est pas synonyme de “chemins de fer”. C’est peut-être vrai pour les Prairies, c’est peut-être vrai dans le BC, où les deux grands transporteurs se partagent souvent les deux rives de la même rivière. Mais les “nouveaux territoires” du Québec – pourtant riches en ressources qui ne demanderaient qu’à être transportées – ont été tenus à l’écart du développement ferroviaire.

      Le Québec, c’est beaucoup plus vaste que la seule vallée du St-Laurent.

    • @infophile Le problème du gaz naturel est qu’il est beaucoup plus difficile à transporter que le pétrole. Il n’y a pas beaucoup d’alternative aux gazoducs. Or, il faut du temps pour construire les lignes en question et les gisements n’ont pas une grande durée de vie. Alors, on est condamné à bruler le gaz dans certaines région. Au Texas dans les shales d’Eagle Ford, le gaz est récupéré, car il y a un réseau de gazoduc existant.

    • @ gl000001

      9 juillet 2013

      Ouf! je pensais plutôt a une moto genre.. mais puisque vous abordez le sujet, l’engin dont vous parlez et dont la nétiquette nous interdit de préciser la fonctionalité, à probablement causé par certains de ses résutantes plus de dommage à l’humanité que l’essence… l’homme n’est -il pas son plus grand prédateur….

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