Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mercredi 10 avril 2013 | Mise en ligne à 11h54 | Commenter Commentaires (20)

    Énergie renouvelable : le grand «pari» allemand

    Quiconque s’intéresse de près ou de loin aux questions énergétiques — et cela devrait en principe inclure une majorité des gens, même si on est en pratique encore bien loin du compte — doit aussi, presque par définition, garder un œil sur ce qui se passe en Allemagne. Car ce pays est à peu près le seul jusqu’ici qui a décidé de tout miser, ou presque, sur une conversion rapide aux énergies renouvelables. Et comme beaucoup d’autres nations attendent de voir les résultats de l’«expérience allemande», ses succès ou ses échecs à venir pourraient bien avoir une forte influence sur la suite des choses.

    Le magazine Nature vient d’ailleurs de consacrer un dossier très complet sur l’Energiewende, la «transition énergétique» de l’Allemagne vers, principalement, le solaire et l’éolien. Ses objectifs sont extrêmement ambitieux : émettre, dès 2020, 40 % moins de gaz à effet de serre (GES) qu’en 1990, et porter cette diminution à 80 % en 2050. Or la Deutschland s’est grandement compliqué la vie en décidant, dans la foulée de Fukushima, de sortir du nucléaire en 2022. Cela pourrait bien lui faire manquer sa première cible — le pays prévoit construire pour 24 gigawatts de centrales au gaz et au charbon d’ici 2020, sur un total de 38 GW de nouvelle capacité —, bien que certains intervenants cités par Nature comptent sur le remplacement de vieilles centrales au gaz/charbon inefficaces par de nouvelles pour maintenir le cap.

    Ce qu’il est intéressant de souligner, ici, c’est qu’en faisant ce «pari», l’Allemagne s’est transformée en un immense laboratoire. Tous les problèmes qu’une telle conversion peut engendrer ont commencé à surgir, et le succès de l’entreprise reposera en grande partie sur la capacité des Allemands à surmonter ces obstacles. D’un point de vue économique, le solaire et l’éolien doivent encore être lourdement subventionnés, et cette facture est refilée aux consommateurs sous la forme d’un gros supplément sur leurs factures d’électricité. Pour l’heure, écrit Nature, le public allemand accepte admirablement bien ce fardeau, mais sa belle humeur pourrait changer quand l’économie se resserrera — ce qui finit toujours par arriver. Il faudra idéalement que les renouvelables deviennent économiquement autonomes d’ici là, et l’Allemagne soutient d’importants efforts de recherche en ce sens…

    Les subventions vertes, de même que l’arrivée de charbon américain bon marché (lui-même «poussé» hors des États-Unis par le gaz de schiste, qui a complètement déprimé le marché du gaz), sont par ailleurs en train de forcer plusieurs centrales thermiques à la fermeture. Cela peut sembler faire partie du plan de départ, mais comme le solaire et l’éolien sont très intermittents, c’est-à-dire qu’ils ne produisent d’électricité que lorsqu’il fait soleil ou qu’il vente, l’Allemagne a encore besoin de gaz et de charbon pour compenser en période creuse et pour stabiliser son réseau de distribution. Plus de 200 000 interruptions de courant de plus de 3 minutes ont été rapportées en 2011…

    D’un point de vue technique, la solution à ces problèmes peut se résumer en un dilemme : réseauter ou stocker. En branchant mieux les différentes parties de l’Allemagne et/ou en branchant mieux le pays sur ses voisins, on peut espérer qu’un vent faiblard ici sera compensé par des bourrasques là-bas. Un projet d’immense «ferme solaire» dans le Sahara a même été proposé dans cette optique, mais semble maintenant sur la glace. L’autre avenue est de trouver des façons d’emmagasiner l’énergie produite en période de surplus pour s’en servir plus tard, mais l’Allemagne a déjà utilisé presque tous les sites propices à la méthode de stockage la plus facile, qui consiste à pomper de l’eau dans des réservoirs en altitude, pour produire de l’hydroélectricité lorsque le reste ne suffit plus. Différentes autres avenues sont explorées, dont le stockage sous forme de méthane, mais cette technique n’est pas encore au point, notamment parce que la moitié de l’énergie est perdue lors de la transformation de l’électricité en méthane (à partir de CO2).

    Un autre aspect de la chose sur lequel Nature passe un peu vite, mais qui pourrait lui aussi se changer en «beau défi», si l’on me prête cet euphémisme, est que le plan allemand prévoit une diminution de la consommation d’électricité d’ici 2050, qui ferait passer la production du pays de 622 teraWatts-heures en 2010 à 574 TWh en 2050. Quand on sait que l’essentiel des réductions de GES dont se sont vantés les gouvernements occidentaux ces dernières années s’expliquent par la crise économique de 2007-2008, on en conclut que les Allemands devront faire des gains d’efficacité énergétiques immenses pour diminuer leur production domestique d’électricité — ou alors importer de leurs voisins, mais cela ne fera que masquer le problème si les producteurs étrangers sont polluants.

    Au final, on se dit que si l’Allemagne gagne son pari, cela donnera à ses entreprises une expertise inestimable et une longueur d’avance sur la concurrence étrangère, ce qui pourrait s’avérer très payant d’un point de vue économique. Et on se dit aussi qu’il est à souhaiter que cela se produire parce que si, au contraire, l’Allemagne perd sa mise, non seulement cela plombera-t-il son économie, mais cela pourrait aussi de freiner durablement l’entrain avec lequel d’autres pays délaissent les énergies fossiles — ce qui serait une catastrophe.

    AJOUT (13h35) : Il semble que Nature conclut, en éditorial, la même chose que moi : tous devraient souhaiter bonne chance à l’Allemagne dans son «expérimentation».


    • C’est un pays riche. Il n’y en a pas beaucoup qui peuvent se payer ce pari. Viel erfolg!

    • L’Allemagne est située entre le 47ème et le 54 ème parallèle. C’est l’équivalent de la demie sud du Québec (de la Baie James à la frontière américaine). Comment font-ils en hiver pour produire de l’énergie solaire avec un ensoleillement moyen de 8-9 heures? “Mystère et boule de gomme”!

    • @jpthoma1 Effectivement, c’est pas mal sportif de faire du solaire en Allemagne. Ici ce serait beaucoup plus facile, mais le faible coût de l’électricité et le fait qu’elle soit d’origine renouvelable et/ou le faible coût du gaz naturel ne rend pas cela très utile dans la plupart des applications. Cependant, il y a certaines niches qui valent la peine d’être explorés.

      Par soucis de transparence, mon groupe de recherche fait des travaux sur le soleil au Québec.

    • Je soupçonne les allemands de cacher des génératrices au gaz de schiste sous les complexes d’énergie solaire afin d’augmenter la production en hiver. LOL

    • L’énergie solaire bien sûr ;) Le Soleil c’est le travail de Paul Charboneau à l’université de Montréal

    • @jpthoma1
      Ils importent le 2/3 de leur énergie. Principalement sour forme de pétrole. Ca doit être de ça qu’ils se servent dans les périodes de pointe (ou de creux venteux et solaire).
      http://en.wikipedia.org/wiki/Energy_in_Germany#Energy_consumption

    • Pour le recul de la consommation faut mettre dans la balance la réduction de la population des dernières années qui est passée de 83.75 millions en 2002 a 81.3 en 2012, soit une baisse de près de 3% !

      Faut comprendre que l’approche du modèle Allemand n’inclus de CPE ou autres actions pour promouvoir l’accroissement de la population, et ils assument les conséquences du vieillissement de leur population.

      http://www.statistiques-mondiales.com/allemagne.htm

    • @jean_yves,

      miser sur le déclin de la population pour la réduction des émissions est pour le moins ridicule puisque ce sont en fait les émissions par habitant qui comptent.

      @tous,

      on ouvre les paris? Je parie que l’Allemagne se plantera pour la cible de 2020 et celle de 2022. Pour 2050, je parierais bien mais je ne suis pas certain d’être là pour encaisser la cagnotte.

    • Je suis tombé la-dessus aujourd’hui:

      http://ca.news.yahoo.com/blogs/geekquinox/expect-more-turbulent-flights-due-climate-change-004313530.html

      Extrait: “”Our results suggest that climate change will lead to bumpier transatlantic flights by the middle of this century,” the study said. “Journey times may lengthen and fuel consumption and emissions may increase. Aviation is partly responsible for changing the climate, but our findings show for the first time how climate change could affect aviation.”

      Juste pour ça j’espère que l’Allemagne ne se plantera pas trop, moi qui n’aime déjà pas beaucoup prendre l’avion. Mais il semble qu’il soit déjà trop tard, surtout que la paranoïa engendrée par la supposée “catastrophe nucléaire” de Fukushima n’aidera certainement pas, l’Allemagne en étant un très bon exemple: sortons du nucléaire et construisons des centrales au charbon en attendant de pouvoir produire toute cette électricité avec du vent et du soleil. Ce sera un miracle si ça marche.

    • @dcsavard, c’est donc que vous approuvez l’approche du gouvernement Harper qui prône une réduction d’intensité d’émission, avec la différence que vous l’appliquer ‘par habitant’ plutôt qu’a la production matériel.

      Mais au final on ne gagne rien du tout si l’on réduit ‘par habitant’ mais que l’on reste sur la lancé de population qui s’accrois sans cesse. Imaginez un peu le bilan environnementale de la Chine que l’on aurait si elle n’avait pas appliqué sa politique de contrôle démogaphique !!

    • Outre le simple fait de viser l’économie d’énergie depuis longtemps que Bosch et Siemens se sont donnés pour principe directeur la préservation des ressources et la protection de l’environnement. Plus de 450 millions d’euros sont investis dans la recherche et le développement d’appareils ménagers respectueux des ressources et économe d’énergie.

      L’approche allemande constitue une véritable «stratégie industrielle» visionnaire et intégrée de pénétration des marché plus haut de gamme lourdement critiqué et qualifié de trop cher et d’élitiste donne cependant des résultats étonnant, au moment de mettre en œuvre une approche totalement innovante en 1996 Bosh Siemens Électro dont le siège social est a Munich ne comptait que 5 % de ses ventes l’étranger. «Seul quelques groupes domineront le marché déclarait el pdg de BSH» en 1996 depuis les produits allemand dans le monde augmentent d’année en année leur part de marché .

      En 2009 les ventes triplait et BSH est devenu le leader de ce type d’appareil en Europe . BSH fait partie du top 10 des entreprise les plus breveté avec plus de 300 brevets par année dans le domaine de l’électro haut de gamme . Et contrairement aux attentes cette stratégie rapporte au niveau mondial puisqu’il correspond aux réalités du marché, les appareils sont recommandés par le WWF.

      Face à l’augmentation des prix les consommateurs sont de plus sensible à l’efficacité énergétique, devenu un argument de différenciation incontournable, partout dans le monde même en Chine, ou le groupe dépasse ses compétiteurs et ou l’augmentation du chiffre d’affaire dépasse les 26 % par année .

      Suivant le marché de l’auto le marché de l’électro à partir des années 90, est passé d’un marché national a un marché mondial . Les deux autre géants mondial le suédois Électrolux et l’américain Wirlpool ont regroupé les marques et les deux meneurs dominent encore le marché mondial mais en concentrant sur le bas de gamme. Wirlpool a vu depuis s’amenuiser ses part de marché du bas de gamme énergivore et passe de crise économique en rationalisation de fermeture en fermeture et perte d’emplois .

      Toutes les usines de produit cheap sont fermé ici les unes après les autres. En 2003 Électrolux a commencé également un tel programme de rationalisation et et continue d’accumuler des résultats opérationnel désastreux en fermant ses usines ( Québec inclus ) transférant la production au Mexique ou en Chine ou en Europe de l’est pour continuer de se battre mais en misant sur le cheap labor.

      Pendant ce temps en Allemagne on embauche ( 3200 nouvelles job en 2010) et on construit malgré les remous économiques de nouvelles usines. Malgré la crise économique de 2010 BSH a maintenu sa force de travail en Allemagne avec 14 000 salariés sans aucune mise à pied contrairement à ses concurents. Le groupe compte maintenant plus de 45 000 employés et un chiffre d’affaires de près de 9,7 milliards d’euros pour l’année 2011, le groupe BSH Bosch GmbH en constante progression depuis l’adoption d’une stratégie et est devenu le troisième groupe mondial en moins de 20 ans et t est incontestablement de leader dans le secteur de l’électroménager. Le groupe BSH produit dans 42 usines. Il est présent dans plus de 49 pays à travers 70 sociétés.

      Mais avec sa stratégie BSH à une longueur d’avance et ne cesse de croitre , investissement en Chine avec le chinois Zangzi (frigos 800 000 unité réfrigéré par an) , et même été forcé de construire une usine à New Bern ( caroline du sud, 400000 laveuses /an ) en plein territoire ennemi pour fournir une demande que ses usines allemandes n’arrivait plus à répondre. Niveau record en matière d’économie d’énergie, pour ses réfrigérateurs et ses congélateurs de la meilleure classe d’efficacité énergétique A+++. Et la demande pour ce type d’appareils connaît de forte hausse et sont toujours en croissance.

      Tous les lave-vaisselle Siemens dotés de zéolite – système de séchage avec absorbtion très efficace breveté et respectueux des ressources – en font partie. Cette technologie inédite a notamment remporté le Prix suisse de l’Environnement 2012 dans la catégorie « Innovation ». Les lave-vaisselle utilisant la zéolite appartiennent à la meilleure classe d’efficacité énergétique A+++. Et les sécheuses de Bosch avec pompe à chaleur surpassent de 60% la classe A, la meilleure pour ce type d’appareils.

      L’énergie en Allemagne c’est beaucoup plus qu’une stratégie énergétique … et ce n’est pas nouveau en 39/45 les allemand connaissent les enjeux énergétiques, ils en ont peu …y a –t-il quelqu’un qui croit que Romel cherchait du sable en Afrique du Nord…ou s’est joué une bonne partie des enjeux de la guerre.

      Mais l’Allemagne ce n’est pas le Québec , en Allemagne une maison est garantie pour 25 ans , une fenêtre lache après 24 ans on la remplace… ici je vous met simplement au défi de retrouver le contracteur… Une Mercedes la bas est garantie à vie …impensable en Amérique, pays du déclin de vinyle et de l’obsolescence calculée….

    • @mononke Il faut tout de mettre admettre que la pression économique pour réduire la consommation d,énergie est nettement plus forte en Allemagne qu’ici. Le prix de l’électricité y est trois fois plus élévée, comme le prix du gaz naturel. Le prix de l’essence y est aussi beaucoup plus élevé.

      http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/index.php/Electricity_and_natural_gas_price_statistics

      Cela rend les économies pas mal plus rentables. Cependant, il faut faire attention. Certaines approches pour réduire la consommation d’énergie ne sont pas vraiment rentable si on calcule l’énergie additionnelle pour les mettre en place. Par exemple, mes propres calculs montre que l’isolation supplémentaire d’une maison passive prend une quinzaine d’années à se rembourser, ce qui est pire que bien des solutions alternatives.

    • Le couvert nuageux et les zones climatiques proches des côtes ont une très grande importance dans l’étalement de la ressource qui est loin d’être répartie linéairement en fonction de la seule latitude, en solaire on doit prioritairement en tenir compte.

      Au Québec les zones où tôt au printemps on observe les premiers feux de forêts, correspondent aussi aux endroits ou le potentiel solaire est plus important, il est comme le dit Dutil, bien meilleur qu’en Europe. Si ce n’était par des maringoins et des mouches noires on grillerais plus facilement au printemps et en été à Val d’or que dans les stations balnéaires de la côte est américaine qu’on préfère visiter probablement pour d’autres raisons!

      Ainsi si le Gulf stream permet à l’Europe de jouir d’un climat plus chaud, latitude pour latitude en hiver, il entraine une humidité qui augmente de manière importante l’humidité, l’ennuagement et les épisodes de brouillard rendant le solaire encore plus inefficace qu’ici, en ce sens le Québec jouit d’un bien meilleur potentiel solaire que l’Allemagne.

      En solaire toutes les conditions locales sont importantes et un bon examen de la végétation locale qui a subit l’épreucve du temps ( qui carbure à la lumière aussi ! ) donne souvent de bons indices. Surprenant peut être, mais en juin Hébertville localisé à 49 degré Nord jouit de 33 minute de plus de lumière que la frontière de New York et du Vermont plus au sud à 45 degré Nord, comme le montrent les études comparatives sur la gourgane ( broad bean) , une culture d’hiver en méditéranée, ( Daniel W GADE, Environment, Culture and diffusion : The Broad bean in Québec , University of Vermont , Burlington) explique que malgré plusieurs tentatives dans le nord est américain la plante n’est finalement cultivé que dans Charlevoix et au Saguenay.

      On pourrait facilement croire que les grandes surfaces désertiques d’Afrique du nord très ensoleillées pourraient sembler intéressante pour le solaire mais comme me le mentionnait un ingénieur qui y a travaillé sur le plancher des vaches ( ou de chèvres!) comme consultant au Maroc pour l’implantation de panneaux solaires, les période fréquentes de vent entrainant du sable fin qui se déposent invariablement sur les panneaux constituent un véritable jet de sable naturel ( sand blast ) extrêmement abrasif ( sur place on comprend mieux la manie des locaux de toujours trainer un foulard pour se couvrir le visage ) si bien qu’un panneau vieillit autant en perte de transparence en 6 mois dans ces conditions qu’en 6 ans à Chibougameau!

      @ y dutil

      100 % d’accord en plus le tarif Allemand n’est pas fixe il varie avec les pointes d’où un incitatif suplémentaire ( les zéolites du lave vaisselle ne sont pas asséché en pointe !) en moyenne c’est trois fois mais bien plus en pointe et on parle de 50 cent au lieu de moins de 10 cent le KWH. La bas une laveuse économe d’énergie se paye en 2 ans ici au tarif actuel on met plus de 15 ans pour une laveuse dont la vie utile mécaniquement parlant ne dépasse pas dix ans un non sens économique !… Un tarif bas ne favorise pas une utilisation parcimonieuse de l’énergie ni le développement de nouvelles technologies efficaces, on encourage le gaspillage , en Allemagne on ne chauffe pas avec des résistances électriques.

      Pour l’isolation you bet! Lors de l’avant dernière revison du code du bâtiment le logiciel de RN can sur Excel qui calculait le retour sur investissement de l’isolation idéale fonctionnait bien ici et en Ontario mais donnait avec le bas prix du gaz naturel dans l’Ouest un mur idéal isolé d’épaisseur ZÉRO! Tout est relatif

    • @jean_yves,

      je crois que vous mélangez un peu les choses. Il est normal qu’un pays en forte croissance démographique consomme plus d’énergie et produise donc plus de GES. Et l’inverse l’est aussi. Maintenant, est-ce qu’un pays en décroissance démographique peut se targuer de son bon bilan énergétique? Non, cela ne démontre absolument rien sur ses efforts pour réduire les émissions de GES puisque cette diminution n’a rien à voir avec ses politiques. Aussi, nous pouvons appliquer votre raisonnement à l’échelle globale, pour vous démontrer pourquoi il induit une fausse conclusion: Réduire la population d’un pays alors que la population globale augmente n’a donc aucun effet sur la réduction globale des GES. A quoi cela sert-il donc à un pays de réduire sa population pour atteindre ses cibles d’émissions de GES?

    • @monoke

      Je doute que le solaire dans le sahara soit rentable avec des panneaux photovolaiques. Les transistors chaufferont beaucoup trop, perdant ainsi son efficacité et le sable fera le reste.

      Le solaire thermique avec des miroirs est peux être la solutions. Il faudra cependant faire des miroirs avec un matériaux réfléchissant pouvant soutenir une tempête de sable. Quoi qu’il pourrait y avoir la possibilité de les rétracté et les fermer puisque la plupart du temps ils sont mobiles pour bien dirigé la chaleurs vers l’élément à chauffer.

      Mais cela rend la technologies encore plus intermitente. Je pense cependant que dans les endroits propices, le solaire thermique à un meilleur avenir à court terme que le solaire photovoltaique qui demeure dispendieux.

      Cependant pour le Québec, malgré les hivers, le photovoltaique pourrait avoir une certaine efficacité. Le seul hic est l’énergie qui est beaucoup trop bon marché. Mais lors d’une émission de découverte, les Ontariens ont découvert que le photovoltaique était très efficace en hiver, beaucoup plus qu’ils le pensait. La noirceur des panneaux et l’inclinaisons des panneau fait fondre la neige, nettoyant ainsi les panneau et les transistors sont beaucoup plus efficaces à ces températures.

      Après, il reste le point que l’ensoleillement en hiver est plus court qu’en été et que le pic de la demande se fait la nuit. Heureusement nous avons un des meilleurs moyen de stockage en grande quantité, les réservoirs hydroélectriques.

      Pour que le Québec puissent envisager une stratégie similaires, il faudra qu’ils augmentent leur tarifs, mais pour cela, il faudra régler les problèmes des moins bien nanti dans des logements mal isolé. Des efforts ont été fait en ce sens, mais il en faudra probablement plus. Bon nombre de logement sont difficile à garder à une température acceptable, même avec tous le système de chauffage au maximum.

      Les Allemands n’ont pas tord sur ce point, les énergies renouvelable, ça passe aussi vers l’efficacité énergétique.

    • Même si on est passé a autre chose dans la discussion et juste pour mémoire, pour ceux qui ne croient pas que comme le dit JFC :

      «Au final, on se dit que si l’Allemagne gagne son pari, cela donnera à ses entreprises une expertise inestimable et une longueur d’avance sur la concurrence étrangère, ce qui pourrait s’avérer très payant d’un point de vue économique.»

      Je vous invite à relire les manchettes des journaux pour voir ce qui arrive quand on fait le contraire.et qu’on pense que ce qui se passe en Allemagne c’est ben loi et ça nous regarde pas ….genre::

      «En mars 2002 La multinationale Whirlpool annonce qu’elle va fermer définitivement en mars 2004 son usine de cuisinières électriques de Montmagny, Québec , l’usine Inglis qui y opère depuis plus de 130 ans soit en 1837, fondé par Amable Bélanger. Environ 500 travailleurs sont mis à pied.»

      «Le fabricant d’électroménagers Mabe Canada ( anciennement Camco) annonce la fermeture de son usine de sécheuses à Montréal d’ici la fin de 2014, ce qui se traduira par la perte de près de 740 emplois. La production de l’usine de Montréal est exportée à 90 pour cent aux USA. Les pertes se chiffrent à 15 millions $ sur une base annuelle et récurrente. La production de sécheuses de l’usine de Montréal sera transférée à d’autres usines existantes de la compagnie aux États-Unis et au Mexique.»

      «Electrolux a annoncé avant Noël 2010 qu’elle cessera d’ici à la fin de 2013 la production de cuisinières à son usine de L’Assomption. La perte d’une entreprise comme Electrolux enverra au chômage 1300 travailleurs. Pour le secteur manufacturier le déménagement d’Electrolux vers Memphis, n’est que la pointe de l’iceberg.»

      Une job perdue en assemblage ça veut dire 4 ou 5 job chez les sous traitants ( moulage de plastique , métalurgie, soudure , pièces machinées etc) …Ayant eu le bonheur de m’assoier avec ce genre de fournisseurs désemparés , pour explorer les alternatives , on constate qu’elles auraient été toutes bonnes dix ans plus tôt, mais quand ça arrive il est 10 ans trop tard…car sans marché porteur fond FTQ ou investissement Québec l’argent seul n’y peut rien…. Il ne suffirait pourtant que d’un seul mot sur une feuille au dessus de la signature pour obtenir les fonds, le seul qu’on ne peut écrire sur la feuille d’autorisation d’investissement : RENTABILITÉ….
      Quand on roule sur de vieux acquis sans jamais investir en effort de recherche, c’est ce qu’on fini par lire dans les journaux.

    • J’aimerais seulement ajouter, après ce très intéressant échange entre spécialistes, que l’Allemagne est le seul «laboratoire» où, à mon avis, un tel changement peut connaître le succès. Quelle discipline, quelle détermination seront essentielles au passage de l’ère fossile à l’ère propre !!! Il n’y avait que les allemands qui pouvait surmonter les immenses difficultés de la réunification de leur pays après l’effondrement du bloc soviétique. L’intégration de l’économie en ruine de l’Allemagne de l’Est a été un défi incroyable qui permet de nourrir l’espoir de leur réussite dans cet autre immense chantier. Souhaitons leur bonne chance. Ils seront le modèle à suivre pour tous les hommes et femmes de bonne volonté qui voudront s’attaquer au terrible problème planétaire du réchauffement climatique.

    • @lgreck: vous avez raison. Et la raison est la suivante. Un pays riche comme l’Allemagne, dont plusieurs compagnies ont des niches technologiques (lire: des monopoles ou quasi monopoles), avec pour conséquences des marges de profit très confortables, peut se permettre de payer des prix non compétitifs pour l’énergie sans entrainer des faillites de ses entreprises.

      Ce ne sont pas toutes les entreprises qui peuvent se permettre de payer l’électricité 12 cents le kwh alors que des sources moins propres sont disponibles à , disons, pour fins d’arguments, 7 cents le kwh, et ne pas faire faillite. Beaucoup d’entreprises allemandes peuvent se le permettre (leur compétiteur n’est pas encore la Chine!). Peu d’entreprises d’autres pays le peuvent.

    • Un de nos papiers sur le solaire au Québec. Je note cependant que face à l’hydro-électricité, pour le moment, il serait contreproductif d’installer des panneaux du point de vu environnemental.

      http://www.t3e.info/pdf/Publications/2012_CIFEM-ART-5-89_final_Photovota%C3%AFque.pdf

    • @y dutil

      J’ai lu avec intéret le lien et l’article : juste deux ajouts

      Bien que il soit tout a fait logique de vouloir suivre le soleil puisque réorienter un panneau est techniquement très simple ( deux capteurs quelques lignes de code ) en pratique c’est une autre histoire…

      Je l’ai vécu lors d,une rencontre avec une cie qui fabrique des panneaux de signalisation ( je vais liter les détails question de confidentialité) et qui exporte aux usa la plus grosse partie .
      Il existe une panoplie de techniques d’orientation toutes proche et très semblables brevetées mais la plupart sont des prétextes pour pouvoir poursuivre a qui mieux mieux avec la complicité passsive du bureau des brevets qui en tire son compte… peu importe les faits dès que vous vous pointez un ribambelle de firmes d’avocat prédateur spécialisé qui roulent au seul pourcentage vous tombent dessus pour nimporte quel prétexte … vrau ou faux peu imorte vous devez payer pour vous défendre et comme ce genre de procès dure 6ou 7 ans et carbure au $$$ et que les avocasserie exigent un graissage constant pour éliminer la frictin parasite le jeu n’en vaut pas la chandelle il est plus payant de décrocher … Je sais c’est totalment absurde mais c’est un des coté sombre du rêve américain. En bussines la techno c’est un membre de l’équation.y en a d’autre moins controlable….

      Lea seconde c’est l’accumulation de givre nocturen sur les panneaux ( commene aéronautique voir ice accretion) surtout pr les nuit humide et froide ou l’accumulatin et la couche de glace tenace est très difficile a gérer, une fois installé le couvert de glace fond difficilement comparé a de la neige. Le pv est beaucoup utilisé pour les application de niche en télécom et c’est le problème no 1 quand les batterie sont a plat ( quelques jours par années seulment) on parle d’un hélico deux ou trois jour dans des lieux innacessible a 800 $ de l’Heure de vol… à Anticosti on a couplé les panneaux avec une petite éolienne juste pour ca, il vente toujours un peu et on évite l’Hélico .

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    avril 2014
    D L Ma Me J V S
    « mar    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité