Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Lundi 4 mars 2013 | Mise en ligne à 11h07 | Commenter Commentaires (26)

    Bébé guéri du VIH : urgent d’attendre

    S’il se confirme, le cas de ce bébé du Mississipi qui aurait guéri du VIH, déjà célèbre même s’il n’a été dévoilé qu’hier, sera une très belle découverte qui pourrait éventuellement sauver la vie d’innombrables poupons nés avec le virus. Mais de là à annoncer que cela «conforte l’espoir de pouvoir vaincre cette infection», comme l’annonçait l’AFP, il y a une sacrée marge.

    C’est une équipe de l’hôpital pour enfant John Hopkins et de l’Université du Mississipi qui a rapporté le cas, ce week-end, lors de la Conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes. L’enfant est né en juillet 2010 dans un hôpital rural du Mississipi, d’une mère qui ne se savait pas porteuse du virus. Les médecins l’ont diagnostiquée lors d’un test sanguin de routine fait pendant l’accouchement. Comme il s’agissait d’une naissance prématurée (35 semaines), le nouveau-né a été transféré immédiatement dans un hôpital universitaire.

    Habituellement, les enfants nés d’une mère séropositive reçoivent un traitement partiel contre le virus afin de prévenir une éventuelle infection, mais comme l’infection était déjà avérée après deux jours — on soupçonne une transmission in utero, et non lors de l’accouchement, comme c’est souvent le cas —, et comme le bébé se trouvait dans un hôpital de recherche, les médecins ont décidé de lui administrer la trithérapie complète après seulement 30 heures de vie, ce qui ne se fait apparemment jamais. La trithérapie, rappelons-le, est un cocktail de médicaments qui empêchent le VIH de se reproduire, sans toutefois l’éradiquer parce que le virus a des «refuges» dans la moelle osseuse où il peut rester en dormance à l’abri des médicaments. Chez les adultes, en tout cas, les patients qui abandonnent la trithérapie voient leur charge virale augmenter énormément dès qu’ils arrêtent de prendre leurs médicaments.

    Or il semble que, pour le bébé du Mississipi, l’administration hâtive pourrait avoir empêché le virus d’atteindre ses refuges. Après 18 mois, en effet, la mère a décidé de cesser de donner la trithérapie à son bébé, pour des raisons inconnues, mais des tests effectués à 21, 24 et 26 mois n’ont permis de trouver que d’infimes traces de l’infection — essentiellement des copies de matériel génétique viral «défectueux» et sans danger. L’enfant est donc réputé être en «rémission fonctionnelle», c’est-à-dire qu’il ne s’est pas débarrassé du virus, mais que son système immunitaire parvient, on ne sait trop comment, à le garder sous contrôle et à des niveaux extrêmement faibles.

    Si d’autres cas prouvent, dans l’avenir, que c’est bien la trithérapie dès les premières heures de vie qui a empêcher le VIH de constituer des réservoirs, alors ce sera certainement une des plus grandes victoires contre la maladie que nous ayons jamais remportées. Des centaines de milliers de bébés naissent chaque année, surtout dans des pays pauvres, de mère séropositives qui n’ont pas accès à la trithérapie — laquelle permet de réduire la transmission mère-bébé de 98 %. Autant de vies potentiellement sauvées.

    Mais pour les adultes, qui n’apprennent jamais leur séropositivité dans les heures suivant l’infection, cela ne changera malheureusement rien. Certains experts disent d’ailleurs que si le bébé a bel et bien guéri parce que les médicaments ont été administrés avant que le virus n’ait eu le temps de se réfugier dans des réservoirs, alors il ne s’agirait pas d’une guérison à proprement parler, rapporte le New York Times.

    En outre, d’autres médecins avancent dans le NYT que l’explication pourrait être que le bambin n’a jamais été infecté — les quantités de virus trouvées dans les premiers jours de vie étaient apparemment faibles, mais il semble que les médecins de Hopkins et de UMiss aient effectué plusieurs tests.

    Enfin, puisque 0,5 % de tous les patients séropositifs parviennent à maintenir naturellement (sans médicaments) l’infection à des niveaux extrêmement bas, est-ce que ce bébé ne pourrait pas être un cas extrême de ces «patients contrôleurs» — ce qui ne nous avancerait pas tellement ?

    Bref, il est urgent d’attendre d’autres études avant de s’emballer…


    • Le cas le plus connu dans le domaine de l’étrange est celui de Magic Johnson, le célèbre joueur de basket.

      Il ne subissait aucun symptôme lorsqu’on l’a déclaré porteur du virus en 1991 lors d’un examen requis pour acheter une assurance-vie. Il annonce donc sa retraite mais joue toutefois le match des étoiles cette année-là et est nommé le meilleur joueur. Comme si de rien n’était, il fait aussi partie du Dream Team aux Jeux Olympiques de 1992 qui gagne la médaille d’or. Plusieurs années plus tard, il déclare que s’il avait su, il n’aurait jamais pris sa retraite prématurément. Il continue de vivre depuis plus de deux décennies une vie sans symptômes apparents.

    • ll est très probable que la trithérapie préinfection ou très peu de temps après l’infection guérit le SIDA. Mais il y a le coût des médicaments et leurs effets secondaires à considérer. A Montréal, le nombre d’infections au VIH a AUGMENTÉ depuis la disponibilité de la trithérapie. Pourquoi? Un effet pervers: les homosexuels de Montréal (la source de 80 % des infections) sont devenus moins prudents depuis l’apparition de la trithérapie.

      Sans trithérapie, il y aurait eu moins d’infection parce que les gens auraient eu vraiment peur de la maladie.

      En somme, toute chose a des conséquences perverses difficiles à quantifier a priori.

      Offrir la trithérapie préinfection aux homosexuels “débridés” est une option à considérer. A suggérer très fortement, je dirais, dans un monde hypothétique où ces médicaments ne couteraient pas plus cher que de l’aspirine. Dans le monde réel, ça peut dépendre…

      L’idée que vous vous faites des homosexuels et de leur rapport au VIH est complètement à côté des faits et de leur évolution. Les gais ne représentent pas 80 % des nouvelles infections, mais plutôt la moitié moins (voir ici, catégorie HRSH). C’est, certes, plus que leur part dans la société, mais il faut aussi noter que cette proportion est nettement en baisse : elle était d’environ 60 % entre 1985 et 2003. Ça prouve qu’il est totalement farfelu de penser que l’accès à la trithérapie a rendu les homosexuels plus imprudents (farfelu, ou simplement pratique pour se conforter dans ses préjugés, mais ça, c’est vous qui le savez).
      Je vous rappelle qu’il existe une nétiquette interdisant les propos haineux et que votre commentaire était très, très limite. Je n’en publierai plus d’autres de la même eau.
      JFC

    • @JFC: je vous parle des cas de SIDA à Montréal. Manifestement, vous n’avez pas assisté à la dernière conférence de Bluma Brenner, qui est en charge des études phylogénétiques sur le SIDA à Montreal, et qu’elle a donné il y a 2 semaines. 80 % des cas sont des MSM (men having sex with men).

      Si vous aviez regardé son graphique en milieu de conférence, ce graphique montre un plateau dans les incidences, puis une augmentation à partir de 1997, i.e. à partir du début de la trithérapie. Un peu de respect, SVP, M. Cliche. De plus, avant de vous faire une définition toute idiosyncratique de ce qu’est un “propos haineux”, vous devriez d’abord lire la décision de la Cour Suprême sur ce sujet le 27 février dernie dans Saskatchewan vs Whatcott (2013 CSC 11). Il y a tout de même une limite à se voiler les yeux. Il est tout à fait bien reconnu que le SIDA est propagé principalement, à Montréal, par les homosexuels “débridés”, i.e. ceux qui ont de multiples partenaires sexuels. Si c’est ce qualificatif qui heurte votre fausse pudeur, choisissez-en un autre. Mais il y a des limites à la langue de bois. J’ai quand même le droit de dire qu’un non voyant est aveugle et que 25 partenaire par c’est “débridé”.

    • Extraits de la décision de la cour suprême CSC 11, qui définit ce qu’est et n’EST PAS un propos haineux:

      “Ainsi sont écartés comme propos haineux ceux qui, bien que répugnants et offensants, n’incitent pas à l’exécration, au dénigrement et au rejet qui risquent d’entrainer la discrimination et d’autres effets préjudiciables. Les tribunaux administratifs doivent axer l’analyse sur les EFFETS des propos en cause. Le caractère répugnant des idées exprimées ne suffit PAS pour justifier d’en restreindre l’expression, et il n’est pas pertinent de se demander si l’auteur des propos avait l’intention d’inciter à la haine ou à la discrimination.

      Ainsi, les propos haineux causent des troubles psychologiques aux membres individuels du groupe et leur effet ne s’arrête pas là. Ils peuvent avoir des incidences sur l’ensemble de la société. Les propos haineux préparent le terrain en vue de porter des attaques plus virulentes contre les groupes vulnérables, attaques qui peuvent prendre la forme de mesures discriminatoires, d’ostracisme, de ségrégation, d’expulsion, de violences et, dans les cas les plus extrêmes, de génocide.

      L’interdiction légale ne devrait donc s’appliquer qu’à des propos de nature inusitée et EXTRËME. Les mots qui exposent un groupe ciblé à la détestation tendent à inspirer, d’une manière qui excède le simple dédain ou l’aversion, l’inimitié et une malice extrême envers le groupe.

      Ainsi, dans l’application des dispositions législatives, on écarte les propos simplement offensants ou blessants.

      Les dispositions législatives interdisant les propos haineux ne visent pas à décourager l’expression d’idées répugnantes ou offensantes. Par exemple, elles n’interdisent pas les propos dans lesquels on débat de l’opportunité de restreindre ou non les droits des groupes vulnérables de la société.

      Deuxièmement, les termes « haine » et « mépris » qui figurent dans la disposition ne s’entendent que des manifestations extrêmes de l’émotion à laquelle renvoient les termes « détestation » et « diffamation ». Ainsi, sont écartés les propos qui, bien que répugnants et offensants, n’incitent pas à l’exécration, au dénigrement et au rejet qui risquent d’emporter la discrimination et d’autres effets préjudiciables.

      Bien qu’on puisse certainement s’attendre à ce que les propos haineux déclenchent des réactions émotionnelles de la part des membres du groupe ciblé, ces réactions ne sont pas pertinente.

      Toutefois, pour les raisons que j’ai exposées, les idées offensantes ne suffisent pas pour justifier une atteinte à la liberté d’expression. ”

      OK, alors évitez les propos haineux ET les propos simplement offensants.
      JFC

    • Rappel: “les homosexuels de Montréal (la source de 80 % des infections) ” (14h37) veut dire “les homosexuels de Montréal (la source de 80 % des infections à Montréal)”. Ceux qui sont bienveillants auront pensé à cette interprétation en premier. Quant aux autres, il n’y a effectivement aucune limite aux interprétations malveillantes. Quand une phrase n’est pas totalement claire, demandez des explications au lieu de péter une coche de mépris envers ma personne.

    • @JFC: la nétiquette parle de “propos haineux” et non de “propos offensants”. Avec “propos offensants”, il n’y a plus de limite à la dérive. Par exemple, j’ai trouvé très offensants vos propos à mon égard à 14h37. Mais je ne vous aurais jamais bloqué, ou menacé de le faire, si j’étais en charge d’un blogue. Parce que je sais distinguer entre propos offensants et propos haineux.

      Même les diplomates ne sont pas à l’abri des propos offensants. C’est vous dire…

    • Quant à “l’imprudence” (le “moins prudents” de 14h37), j’avais posé la question directement au Dr Brenner, et c’est la réponse qu’elle m’avait donnée. Non pas qu’on sait que c’est l’imprudence qui était la cause de cette recrudescence des infections après l’apparition de la trithérapie, mais que c’est l’explication la plus simple et vraisemblable de cette recrudescence.

      Quand on sait qu’il y a un médicament qui nous empêche de devenir malade du SIDA, il est dans la nature humaine que certains se relâchent. Penser le contraire, c’est tomber dans le farfelu ou la pensée magique. Il y a des effets pervers à presque tout; croire le contraire est très naif.

    • @honorable,

      vous devenez lourd et je ne pense pas que vous puissiez invoquer un article de loi pour contraindre un blogueur à publier n’importe quoi. M. Cliche y est allé de ses références pour ce qu’il affirme et vous nous citez les vôtres, bien qu’elles soient pour l’instant invérifiables, mais seulement après y avoir été acculé. Nous devons vous croire sur parole, puisque votre preuve repose sur un entretien privé, je pense que tant et aussi longtemps que le Dr Brenner n’aura pas publié dans une revue avec comité de révision ces propos-là, il faudra prendre tout ça avec un grain de sel et les références de M. Cliche primeront sur les vôtres.

      Vous êtes dans les pages d’un journal privé et je ne pense pas qu’il existe un droit légal quelconque de contraindre ledit journal à publier vos propos, même s’ils ne sont ni diffamatoires, ni haineux et ni offensants.

      J’admire la patience de M. Cliche par moments.

    • Je viens de vérifier avec des gens plus experts que moi (après tout, je ne dirige des recherches sur HIV-1 que depuis 20 ans): ils confirment en tous points mon 14h37: 1) 80 % des infections à Montréal proviennent des homosexuels; 2) augmentation des infections suite à la “sécurité” que représente la trithérapie; 3) si on doit offrir la trithérapie comme prévention, il faut d’abord viser ceux qui sont le plus à risque, i.e. les homosexuels (on ne parle pas des lesbiennes ici) dont le mode de vie inclut de multiples partenaires sexuels.

      Etant donné les commentaires offensants, peu respectueux et injustifiés de M. Cliche à mon égard, des excuses de sa part seraient appréciées. La vérité n’est pas un “propos haineux”, M. Cliche, sauf chez les solipsistes…

    • @dcsavard: les références de JFC concernent le Canada dans son ensemble. Les miennes concernent Montréal. Avez-vous déjà pensé à la possibilité que le Canada dans son ensemble n’est pas exactement représentatif de Montréal? Et qu’il n’y a donc aucune contradiction entre les références de JFC et les miennes?

    • Un autre fait sur le VIH et sa transmission: chez les homosexuels, la concentration de VIH dans les sécrétions du mucus rectal est 5 fois plus élevée que dans le plasma sangui, et 30 fois plus élevée que dans le plasma séminal. Lire Journal of Infectious Diseuses 190: 156-161 (2004), dont le titre est: “Higher concentration of HIV RNA in rectal mucosa secretions than in blood and seminal plasma, among men who have sex with men, independent of antiretroviral therapy.”

    • @honorable,

      vos références n’ont pas été publiées, ce qui entache pour l’instant leur crédibilité. Quand vous aurez une référence provenant d’une publication avec comité de révision qui aura accepté de publier ces données, nous en reparlerons. Je pense que vous devriez comprendre ce langage que vous n’hésitez jamais à utiliser pour discréditer quelqu’un. Désolé, mais vous devez aussi y passer.

    • @dcsavard: qui vous dit qu’elles n’ont pas été publiées? Voyez, vous sautez à des conclusions injustifiées.

    • M. Honorable a tout à fait raison.

      L’épidémie de SIDA auraît pu faire bien moins de victimes à partir des années 80 si on avait isolé les souches de la contagion au lieu de ne rien faire au nom de la rectitude politique.

      Au début du XXe siècle, quand les immigrants arrivaient en Amérique, on les isolaient sur Ellis Island en attendant d’être sûr qu’ils n’amèneraient pas de maladies contagieuses.

      De nos jours, quand un passager à bord d’un avion a la tuberculose, on met tous les passagers et l’équipage en quarantaine pour éviter de contaminer la population.

      Quand il a été clair que le SIDA se répandait surtout chez les homosexuels il aurait été facile de mettre les individus à la source de la contagion en quarantaine comme on le fait actuellement dans le cas de toutes les maladies contagieuses, y compris le SRAS et les grippes porcines.

      Ça n’a pas été fait dans les années 80, et ça n’a pas été fait dans les années 90 non plus, pourquoi ?

      Pas pour des raisons scientifiques bien sûr.
      Pour des raisons politiques.
      Pour ne pas offenser un cerain lobby très présent dans les médias et très influent parmi les partis politiques.

      La quarantaine que vous imaginez aurait, dès les années 80, englobé des dizaines de milliers de personnes aux États-Unis seulement. Pas vraiment pratiquable, et ça n’aurait pas été efficace non plus, puisque les hétéros étaient eux aussi touchés.
      JFC

    • @honorable,

      ça devient un peu puéril cette partie de cache-cache. S’il y avait eu publication, vous vous seriez empressé de le trompetter sur tous les toits, or, vous vous en tenez à vos conversations privées et à des présentations invérifiables. Mais, je veux bien vous donner le bénéfice du doute parce que dans le fond, je m’en fous un peu de gagner à ce petit jeu.

      Alors, citez donc les publications où nous pouvons vérifier tout ça.

    • @dcsavard: j’ai un travail à temps plein. J’ai autre chose à faire que devenir votre recherchiste. Je vous donne ce que j’ai sous la main. Pour le reste, je laisse faire. Ce blogue est un loisir auquel je consacre un temps forcément minimal. M. Cliche devrait apprécier que j’y contribue, au lieu de sombrer dans un mépris répugnant. Lui est payé pour bloquer ou chercher des références; pas moi.

      Parce que je n’ai pas la référence sous la main ne signifie nullement qu’elle n’existe pas.

    • @ JFC

      On met présentement des milliers de personnes en quarantaine à leur arrivée dans les hôpitaux du Québec pour prévenir entre autres le Clostridium Difficile.

      En 1981, un des symptômes du SIDA était le Sacrome de Kaposi.
      Un cancer de la peau très rare habituellement , mais soudainement très fréquent chez les individus atteints du SIDA.
      Et donc très fréquents chez certains homosexuels et dans une moindre mesure chez certains utilisateurs de drogues intraveineuses.
      À tel point que les chercheurs ont surnommé le SIDA au début: “The gay Cancer”, justement parce que le syndrome de Saposi était bien plus fréquent, tout comme c’est le cas aujourd’hui, chez les homosexuels atteint de cette nouvelle maladie.

      Pourquoi chez lez homosexuels ?
      Pas par discrimination bien entendu.
      C’est d’un virus qui cherche à se multiplier dont on parle.

      Tout simplement parce comme nimporte quel médecin le sait, le virus du SIDA a beaucoup plus de difficultés à se propager chez les hétérosexuels que chez les utilisateurs de seringues contaminées et les homosexuels.

      http://www.sciencedirect.com/science?_ob=MiamiImageURL&_cid=272546&_user=10&_pii=S0046817782800476&_check=y&_origin=article&_zone=rightPane&_coverDate=1982-10-31&_piiSuggestedFrom=S0046817782800476&panel=citeRelatedArt&wchp=dGLbVlk-zSkWz&md5=74038023b157bd11c80dee9bbbf12314&pid=1-s2.0-S0046817782800476-main.pdf

      Tout les individus présentant ce symptôme hors du commun à l’époque ,le syndrome de Kaposi, auraient pu être testés, ainsi que leurs connaissances, homosexuelles ou non.
      On savait que c’était une épidémie en progression.
      On savait que c’était incurable.
      On ne l’a pas fait.

      Contrairement aux autres épidémies à leurs débuts, on a refusé de traiter le SIDA comme on aurait dû le faire.
      Pourquoi ? Pour des raisons de rectitude politique.

      On a donc refusé de tester les connaissances des gens atteints et ainsi laissé l’épidémie prendre de l’expansion.

    • Honorable nous présente des faites hors pensée unique alors qu’il sait que cela est interdit sur cyberpresse même si ce n’est pas dans la nétiquette. Honorable devrait demeurait à l’Intérieur des paramètres BCBG et ne pas y sortir pour éviter toute polémique. Rien se sert d’avoir raison si cela fâche le client.

    • @honorable,

      oui, bien sûr. Richard Glenn disait la même chose à propos des p’tits gris, c’est pas parce que je n’en ai pas un à la maison qu’ils n’existent pas. Je pense que vous pouvez cesser de vous auto-pelure-de-bananiser. Nous avons compris, vos propos ne sont que les vôtres et possiblement ceux d’autres personnes n’ayant pu faire une preuve formelle acceptable scientifiquement de leurs affirmations. Cela vaut ce que ça vaut. Mais, ça pourrait être vrai, sait-on jamais. Reste à le démontrer.

      Il serait donc prudent à l’avenir de cesser d’énoncer ce genre de propos comme des vérités scientifiquement prouvées et acceptées. Peut-être que vous pourriez tenter de démontrer votre affirmation en réduisant votre échelle d’échantillonnage à votre rue? Qui sait, vous dépasserez peut-être le 80%?

    • @dcsavard: que de mépris et de mauvais foi dans votre texte. il est vrai que JFC vous a donné l’exemple et que vous naviguez donc en toute liberté de mépris. Et quel mépris pour la vaste équipe centrée dans 2 hôpitaux de Montréal qui étudie phylogénétiquement les SIDÉENS de Montréal depuis 10 ans. Ce que j’ai écrit n’est nullement nouveau, à part peut-être la trithérapie comme prévention, qui est une idée sérieuse plus récente,peut-être des derniers 2 ans.

      Cette conversation tourne à vide depuis trop longtemps. Je ne publierai plus les prochaines répliques.
      JFC

    • http://www.dsp.santemontreal.qc.ca/index.php?id=523&tx_wfqbe_pi1[uid]=904

      Pour ce qui est d’une quarantaine:

      Je ne crois pas qu’une quarantaine sur des gens en phase terminale d’une maladie soit très efficace: ils ont eu amplement le temps de transmettre la maladie.
      Et pour leurs partenaires, s’ils sont asymptomatiques et que le virus ne sera détectable qu’en 1983, ça rend un peu plus difficle la quarantaine.

      De plus politiquement et financièrement cela aurait été très difficile de vendre l’idée de la quarantaine pour une maladie qui cause moins de morts que la grippe chaque année(on est au début de la pandémie).

      Prenez ensuite en compte le fait que la maladie serait apparue vers 1969 aux états-unis et avant ailleurs et vous constaterez que la solution facile de la quarantaine était impossible.

    • Citons Brenner et al. dans Journal of Infectious Diseases 204: 1115-1119 (2011): “HIV prevalence in the MSM population of Montreal (NDLR: 80 % des infections sont des infections MSM à Montréal) has INCREASED from 12,5 % in 2005 to 13,6 % in 2008.”

      AUGMENTATION, malgré la trithérapie et tout. Vers les années 1995-2000, il y avait plateau plutôt qu’augmentation.

    • Citons Lavoie et al. (Sexually Transmitted diseases 35: 25-29 (2008)): “The increased use of highly active antiretroviral therapies since the mid-1990s has been associated with an increase in sexually transmitted infections. Consequently, it has been hypothesized that this new era of therapies against HIV could have led to more risky behaviors, potentially leading in turn to increase HIV incidence.”

      C’est une autre confirmation du 14h37 qui a été reçu avec mépris offensant par JFC.

      PS: on ne parle même pas de publications récentes, ici mais de choses publiées il y a 5 ans!

      En passant, quand l’activité sexuelle inclut sexe anal (une façon de procéder très populaire chez les homosexuels) le facteur de risque augmente 12 fois. 12 fois plus élevé, c’est pour le sexe anal réceptif. Pour ceux qui pratiquent le réceptif et l’insertif, c’est 8.3 fois plus élevé. Pour ceux dont le sexe anal n’inclut que l’insertif, le risque est 4.7 fois plus élevé.

      En somme, ne vous comportez jamais en récepteur…( Ces infos sont dans la même publication.)

      Allez, continuez à me mépriser…

    • @honorable,

      tout ce que nous avons fait c’est d’exiger vos sources, ce que vous faites vous aussi assez souvent. Vous vous offusquez pour rien, il aurait simplement suffit de citer vos sources dès le départ plutôt que de dire qu’il fallait vous croire sur parole. Il me semble que tout ça est assez normal sur un blogue qui se veut scientifique.

      Premier article disponible ici: http://jid.oxfordjournals.org/content/204/7/1115.full Mais, la note de la rédaction n’y apparaît pas concernant ce 80%.

    • @honorable
      « Non pas qu’on sait que c’est l’imprudence qui était la cause de cette recrudescence des infections après l’apparition de la trithérapie, mais que c’est l’explication la plus simple et vraisemblable de cette recrudescence. »

      Rien ne prouve qu’il ne s’agisse pas d’un « cum hoc ergo propter hoc », une confusion entre corrélation et causalité couramment représenté par l’effet cigogne. Vous avouez vous-même que la réponse n’est pas connu, une « explication la plus simple et vraisemblable » est loin d’être une preuve hors de tout doute, le doute étant l’ennemi du scientifique.

    • Dernières nouvelles en provenance des Journées Québécoises VIH (13 et 14 mars 2013):
      1) En France, à l’échelle nationale 80% des infections par HIV-1 B (la souche prédominante) sont des infections entre homosexuels.
      2) A l’échelle nationale, les probabilités d’infections chez un homosexuel sont 100 fois plus grande que chez un hétérosexuel de souche.

      Facts are facts. On ne peut plier les faits à une idéologie.

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