Le météorite qui s’est écrasé en Russie, hier soir, n’avait jamais été détecté par qui que ce soit, et ce n’est guère étonnant, m’ont dit ce matin les astronomes québécois Gilles Joncas et Robert Lamontagne. Les objets de cette taille, environ 10 mètres de diamètre, sont à peu près impossible à voir.
Parce qu’ils sont petits, ils ne réfléchissent par définition que peu de lumière, mais ils sont en outre «brun foncé ou noir», dit M. Lamontagne, ce qui n’arrange rien.
Nous avons bien sûr des télescopes qui «voient» d’autres longueurs d’onde, comme l’infrarouge ou les ondes radio, qui sont plus susceptibles d’être réfléchies par ces objets, dit M. Joncas, mais là encore, la résolution pour des cibles éloignées se compte généralement en dizaines de mètres par pixel, quand ce n’est pas en centaines.
Pas étonnant, donc, qu’on ait loupé un astéroïde de 10 mètres. D’ailleurs, l’autre géocroiseur qui rasera la Terre cet après-midi, le dénommé 2012 DA14, n’a été repéré que l’an dernier, comme son nom l’indique, malgré le fait qu’il est beaucoup plus gros (50 mètres environ) que celui de la Russie.
P.S. En passant, on peut suivre en direct la progression de 2012 DA14 sur le site de la NASA : http://www.ustream.tv/nasajpl2
AJOUT (12h45) : Aussi à lire : Êtes-vous prêt pour une pluie de météorites ?
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