Si mignons, si doux, si attachants… Enfin, du point de vue du propriétaire de chat moyen, qui peut facilement faire 15 fois le poids de son animal, les félins domestiques sont effectivement des bêtes bien attendrissantes. Mais pour la faune qui vit ou passe à travers nos villes, c’est une autre paire de manches. Une tout autre…
D’après une étude parue hier dans Nature Communications, près de 2,5 milliards d’oiseaux et plus de 12 milliards de mammifères sont tués par des chats à chaque année aux États-Unis seulement. Si, si : milliards. Ce nouvel estimé est entre deux et quatre fois plus élevé que les précédentes évaluations.
D’après ce compte-rendu du New York Times, les auteurs de l’étude — rattachés au Smithsonian Conservation Biology Institute et au U.S. Fish and Wildlife Service — se base sur une série d’études détaillées effectuées à des échelles locales, dont ils ont projeté les conclusions à l’échelle nationale. Les résultats sont tout de même jugés parmi les plus solides jusqu’ici par les experts cités par le NYT.
Le gros du problème, y lit-on, réside dans les quantités honteuses de chats qui sont abandonnés et qui retournent à un état plus ou moins sauvage. Ce sont eux, apparemment, qui font les plus grands dégât — il faut dire qu’ils sont environ 80 millions aux États-Unis —, les chats qui ont un propriétaire n’étant responsables, eux, que de 29 % de l’hécatombe chez les oiseaux et 11 % des prises de mammifères.

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observateur_tiers
30 janvier 2013
16h01
Avez-vous des statistiques sur l’évolution de la vente d’animaux domestiques (particulièrement chats et chiens) ces dernières années? Disons, ces cinq dernières années, en comparaison avec les décennies passées?
Depuis quelques années, il y a un certain “culte” des chats et chiens de compagnie sur Internet. Les “lolcats” et autres “Internet memes” mettent en vedette des chats sont légion. Y a-t-il corrélation? Y a-t-il eu un “boom” d’achats d’animaux domestiques dans la dernière décennie, associée à un “boom” des abandons?
80 millions de chats abandonnés aux États-Unis, c’est beaucoup…
Disons que par «abandonnés», j’entends «relâchés par leurs maîtres» autant que «nés de chats relâchés par leurs maîtres». Ce n’est donc pas tant que ça.
JFC
observateur_tiers
30 janvier 2013
16h13
Merci pour la précision. En effet, ce serait énorme sinon… C’est de l’ordre d’un chat par deux ou trois foyers, ce qui est surréel!
piedoq
30 janvier 2013
20h10
D’après une étude parue hier dans Nature Communications, près de 2,5 milliards d’oiseaux et plus de 12 milliards de mammifères par année aux États-Unis seulement.
il leur arrive quoi au juste ?
Oups… «Sont tués par des chats»… Oubli corrigé, merci.
JFC
distrait
30 janvier 2013
22h02
Ça me fait penser à ceci : http://theoatmeal.com/comics/cats_actually_kill
mephisto
30 janvier 2013
23h09
Est-ce que cela pourrait mettre en péril la vie de certaine espèces d’oiseaux? Si oui doit-on tuer les chats errants?
masi.
31 janvier 2013
05h57
Mon chat est dégriffé et il parvient tout de même à tué des oiseaux. Je l’ai vu à l’oeuvre l’été passé et cela m’avait surpris. On ignore parfois ce coté tueur de nos félins domestiques.
chip
31 janvier 2013
08h51
1. Trop de chats abandonnés par des propriétaires irresponsables (voir la SPCA à ce sujet);
2. Je n’ai jamais remarqué une diminution du nombre d’oiseaux l’été…
edouardx
31 janvier 2013
09h23
Si les chats n’étaient pas là, on peut imaginer les problèmes de salubrité engendrés par la prolifération des rongeurs. Je crois donc que les chats jouent un rôle positif de contrôle de la vermine, quoique d’autres espèces, prédateurs de rongeurs, pourraient possiblement “prospérer” davantage en l’absence des chats. Je pense ici à des martres, des belettes, des visons, etc. Pour ce qui est des oiseaux toutefois, je ne suis pas certain du bénéfice. On assiste à une diminution constante, voire dramatique, du nombre d’oiseaux observés. On blâme souvent la pollution, les lignes à haute tension et ainsi de suite, mais peut-être faudra-t-il interroger minet à cet égard. Il a peut-être des comptes à rendre. Question : pourquoi le mécanisme de contrôle de la vermine par les chats ne fonctionne-t-il pas en Australie, qui est aux prises avec des infestions gigantesques, ahurissantes même, de souris dans ses champs? Il y a un vidéo sur YouTube où on voit ces souris s’attaquer à des porcs vivants, dans des porcheries, tellement elles sont nombreuses.
En fait, d’après l’article du NYT, le rat de Norvège (espèce invasive) est rarement victime des chats. Les chats tuent certainement d’autres espèces de vermine, et c’est tant mieux, mais il semble qu’il ne faut pas trop compter sur eux pour ça.
Je me permets par ailleurs de vous signaler que le vison est une espèce principalement aquatique, qui se nourrit en partie de rongeurs, certes, mais surtout d’animaux qui vivent dans l’eau.
JFC
-francis-
31 janvier 2013
09h41
“Ce nouvel estimé est entre deux et quatre fois plus élevé que les précédentes évaluations.”
J’aimerais faire un petit rappel linguistique pour ceux qui utilisent le terme “estimé” plutôt que “estimation”. Estimé est le participe passé du verbe estimer.
Vous êtes loin d’être le seul à faire cette erreur, mais en tant que journaliste, j’espère que vous apporterai la correction!
http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8457211
Bonne journée!
legada
31 janvier 2013
09h53
La principale raison de la cohabitation des chats domestiques avec les humains est que les chats contrôlaient les rongeurs qui s’attaquaient aux réserves de nourritures.
Aujourd’hui, dans les pays ayant niveau de vie suffisamment élevés, les chats sont des animaux de compagnie mais ils sont toujours des chasseurs.
En ville, il a une sélection naturelle. Il n’y a plus beaucoup d’animaux ou d’oiseaux de petites tailles qui vivent au niveau du sol, car la population de chat est considérable.
Par contre selon l’observation de mes chats et de leurs amis, leur taux de réussite de leur chasse est très faible.
pensezy
31 janvier 2013
10h08
C’est décidé. Je ne lis plus Foglia.
walt68
31 janvier 2013
10h55
@jfc,
Sans les chats il eut bien été difficile d’engranger le produit des récoltes au début de l’agriculture. Ce n’est pas pour rien que les Égyptiens vénéraient le majestueux animal.
walt68
31 janvier 2013
10h57
J’oubliais que les villes européennes ont été aux prises avec les vermines lorsque les humains les tuaient en masse.
claude_desjardins
1 février 2013
15h27
Le moineau domestique n’est pas une espèce indigène à l’Amérique du Nord. Il a envahie les espaces qui étaient occupé auparavant par des espèces indigènes. Si le chat peut contribuer à rétablir une forme d’équilibre dans les espaces perdues par les oiseaux indigènes, on ne s’en plaindra pas.
davidbourque
1 février 2013
15h31
Sinon voici cet article exprimer de manière moins scientifique et plus paranoïaque ;)
http://theoatmeal.com/comics/cats_actually_kill