Je l’admets tout de go, je n’ai jamais aimé les spas. Jamais compris non plus pourquoi tant de gens aiment se «faire tremper» entre amis. Ma blonde a bien essayé de me l’expliquer plusieurs fois, mais ça ne veut décidément pas «rentrer». La pauvre, elle qui en voulait un dans la cour arrière…
Remarquez, j’utilise l’imparfait comme si elle n’en voulait plus, mais — second aveu en autant de paragraphes — ce n’est pas tout à fait honnête de ma part. J’anticipe, à vrai dire, quelle sera sa réaction quand elle aura pris connaissance de cette étude de l’Université Laval et de l’Institut de santé publique du Québec, qui vient d’être publiée dans l’International Journal of Environmental Health Research. Les chercheurs ont analysé l’eau de 95 spas dans 75 établissements publics (hôtels, gîtes, campings, etc.) en 2008 des régions de Québec, de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches, et ont détecté des «concentrations préoccupantes» de trois types de bactéries — legionella, qui cause la maladie du légionnaire ; E. coli, qui est un indicateur de contamination fécale ; et Pseudomonas aeruginosa, associée à des problèmes de peau — dans pas moins de 26 % des spas. Les teneurs mesurées pourraient en effet causer des problèmes de santé à des gens dont le système immunitaire est, pour une raison ou pour une autre, très affaibli.
Il est évidemment impossible d’éliminer complètement les bactéries de ces «bouillons», mais l’étude a aussi trouvé différents pépins dans leur entretien. Ainsi, à peine le tiers (32 %) des exploitants font la vidange de leurs spas au moins une fois par mois, et deux sur trois ignorent les règles en vigueur.
Quand ma blonde va savoir ça…
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