Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Mercredi 12 décembre 2012 | Mise en ligne à 12h13 | Commenter Commentaires (27)

    Nouvelle hypothèse en «biologie de l’homosexualité»

    Dans la grande bibliothèque de la biologie, la rayon où l’on range les hypothèses expliquant l’homosexualité commence à être pas mal rempli. C’est bien normal, remarquez, puisque c’est une épine dans le pied de la théorie de l’évolution : d’un côté, divers signes suggèrent une origine génétique (des études ont démontré que ça «court dans la famille», comme on dit, et d’autres concluent que les jumeaux identiques ont plus de chances d’avoir la même orientation sexuelle que les non-identiques, par exemple) ; mais d’un autre côté, un gène, que l’on a d’ailleurs jamais identifié jusqu’ici, qui écarterait ses porteurs de la reproduction serait rapidement éliminé par la sélection naturelle — or l’homosexualité n’a évidemment pas disparu à l’époque des hommes des cavernes.

    Voilà qu’une étude rendue publique hier propose, essentiellement, de couper la poire en deux : l’homosexualité ne serait pas «génétique» à proprement parler, mais plutôt épigénétique. Malgré leur grande importance, en effet, les gènes ne déterminent pas tout ce que nous sommes : encore faut-il qu’ils s’expriment, ou qu’il s’«activent», si l’on préfère — un processus complexe nommé épigénétique. Ainsi, le génome est protégé et empaqueté dans une sorte de gaine, la chromatine, faite de matériel génétique et de protéines, et cette gaine peut influencer quels gènes s’exprimeront, et quand.

    Dans le dernier numéro de la Quaterly Review of Biology, trois chercheurs — William Rice (Université de Californie), Urban Friberg (Université Uppsala, Suède), et Sergey Gavrilets (Université du Tennessee) — suggèrent que ce sont des facteurs épigénétiques qui seraient à l’origine de l’homosexualité, plus précisément des facteurs qui, avant la naissance, rendent les fœtus plus ou moins sensibles à l’effet d’hormones androgènes, comme la testostérone.

    Comme les fœtus masculin commencent à produire leur propre testostérone vers l’âge de huit semaines, ils sont en moyenne plus exposés aux androgènes avant la naissance que les fœtus féminins, mais ceux-ci le sont aussi, parfois autant et même plus que la moyenne masculine. Le degré d’exposition est lié à différentes étapes du développement des fœtus et de la différenciation entre les sexes : par exemple, les garçons qui ont été «sous-exposés» à la testostérone pendant la grossesse, parce que eux-mêmes ou leur mère n’en produisaient pas assez, courent un risque accru de faire de la cryptorchidie — c’est-à-dire que leurs gonades ne descendent pas dans les testicules, mais restent dans le bas-ventre.

    Toutefois, notent les auteurs, la corrélation est loin d’être parfaite, et il se trouve beaucoup de cas de fœtus-filles surexposés à la testostérone et de fœtus-garçons sousexposés qui ne présentent aucun problème de développement. L’explication, notent-ils, tient à des facteurs épigénétiques, qui «protègent» les premières contre un surplus d’androgènes, et rendent les seconds plus sensibles à l’effet des androgènes (donc les protègent contre une sous-exposition). Ces «épimarqueurs», comme M. Rice et al. les appellent, diffèrent selon le sexe du fœtus, apparaissent dès les premières divisions cellulaires, et tous les épimarqueurs des parents sont alors effacés. Enfin, tous, ou presque : «des études sur la souris et sur l’homme démontrent clairement que la transmission d’épimarqueurs d’une génération à l’autre survient à des taux non-négligeables», écrivent-ils.

    Or si le père, par exemple, transmet à sa fille les épimarqueurs qui le rendaient plus sensible aux androgènes lorsqu’il était encore en gestation, ladite fille sera elle-même plus «vulnérable» aux androgènes pendant la grossesse. Il se pourrait, arguent les auteurs, que cela la masculinise jusqu’à un certain point — ou que cela féminise un fils qui aurait hérité des épimarqueurs qui protégeaient sa mère des androgènes —, et que si cela se produit à une certaine étape du développement du cerveau (qu’il resterait à élucider), alors cela pourrait expliquer l’homosexualité. Notons à cet égard qu’une étude a trouvé que l’homosexualité des femmes était corrélée à un indicateur d’exposition fœtale aux androgène — mais c’était pas mal moins clair pour l’homosexualité masculine, voir ici.

    Cela ne reste, soulignons-le, qu’une hypothèse, qui vient s’ajouter à une longue liste allant de la psychologie pure (être élevés par une mère dominante rendrait les garçons gays, a-t-on déjà entendu) à la génétique pure (une théorie en vogue explique l’homosexualité par le fait que les enfants humains demandent un énorme investissement de la part des parents, et que certains posséderaient et transmettraient un «gène de l’homosexualité» pour que leurs enfants homosexuels puissent aider leurs frères et sœurs).

    Mais, en plus du fait que l’article a été bien accueilli par la communauté scientifique jusqu’ici — à ce que j’ai pu voir, du moins —, j’aimerais insisté sur une dernière chose : la fréquence de l’homosexualité. Comme le soulignent les trois auteurs, elle est de quelques pourcents, ce qui peut a priori apparaître élevé. Mais, poursuivent-ils, il existe plusieurs autres cas connus de «dissonance gonades-trait causés par l’exposition fœtale aux androgènes» qui surviennent à des fréquences comparables : la cryptorchidie survient chez 2 à 9 % des garçons ; les «comportements transgenres» sont observés chez 3,2 % des petits garçons et 5,2 % des petites filles ; 6 % des femmes ont un pilosité «masculine», sans que l’explication soit hormonale ; etc. Cela ne prouve rien, bien sûr, mais cela signifie que cette nouvelle hypothèse pourrait expliquer cet aspect-là aussi.

    Et puis comme toute théorie qui vient d’être formulée, il faudra laisser le temps au processus de critique/modification par les pairs de faire son œuvre. On verra dans quelques années si cette avenue d’explication survit à l’écosystème scientifique…


    • Toutes les orientations sexuelles se valent. Je me sens insulté par cette étude.

      Contrairement à l’«hypothèse de la gardienne», qui donne une fonction à l’homosexualité, cette nouvelle étude la relègue effectivement au rang de conséquence-de-quelque-chose-qui-ne-s’est-pas-produit-normalement. Mais je crois que pour se sentir insulté, il faut interpréter cette étude dans un sens que ses auteurs ne lui donnent pas. Je n’ai senti nulle part dans leur article, en tout cas, que leur explication venait avec une condamnation.
      JFC

    • Ca me fait penser a la série que fait PZ Myers sur son blogue Pharyngula dernierement pour critiquer la psychologie évolutive. Le hasard permet souvent a certaines combinaison d’entrer dans le génome qui n’ont pas toujours un bénéfice, si le désaventage n’est pas suffisant pour nuire profondément.

      Comme vous dites on verra dans plusieures années quelle conclusion résiste le mieux aux tentatives de démontrer qu’elles sont fausses. Pour l’instant mieux vaut réserver sont jugement.

    • @ colas_gill

      Il semble que l’objectif de l’étude ait été de trouver des causes de la diversité des orientations sexuelles. Pas de faire un jugement de valeurs sur cette diversité. Je suis peut-être idéaliste mais ce n’est pas le rôle d’une étude scientifique que de poser des jugements de valeurs. La prétention de la science est de laisser les faits tracer les conclusions. L’interprétation des scientifiques se fait en vertu de ce qu’ils perçoivent des données, pas de l’explication morale qu’ils veulent leur donner.

      Si vous répondez à cet article en disant que “toutes les orientations sexuelles se valent”, vous posez vous-même un jugement de valeurs. Elles se “valent” dans quel sens? Au sens de “l’humain est ce qu’il est” et “il a le droit de vivre tel qu’il est”? Si c’est ce que vous voulez dire, alors je suis tout à fait d’accord et je ne vois aucunement en quoi l’étude et le billet de M. Cliche s’y opposent.

      Si ce qui vous agace, c’est le lien entre la théorie de l’évolution et la reproduction, hélas, vous ne manquerez pas d’être insulté si vous accordez un tant soit peu de temps à la biologie dans votre vie. L’évolution biologique et la préservation d’une espèce sexuée demandent une reproduction entre partenaires de sexes opposés. C’est une cruelle réalité peut-être, mais c’est la réalité quand même.

      Je dirais même plus : cette réalité n’a rien de cruel en elle-même. Elle ne le devient que dans un contexte, une société où l’homosexualité est socialement stigmatisée — et quand on se fait harceler sur son orientation sexuelle depuis la cours d’école jusqu’à la retraite, la Nature apparaît effectivement bien cruelle. Mais en dehors d’un tel contexte, l’homosexualité n’est comme vous le dites rien d’autre qu’une «variation de plus sur le thème de l’humanité». Les uns ont les yeux bleus, les autres ont les yeux bruns. Les uns sont hétéros, les autres, homos.
      JFC

    • Donc pas de lien avec le fait de porter des ballerines roses (voir mère blogue). Il y en a qui vont être déçu.

    • Attention: seuls ceux qui n’ont pas de valeurs sont libres de jugements de valeurs. Attention aux jugements tous azimuts comme “touts les orientations sexuelles se valent”. J’aurais une petite gène, par exemple, envers, disons, la pédophilie, la zoophilie ou la nécrophilie. Que voulez-vous: j’ai des valeurs, et je ne m’en cacherai pas…

      La pédophilie, la zoophilie et la nécrophilie sont des déviances, pas de simples orientations. J’ai des valeurs, moi aussi.
      JFC

    • La frontière entre orientation et déviance sexuelle est variable, selon les valeurs de chacun. La déviance des uns devient l’orientations d’un autre, selon l’endroit où on trace la ligne de démarcation. Les déviances d’une époque peuvent se transformer en orientations, et vice-versa… Disons qu’il y a des orientations sexuelles qui sont plus garantes d’un futur à long terme pour l’humanité… Il ne devrait pas être déviant de le dire…

    • @honorable

      Dans les trois exemples que vous nommez, un des partenaires n’est pas consentant. C’est une énorme différence. Et c’est ce qui fait que ce sont des déviances, contrairement à l’homosexualité.

    • @honorable

      La raison que la pedophilie, zoophile ou necrophilie sont problématique c’est que ce sont des comportement qui font des victimes. On s’accorde j’epere pour dire que les morts, les enfants ou les animaux ne peuvent donner leur consentement a un acte sexuel. Donc la phrase devrait être toutes les orientations sexuelles entre partenaire consentant se valent, sauf que j’aurais cru que c’était évident et assumé par défaut.

    • Malgré qu’une étude scientifique soit objective, nous avons toujours tendance à la percevoir selon nos valeurs, ce qui peut causer de profond malentendus, comme on peut le remarquer dans les commentaires. Le développement fulgurant dans le domaine génétique nous pousseras à peut-être finalement éclaircir ce mystère.

      Tout le monde a des valeurs, il est inconcevable qu’une personne n’ait pas de valeur. Sauf bien sur si nos valeurs nous poussent à déclarer nul les valeurs des autres.

    • Avoir des relations sexuelles homosexuelles avec 150 partenaires différents par année (tous consentants; excellents transmetteurs de SIDA, en passant), c’est une orientation ou une déviance? Je fais juste dire que la démarcation est parfois floue et que j’en ai assez de voir des personnes de bonne foi se faire rétorquer “vous faite un jugement de valeurs”, comme si c’était synonyme de “vous venez de vous rouler dans la boue”. (J’ai déjà entendu Réjean Thomas le faire.)

      Les valeurs varient d’un individu à l’autre. On ne doit pas jeter nécessairement l’anathème sur quiconque pense que l’homosexualité est moins normale que l’hétérosexualité, ou que se servir exclusivement de poupées gonflables ou de la main gauche est moins normale que la position du missionnaire… Notez que dans les 3 orientations mentionnées il y a consentement et aucune victime.

      Un individu devrait être capable de penser que la gourmandise est moins normale que la modération et que donc ces 2 attitudes ne se valent pas. De même, un individu devrait être capable de penser que l’homosexualité est moins normale que l’homosexualité et que donc ces 2 orientations ne se valent pas. Tout en demeurant ouvert, ami et compréhensif envers les gourmands et les homosexuels.

      En somme, même quand il n’y a pas de victimes, il n’est pas vrai que “tout se vaut” sous prétexte que “c’est plus fort que moi”.

      PS: la démarcation entre homosexualité et pédophilie est facile à faire, comme plusieurs l’ont indiqué. Cependant, pour ce qui est de la nécrophilie, certains pourraient invoquer qu’il n’y a pas vraiment de victime! Malgré l’absence de victime au sens classique du terme, je persévère à me garder une petite gêne…

    • Les recherches en épigénétique ouvre une voie de réconciliation extraordinaire en santé mentale : la voie de la réconciliation entre les tenants de la neuropsychiatrie et les tenants du psycho-social .
      Comme Michael Meaney, Ph.D., et Gustavo Turecki, M.D., Ph.D., chercheurs de l’Institut Douglas, l’ont prouvé de façon spectaculaire ces dernières années: non seulement l’environnement a une influence sur la santé mentale et physique, il peut modifier le fonctionnement des gènes dont on hérite à la naissance. Comme si ces derniers étaient contrôlés par une série d’interrupteurs. Et que la nourriture qu’on avale, l’air qu’on respire ou même les câlins que l’on reçoit avaient le pouvoir d’activer ces interrupteurs.

      Michael Meaney et son équipe sont allés beaucoup plus loin que ça: ils ont traqué l’empreinte des soins maternels jusque dans le cerveau des jeunes rats. C’est que le léchage influence l’activité d’un gène qui prémunit les rats contre le stress. Ce gène, NRC31, produit une protéine qui contribue à diminuer la concentration d’hormones de stress dans l’organisme. Encore faut-il activer une portion bien précise de ce gène, grâce à un interrupteur épigénétique. L’analyse des cerveaux de rats n’ayant pas reçu une ration suffisante de léchage l’a démontré : l’interrupteur lié au gène NRC31 était défectueux dans les neurones de l’hippocampe des rats. Conséquence: même en l’absence d’éléments perturbateurs, ils vivent dans un état de stress constant.
      Du rat à l’humain, des mécanismes semblables.

      ps : non je ne considère pas l’homosexualité comme une maladie mentale

    • Ouf, il semble que mon utilisation de l’expression “jugement de valeurs” ait eu des répercussions non souhaitées.

      J’ai utilisé ce terme en réponse à l’utilisation du verbe “valoir” par colas_gill. C’était maladroit de ma part parce que je ne voulais pas du tout faire référence au système moral des valeurs. Je voulais faire référence au verbe “valoir” et c’est très précisément pour ça que je demandais à colas_gill de préciser sa pensée : les orientations se “valent” en quoi? Pour moi elles n’ont pas à “valoir” quoi que ce soit, elles sont ce qu’elles sont. La “valeur” qu’elles prennent au sens de la reproduction et donc de la préservation de l’espèce, c’est une autre question, et ça a quand même beaucoup à voir avec l’interpération sociale, comme le mentionnait M. Cliche. Je ne voulais pas supposer non plus que colas_gill avait telle ou telle valeur morale dans son analyse.

      Donc, désolé si j’ai mal formulé mes propos. J’ai utilisé “jugement de valeurs” à un degré autre que celui auquel on l’utilise habituellement. C’est ben de valeur mais j’ai été très maladroit! (Désolé pour le jeu de mots facile.)

      Aucun besoin d’excuses. Vraiment !
      JFC

    • Je me questionne. Si la schizophrénie est dû à un gêne `defect` et qu’on appelle ça une maladie pourquoi n’appellerons pas l’homosexualité une maladie s’il s’agit d’un gène défectueux? C’est en cela que cette étude me choque. Qui dit que celui qui fait L’amour avec sa chèvre n’a pas un gène défect donc une maladie. Qui détermine que la maladie est acceptée au niveau du jugement de valeurs? Y’a t-il des maladies plus acceptable que d’autres. Des gènes plus défecteusement acceptable que d’autres?

    • L’attirance sexuelle et les traits de caractères ce sont duex choses différentes.

      Un garçon féminin ou plutôt andrpgyne peut très bien être très hétérosexuel et la même chose pour la fille tpmboy ou garçonne… Pas attirée par les femmes du tout…

      La femme masculine hétérosexuelle pourrait être attirée vers un homme très, très masculin.
      Alors que l’homme jugé plus androgyne lui aussi attiré vers les femmes féminines, douces et délicates.

      Et l’exposition à la testostérone pourrait pas être un indicateur de l’appétit sexuel plutôt que de l’orientation ? Les hommes le sont plus que les femmes et ont donc un plus grand appétit ou goût pour la chose, en moyenne.

    • @ colas_gill

      On peut se poser cette question.

      Il y a une variation naturelle de la couleur des cheveux, des yeux, de peau, etc… On ne les considère pas comme une maladie.

      Par contre être schizophrène est très dérangeant pour une personne. Il n’y a pas un défilé de la fierté schizophrène. On peut nommer cela une maladie

      Aujourd’hui dans notre société pour beaucoup de gens l’homosexualité n’est pas une maladie alors que pour certains c’est une maladie et pour d’autre c’est pire. Alors on est dans le jugement de valeur.

      Ce qui compte dans notre société, c’est que légalement elle est accepté malgré que certain ne l’accepte pas encore.

    • Il y a quand même une part culturelle dans la définition de l’homosexualité. Dans les temps des Romains et des Grecs, quand les relations homosexuelles étaient acceptées et célébrées, les hommes couchaient avec leurs épouses pour la reproduction, avec des prostituées pour le plaisir et avec des hommes pour l’esthétisme. Des philosophes vantaient les relations avec des hommes, tout en étant mariés. Est-ce que l’homosexualité existait à l’époque, au sens où on l’entend aujourd’hui?

    • @colas_gill,

      vous répondez à vos propres question. Défectuosité et acceptabilité sont deux choses différentes. Que l’on accepte ou pas qu’un malade est malade, ça change quoi?

      Depuis la nuit des temps que les hommes pratiquent la ségrégation, c’est leur façon d’assurer leur sécurité dans l’homogénéité du troupeau. Oui, c’est tribal comme comportement, c’est notre côté animal. La ségrégation sexuelle n’est qu’un des aspects. La ségrégation politique, religieuse, raciale en sont d’autres. Même les handicapés qui sont éminemment défectueux d’un point de vue biologique la subisse.

      Et oui, il y a des défectuosités plus acceptables que d’autres semble-t-il puisque nous avons crû bon d’enchasser dans notre constitution une protection pour le droit de religion, de sexe, d’orientation sexuelle, d’handicap et de race.

      Maintenant, il semble que votre problème c’est la déclaration d’une chose comme étant anormale ou défectueuse. C’est quoi une norme? Si 90% de la population a un comportement A, ceux qui n’ont pas le comportement A sont considérés hors norme, donc anormaux. Et il peut y avoir des causes biologiques, comme pour un handicap. Mais en bout de ligne, cela ne veut pas dire que discriminer est acceptable. L’acceptabilité est définie par la loi. Pas par la science.

    • @ colas_gill

      Je ne pense pas que l’étude veuille vraiment associer l’homosexualité à un “défaut” de quelque sorte que ce soit. Ou en tout cas si c’était le cas, moi aussi ça me fâcherait.

      Une expression différente de certains gènes (ou marqueurs) ne veut pas dire qu’il s’agit d’une maladie. Je ne suis pas un expert en la question, mais à mon avis, on considère un état comme étant une maladie de par ses conséquences, pas par ses causes. Si une personne présente un comportement schizophrénique, on dira qu’elle souffre d’une pathologie mentale. Mais l’époque où l’homosexualité était considérée comme une maladie est heureusement révolue dans bien des endroits du monde (pas partout, hélas).

    • @honorable,

      Si, ici, on condamne la pédophilie, c’est que notre société, appuyée par des études, a condamné cette pratique. Il n’y a pas si longtemps, un adulte pouvait marier un fille de 14 ans… et dans plusieurs endroits dans le monde, la pratique de la pédophilie n’est pas encore criminelle.

      Quant à l’homosexualité, je me demande : Est-ce que l’homoparentalité peut avoir des conséquences sur le développement du fétus et de l’enfant ?
      ########

      En lisant les commentaires, je me dis que les questions d’orientation sexuelle n’est vraiment pas simple et que les chercheurs ont encore beaucoup de pain sur la planche avant de les solutionner.

    • @lecteurcurieux,

      Prenez garde de ne pas baser vos convictions sur des lieux communs.

    • C’est presque devenu une obsession de trouver ”LE” Gène qui expliquerait tout … sans entrer dans un débat de valeur qui est très personnel et particulier aux croyance de chacun le fait de rechercher un gène qui expliquerait un comportement X quel qu’il soit permet de se déresponsabiliser du comportement en question … ha! Youppi y on trouvé le gène ”DE”( obésité ou autre …) c’est génétique c’est donc une maladie… on y peut rien c’est pu de ma faute … Hé Woila !

      Tendance ne signifie pas comportement qui sont pour la plupart appris … et le role des gènes ( individuellement ) n’apparait pas aussi clair , un peu comme quand on cherchait la zone ou le neurone du cerveau responsable ”DE”… plus on avance et moins y a un neurone ni une zone responsable ”DE” …

      Si y peuvent finir par trouver le gène du ”Blogophile” …qu’on arrête de filler cheap quand on ose dire qu’on est pas d’accord…. ”Blogophile” orientation dans la lecture ou déviance dans l’expression?

    • @walt68

      Sujet trop complexe pour avoir des convictions. Et difficile de ne pas sortir parfois quelques lieux communs dans la discussion. Je pense que c’est du cas par cas.

      http://archives.lesoir.be/la-difference-de-taille-entre-l-index-et-l-annulaire-pe_t-20000420-Z0J487.html

      Les homosexuels mâles sont-ils hypermasculins ou plus féminins que les hommes hétérosexuels ? Ou les deux à la fois ? Ou c’est au cas par cas ?

      Quelles sont les différences à faire entre l’identité sexuelle, le genre, l’orientation, l’attirance et l’appétit sexuels ?

    • Chose certaine, nous ne devons certainement pas censurer la science pour rendre le discours scientifique conforme au discours politique. Ce serait retourner à l’époque soviétique où l’URSS interdisait à ses scientifiques d’étudier la mécanique quantique sous prétexte qu’il s’agissait d’une théorie bourgeoise et capitaliste.

      La science doit être libre de ce genre de fadaises.

    • @lecteur_curieux,

      En tout cas, le sujet a le mérite d’être inépuisable et de fournir de la matière pour les chercheurs et les écrivains de tout acabit probablement jusqu’à la fin des temps…

    • Ouais… tu parles d’un maudit taponnage! Vivre et laisser vivre me convient mieux.

    • Avez-vous vu cette histoire du poisson qui a des rapports homosexuels pour montrer ce dont il est capable de faire aux femelles ?

      http://www.lapresse.ca/sciences/201212/11/01-4602809-un-poisson-se-fait-homosexuel-pour-attirer-les-femelles.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_sciences_1817902_accueil_POS4

    • @bronxy,

      «Vivre et laisser», ne croyez-vous pas que ce slogan en est un pour paresseux ? La compréhension du phénomène n’est-elle pas le meilleur moyen pour :

      1- Que les homosexuels s’acceptent et s’épanouissent ?

      2- Que la masse d’hétérosexuels acceptent qu’il y ait sûrement au moins un membre de leurs familles qui souffrent en silence et qui a besoin d’être soutenu.

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