Sciences dessus dessous

Archive du 29 novembre 2012

Les études et les plaidoyers se sont littéralement empilés, ces derniers jours, pour que le dépistage du VIH finisse par faire partie de la routine médicale, au lieu de ne viser que les clientèles jugées à risque, comme c’est le cas actuellement.

L’éditorial du Canadian Medical Association Journal a en quelque sorte ouvert le bal, lundi. Son trio d’auteurs y fait remarquer qu’il n’y a plus de raison pour que le test du VIH ne soit pas proposé routinièrement à tous ceux qui se rendent chez le médecin, et non plus aux seuls homosexuels, utilisateurs de drogues intraveineuses, etc. Les tests existants sont très performants, acceptés et abordables, plaident-ils, et la trithérapie a fait ses preuves : une personne qui reçoît un diagnostic de séropositivivité peut de nos jours espérer vivre jusqu’à 73 ans. Et par dessus-tout, il a été solidement démontré par plusieurs études que la trithérapie réduit par plus de 95 % les risques de transmission du virus chez les couples sérodiscordants.

Il y aurait donc là, potentiellement, un gros levier de prévention dont on se prive à l’heure actuelle. D’autant plus qu’un projet pilote mené à Vancouver, où des médecins proposaient le test à toute leur clientèle, a donné des résultats intéressants : pour 1000 tests, 6 nouveaux cas étaient détectés, cas qui seraient possiblement passés sous les radars pendant des années autrement.

Comme s’il voulait y faire écho, le Center for Disease Control, aux États-Unis, a publié mardi une étude sur la prévalence du VIH chez les jeunes, où l’on apprend que pas moins de 59 % des porteurs VIH ayant entre 13 et 24 ans n’ont jamais été testés. À une époque de la vie où, évidemment, où la vie sexuelle n’est pas particulièrement tranquille…

Hier, c’était au tour de la revue savante en ligne PLoS-ONE de publier une étude canadienne qui calcule que lorsque le nombre de patients séropositifs qui prennent la trithérapie augmente de 10 %, le nombre de nouveaux cas de VIH diminue de 8 %.

Et ce matin dans Le Soleil, le Dr Réjean Thomas, fondateur de la clinique L’Actuel à Montréal, s’en prend à la fois à l’ex-gouvernement libéral, qui a annulé une campagne de 500 000 $ pour la prévention du VIH, et l’actuel gouvernement péquiste, qui ne semble pas pressé d’agir…

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