Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Mercredi 7 novembre 2012 | Mise en ligne à 16h48 | Commenter Commentaires (13)

    Pétrole : le Québec peut-il marcher et siffler en même temps ?

    Supposons qu’il y a bien du pétrole exploitable dans le Golfe du Saint-Laurent. Supposons encore que sa prospection et son extraction se fassent dans des conditions acceptables pour l’environnement. Devrions-nous, alors, nous lancer dans l’«aventure» pétrolière ?

    Si de telles conditions étaient réunies, a dit en substance la première ministre Pauline Marois dans son discours inaugural, il n’y aurait pas de raison de s’en priver. Mais ces propos ont tout de suite avivé une vieille crainte dans les milieux écologistes, celle de voir les redevances sur les hydrocarbures ramollir la détermination du Québec à «sortir du pétrole». C’est grosso modo ce que le Conseil régional de l’environnement du Bas-St-Laurent a dit ici, la semaine dernière, à des collègues de Radio-Canada — réaction à laquelle GreenPeace Québec a fait écho ce matin sur Twitter. Et je me souviens d’avoir entendu Steven Guilbeault, d’Équiterre, tenir des propos très semblables l’été dernier lors d’une entrevue.

    «Si on décide qu’on fait des hydrocarbures, m’avait dit M. Guilbeault, c’est là-dedans que notre argent et nos énergies vont aller, et on ne prendra pas le virage. Parce qu’une fois qu’on va avoir des infrastructures pour exploiter la ressource et des emplois dans le pétrole, on ne voudra pas réduire notre consommation. Les gens vont dire “Hé minute, je travaille là-dedans, moi, un instant”.»

    À vue de nez, c’est plein de bon sens. Après tout, se dit-on, les États qui tirent les plus importants revenus des hydrocarbures ne sont-ils pas ceux qui défendent le plus ardemment l’industrie du «Big Oil» ? Pour tout dire, c’est tellement plein de gros bon sens, c’est une conclusion tellement intuitive, que malgré ce qui suit, je ne suis pas sûr de vouloir la contredire — enfin, pas complètement.

    Source : Pew Environement Group

    Source : Pew Environement Group

    D’un autre côté, cependant, je me dis aussi que les sociétés modernes ne sont pas des blocs monolithiques incapables de faire deux choses à la fois, mais plutôt des ensembles complexes dont les parties ne tirent jamais toutes dans la même direction. Et que, dans ces circonstances, l’argent tiré de la vente d’hydrocarbures ne devrait pas, en principe, empêcher d’investir dans les énergies propres.

    Ceux qui s’intéressent à ce genre de question trouveront certainement matière à réflexion dans le tableau ci-contre, tiré d’un rapport du Pew Environment Groups (p. 18 sur 56) et qui présente les 10 pays qui ont fait les plus grands investissements (en termes relatifs) dans les énergies propres en 2011. Je préfère cet indicateur, où les efforts sont exprimés en pourcentage du PIB plutôt qu’en dollars, parce qu’il annule l’effet de la taille de l’économie — en valeur absolue, la Chine et les États-Unis sont évidemment ceux qui investissent le plus.

    Alors, que lit-on dans ce tableau ? D’abord, que le pays qui consent les plus grands efforts à verdir son énergie n’a aucune réserve de gaz, de pétrole ou de charbon. A priori, donc, cela semble confirmer les craintes des écolos au sujet du pétrole dans le Golfe.

    Mais voyons voir qui complète ce top 10… L’Allemagne se classe second, elle qui est pourtant la 8e productrice de charbon au monde. Au troisième rang vient l’Australie, qui a les deux pieds, les deux mains et, disons-le, les deux fesses dans le charbon, en plus d’exploiter du gaz et du pétrole depuis un bout de temps. Vient ensuite la Chine, qui exploite elle aussi pas mal de charbon et qui ne détesterait pas faire de même avec son gaz de shale. Elle est suivie du Royaume-Uni, qui a des plateformes pétrolières dans la Mer du Nord, et du… Canada, qui joue à la fois dans le pétrole, le gaz et le charbon. Le Brésil, qui a lui aussi la «trifecta», arrive 7e, tout juste devant les États-Unis, dont la production est connue, et devant l’Inde, qui produit assez de charbon pour avoir un ministère entièrement consacré à ça.

    Bref, 8 des 10 pays qui font les plus grands efforts (toutes proportions gardées) à verdir leur production d’énergie sont aussi des producteurs, plus ou moins importants selon le cas, de charbon, de gaz et/ou de pétrole. Cela ne signifie évidemment pas que l’industrie pétrolière est «bonne» pour les énergies vertes ; encore une fois, une partie de moi n’est pas tout à fait convaincue par ce tableau (surtout si l’on applique le raisonnement à un «petit univers» comme le Québec). Mais il faut admettre que cela démontre assez éloquemment, il me semble, que la présence de l’un n’empêche pas celle de l’autre.

    Qu’en dites-vous ?

    AJOUT (13 nov.) : Une version antérieure de ce texte laissait entendre que l’Allemagne ne produisait aucun combustible fossile, ce qui est faux. C’est en fait la 8e plus grande productrice de charbon au monde. (Merci à Félix-Antoine Comeau)


    • Yes, we can ;-)

      La production et la distribution d’électricité propre est bien implantée au Québec. Il reste juste a avoir plus de bornes de recharge. Ca devrait laisser un peu de temps pour développer “proprement” le pétrole ou le gaz s’il y en a.
      Comme la majorité des déplacements sont de moins de 40km, ça laisse de la place aux voitures électriques à autonomie prolongée. Avoir une Volt, je brulerais rarement de l’essence. Je serais full électrique 90% du temps. Mitsubishi sort un modèle de style “volt” l’an prochain. L’offre s’améliore.

      Des petits moteurs super-efficaces comme ça pourraient aider ce genre de voitures. Le moteur moins gros laisse plus de place aux batteries.
      http://auto.lapresse.ca/technologies/201211/02/01-4589969-liquidpiston-x2-un-nouveau-moteur-rotatif-ultra-efficace.php
      En autant que ça ne soit pas du vapour-(d’essence)-ware.

    • Le Québec a fait un effort et des investissements majeurs depuis des décennies dans les énergies renouvelables – pour des raisons certes avant tout autres que la protection de l’environnement.

      Grace à l’électricité disponible, il est déjà possible de ne pas utiliser de pétrole ou de charbon pour le chauffage par exemple. Mais même dans ce domaine, des progrès sont encore possibles. Malgré la croyance même de certains experts, l’isolation des maisons au Québec est au mieux de qualité moyenne (compréhensible avec le prix de l’électricité très bas comparé à par exemple le prix dans les pays européens).

      Le prochain défi serait la réduction d’utilisation du pétrole pour les moyens de transport. J’ai quelques doutes que les réserves de production de l’électricité vont suffire à un passage aux voitures électriques à grande échelle – et surtout le l’accroissement du trafic va continuer à poser des problèmes de fluidité difficilement solubles surtout en zone de forte densité de population. Donc encore des arguments pour une solution de transports publics efficaces et – électriques : tram, train, bus électrique (au moins pour ceux en ville), éventuellement trolleybus.

      Produire de l’électricité avec des panneaux solaires n’est probablement pas rentable au Québec. Même après la baisse des prix de panneaux de ces derniers temps (50% en un an par exemple; plusieurs fournisseurs en faillite), le prix de production n’est pas compétitif par rapport au prix actuel de l’électricité au Québec.

      Pour revenir à une éventuelle exploitation de pétrole au Québec : le prix de cette matière première va continuer à augmenter, et les générations futures pourront à juste titre nous reprocher d’avoir gaspillé cette matière première en principe trop bon marché. Pour le Québec, le mieux serait de prévoir une taxation importante de cette éventuelle production. D’une part pour les finances publiques de la province (donc les contribuables), et pour ne pas gaspiller rapidement et à vil prix une ressource naturelle trop précieuse pour être simplement brûlée.

    • Ce n’est pas tant le fait que la ressource soit du pétrole ou une autre forme d’énergie qui pose problème, une ressource est une ressource , c’est ce qu’on en fait… Ce n’est pas le fusil qui tue mais celui qui pèse sur la gachette ….

      Ce qui inquiète les écolo ( rien de péjoratif avec le terme… car j’en suis , et j’ai a mon actif une couple de souper de discussion avec Steven dans le temps ou il sévissait chez Green Peace) ce sont ce qu’on fait avec …

      Produire de l’énergie verte en surplus et l’exporter vendre à perte pour payer nos emprunts sur les barrages ne m’apparait pas beaucoup plus brillant que de se «garocher tête baisser dans le pétrole » sans savoir pourquoi on le fait ni ce qu’on veut en faire … L’exploiter intelligemment et avec réserve puisque la ressource n’est pas éternelle, réduire nos importations , ou pomper en fou , se garder la juste pollution , exporter des jobs aileurs ….avec un faible profit….

      Ce qui pose problème c’est le « garroching tête baissée» sans évaluer les conséquences en se disant après moi le déluge . Comme disait un certain économiste : `long terme on s’en fout on sera tous mort …mais moi j’ai des enfants et des petits enfant et leur avenir c’est maintenant qu’on le prépare…

      Le pétrole n’est qu’un moyen pas une fin en soi …et il risque d’être utile encore un boutte… ¨ca fait 120 ans que lL’on jure que la vieille batterie au plomb est polluante dangereuse et qu’elle est comdamnée … bon y a des alternatives mais a 10 fois le prix …alors…et souvent les alternatives sont pires que la vieille ginbarde qu’on veut remplacer … ben beau le lithium mais pas trop stable et les conséquences n’ont rien de jojo , quand vous aurez éteint une couple de feux incontrolables vous m’en reparlerez…

      On a introduit des matériaux nouveaux pour remplacer le bois , une vieille ginbarde qui pourrit , dans nos maisons… mais aujourd’hui les plastiques merveilleux ( entre autre le PVC qui brule en dégageant des gaz super toxiques ) dont on arrive plus a se débarasser ( et qu’on refuse m^me dans les dépotoirs, genre la mélamine ) et qui obligent les pompiers à ne plus faire leur job ê point ou c’est trop dangereux…

      C’est le «garroching» qui risque de couter cher pas le pétrole….

    • Le graphique est biaisé. Quels sont les “27 autres pays européens” que l’on a décidé de regrouper ensemble plutôt que de les présenter un à un? On peut s’imaginer que s’ils avaient tenus compte de chacun de ces pays européens séparément, le Canada ne ferait pas aussi “bonne figure”…

    • Il y a quelque chose d’hypocrite à ne pas produire d’hydrocarbures alors que nous en consommons. Nous serions peut-être même plus incités à économisés les hydrocarbures si nous subissions les conséquences de son exploitation.

      Le Québécois moyen aime bien blâmer l’Albertain moyen pour le mauvais bilan écologique du Canada. Il aime bien se faire croire qu’il est plus vert que les autres, mais la réalité c’est que nous exportons le côté sale de l’exploitation de la ressource sans pour autant restreindre notre consommation.

      Aussi, fait à noter, la mise en fonction prochaine de la centrale au gaz de Bécancour qui augmentera le bilan de GES du Québec de 2%. La moitié de la facture d’exploitation de la centrale est constituée d’achats de gaz naturel. C’est donc dire que l’argent qui ira dans ces achats ira créer des emplois en Alberta et nous permettra d’accuser ensuite les Albertains d’être d’horribles pollueurs. Il serait plus intelligent de notre part d’exploiter la ressource locale pour remplir les besoins locaux, au moins l’argent resterait au Québec et les inconvénients de l’exploitation nous feraient peut-être réfléchir.

      Maintenant, moi j’aimerais bien savoir quelles sont les sources d’énergie qui font l’affaire des écologistes de nos jours. Les barrages hydro-électriques, c’est pas beau ça empêche Roy Dupuis de faire du canot, le nucléaire, c’est pas beau ça produit des bébés à deux têtes, le pétrole, c’est pas beau, ça réchauffe le climat et nous allons tous en crever. Reste l’éolien, sauf que les riverains ne sont pas d’accord avec les parcs. Sans compter que l’éolien coûte la peau des fesses à 12¢/kWh contre 8,3¢/kWh pour Gentilly-2, 6,4¢/kWh pour la Romaine et autour de 2¢/kWh pour les grands barrages de la baie James. Avec les 4000 MW nouvellement signés, c’est plus de 1 milliard de dollars par année pendant 25 ans que HQ épongera comme déficit pour l’éolien pour le simple plaisir de se faire croire que nous sommes verts.

      Il faut être riches pour se permettre l’éolien. Au moins avec la production locale des hydrocarbures, une partie de notre argent n’irait pas hors de la province, ce qui pourrait nous donner une certaine marge de manoeuvre financière supplémentaire.

    • @dcsavard
      Je partage votre vision sur le pétrole et les propos ostentatoires sur notre vertu verte et le Alberta bashing qui transpire presque comme vous le dites l’hypocrisie.
      Juste pour épicer le reste et sans prétendre y répondre, quelques nuances éclaireraient cependant peut être le débat.

      «Maintenant, moi j’aimerais bien savoir quelles sont les sources d’énergie qui font l’affaire des écologistes de nos jours. Les barrages hydro-électriques, c’est pas beau ça empêche Roy Dupuis de faire du canot, le nucléaire, c’est pas beau ça produit des bébés à deux têtes, le pétrole, c’est pas beau, ça réchauffe le climat et nous allons tous en crever.»
      Toutes les formes d’énergies ont un impact environnemental et les solutions vertes n’en sont pas exempte sauf qu’on sait juste pas encore trop quels seront les pires qui vont inévitablement nous tomber dessus et qu’on avait pas prévu ! Et ne soyez pas trop dur avec Roy Dupuis il fait juste son métier on le paye pour faire semblant et les hélicos louées à 800 $ l’heure pour faire le film consomment en une heure autant de carburants que vous le faites pendant un an !

      «Reste l’éolien, sauf que les riverains ne sont pas d’accord avec les parcs.»
      Ça peut arriver auquel cas si il n’y a pas d’acceptation sociale ultra large y a pas de parc, les audiences du BAPE sont là pour ça et tout est public, celle de Matane par exemple ( ou j’ai assisté ) sur les plus de 10 000 citoyens localisé autour , quelques centaines ont assisté aux audiences et une seule personne a demandé à être entendu tout en se disant d’accord avec le principe, cependant cette personne habite en permanence à Montréal et est un habitué de toutes les audiences… méchante contestation !

      « Sans compter que l’éolien coûte la peau des fesses à 12¢/kWh contre 8,3¢/kWh pour Gentilly-2, 6,4¢/kWh pour la Romaine et autour de 2¢/kWh pour les grands barrages de la baie James. Avec les 4000 MW nouvellement signés, c’est plus de 1 milliard de dollars par année pendant 25 ans que HQ épongera comme déficit pour l’éolien pour le simple plaisir de se faire croire que nous sommes verts. Il faut être riches pour se permettre l’éolien»

      Premièrement vous avez raison l’éolien coute plus cher que les très grands barrages c’est une question d’économie d’échelle et de coût d’amortissement. Il reste très peu de grand ouvrages rentable et le cout de certain barrages l’électricité patrimoniale qui sert de base pour fixer le tarif ne coute presque plus rien et fausse le vrai cout réel des nouveaux ouvrages en hydro. Si vous saviez le cout de certains ouvrages hydraulique récent ( dont lac Robertson …ultra confidentiel et personne ne souhaite en parler ! ) vous en tomberiez de votre chaise ben raide ! Et n’oubliez pas qu’en Allemage avec du charbon le tarif payé dépasse 25 cent…y a pas grand allemand qui se chauffe avec des électrons excité produisant de la chaleur dans un fil…

      Ensuite le choix de l’éolien ne se justifiais pas en terme d’énergie mais en terme économique ( et tous les partis étaient d’accord la dessus ! ) avec la totalité des usines de papiers fermés , les pêches en moratoire et les usines de transformation fermés , le bois en crise , un taux de chômage de plus de 27 % , un exode des jeunes catastrophique, l’éolien représentait juste un peu d’espoir en 1992…
      Bilan en 2012, taux de chômage en Gaspésie presque au même niveau que la moyenne nationale, exode des jeunes renversé, le plus gros employeur en Gaspésie fabrique des pales d’éolienne et en exporte hors Québec pour une bonne partie, deux usines à Matane , plus de 3000 emplois de qualité permanents ( techniciens, ouvriers syndiqués etc) excluant la construction de parcs, pas si pire .
      Et personne ne force hydro à subventionner l’éolien, le tarif est analysé par la régie qui sait déjà tout ça, un très faible % de 12 cent sur le tarif ça nous mettrait encore très loin du 25 cent allemand… très très très loin.. mais y a rien comme la vérité des prix ( payer pour ce que ça coute vraiment !) pour diminuer le gaspillage d’énergie… En Europe quand tu achètes un appareil à 25 ou 30 cent le kWh ( encore plus en période de pointe ) tu choisi minutieusement et tu y va dans le moins énergivore et tu y pense deux fois plutôt qu’une … mais ça se pourrait tu que ca fasse peut être l’affaire de certaines personnes à Hydro de crier sur les toit que ça coute plus cher pour justifier les gros projets pas trop rentable ?…

    • Désolé, mais l’éolien n’est pas rentable au Québec. Les coûts de 6,4¢/kWh pour la Romaine incluent un profit de HQ-Energie. Dès le départ, lorsque Bernard Landry a lancé le Québec dans l’aventure de l’éolien, et aussi parce que les Amérindiens étaient allés faire du canot à New York pour convaincre le gouvernement de l’Etat, Mario Cuomo à l’époque, d’exiger une diversification de la production de HQ comme condition d’achat, parce que Gaspésia a été une faillite, parce que la mine de Murdochville a fermé et pour toutes ces raisons, Bernard Landry a lancé le Québec dans l’aventure éolienne sans trop réfléchir, comme c’était son habitude (Magnola, etc).

      Son but était d’aller chercher des votes en Gaspésie et de tenter d’y effacer l’échec de Gaspésia. Déjà à ce moment, Landry forçait HQ à signer des contrats de 25 ans d’approvisionnement en électricité éolienne à plus de deux fois le prix du marché de l’électricité. Il pondait une formule où les parcs étaient de propriété privée. Donc, les contribuables paient des parcs éoliens à des proprios privés, leur donnent un profit, achètent à deux fois le prix du marché une électricité qu’ils peuvent produire à meilleur coût autrement.

      Et je ne vois pas trop pourquoi vous me parlez de l’expérience allemande, mais puisque ça vous intéresse: http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/10/15/01029-20121015ARTFIG00654-sortie-du-nucleaire-la-facture-enfle-en-allemagne.php

      Mais, effectivement, il ne reste plus beaucoup de projets hydro-électriques qui soient bon marchés. Mais, quand HQ vous dit que la Romaine produit à 6,4¢/kWh, cela inclut tous les coûts, plus une marge de profit (autour de 2¢/kWh) sur toute la durée de vie du barrage. Il ne faut pas juste regarder le coût de la construction, il faut voir sur toute la période d’exploitation.

      Tandis que l’éolien, les compagnies et brevets appartiennent aux Allemands, principalement, et l’acquisition des composantes profitent essentiellement aux Allemands, moyennant des emplois d’assemblage en Gaspésie. Et pour ça nous payons plus de 1 milliard de dollars par année en trop.

      L’éolien siphonne les profits de HQ. La mission de HQ n’est pas de créer de l’emploi en Gaspésie, c’est d’offrir aux Québécois l’énergie électrique au meilleur prix et de vendre sur les marchés extérieurs de l’électricité avec un maximum de profits en versant des dividendes en conséquence au gouvernement du Québec. Quand est-ce que les ministres des ressources naturelles vont cesser d’aller interférer avec le rôle et la mission de HQ pour se faire du capital politique?

    • @dc savard

      Pour les dates : Le canot a NY c’était au temps de Mme Lise Bacon alors inistre des ressources naturelles qui ne s’appelait plus Richesse Naturelles car y avait de moins en moins de richesses et elle étaient de moins en moins naturelles … et c’est Christos Siros qui à enclenché le processus avec Pierre Paradis alors ministre de l’environnement qui a forcé un peu la main d’Hydro qui a exigé sa tête auprès des libéraux (jeux de coulisse oblige) et le pauvre homme l’as payé fort cher depuis plus de 20 ans …

      Pour ce qui est de Landry on a pas besoin de ce dossier pour lui en mettre plein le dos et sans le défendre il n’as pas été la assez longtemps pour ça et la période ne correspond pas du tout, le seul landry impliqué était Marcel ancien ministre péquiste alors fonctionnaire à Gaspé. Pour une partie Chevrette a repris le flambeau et a fait son bout de chemin the rest is History …

      Pour le prix 6.2 cent plus 2 cent pour la Romaine c’est au pair avec le premier parc éolien seul le plus récent est a 12 cent ( par apel d’offre ) et rien n’empèchait légalement Hydro d’y participer ! (un peu de compétition parfois ça permet de voir qui dit vrai …)

      Je conviens que le politique ne devrait aucunement se mêler de la gestion quotidienne d’hydro …
      ( et de foutre le bordel comme il le font parfois) mais légalement parlant si le dg roule la bussiness , normalement le ca représentant les actionnaires a son mot a dire ( au moins un peu non?) et dans une compagnie normalement constitué l’actionnaire principal peut faire des recommendations … ( je suis poli ) et le DG peut démissionner si il n’est pas d’accord… or dans le cas de l’éolien il ne souhaitait pas démissionner puisqu’il a lui même préparé les appel d’offres….

      Et des beaux projet rentable comme la Romaine ça commence sérieusement a manquer …Mais bien sur on peut hair l’éolien par choix et la je n’argumenterai pas …et bien sur l’éolien n’as pas que des avantages on pourrait en discuter des heures mais bon mais tant que le débat garde une certain niveau c’est juste plus intéressant de ne pas être d’accord sur tout !

      Bye !

    • @ dcsavard

      Petit oubli, et je suis désolé si ça vous fait vomir votre repas mais si vous êtes un québécois normal avec une assurance vie , un fond de pension privé ou public ou vous travaillez dans une université ou une société de transport en commun , votre gestionnaire de portefeuille a probablement sans que vous soyez au courant placé votre pension pour être sur d’avoir encore du cash dans 25 ans , dans un de ces méchant parc éolien privé au Québec ….la probabilité dépasse 50 % …. de grace ne vous autodétruisez pas…..maudit capital …..

    • Le prix de l’éolien payé par HQ pour les premiers parcs était à 7,5¢/kWh, c’était déjà plus du double du prix du marché. Et après une quinzaine d’année, c’est toujours au-dessus du prix du marché. Faque.

      Et tout ça n’a rien à voir avec le maudit capital et autres fadaises, tout cela a à voir avec la rôle de HQ a été usurpé à des fins strictement politique. Ce qui n’a rien à voir non plus avec le rôle de l’actionnaire, hein.

    • En passant, concernant votre oubli. En résumé, ce que vous dites c’est d’égorger HQ pour remplir les fonds de pension de ceux qui ont de l’argent dans les parcs éoliens. Donc, privatisons les profits de HQ. C’est bien ce que vous dites, alors que HQ est société d’Etat, justement pour socialiser les profits et les retourner au gouvernement.

      Et c’est exactement cette ingérence politique que je dénonce et que l’on recouvre du voile de la vertu verte des éoliennes pour vendre la salade aux nigauds de contribuables.

    • @mononke
      Il y a toujours un petit je ne sais quoi dans vos propos (contenu et manière) qui ne rejoint. Mais là n’est pas l’objet de mon intervention.
      Vous dites avoir assisté aux audiences du BAPE de Matane. Je suis originaire de cette région et, malgré un éloignement de plus de trente ans, je demeure sensible à tout ce qui concerne ma région natale. Êtes-vous originaire de ce beau coin de pays?
      Je terminerai en mentionnant que le BAPE, je connais. J’ai oeuvré en santé publique pendant plus de trente ans et je ne compte plus les audiences du BAPE auxquelles j’ai participé.
      Au plaisir de vous lire.

    • @ passage

      Mon originalité involontaire m’a parfois couté cher !

      Je ne suis pas gaspésien mais pour le travail je vous dirai que par moment j’ai dans une semaine vu plus souvent de gens en gaspésie que mes enfants… j’y ai conservé d’excelent amis …et a force d’y tremper quand on attaque la gaspésie ma suceptibilité chauffe et prend une petite odeur de morue séchée!

      DC vous me prètez des paroles et des intentions que je n’ai pas…ça doit venir du petit gène torrieux de nos lointains ancètres communs de l’ile aux coudre! Un de meilleur amis est un Savard , une maudite tête de cochon…. mais bon !

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