Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Lundi 24 septembre 2012 | Mise en ligne à 11h14 | Commenter Commentaires (58)

    Un biais contre les femmes dans le milieu de la recherche ?

    Malgré toutes les études qui démontrent que le talent pour les sciences est très également réparti entre les hommes et les femmes, et en dépit de tous les efforts publics pour attirer ces dernières dans le domaine, les sciences dites «pures» et le génie demeurent, c’est bien connu, un univers encore majoritairement masculin. C’est vrai des étudiants qui s’inscrivent dans ces programmes, et ça l’est autant, sinon plus, des doctorants qui parviennent à faire carrière en recherche.

    Mais d’où vient cet écart ? Pour l’expliquer, certains montrent du doigt les choix de vie différents que font les femmes — lesquelles, choix libre ou effet de structure sociale, ont tendance à faire plus de place à la famille et un peu moins à la carrière —, alors que d’autres y voient un biais du milieu de la recherche en leur défaveur. Remarquez, l’un n’empêche pas l’autre : ce milieu étant extrêmement compétitif, on peut faire l’hypothèse que ces histoires de choix de vie viennent biaiser le jugement de ceux qui dirigent les labos pourraient.

    Quoi qu’il en soit, une équipe de l’Université Yale vient de faire paraître un papier assez troublant sur la question. Les chercheurs ont envoyé à 127 professeurs de biologie, de chimie et de physique le même cv d’un étudiant fictif postulant pour un boulot de gérant de labo. Seule différence : le nom de l’étudiant était celui d’un homme dans la moitié des cas et celui d’une femme dans l’autre moitié. Les profs devaient évaluer la candidature à l’aide d’échelles courantes, mais ignoraient le but véritable de la démarche — ils croyaient que l’évaluation servirait à l’étudiant en question.

    Or les notes qu’ils ont accordées à la candidate ont été nettement plus faibles que celles octroyées pour le même cv avec un prénom masculin : 3,3/5 contre 4/5 pour la «compétence», 2,9/5 contre 3,8/5 pour l’«employabilité», et 4/5 contre 4,7/5 pour le mentorat que les participants se disaient prêts à donner pour la carrière du postulant. En outre, le salaire offert était d’environ 30 000 $ pour l’étudiant fictif, contre environ 26 000 $ pour l’étudiante fictive.

    Fait intéressant (ou déprimant, selon le point de vue), les réponses variaient très peu selon le sexe du professeur, les chercheuses ne se montrant pas moins biaisées que leurs confrères. Ainsi, la présence plus grande des femmes (malgré tout) dans certaines disciplines ne leur rendrait pas la partie moins difficile…

    Les chercheurs précisent, deux fois plutôt qu’une, que le biais mesuré était certainement inconscient dans l’immense majorité des cas. Mais il n’empêche, leurs résultats donnent à réfléchir.


    • C’est qui est embêtant, c’est que les évaluatrices sont aussi biaisées sinon plus (C’est ce que l’on note en regardant les données numériques, même si ce n’est pas statistiquement significatif.). La question qui se pose alors est comment lutter contre ce genre de biais? Avec des quotas, je ne pense pas que cela changerait les perceptions bien au contraire.

    • Notons que la position annoncée était celle d’un laboratory “manager” et non d’un laboratory “scientist”. Cela n’a que valeur anecdotique, mais j’entends plusieurs femmes me dire qu’à compétence égale, elles préfèrent un patron homme à un patron femme (moins de “bitchage” et de préférences basées sur des ‘impressions” plutôt que des faits, semblent-elles insinuer, je crois). Mais lles résultats de l’article, que je n’ai pas encore lu, me surprennent néanmoins, même s’il est vrai que cet état d’esprit régnait dans le laboratoire de Jim Watson…

      Si la position annoncée avait été celle d’un laboratory “scientist”, j’ai l’impression qu’on aurait vu un biais moins accentué. Dans l’atmosphère excessivement compétitive actuelle, on ne peut cependant blâmer quiconque d’engager préférablement un homme: même en 2012, les hommes s’absentent beaucoup moins pour causes de grossesse et de congés de maternité. Les retards pris par les petits laboratoires qui ont la “malchance” d’être “victimes” de grossesses et congés de maternité en série peuvent être létaux. On aura beau édulcorer et relativiser, tant qu’il y a compétitivité complètement excessive dans le monde de la recherche, ce facteur entre nécessairement en ligne de compte…

    • Serait-ce le cas de Mayim Bialik, PhD en Neurosciences, actrice renommée ( elle est Amy dans The Big Bang Theory), et nominée pour un Emmy award hier soir?

    • Si tu met ta vie de famille avant ta carrière. c’est un choix très valable, mais ne vient pas ensuite te plaindre que tu n’est pas un leader dans ton domaine professionnel.

      Jean Émard

    • Les 2 noms choisis étaient “John” et “Jennifer”. Les auteurs prétendent que ces 2 noms sont équivalents “in likability and recognizeability”. Peut-être dans les domaines de la mode et du cinéma (ou dans un salon de massage?), mais en sciences ou dans tout domaine sérieux? Pas sûr. John est associé à toute une série de rois, de papes (de Jean I à Jean XXIII!), d’empereurs et d’écrivains (Evangile selon Saint-Jean). Mais Jennifer?

      J’aurais préféré “John” et “Elizabeth”, par exemple. Je suis prêt à gager que le biais aurait été légèrement (j’insiste sur “légèrement”) moins accentué avec des noms de valeurs historiques plus égales comme John et Elizabeth.

    • Mouais, j’ai bien hâte qu’on commence à parler de tous ces domaines très majoritairement féminins. Ou du moins qu’on arrête de parler uniquement que des situations où les femmes sont désavantagées. Histoire qu’on arrête de faire du sexisme…

      Dans les domaines majoritairement féminins, on peut sans doute en trouver un peu qui sont avantageux (comme la médecine), mais dans la grande majorité des cas, ce ne sont pas des métiers particulièrement avantageux. Certains font partie de la classe moyenne (sc. infirmière, traduction), mais beaucoup débouchent sur des jobs plutôt mal rémunérées ou un marché de l’emploi assez fermé (coiffure, secrétariat, lettres, etc.)
      JFC

    • Les professeurs féminins ont offert un salaire moyen de $ 25 000 à la candidate fictive alors que les professeurs masculins ont offert un salaire moyen de $ 27 111 à la candidate fictive! (Table 1)

    • De tout temps les femmes ont pu faire ce que les hommes faisaient.

      Depuis la plus haute antiquité il y a eu des femmes au pouvoir, de Cléopâtre à Margaret Tatcher en passant par Catherine de Russie et la reine Victoria.
      On a retrouvé les restes d’une femme “gladiatrice” dans un arène romaine.
      Calamity Jane était une aventurière du même calibre que Wild Bill Cody dans le Far-West.
      Et enfin Marie Curie a gagné deux prix Nobel avant tout le monde, avant tous les hommes, au début du XXe siècle.
      Un en chimie et un en physique.

      Quand c’est démontré que même des femmes préfèrent engager des hommes, va falloir un jour mettre la rectitude politique de côté et dire les vraies affaires:

      La compétitivité féminine versus la compétitivité masculine est la conséquence des choix de vies différents des hommes et des femmes.
      Et un ou une personne qui doit décider d’engager quelqu’un devra tenir compte de ces réalités et de ces différences entre les hommes et les femmes.
      Sinon le ou la responsable de l’embauche devient elle-même moins compétitive.

      Si véritablement on cherche à combattre la discrimination sous toutes ses formes, qu’on commence donc par ce qui est le plus évident:
      Le fait qu’il y a des médecins et des ingénieurs qui sont obligés de faire du taxi à Montréal parce qu’ils ne sont pas de bons québécois pure laine.

      Un excellent article sur le sujet:

      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/rima-elkouri/201205/31/01-4530602-mieux-vaut-sappeler-belanger.php

      Un extrait:

      “À Montréal, mieux vaut s’appeler Bélanger que Traoré pour trouver un emploi. Avec un même CV, les candidats avec un nom de famille québécois francophone ont 60% plus de chances d’être convoqués à un entretien d’embauche que ceux qui portent un nom à consonance africaine, arabe ou latino-américaine, a révélé la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) dans une étude parue mardi1.”

    • @ tonyverdechi

      Bien d’accord avec vous.

      Il y a deux femmes pour un homme dans la fonction publique.

      Des emplois :

      -bien rémunérés,
      -à l’air climatisé,
      -du 9 à 5 pas trop stressant (9 à 3 le vendredi)
      -avec une foule d’avantages sociaux qu’on ne retrouve pas au privé,
      -des emplois quasiment garantis à vie,
      -avec cune caisse de retraite indexée au coût de la vie garantie par les payeurs de taxes

      Et au final la fonction publique est le plus gros employeur au Québec.

      C’est pas de la discrimination ?
      C’est pas du sexisme ça aussi ?

    • @tonyvercechi, je connais deux hommes qui ont chacun un PhD en sciences biomédicales d’une prestigieuses université canadienne, ainsi qu’un postdoc dans un milieu de recherche renommé, et qui sont refusés quand ils appliquent Sciences Infirmières. C’est en même temps vous dire à quel point les carrières sont bloquées en Sciences, et comme les portes de sorties sont infimes une fois qu’on est entré dans la “cage à homard”. Ces hommes ne peut même pas enseigner les sciences au secondaire, puisqu’il n’a pas de diplôme décerné par la “Faculté des Sciences de l’Education”.

    • “appliquent EN Sciences Infirmières”, bien sûr.

    • @ Jean-François Cliche

      «Dans les domaines majoritairement féminins, on peut sans doute en trouver un peu qui sont avantageux (comme la médecine), mais dans la grande majorité des cas, ce ne sont pas des métiers particulièrement avantageux. Certains font partie de la classe moyenne (sc. infirmière, traduction), mais beaucoup débouchent sur des jobs plutôt mal rémunérées ou un marché de l’emploi assez fermé (coiffure, secrétariat, lettres, etc.)»

      Heu, je crois qu’il faudrait revoir vos chiffres. Les universités québécoises sont maintenant fréquentées majoritairement par des femmes, et ce depuis plusieurs années déjà. De toute façon, mon commentaire ne visait pas votre texte qui reste très pertinent (je suis pour un certain équilibre). C’est juste que je fais aussi parti de ceux qui en ont un peu marre qu’on entende parler presque uniquement des problèmes féminins. En d’autres termes, j’ai très hâte de voir dans combien de temps on va adresser le problème de la quasi absence des hommes dans le métier d’orthophoniste (un exemple). Ce n’est pas demain la veille à mon avis. Remarquez que l’un n’enlève pas l’autre. Un problème est un problème et il doit être adressé.

      Majoritaires à l’université, tous programmes confondus, oui. Mais elles sont encore minoritaires dans la plupart des programmes de science et génie. Leur majorité à l’université est surtout dû à des gros programmes traditionnellement féminins (éducation, sc. infirmière, lettres, etc.).
      JFC

    • “Le fait qu’il y a des médecins et des ingénieurs qui sont obligés de faire du taxi à Montréal parce qu’ils ne sont pas de bons québécois pure laine.” jim777

      ===

      Lâche nous les basquets avec le pure laine. C’est une question d’équivalence de diplôme et de “racket” de protection d’associations de professionnelles. Ça n’a rien de spécifique au Québec.

      Jean Émard

    • “Des emplois :

      -du 9 à 5 pas trop stressant (9 à 3 le vendredi)” jim777

      ===

      Va enseigner dans une école secondaire ou va travailler dans une urgence d’hôpital, pour voir si c’est pas stressant. ;)

      Jean Émard

      Gardons la 2e du pluriel s’il-vous-plaît, le vouvoiement civilise les échanges…
      JFC

    • “Gardons la 2e du pluriel s’il-vous-plaît, le vouvoiement civilise les échanges… JFC ” ramses2.1

      ===

      Je communique avec jim777 depuis assez longtemps (des années) qu’on peut se tutoyer mutuellement.

      Jean Émard

    • @JFC La sous-représentation des femmes en sciences et génie n’est pas la conséquence d’un manque de femmes en sciences, mais d’un très sérieux excès d’hommes. En effet, près de la moitié des étudiants d’université masculins se retrouvent concentrés dans ces domaines précis. S’ils étaient repartis plus uniformément comme les femmes les sex-ratio serait beaucoup plus équilibré.

      C’est un fait connu, mais complétement occulté par le discours politique.

    • @honorable “je connais deux hommes qui ont chacun un PhD en sciences biomédicales d’une prestigieuses université canadienne, ainsi qu’un postdoc dans un milieu de recherche renommé, et qui sont refusés quand ils appliquent Sciences Infirmières,”

      Je comprend tellement ce que vous voulez dire que cela en fait mal!

    • Les hommes victimes de sexisme sont ceux qui pratique les métiers traditionnellement féminins mais les raisons qu’ils en sont victime c’est que les autres hommes les considèrent automatiquement moins masculins. Exemple : les coiffeurs.

      Il existe définitivement un problème de sexisme dans certains domaines. En TI je peux nommer 5 scandales sur ce sujet dans la dernière année.

    • @jim777: votre critique est peut-être valable pour les employés municipaux, qui bénéficient de retraite TRÈS excessives, mais pas pour les employés du Gouvernement et des Organismes Publics qui sont sous l’égide du RREGOP (R R des Employés du Gouvernement et des Organismes Publics). La rente de ceux-ci (majoritairement femmes, il faut l’avouer) n’augmente, en pratique, que du quart de l’inflation.

      En effet, la rente correspondant aux années 1982-1999 n’est indexée que selon le taux d’inflation MOINS 3 % (c’est-à-dire as indexée du tout en pratique— décision de Jacques Parizeau). Pour ce qui est de la rente accumulée après 1999, elle n’est qu’indexée qu’à 50 % de l’inflation (ou encore à l’inflation MOINS 3 % si ce chiffre est supérieur).

    • @yvan_dutil et JFC: il y a un excès d’hommes en Sciences. Pas un manque de femmes. Il ne faut pas chercher à augmenter le nombre de femmes en Sciences, mais à diminuer le nombre d’hommes, qui est largement excessif eu égard aux emplois disponibles. Nous ne sommes plus à l’âge euphorique du “A man on the moon by the end of this decade” de JF Kennedy. Il est temps de commencer à voir la formation en Sciences et au PhD comme étant largement une “cage à homard” du fait de son aspect pyramidal. Un premier pas serait de ne permettre des études au PhD qu’aux étudiants boursiers. Ce serait rendre service aux non boursiers que de leur dire: vous nous remercierez plus tard de vous avoir empêché de poursuivre des études qui, certes, vous auraient gardé heureux pendant les études, mais auraient fait de vous un frustré une fois atteint le stade du marché du travail. Vous nous remercierez de vous avoir immédiatement réorienté ailleurs…

    • Quelques observations en vrac (parce que pressée) d’une femme en sciences pures:

      - Le biais envers les femmes en sciences est très générationnel. Et très variable d’un domaine à l’autre. Personnellement, je n’en ai pratiquement jamais souffert.
      - Le fait que les femmes aient aussi un biais ne m’étonne pas: une grande proportion de femmes qui ont atteint des positions leur permettant d’engager des gérants de labos sont des femmes qui n’ont jamais eu d’enfants, particulièrement chez les générations précédentes. Elles voient donc d’un oeil défavorable les femmes avec (potentiellement) une vie de famille.
      - Je suis convaincue que le biais aurait été le même envers les hommes s’il avait été indiqué que ceux-ci ont une famille. Ce qui gêne chez les femmes, ce sont les responsabilités familiales. Pourtant les hommes de ma génération (trentaine) sont très impliqués au niveau familial, autant que les femmes.

      Autre chose: il est absolument faux de dire que les scientifiques qui “choisissent” d’avoir une vie familiale remplie sont moins productifs. C’est même souvent le contraire. Meilleure organisation du temps, plus de recul ce qui permet parfois d’être plus créatifs, etc.

      Aussi: Excellent point soulevé par Honorable à 14h00. On nous demande d’être des usines de production de PhD. Le CRSNG a même changé les règles pour qu’il ne soit plus possible de financer des professionnels ou des post-docs à partir des subventions de recherche. C’est ridicule. On produit des PhD mais on ne leur offre aucun débouché. Mais c’est une autre histoire.

    • “Autre chose: il est absolument faux de dire que les scientifiques qui “choisissent” d’avoir une vie familiale remplie sont moins productifs. C’est même souvent le contraire” cjulie

      ===

      C’est anecdotique ou il y a des études qui confirment ça ?

      Il me semble qu’en médecine on est en train de s’apercevoir qu’on va manquer de médecins et une des causes est la diminution des heures de travail de plus jeunes. À moins que j’ai rêvé ça. ;)

      Jean Émard

    • @honorable Tant que le système de promotion sera basé sur le nombre de publications et le nombre de PhD formés, le système pyramidal ne disparaîtra pas. Un prof d’université génère de 5-6 PhD pendant sa carrière. À l’équilibre, il n’y a qu’un seul poste disponible le 2-5 autres doivent trouver des postes en dehors du système académique. Les centres de recherche gouvernementaux étant en régression et l’industrie étant très pointue dans ses demandes de formation, on se retrouve à jeter pas mal de monde à la poubelle.

    • @ramses2.1

      1 – La pratique de la médecine, ce n’est pas la même chose que la recherche.
      2 – Évidences aussi anectodiques que les vôtres, cher pharaon ! Des 5 chercheurs les plus cités dans mon domaine, il y en 3 trois (deux hommes et une femme) qui ont des enfants en bas âge.

    • @cjulie, dans un centre de recherche où les assistants/associés de recherche voulaient se syndiquer, le directeur leur a dit la vérité (je paraphrase): “si vous vous syndiquez, il est fort probable que votre salaire va augmenter de 20 %, mais au moins 25 % d’entre vous allez perdre votre emploi: les directeurs de laboratoire vont simplement engager (lire: accepter dans leur laboratoire) plus d’étudiants gradués et de postdocs pour vous remplacer.” Les assistants ont voté contre la syndicalisation…

      Sous-entendu (je paraphrase toujours): “les étudiants gradués et les postdocs sont de la menue monnaie (de la chair-à-canon) qui compétitionnent avec vous pour la production de résultats. Nous apprécions le fait qu’un assistant de recherche assure une certaine continuité dans le laboratoire (un étudiant gradué “ne” demeure que 6 ans dans un laboratoire—les patrons ont tendance à les garder le plus longtemps possible: plus les étudiants ont de l’expérience, plus ils “rentabilisent” l’investissement initial), mais au final, le cheap labor fourni par étudiants et postdocs (no cost labor quand il s’agit de boursiers!) est très satisfaisant et la continuité et transmission des compétences est assurée pour autant qu’on accepte au moins 1 étudiant gradué à chaque 2-3 ans.

    • @yvan_dutil: “l’industrie étant très pointue dans ses demandes”, et désirant offrir les plus bas salaires possibles, elle en profite pour toujours crier à la fausse “pénurie”. Peu importe votre formation, vous n’aurez jamais la formation précise satisfaisant optimalement aux besoins ponctuels de cette industrie… Pour se faire, il faut créer un énorme excédent de PhDs. Le sort de “l’excèdent. n’est évidemment d’aucun intérêt pour l’industrie ou le professeur typique détenant la permanence ou à la recherche de la permanence: s’en soucier serait torpiller son propre CV! On couvre le tout en prétendant que “l’éducation de la prochaine génération nous tient très à coeur”, ou en mentionnant des pseudo nombreuses retraites à venir…

    • @honorable

      C’est effectivement l’envers de la médaille. “Grâce” aux gains des syndicats des professionnels de recherche, c’est devenu tellement compliqué d’engager des professionnels que même les chercheurs qui pourraient se le permettre (chaire de recherche) s’en passent… Et pas juste pour des questions d’argent. Par contre, les étudiants gradués qui demeurent 6 ans dans un labo sont plutôt une rareté dans mon domaine. Surtout que le FQRNT et le CRSNG considère qu’un doctorat, c’est bouclé en trois ans max. !

    • @cjulie: j’inclus le temps alloué aux études de maitrise dans mon “6 ans”. Il y a des domaines, comme le mien, ou les études de maitrise n’existent pas: on s’engage pour le PhD ou on ne s’engage pas…

    • @honorable La perversion de la machine débute au bacc. Quand 40% des étudiants d’université n’occuperont jamais une emploi à la hauteur de leur formation. Mais, les universités sont payées à l’étudiant. Alors, personne n’a intérêt à refermer les portes.

    • Ces biais sony bien possibles et peuvent prendre des années à se corriger.

      Outre les choix de vie, il ya également les choix de carrière. Un exemple de deux personnes de ma génération frère-soeur mais avec des études poussées et intérêt pour la recherche :

      la femme est en psychologie alors que l’homme est physicien.

      Autre exemple… Deus femmes dans le domaine du génie où les hommes sont plus nombreux et où l’on dit que c’est un environnement compétitif. Ces deux filles à l’époque du secondaire pratiquaient toutes les deux un sport d’élite. Alors la compétition, elles connaissent déjà et savent comment tirer leur épingle du jeu.

    • “@ramses2.1

      1 – La pratique de la médecine, ce n’est pas la même chose que la recherche.” cjulie

      ===

      Je ne dis pas que c’est pareil, mais que c’est un domaine ou on observe qu’un engagement familial plus intense, réduit le temps de pratique, c’est assez logique.

      “2 – Évidences aussi anectodiques que les vôtres,” cjulie

      ===

      Pas vraiment. Les jeunes médecins pratiquent moins.

      Source:

      Profils de pratique des médecins généralistes du Québec. Faculté de médecine UdM.

      http://www.irspum.umontreal.ca/rapportpdf/R01-10.pdf

      Jean Émard

    • @cjulie et Ramsès

      Oui, il faudrait voir les études mais il ne faut pas confondre la production totale avec la productivité.

      http://en.wikipedia.org/wiki/Diminishing_returns

      Ou encore d’autres concepts économiques.
      Un employé pourrait très bien être plus productif le matin que l’après-midi. Et son collègue au contraire être très bon en fin de journée. On va quand même leur faire faire des journées complètes.

      Ceux qui travaillent trop deviennent assurément de moins en moins productif, mais cette limite là est tellement variable. Le passionné peut faire des heures record sans ressentir trop de fatigue pendant plus longtemps.

      On veut faire des études alors que chaque être humain est unique.

    • @ Ramsès 2.1

      Concernant le stress au travail:

      Si on regarde le tableau 1.1 , page 7, du rapport de la CSST pour 2012, on peut voir que la très grande majorité des mortalités et des maladies de travail, incluant les problêmes dûs au stress, concernent les hommes et beaucoup moins les femmes.

      Accidents de travail en 2011
      Femmes = 3
      Hommes = 65

      Maladie professionelle
      Femmes = 7
      Hommes = 129

      http://tinyurl.com/9c58eab

      Ça a toujours été comme ça.

      Je vous concède qu’être enseignante au secondaire ou urgentologue c’est stressant.

      Mais quoi de plus stressant que de voir son copain de chantier (un emploi boudé en grande partie par les femmes) mourir au travail écrasé par une poutre et devoir continuer de bâtir le même immeuble le lundi suivant.

    • @Dutil, pour rectifier un peu les choses, il faudrait multiplier la rente de retraite des professeurs par le pourcentage des étudiants de leur département qui travaillent dans leur domaines d’études… (Une sorte de prime au rendement. ) Un bon nombre de professeurs verraient alors leur rente de retraite effectivement amputée d’au moins 40 %… :)

    • Est-ce qu’il y a un biais sexiste ou bien est-ce que les femmes font généralement des choix différents des hommes, incluant les choix de carrière ?

      Pour faire carrière en sciences il est évident qu’il faut porter un intérêt à ce domaine.
      Si on visite un kiosque à journaux, on a devant les yeux la différence entre les champs d’intérêts féminins et maculins.

      Les revues comme Châteleine, Clin d’Oeil, ou Cosmopolitain s’adressent majoritairement aux femmes.
      Et les pubs dans ces magazines ont tout intérêt à parler de parfums, de mode, ou de psychologie des enfants s’ils veulent continuer de vendre leurs produits.
      Est-ce que c’est du profilage ? Du sexisme ? De la discrimination ?
      Non, les femmes ne sont pas obligées d’acheter ces revues et peuvent bien si elles le veulent s’acheter des revues de science et de technologie.

      Qu’est-ce qu’on retrouve dans les revues de science et de technologie ? Des pubs qui s’adressent aux hommes.
      Pourquoi ? Parce que les hommes lisent majoritairement ces revues et que de ne pas s’adresser à leurs besoins de consommation mènerait la revue à la faillite.

      C’est pas de la discrimination, c’est du gros bon sens.

      Alors pourquoi soudainement on parlerait de discrimination et de sexisme quand les femmes en majorité choisissent, je dis bien choisissent des carrières en fonction de leurs intérêts et que ces intérêts sont moins scientifiques et moins technologiques que ceux que font les hommes ?

      Ici même, dans un blogue de science, on est tous des gars quasiment.
      Quand j’ai étudié en électronique, on a eu deux filles sur une classe de vingt.
      On a été fins avec elles, une des deux filles était meilleure que moi en maths.
      Les deux filles sont parties avant la fin.

      Qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse?
      Qu’on continue de blâmer les hommes comme on le fait depuis 40 ans ?
      Ça servira à quoi si dans 40 autres années les préférences masculines et féminines sont encore celles qu’elles ont toujours été depuis la nuit des temps ?

      Qui blâme les hommes, ici ? L’étude, mon billet et tous les intervenants parlent d’un biais partagé tant par les hommes que par les femmes.
      JFC

    • Même chose en informatique. Les filles deviennent analystes, support première ligne, formatrices, car elles savent parler aux gens.
      Les gars font de la programmation, sont DBA ou montent des PC. Les gars parlent à leurs machines.
      Méchants clichés !!!!

      @ramses2.1
      “Les jeunes médecins travaillent moins”. C’est peut-être les générations avant qui travaillaient trop.

    • @jim777
      Les hommes font des jobs plus dangereuses. Et les “maladies professionnelles” sont celles qui ont causé la mort (page 1, deuxième paragraphe).

      Regardez plutot le Tableau 1.7
      Enlevez les troubles de l’audition (mécaniciens, “gars de shop”, opérateur de machinerie lourde, …) et les autres indéterminés, et c’est pas mal pareil.

    • @honorable

      Bonne façon de régler l’épineux problème du régime de retraite des profs !

      @ramses2.1

      Un médecin ne peut pas voir de patients à la maison. Moi par contre, je peux travailler sur un article ou écrire une demande de subvention en pantoufles pendant que les enfants dorment.

    • @honorable C’est déjà comme cela, on les appelle les chargés de cours ;)

    • Mais quel est le problème avec le fait que les hommes soient majoritaires en sciences et en génie?
      Ce sont à peu près les seuls domaines où ils le sont comme vous le dite d’ailleurs.
      L’égalité des sexes veut-elle dire que les femmes doivent être majoritaires dans tous les domaines?
      Les femmes seront vraiment égales aux hommes le jour où l’on cessera de faire de la discrimination positive et des quotas toujours exclusivement en leur faveur.

    • @doordie
      Avez-vous lu l’article ? A talent égal, ils choisissaient les hommes. Ca ne sera jamais égal donc. Que ça soit souhaitable ou non.

    • @ gl000001

      Les cas de CSST c’est pas mal pareil ?

      1372 vs 395 si on enlève les cas de “gars de shop” que vous dénigrez.
      C’est encore trois fois plus d’hommes que de femmes qui font des métiers dangereux.

      Franchement c’est désolant l’aveuglement idéologique et l’acharnement de certains à se boucher les yeux à 5 mains pour ne pas voir l’évidence.

      Accepter que le 50% masculin de la population se fasse dénigrer et priver des droits de l’autre 50% c’est une conception ridicule de la course futile à “l’égalité” telle que souhaitée par l’idéologie prévalente au Québec.

      On a tous des talents et des lacunes différentes à la naissance.
      Des talents et des lacunes reliés à nos gènes, y compris les gènes XX ou XY.
      Mère Nature a fait les chose comme ça.

      Si j’attrape un désordre génétique et que je ne vois soudainement plus rien, c’est pas me donner un permis de conduire qui va rétablir “l’égalité”.

    • Es te vous en train de nous dire que même en science les femmes se font ”biaisée”?

      Y a encore de l’ouvrage a faire les préjugés ont la vie dure….et qu’on le veuille ou non m^me si les pères s’impliquent plus qu’avant la vrai responsabilité de la famille reste au moain des femmes …

      Et si Cjulie dit que elle travaille a la maison pendant que les enfant dorment ,,, on voit bien qui s’en occupe … ( non je n’assume pas que le chum est au golf …et j’espère qu’il prend la relève comme je l’ai fait souvent dans le temps …)

    • Ce qui dérange, ce n’est pas le sexe du candidat, mais surtout le fait qu’une jeune scientifique fraichement graduée à 25 ans, aura de très fortes chances de prendre 1 ou 2 congés de maternité dans les 7 années suivantes. Çà dérange les gestionnaires et ils n’aiment pas çà. Paresse oblige.

    • @mononke L’éducation n’est qu’une solution partielle. Les femmes semblent encore plus biaisées que les hommes dans cette étude. Le problème est donc plus fondamental que ce que les féministes revanchardes veulent voir.

    • @jim777
      Je ne dénigre pas les gars de shop. Lisez mieux.
      Et écrivez mieux. On ne comprend pas trop ce que vous écrivez. Spécialement à propos du 50%. De quels droits les hommes se font-ils priver ?

    • Salaire de départ de cette étudiante fictive détentrice d’un B.Sc.: $ 26 000, sans aucun régime de pension et sans avancements sérieux. Salaire de départ du diplômé du secondaire (D.S.) qui devient chauffeur d’autobus de la STM: $ 45 000 + un régime de pension qui lui donnera $ 70 000 de rente de retraite par an à 55 ans s’il se contente de travailler 30 heures par semaine pendant 33, 3 années (30 heures du type 3 heures de travail, 6 heures de repos, 3 heures de travail, 5 jours par semaine), + augmentations significatives de salaires pendant les 12 premières années.

      Si elle fait un M. Sc., cela va augmenter son salaire à $ 28 000 ou $30 000: la D.S. chauffeuse d’autobus est toujours en train de lui rire en pleine face (pendant qu’elle prend sa douche ou est en vacance au Mexique; elle est polie tout de même…) , tout en la félicitant pour son courage et sa détermination…

      20 ans plus tard, le salaire de notre B.Sc. ou notre M. Sc. a à peine augmenté alors que celui de la D.S. a presque doublé.

      33 ans plus tard, notre B.Sc. ou M.Sc. vient de perdre son emploi (c’est une chanceuse: elle ne le perd qu’après 33 ans), mais prend conscience que sa pension de $ 0 est pâle comparée à la pension de $ 70 000 de la D.S.

      Pour tourner le couteau dans la plaie: la chauffeuse pensionnée à $ 70 000 par an est 5 ans plus jeune que celle qui a répondu avec générosité et enthousiasme à l’appel de la science…

      La chauffeuse d’autobus retraitée à 55 ans est en train de faire son CEGEP et son B.Sc., si elle désire se cultiver, ou encore elle occupe un second emploi afin d’arrondir ses fins de mois.., ou, si elle est charitable, elle sert de la soupe gratuite dans une cantine populaire… à notre B.Sc. ou M. Sc. sans emploi.

    • Devrait être obligatoire sur le site Web de tout département offrant le M. Sc. ou le Ph.D. en sciences: “don’t become a scientist”, du professeur de Physique Jonathan Katz. Question de s’assurer que tout candidat s’engage dans sa passion avec toutes connaissances de cause…

      http://wuphys.wustl.edu/~katz/scientist.html

    • @ hono à 8 :36 : la comparaison du bus et de la scientiste est malheureusement trop proche de la réalité … ( pour l’avoir vécu…) rigoureusement exacte et pertinente…

      ET même si un scientiste veut devenir chauffeur de bus on le refusera en lui répondant qu’il est surqualifié pour la job !

      En 1975 un phD dans un centre de RD pharmaceutique gagnait 8500 $ can et un policier faisait plus de 17 000$ soit pllus que le double …et rien n’as changé depuis …On doit en partie cet état de chose a un épais fort connu du nom de John Kenneth Galbraith

      ”S’appuyant sur les analyses keynésiennes, Galbraith montre que les classes les moins favorisées ayant une propension à consommer supérieure à celle du reste de la population, En conséquence une diminution de leur niveau de consommation en période d’incertitude entraîne une baisse de la demande globale et une hausse du chômage. L’intervention de l’État est alors nécessaire pour sortir l’économie du sous-emploi, et cela en créant un déficit.”
      John Kenneth Galbraith , l’économiste le plus lu du XXe siècle

      Par extension il devint donc ‘’normal et salutaire’’ pour la société de payer les chauffeur d’autobus et les éboueurs plus cher que les diplômés en science puisque moins éduqués il consomment plus , ce qui est bon pour l’économie … de plus comme on me l’as expliqué lors de ma négociation de salaire annuelle comme chercheur locataire dans un petit un et demi , c’est normal que ces gens la soient payé plus car il ne font pas un job qu’ils aiment alors que toi tu fait ce que tu aimes pis on pourrait avoit trois chinois pour le prix qu’on te paye.….

      C’est cette année la que j’ai eu la bonne idée de laissé tombé et que je me suis recyclé en administration … ( un des meilleur ”mouve” de ma carrière) Mon ancien patron ( qui avait développpé une haine systématique des policier et surtout du salaire qu’on leur versait!) à continué faute de mieux il est devenu le boss du centre de rd qui a fermé au Canada (car ça coutait moins cher au Mexique) il y a dix ans mettant au chomage sans pension une cinquantaine de chercheurs…

    • @honorable Vous oubliez la variante: Vous avez un PhD, deux postdoc derrière la cravate, mais vous avez le malheur de perdre votre emploi fin trentaine Stupidement, vous avez concentré vos efforts sur la technique plutôt que la gestion. Résultat: vous êtes fichu. À moins d’un miracle, personne nous vous engagera. Vous pouvez espérer d’être prof à temps partiel. Alternativement, vous pouvez retourner aux études, mais cela n’améliorera pas votre sort à moins d’aller en médecine. L’autre solution est de partir à l’étranger.

    • @ gl000001

      De quels droits les hommes se font-ils priver ?

      On a plus de femmes que d’hommes dans les universités parce qu’on ne fait rien de bien concret pour contrer le décrochage masculin à l’école, l’absence de modèles masculins chez les enseignants, la disparition des clubs d’astronomie, de sports et d’échecs qui favorisent l’appartenance masculine à l’école et on ne fait rien de bien concret non plus pour examiner suite à ça la prescription massive de ritalin chez les garçons “qui bougent trop”.

      Mais ça c’est pas grave.

      Parrallèlement à ça on fait des programmes d’encouragement et de bourses uniquement pour les filles comme “chapeau les filles” et “exELLES sciences” et c’est le grand drame quand un choisit malgré tout ce favoritisme sexiste pro-féminin un peu plus d’hommes que de femmes dans le milieu de la recherche.

      Tirez-en vos propres conclusions.

    • Plus le domaine de travail est spécialisé, plus il est difficile de remplacer une personne lors d’un congé parental. Lorsque la différence au niveau des demandes de congés parentaux est aussi grande en faveur des femmes, et que les hommes ne se prévalent habituellement que peu des congés additionnels aux 5 semaines, les femmes auront toujours un apriori négatifs

      « Parmi les pères admissibles qui ont présenté une demande au Québec, les trois quarts ont reçu des prestations pendant cinq semaines ou moins »
      http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2008106/article/10639-fra.htm#a4
      http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2008106/c-g/10639/5203864-fra.htm

      @yvan_dutil; 16h32 et honorable; 14h00

      Vous avez raison quant au rapport des places disponible sur le marché de l’emploi et des ouvertures étudiantes. Certains sont honnêtes, mais d’autres falsifie les chiffres quant au taux de placement et les ouvertures disponibles dans le domaine. J’ai tendance à penser que les études gouvernementales ont tendance à surévaluer le taux de placement. Le problème est encore plus criant chez les « sciences molles », dont je fais parti.

    • Pour camoufler le tout, les Facultés de Sciences ne montrent aucun intérêt à s’informer sur le taux d’emploi de leurs diplômés pendant les 35 ans qui suivent la diplomation, contrairement aux Facultés de Médecine, de Droi ou d’Administration. Obtenir et divulguer de telles statistiques devrait être obligatoire afin d’aider les futurs étudiants à faire des choix éclairés.

    • @kelvinator Dans le monde réel, 40% des universitaires occuperont un emploi qui ne demande pas ce niveau de formation. Or, nous savons tous que ce taux est beaucoup plus grand dans le domaine des sciences humaines. Les étudiants servent de plus en plus à faire vivre le système d’éducation. C’est une situation que je dénonce depuis plus de 10 ans.

      Cependant, vous ne verrez jamais de manifestation monstres pour exiger que l’on resserre les critères d’admission au Cégep ou à l’université.

    • Pour continuer sur l’exemple chauffeur de bus vs. scientifique: le chauffeur de bus va commencer sa carrière potentiellement début vingtaine, alors que pour le scientifique, c’est seulement après 2-3 post-docs, début voire mi-trentaine.

      @yvan_dutil
      “Vous ne verrez jamais de manifestation monstres pour exiger que l’on resserre les critères d’admission au Cégep ou à l’université”.
      Non seulement les étudiants seraient contre, mais les administrations des universités aussi, merci au financement par tête de pipe.

      @honorable
      Merci pour votre lien (@9h57), excellent texte.

    • @cjulie @honorable Parfois, j’ai envie de partir une pétition pour demander une augmentation des exigences académiques juste pour voir le système se débattre avec des justifications tarabiscotées. On pourrait commencer avec le dec en sciences humaines sans math pour le fun.

      @honorable Parmi mes amis scientifique personne n’a contredit la citation de Katz « I have known more people whose lives have been ruined by getting a Ph.D. in physics than by drugs.»

    • @dutil et cjulie, la profession scientifique me fait penser à cet idiot bienveillant dans cette farce suédoise (où les Norvégiens sont les équivalents de nos Newfies): un Suédois et un Norvégien sont condamnés à mort et le châtiment est la guillotine. Le Suédois s’y installe, la guillotine est déclenchée mais ne tombe pas. Le Suédois est libéré. Le tour du Norvégien arrive. Le Norvégien s’y installe puis, juste avant qu’on ne déclenche la guillotine, dit: “Tiens, je viens de trouver la nature de la défectuosité de cette guillotine.” Puis il explique le problème et comment le régler.

      La farce est évidemment racontée par le Suédois, car le Norvégien est maintenant séparé de sa tête…

      En sciences, un peu d’égoïsme ne nous ferait pas tort et serait entièrement justifié. Il y a des limites à toujours prôner une suicidaire ouverture maximale, une compétitivité maximale et une recherche à coûts dérisoires.

      Demandons-nous si 75 % des travaux de plomberie ou d’électricité sont faits par des apprentis plombier et des apprentis électriciens. Electriciens et plombiers nous diraient immédiatement qu’un tel processus pyramidal est insoutenable et ne peut avoir pour résultat qu’un énorme surplus de plombiers et d’électriciens acceptant de travailler au salaire minimum. Mais nous, ainsi que nos directeurs d’instituts et de départements, nous nous comportons comme c’était la normale des normales que de se tirer constamment dans le pied professionnel.

    • Je suis en génie et je suis une femme. Je pense que nous souffrons de ce biais particulièrement pendant une période de notre vie : 25-35 ans … bébés…… disons que c’est pas une période trop propice aux changements (de poste, de compagnie, etc)

      Par contre avant on a un préjugé favorable envers nous… pour les stages et premiers emplois je crois que les femmes sont choisies en premier en entrevue (selon mes observations on prenait toujours en entrevue les étudiantes ayant posé leur candidature + quelques étudiants) Je crois que c’est parce que les femmes en génie ont moins tendance à être 100% nerd (excusez l’expression) En industrie on veut des gens qui ont un minimum d’entregent et sérieusement, en génie ( et en science), c’est pas donné à tout le monde. Les filles on aussi plus tendance à écouter les différents intervenants et à prendre leur point de vue en considération. Ça fait un meilleur projet en général.

      Après 35 ans, je ne peux pas juger, je ne suis pas rendue là!

      @gl000001

      “Les jeunes médecins travaillent moins”. C’est peut-être les générations avant qui travaillaient trop.”

      TOUCHÉ! Je préfère de loin me faire soigner par un médecin frais et dispo qu’un autre qui est de garde depuis trop longtemps… et puis donner sa vie au travail c’est la perdre…c’est pas le bureau qui va te tenir la main quand tu es malade ou prendre soin de toi quand tu est vieux!

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