Sciences dessus dessous

Archive, septembre 2012

Mercredi 26 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h05 | Commenter Commentaires (9)

Petite pause

Pendant les 34 premières années de ma vie, je m’étais sagement tenu à l’écart de la loi de la sélection naturelle, comme de toutes les autres lois, d’ailleurs. Quand on est un honnête citoyen soucieux de l’ordre public, c’est ce qu’on fait.

Or il faut croire que le crime est une pente glissante sur laquelle, une fois engagé, on dérape toujours plus loin vers l’anarchie. En ce qui me concerne, depuis ma première histoire de sélection naturelle , je suis devenu un authentique récidiviste, un criminel endurci qui part maintenant en congé de paternité pour la troisième fois en trois ans.

Alors nous nous retrouverons lorsque j’aurai fini de purger ma peine, au tournant de novembre…

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Lundi 24 septembre 2012 | Mise en ligne à 11h14 | Commenter Commentaires (58)

Un biais contre les femmes dans le milieu de la recherche ?

Malgré toutes les études qui démontrent que le talent pour les sciences est très également réparti entre les hommes et les femmes, et en dépit de tous les efforts publics pour attirer ces dernières dans le domaine, les sciences dites «pures» et le génie demeurent, c’est bien connu, un univers encore majoritairement masculin. C’est vrai des étudiants qui s’inscrivent dans ces programmes, et ça l’est autant, sinon plus, des doctorants qui parviennent à faire carrière en recherche.

Mais d’où vient cet écart ? Pour l’expliquer, certains montrent du doigt les choix de vie différents que font les femmes — lesquelles, choix libre ou effet de structure sociale, ont tendance à faire plus de place à la famille et un peu moins à la carrière —, alors que d’autres y voient un biais du milieu de la recherche en leur défaveur. Remarquez, l’un n’empêche pas l’autre : ce milieu étant extrêmement compétitif, on peut faire l’hypothèse que ces histoires de choix de vie viennent biaiser le jugement de ceux qui dirigent les labos pourraient.

Quoi qu’il en soit, une équipe de l’Université Yale vient de faire paraître un papier assez troublant sur la question. Les chercheurs ont envoyé à 127 professeurs de biologie, de chimie et de physique le même cv d’un étudiant fictif postulant pour un boulot de gérant de labo. Seule différence : le nom de l’étudiant était celui d’un homme dans la moitié des cas et celui d’une femme dans l’autre moitié. Les profs devaient évaluer la candidature à l’aide d’échelles courantes, mais ignoraient le but véritable de la démarche — ils croyaient que l’évaluation servirait à l’étudiant en question.

Or les notes qu’ils ont accordées à la candidate ont été nettement plus faibles que celles octroyées pour le même cv avec un prénom masculin : 3,3/5 contre 4/5 pour la «compétence», 2,9/5 contre 3,8/5 pour l’«employabilité», et 4/5 contre 4,7/5 pour le mentorat que les participants se disaient prêts à donner pour la carrière du postulant. En outre, le salaire offert était d’environ 30 000 $ pour l’étudiant fictif, contre environ 26 000 $ pour l’étudiante fictive.

Fait intéressant (ou déprimant, selon le point de vue), les réponses variaient très peu selon le sexe du professeur, les chercheuses ne se montrant pas moins biaisées que leurs confrères. Ainsi, la présence plus grande des femmes (malgré tout) dans certaines disciplines ne leur rendrait pas la partie moins difficile…

Les chercheurs précisent, deux fois plutôt qu’une, que le biais mesuré était certainement inconscient dans l’immense majorité des cas. Mais il n’empêche, leurs résultats donnent à réfléchir.

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Jeudi 20 septembre 2012 | Mise en ligne à 16h29 | Commenter Commentaires (9)

Un demi siècle de science !

Pour n’importe quelle revue, publier sans arrêt pendant 50 ans est un accomplissement remarquable. Pour une revue spécialisée dans la vulgarisation scientifique, c’est peut-être encore plus méritoire. Et pour un tel magazine qui doit survivre dans un petit marché comme le Québec, c’est rien de moins qu’un tour de force.

269090_10151014963451594_2049467794_nS’il s’agissait d’un périodique religieux, le mot «miracle» serait sans doute approprié, mais comme il s’agit de Québec Science, on va se garder une petite gène…

C’est en effet depuis novembre 1962 que le magazine, désormais vénérable, est publié — d’abord sous le nom de Jeune scientifique, puis Québec Science depuis 1970. Et il s’adonne en plus que le numéro d’octobre 2012, où l’on célèbre ce demi-siècle (ainsi que celui qui s’en vient), est aussi le 500e

Alors j’espère que ceux qui ont fêté hier, à la cérémonie qui soulignait l’occasion, ont bu beaucoup de champagne, car c’était mérité !

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