Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mardi 28 août 2012 | Mise en ligne à 14h15 | Commenter Commentaires (32)

    L’usage intensif de cannabis à l’adolescence réduirait le QI

    Les signes s’accumulaient, mais il manquait toujours une preuve minimalement solide. Or celle-ci semble bien s’être pointé le bout du nez hier, dans les PNAS : d’après les travaux d’une équipe américaine et néo-zélandaise, les grands consommateurs de cannabis s’exposent à une baisse permanente de leur quotient intellectuel, surtout s’ils ont connu leur premier épisode de consommation lourde pendant l’adolescence.

    Contrairement aux études précédentes sur cette question, qui n’avaient aucun moyen de mesurer le QI avant le début de la consommation, celle-là s’appuie sur une cohorte néo-zélandaise de 1037 personnes qui ont été rencontrés à une dizaine de reprises de leur naissance (vers 1972-73) jusqu’à l’âge de 38 ans. Les chercheurs ont donc pu comparer le QI des participants lorsqu’ils étaient enfants (entre 7 et 13 ans) aux scores qu’ils ont obtenus plus tard, puis mettre cette évolution en relation avec la consommation (auto-déclarée) de cannabis.

    Les participants ont été rencontrés à cinq reprises et 18 et 38 ans. Chez ceux qui ont déclaré trois fois ou plus une dépendance au cannabis (grosse consommation, accoutumance, symptômes de sevrage) ou une forte consommation (au moins 4 jours par semaine en moyenne), le QI à 38 ans avait perdu de 5 à 6 points. Notons que le gros de cet effet était concentré chez ceux qui ont commencé leur usage lourd à l’adolescence (–8 points de QI), alors que l’effet n’était pas clair chez ceux qui sont devenus «pothead» une fois adultes.

    Selon le chercheur en neurologie de l’Université Laval Claude Rouillard, spécialiste de la toxicomanie, il s’agit-là d’une «étude très importante». Le fait que ce soit surtout, sinon uniquement la consommation à l’adolescence qui semble causer la perte de QI suggère selon lui que les endocabinnoïdes — substances semblables au cannabis que notre cerveau produit naturellement en petites quantités — pourraient jouer un rôle dans le développement du cerveau, rôle qu’il resterait à éclaircir.

    D’autres détails dans mon article, ici.

    P.S. Vous pouvez maintenant me suivre sur Twitter : @clicjf


    • Les gros consommateurs de Cannabis étaient moins intelligents dès le départ ( QI d’environ 96), un peu comme les gros fumeurs de tabac. Puis le QI de ces fumeurs de Cannabis est descendu à environ 92 à l’âge de 38 ans. On descend effectivement d’environ 96 à environ 89 pour ceux qui ont commencé à être des gros consommateurs à l’adolescence. C’est ce que je retiens d’une lecture rapide. Ramsès 2.1 (celui qui admet tricher quand un sondeur lui téléphone, et qui ne peut concevoir qu’un anglo prenne moins de congés de maladie qu’un franco) va sans doute m’accuser d’insulter les gros consommateurs de Cannabis pour avoir osé dire une vérité à leur sujet: qu’ils ont un QI inférieur à la moyenne au départ.

    • @honorable
      Nulle part ça dit que le QI au départ est de 96. A moins que vous n’ayez lu l’article au complet sur PNAS.org. Dans ce cas-ci, vous auriez tendu un piège. C’est malhonnète !!

      C’est dans l’article complet, en effet. Ceux qui ont déclaré trois fois ou plus être de grands consommateurs avaient bel et bien un QI de 96 entre 7 et 13 ans.
      JFC

    • Je pense qu’il faut faire très attention avec ce genre d’étude et ne pas prendre de raccourcis intellectuels et couper les coins ronds comme le fait Honorable.

      Bill Clinton et jack Layton ont admis en avoir consommer. Je connais un étudiant au post-doctorat qui a vendu un brevet à la NASA qui fume plusieurs joints par jour, des docteurs des avocats, des ingénieurs très compétents menant de grandes carrières qui consomment du cannabis depuis l’adolescence.

      Le problème avec les études sur l’impact de la consommation de drogues ou d’alcool chez les humains est que l’effet de ces substances peut être drastiquement différente d’un individu à l’autre et la qualité, la concentration, la quantité consommée variera, l’état neurologique ou psychologique préexistant diffère, etc…

    • Ça explique beaucoup de choses:

      -le décrochage scolaire
      -le car surfing
      -les Civic avec des sub-woofer de 500 W
      -marcher les culottes baissées
      -les tatouages en chinois
      -Zombie boy
      -les jackass
      -Maxime Bernier
      -

    • L’abus de nimporte quoi rend débile.
      Y compris jouer à Farmville sur Facebook au point de négliger ses enfants.

      Par ailleurs des psychotropes comme le LSD, le Peyotl ou les champignons hallucinogènes peuvent avoir des applications en psychiatrie ou pour guérir certains alcooliques (ou fumeurs de pot compulsifs)

      C’est extrêmement dommage qu’il y ait un haro sur ces recherches :

      http://en.wikipedia.org/wiki/LSD#Psychotherapy

      ****************************************************************************

      Quelques extraits:

      Psychotherapy:

      In the 1950s and 1960s LSD was used in psychiatry to enhance psychotherapy.
      Some psychiatrists believed LSD was especially useful at helping patients to “unblock” repressed subconscious material through other psychotherapeutic methods, and also for treating alcoholism.
      One study concluded, “The root of the therapeutic value of the LSD experience is its potential for producing self-acceptance and self-surrender,” presumably by forcing the user to face issues and problems in that individual’s psyche.

      In December 1968, a survey was made of all 74 UK doctors who had used LSD in humans; 73 replied, 1 had moved overseas and was unavailable. The majority of UK doctors with clinical experience with LSD felt that LSD was effective and had acceptable safety:

      56% (41) continued with clinical use of LSD
      15% (11) had stopped because of retirement or other extraneous reasons
      12% (9) had stopped because they found LSD ineffective
      10% (7) had stopped for unspecified reasons
      7% (5) had stopped because they felt LSD was too dangerous

      End-of-life anxiety:

      From 2008-2011 there has been ongoing research in Switzerland into using LSD to alleviate anxiety for terminally ill cancer patients coping with their impending deaths. Preliminary results from the study are promising, and no negative effects have been reported.

      Alcoholism

      Some studies in the 1950s that used LSD to treat alcoholism professed a 50% success rate,five times higher than estimates near 10% for Alcoholics Anonymous.
      A 1998 review was inconclusive.
      However, a 2012 meta-analysis of 6 randomized controlled trials found evidence that a single dose of LSD was associated with a decrease in alcohol abuse, lasting for several months.

    • Des tests de QI, ça vaut ce que ça vaut.

      Je vais m’en rouler un gros.

    • @superbuck,

      Le problème avec des affirmations comme les vôtres est que vous n’avez fait aucune étude sur les cas que vous nous présentez. Vous êtes un vecteur de légendes urbaines.

      @gl000001,

      Pour protéger le cerveau, il faudrait aussi interdire les sports de contact durant l’enfance et l’adolescence.

    • @anti-ch_primaire,

      Les tests de QI sont importants durant l’enfance et l’adolescence.

    • @pensezy,

      Les phénomènes mentionnés plus haut et l’utilisation du cannabis durant l’adolescence trahissent surtout un manque d’encadrement parental.

    • A superbuck: je n’ai pris aucun “raccourci intellectuel” ou “coupé les coins ronds”. Je n’ai fait que décrire la réalité. Tiens, un autre fait: la température moyenne à Montréal est de 7.5 degrés. Que bous me disiez ensuite qu’il y a des jours et des nuits et des saisons à Montréal ne change rien à ce fait qui n’est nullement un raccourci.

      De plus, votre affirmation en 3ème paragraphe n’est pas très utile. Bien sûr qu’il y a des réactions individuelles, mais en rien ne vous est-il permis d’affirmer que la forte concentration de Cannabis n’a aucun effet sur le QI de certaines personnes. C’est concevable, mais non prouvé.

      Et votre 2ème paragraphe est plutôt niais. Bien sûr que des fumeurs comme Jacques Parizeau et René Lévesque sont intelligents, mais cela ne change rien que le QI du gros fumeur typique est inférieur au QI moyen.

    • Intéressant comme sujet, ça me rappel des souvenirs de l’école secondaire…

      Petite question par contre, que vaut un point de QI ? Que signifie concrètement le fait d’avoir un QI de 120 vs quelqu’un qui a un QI de 115 ou de 100 ? Je ne crois pas qu’avoir un QI de 120 vs 100 peut être résumé à avoir ses capacités mentales augmenté de 20%. Peut-on quantifier et démontrer ce que représente les écarts de QI au niveau des capacité d’une personne versus quelqu’un d’autre à un QI différent?

      Est-ce qu’il est impossible par exemple pour quelqu’un ayant un QI de moins de 85 d’apprendre et maîtriser un sujet en particulier comme la trigonométrie???

      Le QI est exprimé par rapport à la moyenne de tout le monde (d’un groupe d’âge donné), moyenne qui vaut 100, et une distance d’un écart-type par rapport à la moyenne équivaut à 15 points. Comme le QI est réparti suivant une courbe normale, cela signifie qu’environ 68 % de la population se situe entre 85 et 115 de QI, et environ 95 % entre 70 et 130.
      JFC

    • @walt68

      Diagnostic facile mais ce n’est pas si simple que ça. L’encadrement parental ne suffit pas, du moins plus de nos jours. Nous avons réussi à éviter le pire avec notre fils mais on se compte chanceux. Nous formons un couple uni et nous étions très déterminés et nous avons réussi à nous entendre sur les stratégies, parfois risquées, à utiliser . Vous ne vous imaginez pas tout ce que nous avons fait pour au moins pouvoir se dire qu’on aura tout essayé. Heureusement, il a compris et le problème est réglé mais ce n’est pas facile. J’imagine mal une mère monoparentale on un couple moins solide composer avec un ado qui a décidé qu’il s’en crissait.

      Il faut de l’encadrement parental mais il faudrait aussi de l’encadrement à l’école (c’est là qu’ils comettent les erreurs les plus importantes de leur vie) et les forces policières ont tendances à négliger les petits commerces dans les polyvalentes. Il y a aussi une espèce de mentalité de je-m’en-foutisme chez les jeunes; On sèche, pas un mais tous les cours de tel prof, on prend l’après midi off pour aller au centre d’achat fumer un joint; Ce n’est pas grave si on poche son secondaire trois. Le pot fait baisse le QI? pis après?

    • @the1st: un point de QI, c’est l’équivalent de 1,2 mois d’avance pour un enfant de 10 ans, le tout reporté chez un adulte. L’avantage intellectuel d’un adulte dont le QI est de 120, relativement à un adulte moyen, correspond à l’avantage intellectuel d’un enfant typique de 12 ans vs un enfant typique de 10 ans.

      Les adultes qui ont un QI de 150 sont des gens qui devaient normalement être aussi performants à 8 ans que ne l’était un enfant typique de 12 ans (toutes autres choses étant égales entre elles). Dans le passé, on les faisait commencer l’école 2 ans plus tôt que les autres et on leur faisait plus tard sauter une année scolaire, si on voulait qu’ils trouvent l’école moyennement difficile (et stimulante)…

      De nos jours, on fait l’inverse! De nombreux parents font l’impossible pour que leurs enfants commencent l’école le plus tard possible, parce que, question leadership et estime de soi (être choisi comme capitaine de l’équipe sportive, comme président de classe), être plus vieux que les autres donne un avantage certain (on est plus grand, a l’air plus mature, etc.)

    • @honorable
      “De nos jours, on fait l’inverse! ”
      Mon épouse est prof de maternelle. A chaque année, ils y a autant de parents pressés qui ne veulent pas faire “perdre leur temps” à leur petit génie. L’enfant ne socialise pas, ne sais pas attacher ses souliers, son manteau … Il est rarement si en avance que ça sur les autres mais les parents veulent l’envoyer en première année pareil. Il y en a même un qui, candidement, a dit qu’il arriverait sur le marché du travail plus vite pour ce qui comptait le plus dans la vie : faire de l’argent.
      De toute façon, une étude a montrée que les enfants les plus intelligents sont ceux qui naissent au printemps car ils ont été dans le ventre de leur mère alors qu’il faisait froid. Lorsqu’on est exposé au froid, on s’oxygène mieux que l’étude disait. Ca se transmettait au foetus. Et ça donnait juste un gros demi-point d’avance sur les autres.

    • «Des tests de QI, ça vaut ce que ça vaut.

      Je vais m’en rouler un gros.»

      Et toc ! CQFD !

      paul beliard

    • En guise de complément: À entendre, une interview de Michel Desautels avec un professeur agrégé de l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal, Jean Sébastien Fallu, qui commente tout en nuances.

      La dépression serait à la fois à l’origine de la consommation du cannabis chez les jeunes et la cause d’une performance intellectuelle amoindrie.

      Par ailleurs, il est connu que le stress a une incidence à la baisse sur les tests de Q.I. D’où probablement des scores moindres chez les défavorisés économiques dont l’environnement est souvent perturbé. Des nuances que des quinteux nuisibles (parfois dotés d’un fort Q.I., mais dont on se demande s’il n’entrave plus qu’il ne ne dessert la société) n’évoquent pas, empressés qu’ils sont de soulager quelques pulsions caractérielles…

      http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/Desautels201208281807_2.asx

    • @infophile,

      Il me semble avoir déjà lu à propos de recherches qui démontraient que la maltraitance durant la petite enfance affectait la capacité de concentration ainsi que la mémoire à court terme chez les maltraités. D’autant plus que la maltraitance augmente le niveau de stress.

    • @walt68

      Vous serez probablement intéressé par le lien plus bas. En voici un extrait:

      « La recherche sur les humains suggère de plus en plus que les stresseurs sévères et précoces (p. ex., les traumatismes, la maltraitance, la négligence) peuvent résulter en une diminution du volume du cerveau, une dérégulation du système neuroendocrinien de réponses au stress, et un dysfonctionnement limbique faisant intervenir des zones comme l’hippocampe, le cortex préfrontal médian et le noyau amygdalien.

      En accord avec ces résultats, les études sur les animaux portant sur le STP sévère apportent la preuve de l’inhibition de la neurogénèse, de la perturbation de la plasticité neuronale, de la neurotoxicité et de la connectivité synaptique anormale. Les périodes sensibles et les étapes de la plasticité accrue du cerveau sont particulièrement vulnérables aux effets à long terme des hormones du stress et peuvent en résulter une altération des trajectoires normales et de l’organisation du jeune cerveau. »

      STP = stress toxique précoce

      http://www.ccl-cca.ca/pdfs/ECLKC/encyclopedia/Enc09_Gunnar-Herrera-Hostinar_brain_fr.pdf

    • Ce qui expliquerait pourquoi les cokés sont plus intelligents. Les produits anxiolytiques comme le cannabis attirent les paresseux et les produits anxiogènes les performants. Le niveau du QI est rattaché au Système nerveux central.

      Allez rencontrer des groupes de gens qui ont pris beaucoup de speed dans leur vie, histoire de mesurer l’ampleur de cette sottise.
      JFC

    • @respectable
      La coke amène plus de comportements auto-destructeurs. Ce n’est pas trop intelligent.

      Et l’EPO, elle a des effets secondaires ?

      Oui : surproduction de globules rouges = sang beaucoup plus (voire trop) épais. Pas trop bon sur le cœur à long terme. Et de mémoire, il y a aussi un risque accru de cancer.
      JFC

    • Plus largement, il est relativement clair que des facteurs culturels peuvent influencer le QI: en plus ou en moins, selon les cultures. Ou, pour prendre un langage infophilien, il y a des cultures où “traumatismes, maltraitance, négligence” sont plus fréquents que dans d’autres, etc. Merci de votre contribution, infophile…

    • @JFC : Je voulais dire, à l’œil les cokés m’ont l’air plus allumés que les fumeux de pot. Ce qui m’amène à croire que si on exclut l’usage de drogue, il serait logique de croire qu’un groupe d’anxieux naturel performerait mieux qu’un groupe de gens avec un SNC dit normaux. D’après moi les anxieux ont un code génétique supérieur. Les TOC font moins d’erreurs et sont plus minutieux que les normaux. Les nerveux font d’excellents employés, etc. Peut-être pas des grands penseurs à tout casser, mais ils sont nettement supérieurs sauf dans une salle de rédaction où les profils nerveux sont pas bons (Lortie, Lagacé etc)

      Beaucoup de gens qui ont un TOC sont, sans traitement, assez dysfonctionnels (et en détresse) merci. Allez leur demander à eux aussi s’ils ont l’impression que leur TOC est un avantage, histoire de mesurer l’ampleur de cette niaiserie-là aussi.
      JFC

    • Correction 11:03

      Honorable n’a pas encore compris que « toutes les cultures sont égales mais qu’elles diffèrent! » (1) Un défaut est automatiquement remplacé par une qualité donc, au final le QI reste ÉGALE!

      (1) Monsieur Cliche ne pourra pas dire que ma citation est une sottise puisque je le cite.
      J’ai pas pris de chance ce coup çi ;)

    • @JFC
      Je voulais dire au niveau psychologique ou neurologique. Respectable ayant affirmé en avoir déjà pris pour escalader une montagne.

    • @JFC : L’anxiété est la mère de toute pathologie mentale mais il y a un point optimal dans la courbe. Il s’agit ne pas dépasser le point de rupture là où la morbidité apparaît, décompensation etc Un TOC sur les Effexor et sur les Xanax qui performe bien à l’extrême à nécessairement souffert si on lui a fait une prescription mais il continue de détenir un avantage comparatif sur ses compétiteurs s’il est bien dosé et dieu sait que les TOC savent se doser. Faudrait leur demander s’ils seraient prêts à perdre leur statut de numéro 1 en échange d’une normalité bien difficile à définir dans ce monde fort confus où chacun cherche à sortir du lot etc. C’est eux qui savent pas moi. Moi je commente pour me détendre, alors c’est certainement pas moi qui va arriver numéro 1 ici parmi tous les autres pitres qui rôdent ici et qui sont, avouons le, difficilement battable.

    • @ Walt : je ne présente pas de cas particulier, mais des facteurs qui font en sorte qu’avec les études sur des drogues, il faut en prendre et en laisser et faire attention aux commentaires ineptes comme ceux de Honorable: en vertu de cette étude, il est prouvé que ceux qui fume du pot sont des abrutis. On a fait des études comme celle-là pour les consommateurs d’alcool? je ne serais pas surpris que les résultats se ressemblent ou soient encore pires chez les gros buveurs.

      Et puis, en passant on s’entend qu’un test de QI ce n’est pas une panacée non plus. Il y a une foule de biais, dont l’éducation, la culture, le milieu socio-économique, etc

      Perdre 8 points dans un test de QI et «être un abruti» sont deux choses différentes. Les auteurs de l’étude ont aussi contrôlé plusieurs variables, dont l’éducation.
      JFC

    • «il y a des cultures où “traumatismes, maltraitance, négligence” (…) »

      Il y a en effet des cultures et des systèmes économiques qui ont pour conséquence une strate importante de laissés pour compte qui doit se taper le quotidien de la misère.

      Il se trouvera un savant brindezingue pour nous expliquer que c’est avant tout la couleur du derme qui est en relation avec le Q.I. .

      On balayera sous le tapis les cultures de répression et on se taira sur la souffrance de leurs victimes. Histoire d’être politiquement correct et d’ainsi favoriser la perpétuation des exactions ordinaires et même celles qui sont extraordinaires, comme, par exemple, le massacre de Gaza en 2008-09.

      Le savantissime Stephen Harper a compris, lui, qu’il fallait plus de prisons, moins de livres, sauf la bible, moins de culture – moins de stimuli quoi !, et plus de muscles. Faut surtout pas se civiliser, euh, ou serait-ce se féminiser ?

    • @superbuck

      Jean Sébastien Fallu, que j’évoque plus haut, mentionne au passage dans l’interview qu’il accorde à M. Desautels, que l’alcool cause des ravages pires que le cannabis.

      Cela dit, il semble que le cannabis exerce auprès des ados un attrait supérieur à l’alcool. Si c’est le cas, peut-être est-ce dû à des effets plus discrets et des effets secondaires moins marqués à court terme ?

    • Il y a un point méconnu qui vaut d’être davantage mis de l’avant. Il s’agit du ratio cannabinol/cannabidiol ou du ratio THC/cannabidiol. En occident, au fil du temps, les variétés procurant le plus d’euphorie ont été privilégié par les producteurs/revendeurs. Celles-ci correspondent à un taux élevé de THC et à un taux abaissé de CBD (cannabidiol). Or, le CBD viendrait protéger en antagonisant ou en modulant les effets du THC.

      À telle enseigne que le CBD aurait des propriétés anti-psychotiques, anti-dépressives et anxiolityques confirmées par plusieurs études. Aussi, l’activité physique stimulerait la production des cannabinoïdes endogènes. Ce qu’avaient découvert empiriquement nombre d’éducateurs… Voilà une raison majeure pour inciter les jeunes à bouger.

      La recherche porte sur la synthèse de molécules qui agissent sur les enzymes qui dégradent les cannabinoïdes naturels présents dans notre cerveau.

      Ce qui est sans doute une bonne idée. Encore qu’on peut se demander pourquoi on n’utilise pas directement le cannabidiol. La réponse se trouve peut-être dans une autre question: Pourquoi dépenser des sommes importantes dans des études alors qu’il est à peu près impossible d’obtenir un brevet sur le cannabidiol ?

    • @superbuck: je n’ai fait aucun “commentaire inepte”, mais je vous ai mis en face de la réalité telle que présentée par l’étude: les gros consommateur de Canabis ont un QI de 96 au départ (en bas de la moyenne) et ce QI s’abaisse avec le temps à environ 89. La réalité serait-elle un concept flou et à géométrie variable pour vous?

    • @infophile,

      Merci pour votre lien. Ça m’a fait prendre conscience de la nocivité de la maltraitance chez l’enfant.

      Je sens une question poindre en moi : Peut-il y avoir des corrélations liant la maltraitance à la taille d’un enfant ? S’il y a tant d’hormones qui réagissent chez un enfant maltraité, peut-il y avoir des corrélations entre la taille des enfants et la maltraitance ? Se pourrait-il qu’un enfant maltraité puisse souffrir de retards de croissance ? et pas seulement du niveau neuronal ?

    • À voir les affiliations professionnelles des auteurs, ont comprend qu’un représentant du Bloc Pot aurait difficilement pu s’intégrer à cette équipe. o-)

      Intéressant article, M. Cliche, mais je ne peux m’empêcher de penser à une réplique dans Rocky 2 quand la journaliste lui demande après le premier combat contre Appolo Creed: « M. Balboa, croyez-vous avoir subit des lésions cérébrales? »

      Celui-ci répond : « Difficile à dire…. »

      Plus sérieusement, d’abord, je m’étonne qu’on réclame des frais pour accéder à l’article complet, considérant l’intérêt public qu’il représente.

      Par ailleurs, l’utilisation des résultats des tests de QI me semble au départ assez problématique, considérant le foisonnement des définitions de l’intelligence et la variabilité reconnue de ces tests en raison de la quantité de facteurs qui peuvent interférer (je comprends qu’on en filtré certains, mais….)

      Sur le plan statistique j’ai aussi des réserves sur l’utilisation de l’écart-type comme indicateur de différence (significative, il va de soit) car il s’agit d’un indicateur de dispersion et non de précision (comme l’erreur-type). D’ailleurs à ce propos, le graphe qui est fourni en complément de l’article (Supporting information) me laisse perplexe, d’abord sur la taille des échantillons (on parlait de 1037 sujets alors que le graphique fait état de 12 et 24 sujets au troisième diagnostique) ainsi que sur le couplage fait entre les barres représentant la perte en QI (exprimé en écart-type; soit dit en passant 0,55 d’écart-type ne me semble pas très significatif) et l’erreur-type; ça me donne plutôt l’impression qu’on a mesurer un accroissement de la variabilité.

      À ce sujet, rappelons que pendant plusieurs années, le gouvernement américain finançait l’utilisation d’herbicide pour contrer la culture du cannabis, mais les producteurs le mettaient quand même sur le marché. On avait d’ailleurs à l’époque rapporté des cas de lésions pulmonaires.

      Au contraire, une baisse de 0,55 écart-type, c’est très significatif. Si vous partez de la moyenne, cela correspond à une «drop» du 50e au 29e percentile.
      Par ailleurs, le fait qu’il y ait plusieurs définitions de l’intelligence ne change pas grand-chose : les chercheurs en ont mesuré une ou quelques unes, définition qu’ils ont maintenue dans le temps. Donc leurs résultats signifient au bas mot que la consommation très fréquente de cannabis à l’adolescence diminue au moins une forme d’intelligence.
      JFC

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    novembre 2010
    D L Ma Me J V S
    « oct   déc »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    282930  
  • Archives

  • publicité