Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Lundi 27 août 2012 | Mise en ligne à 17h27 | Commenter Commentaires (49)

    Le «paradoxe de l’anglo-péquiste»

    La sociologue de l’UdeM et spécialiste de la méthodologie statistique Claire Durand a mis en ligne un texte extrêmement intéressant (et on ne peut plus pertinent en cette fin de campagne) sur son blogue Ah! les sondages. Mme Durand a examiné huit sondages réalisés au Québec au cours des dernières semaines afin de voir si l’on n’y trouvait pas des signes d’un phénomène que les sondeurs français appellent «paradoxe de la mémé communiste».

    Essentiellement, l’idée est que plus un groupe a tendance à refuser de répondre aux sondages, plus les gens de ce groupe qui y collaborent quand même auront tendance à avoir des profils atypiques. Par exemple, si le taux de réponse des personnes âgées en France est bas, on risque de trouver une proportion anormalement grande de «mémé communiste» chez les rares «vieux» qui répondent malgré tout.

    Et les travaux de Mme Durand suggèrent — ils ne portent que sur 8 sondages ce qui, avertit-elle, n’est pas suffisant pour baser des conclusions solides — que le même genre de phénomène semble se produire avec les non-francophones au Québec. En effet, calcule-t-elle, les non-francophones représentent environ 20 % de la population, mais ne forment souvent que 10-12 % des échantillons de nos maisons de sondage. Or, montrent les données de la sociologue, plus leur proportion est élevée dans les échantillons, plus ils sont nombreux à dire qu’ils vont voter libéral. Ainsi, dans le sondage Léger du 9 août, les non-francophones formaient plus du quart de l’échantillon, et leurs intentions de vote étaient libérale à 81 %, soit les plus forts pourcentages dans les deux cas. À l’autre extrême, depuis le début de la campagne, les plus «faibles» appuis libéraux chez les non-francophones, autour de 58 %, sont mesurés par CROP, qui a aussi les plus petits sous-échantillons non-francophones (autour de 11-12 % de l’échantillon total) — et pour avoir sous les yeux le troisième sondage CROP qui paraîtra demain, je peux vous dire que le portrait ne change pas.

    Les maisons de sondage, bien sûr, pondèrent leurs sous-échantillons non-francophones afin de leur donner autant de poids qu’ils ont en réalité, mais cette pondération ne corrige absolument pas le biais possible que Mme Durand vient de mettre en lumière. Au contraire, elle ne fait que le magnifier.

    Encore une fois, répétons qu’il s’agit ici de données ne portant que sur 8 sondages, mais il reste que les tests statistiques effectués par la méthodologiste de l’UdeM montrent que ces résultats sont «statistiquement significatifs» (le célèbre p-value est inférieur à 0,05). Il vaudra donc certainement la peine d’aller y voir de plus près, idéalement dans un avenir rapproché.


    • L’interprétation de Mme Durand est tout à fait logique et raisonnable. Cela arrive, même dans les disciplines plus complexes que l’électrodynamique quantique ou la biologie moléculaire…

    • A lire le titre on aurait cru que l’article traiterait de psychologie appliquée…. l’anglo-péquiste étant plutôt un cas classique de Syndrome de Stockholm…

      @ honorable

      Quelle molesse si le plus pur et le plus dur d’entre nous qualifie de ”raisonnable” les propos d’une sociologue la Reine des science molle ou allons nous ? Je déguste vos tribiades un peu plus vinaigrée… Tentative de nous déstabiliser?

      Soyez fair play…Allez y a petite dose … Dutil va mourrir d’ennui …:-)

      Mais la conclusion de l’étude est en effet très logique…. la question comment peut-on si souvent passer à côté?

    • Faut arrêter d’accorder autant d’importance aux sondages. Le business du sondage cherche désespérément à se donner une respectabilité scientifique.

      Le sondage est à l’opinion publique ce que le majeur mouillé dressé dans la brise est à la météo.

      Jean Émard

    • À chaque sondage, je m’amuse à me rajeunir de 20 ans et à augmenter mon revenu de 30,000$, il s’appelle comment ce biais ?

      Billet de 20 ? :)

      Jean Émard

    • Il est probable que les non francophones qui ne veulent pas voter libéral se sentent coupable et veulent le cacher.

      C’est plutôt l’inverse qui semble se produire, du moins dans la présente campagne.
      JFC

    • @ramses2.1,

      Que vous mentiez ou non, lorsque que vous répondez à un sondage, importe peu. C’est la masse des gens qui répondent correctement qui compte.

    • C’est un problème classique de biais observationnel. En astrophysique, il y a le même genre de problème. Les objets les plus brillants étant les plus facile à observer, cela crée un biais si les propriétés ne sont pas les même en fonction de la luminosité. C’est un phénomène que j’ai observé moi-même pensant ma maitrise.

    • “@ramses2.1,

      Que vous mentiez ou non, lorsque que vous répondez à un sondage, importe peu. C’est la masse des gens qui répondent correctement qui compte.” walt68

      ===

      Vous présumez que la masse réponds correctement. Vous n’en savez rien. Combien de gens sont comme moi et sont écoeurés des sondeurs alors ils répondent n’importe quoi.

      On n’a aucune manière de savoir combien de personnes mentent ou non. On ne peut appliquer de facteur de correction à ce phénomène.

      Jean Émard

    • Il y a le vote stratégique, on connait ça, ce sont ceux qui ne votent pas pour leur parti préféré mais votent pour un autre parti pour empêcher ce qu’ils considèrent comme le pire parti de rentrer.

      Il y a aussi le “sondé stratégique” c’est par exemple celui qui vote Option Nationale mais qui va dire dans un sondage qu’il vote PQ dans l’espoir de nuire à la CAQ. Il n’y a pas de facteur de correction pour ce phénomène non plus.

      Il y a plein d’autre phénomènes qui font que le sondage est un outil surestimé.

      Jean Émard

    • J’imagine que certains sondeurs sont aussi “performants” en anglais que Mme Marois. Dans de telles circonstances, seuls les anglos qui veulent bien répondre en français seront sondés. De plus, la sous-représentation des anglophones pourrait avoir 2 causes: 1) une tendance à “refuser de répondre aux sondages”; 2) être moins souvent à la maison que les francophones (les anglos sont moins souvent en congés de maladie, etc.).

    • “J’imagine que certains sondeurs sont aussi “performants” en anglais que Mme Marois” honorable

      ===

      Je ne comprends pas que personne n’intervienne face à votre salissage systématique et hors-sujet.

      Jean Émard

    • ” être moins souvent à la maison que les francophones (les anglos sont moins souvent en congés de maladie, etc.” honorable

      ===

      (bis) Je ne comprends pas que personne n’intervienne face à votre salissage systématique et hors-sujet.

      Jean Émard

    • @ramses “Vous présumez que la masse réponds correctement. Vous n’en savez rien. Combien de gens sont comme moi et sont écoeurés des sondeurs alors ils répondent n’importe quoi.”
      ______________

      J’en suis un… Et de plus, je crois que certaines maisons de sondage ont un léger biais dans leurs questions. Non, les coups de sonde ne sont pas fiables, et de ce fait, font plus de mal que de bien. Notre système uninomial à un tour est complètement pourri, ce qui prive les petits partis d’un nombre de vote non-négligeable.
      Par exemple, je voterais très bien QS, mais je pense que la disparition du Corrompu de Sherbrooke est bcp plus importante. Sondage: dans mon comté c’est le PQ qui a le plus de chance de le faire. Combien d’autres possibles QS vont alors faire comme moi et y aller pour la meilleure chance et aussi voter PQ? C’est chien pour QS!

      Et c’est là que la question se pose: quelle proportion de gens répondent honnêtement aux sondages? Si c’est peu, le sondage n’est plus qu’un instrument de manipulation des masses (de plus…) utilisé par les médias…

    • Moi, je croyais que ça parlerait d’un de mes ancien prof d’informatique à l’UQAM. L’ex felquiste, Nigel Barry Hamer.

      Pour rendre les élections encore intéressantes, on devrait pouvoir donner un ordre sur les bulletins de vote. PQ = 1, QS = 2, ON = 3, CAQ = 4, PLQ = 5
      Ca ferait tripper ces molassons de statisticiens (!).

    • Il n’y a rien de plus dangereux qu’une mémé communiste.

      Elles ne souhaitent qu’une chose:

      Courir dans les bingos cocktail molotov dans une main et mini-poodle rose de l’autre afin de semer la terreur et favoriser la lutte des classes pour déclencher une révolution bolchévique.

    • @gl000001 Félicitation! Vous avez redécouvert la méthode de Borda.

    • @ gl000001

      Une bonne suggestion.

      J’ajouterais un vote à deux tours comme en France pour éliminer les gouvernements minoritaires.

      -Premier tour on élimine les petits partis et il n’en reste que deux
      -Deuxième tour on choisit le gouvernement

      Le vote proportionnel serait aussi une bonne idée selon moi.
      Ça permettrait au Parti Vert de siéger et éliminerait grandement la nécessité d’un “vote stratégique” en se bouchant le nez.

      ****************************************************************************************************************************************

      Par ailleurs:

      La démocratie c’est quand le gouvernement écoute encore le peuple et les citoyens, même après la soirée des élections.

      Nos gouvernements ne nous écoutent plus et n’en font qu’à leur tête.

      Pire, ils sont corrompus et piochent dans les fonds publics pour se payer des largesses, des voyages, du confort et des enveloppes brunes, à eux-mêmes et à leur amis.

      Et ce depuis des décennies.

      Depuis le temps des Grecs en démocratie, on délègue le pouvoir politique à des politiciens qui ont pour mission, pour une période déterminée de se faire les portes-paroles de la volonté du peuple qui les a élus.

      Or, en réalité, c’est rarement ça qui se passe.

      La nature humaine étant ce qu’elle est, soit les politiciens utilisent le pouvoir pour leurs fins personelles ou pour celles de leurs parents et amis, soit les politiciens se maintiennent au pouvoir plus longtemps qu’ils ne le devraient par toutes sortes de moyens plus ou moins honnêtes et éthiques

      Le plus souvent ce sont les deux à la fois qui se produisent, que le politicien soit de gauche ou de droite.

      Pourquoi déléguer le pouvoir politique à de tierces personnes ?
      Parce qu’au temps des Grecs et jusqu’à tout récemment, il était impossible pour le peuple de communiquer sa volonté politique vers le parlement autrement qu’une fois tous les 4 ans environ.

      Les délégués se chargeaient d’exercer le pouvoir à la place du peuple parce que le peuple n’avait ni les moyens de communications, ni l’expertise, ni le temps d’exercer le pouvoir lui-même.

      Ce n’est plus vrai aujourd’hui.

      Les médias sont ce qu’on appelle “Le quatrième pouvoir”. Et peut faire plier, par la dénonciation les trois autre pouvoirs qui sont:

      1-Les pouvoirs exécutifs (Président, premier ministre, dictateur)
      2-Législatifs (Parlement)
      3-Judiciaire(Juges, procureurs et avocats)

      À ces quatres pouvoirs viennent de s’ajouter un cinquième pouvoir, celui des médias sociaux.
      Ce cinquième pouvoir peut faire plier à son tour les quatre autres en approuvant ou dénonçant soit un chef politique, soit un député, soit une décision juridique, soit un article ou un reportage.

      Aujourd’hui le peuple possède grâce aux médias sociaux et à l’internet:

      1- ses propres moyens de communications,
      2-son expertise ou celle venant de sources d’information disponibles sur le net
      3-le temps d’exercer le pouvoir lui-même autrement qu’une fois tous les 4 ans.

      C’est pour ça que je me dis que le cinquième pouvoir va prendre de plus en plus de place aux dépends des quatre autres au fil du temps et qu’éventuellement il va les remplacer presque complètement.

      Ce ne sera ni la gauche, ni la droite qui sera au pouvoir mais un immense parlement constitué de tous les individus de la nation qui par leurs votes quoitidiens, hebdomadaires ou mensuels, choisiront les lois, les budgets et l’avenir de leur nation.

      Le pouvoir directement au peuple.
      Une authentique démocratie quoi.

    • @yvan_dutil
      http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_Borda

      Je m’étais justement inspiré des votes pour élire les gens au Temple de la Renommée du Baseball.

      Pour rendre ça encore plus intéressant, ça prendrait un bulletin de vote quantique. Une case pour dire pour qui on vote et une autre pour indiquer si c’est un vote stratégique. Mais on ne peut avoir les deux informations en même temps.

    • @jim777
      L’Internet n’est “pas fiable”. Regardez ici :
      http://fr.necropedia.org/necrologie/Julia_Roberts

    • @ gl000001

      Hahaha!
      Pendant ce temps là Elvis est toujours vivant !

    • En voici d’ailleurs la preuve irréfutable;
      http://www.freakingnews.com/74-Year-Old-Elvis-Alive-and-Well-Pics-59618.asp

    • @jim777,

      N’oubliez pas que ce sont ceux qui possèdent les armes qui mènent vraiment…

    • @jim777,

      Mais les médias sociaux et Internet sont des armes à double tranchant : Tout ce que vous mettez sur la toile est susceptible d’être intercepté et peut servir contre vous devant un tribunal.

    • Je me demande seulement combien de fois une personne moyenne, sincèrement, change d’idées avant de se fixer définitivement.. et aussi quel est le pourcentage d’électeurs qui revient toujours à son premier choix après avoir tergiverser durant des semaines ?

    • @ walt68

      Bonjour.

      “N’oubliez pas que ce sont ceux qui possèdent les armes qui mènent vraiment…”

      Plutôt ceux qui ont les moyens de se payer une armée.

      Les Néron, Caligula et compagnie ne se promenaient pas armés mais se payaient une garde prétorienne qui faisait les assassinats pour eux.

      Au moyen-âge ceux qui pouvaient équiper, armer et payer la solde d’un grand nombre de soldats étaient ceux qui faisaient la pluie et le beau temps dans leur duché ou leur marquisat.

      Aujourd’hui les gens en quête de pouvoir achètent surtout une réputation.

      Un politicien sans bonne réputation n’est rien.
      Les camapagnes électorales servent à modifier sa propre réputation et à endommager celles des autres.
      C’est comme ça que la guerre de pouvoir s’exerce maintenant.

      Sauf que du fin fond des réseaux sociaux, une rumeur ou une opinion citoyenne qui prend de l’ampleur peut gravement endommager la réputation d’un homme ou d’une femme de pouvoir.

      On a vu ça se produire récemment avec la saga du site “Libéraux.net”
      http://liberaux.net/

      En tentant de faire taire cette initiative citoyenne, les libéraux avec tous leurs moyens financiers et en pleine campagne électorale, n’ont réussi qu’à faire de l’auteure du site une martyre.
      Endommageant ainsi davantage leur propre réputation.

      De tous temps la capacité de détruire la réputation de quelqu’un a été une forme de pouvoir.

      C’est la première fois de l’histoire de l’humanité que cette forme de pouvoir est accessible à tous, qu’ils filment de la violence policière avec leur cellulaire ou bien qu’ils créent un site de dénonciation comme “Libéraux.net”

    • (ajout)

      De nos jours une mauvaise réputation peut détruire tout un régiment.
      Le régiment aéroporté canadien (Canadian Airborne Regiment) fut démantelé par Jean Chrétien suite à un scandale en Somalie.
      Pas un seul coup de feu n’a été tiré.

    • @Jim 777,

      Lorsque je parlais de ceux qui possèdent les armes, j’utilisais une figure de style, mais vous avez raison à propos de l’importance de la réputation.

      Ce qui me frappe avec les réseaux sociaux, c’est que les Grands de ce monde ont été jetés en bas de leurs piédestaux… et tout signe de mépris transcendant une personnalité publique peut avoir de conséquences terribles sur sa carrière.

      *****

      Ce qui me fascine le plus chez nous, les humains, c’est notre instinct qui nous pousse à former des clans et les réseaux sociaux sont de formidables moyens d’assouvir ce besoin chez plusieurs.

    • Est-ce que le très éminent honorable aurait la bonté de nous dire quelles études scientifiques montrent que les anglophones sont moins souvent à la maison que les francophones (les anglos sont moins souvent en congés de maladie, etc.).

      Est-ce parce que les anglophones, étant plus riches, se nourrissent mieux et sont donc plus en santé?

      Ou est-ce simplement, comme nous le savons tous sur cette page, parce que vous insinuez que les francophones sont paresseux??

    • @sarah_lit. Je vous donne un petit indice. Où trouve-t-on le plus grand nombre d’absences pour “maladies”, “burn-out” et autres raisons? Dans la fonction publique. Les anglophones sont-ils surreprésentés ou sousreprésentés dans la fonction publique au Québec?

      Dans ce cas, c’est de la mauvaise foi pure et simple : vous imputez aux francophones un absentéisme qui n’a rien à voir avec la langue, et tout avec l’environnement professionnel. Si les francos sont plus nombreux dans la fonction publique que les anglos, c’est une autre question complètement. Faudrait voir ici si les fonctionnaires anglophones s’absentent moins que leurs collègues francophones. Autrement, c’est un raisonnement complètement ridicule.
      JFC

    • @JFC, j’avais écrit: “les anglos sont moins souvent en congés de maladie”. Je vous donne une raison, et vous m’accusez de mauvaise foi. Pas fort comme raisonnement ou comme faire play. Essayez de voir les choses telles qu’elles sont au lieu de vous mettre dans la tête toutes sortes d’interprétations loufoques dès que j’énonce un fait.

      Quand on énonce un fait, tout esprit scientifique comprend qu’il peut y avoir bien plus qu’une cause à ce fait. L’esprit non scientifique, par contre, saute immédiatement à des conclusion hâtives (”donc honorable dit que les anglos sont plus travaillants, moins paresseux etc.)

      De plus, quand bien même les anglos de la fonction publique seraient aussi souvent en congés de maladies que les francos, cela ne changerait rien à l’énoncé de fait de départ.
      J’aime toujours tester l’esprit scientifique des lecteurs.

    • “mauvaise foi: malhonnêteté de qqn qui affirme des choses qu’il sait fausses ou qui feint l’ignorance” (Larousse) Or je n’ai nulle part affirmé des choses que je sais fausses et je n’ai nulle part feint l’ignorance.

    • @honorable
      Il y a un cliché qu’on entend souvent à propos des anglophones. Pour eux, la jeunesse existe pour faire des excès (pot, boisson, sexe, violence …). Une fois adultes, ils s’assagissent énormément. Et ce cliché vient des anglos eux-mêmes. J’ai souvent entendu des gars hyper-straight conter des histoires de jeunesse abracadabrantes. Mais plus maintenant, une légère folie normale, on est des adultes !!!

      Alors tant qu’à tomber dans les théories fumeuses (jeu de mot), voici la mienne :
      Les anglos sont moins absents au travail car ca les contente bien de rester passivement devant leurs écrans à se remémorer leurs folies de jeunesse.
      Sérieusement, lorsqu’ils ont une “grippe d’homme”, ils rentrent pareil au bureau pour contaminer les autres. C’est leur “duty” d’être présent même si ils ne sont pas fonctionnels. On appelle ça du présentéisme.

    • @honorable
      Lorsque vous énoncez vos faits, c’est souvent fait d’une façon tendancieuse.
      Lorsqu’une personne vous insulte vous grimpez dans les rideaux. Mais vos remarques assassines, hypocrites et jamais clairement adressées à personne sont aussi pire.
      Nous sommes au “fait” de ça ;-)

    • @gl0001: le tendancieux est entièrement dans votre esprit. Un fait demeure un fait. Il n’a pas de tendance, ne peut être assassin ou hypocrite. Mais il teste l’esprit scientifique de celui qui le lit. Et il est effectivement intolérable de se faire insulter pour avoir énoncé un fait.

      PS, tout cela, je ne le fais pas vraiment pour le plaisir de taquiner, mais pour des raisons sérieuses. J’ai assez d’expérience de vie pour constater, avec horreur, avec quelle facilité la population en général saute aisément à des conclusions hâtives dès qu’on lui énonce un fait. Pourquoi? Parce que, dirait-on, dès qu’elle a trouvé une explication possible, la paresse intellectuelle s’installe et elle cesse de chercher d’autres explications. En fait, ceux qui se targuent de trouver une seule explication à un fait (la première qui leur passe par l’esprit), se vantent souvent d’avoir de l’intuition: c’est plutôt un manque d’imagination qu’ils ont.

      Noter que trouver toutes les explications possibles pour un fait demeure un défi pour tous les esprits, incluant les plus rigoureux. L’esprit non scientifique en imaginera seulement une; l’esprit scientifique normalement constitué en imaginera peut-être 3 ou 4 alors que la bonne explication est peut-être la 5ème ou la 6ème. Je ne demande à personnes d’imaginer 3 explications pour un fait, mais j’aimerais que tous en trouvent au moins 2. Ainsi il y aurait un peu moins d’insultes et de malveillance sur les blogues.

    • @honorable
      “J’aime toujours tester l’esprit scientifique des lecteurs.”
      Vous ne vous rendez pas compte que c’est ce qui cause la majorité des dérapages.
      Et c’est vous qui dites que les autres ont l’esprit tortu. Vous récoltez ce que vous semez. C’est pourtant simple.
      Mettez quelques mots de plus dans vos interventions pour clarifier d’avance vos énoncés plutot que d’écrire de tels charabias (13:59) qui servent juste à vous justifier près coup.

    • “Vous ne vous rendez pas compte que c’est ce qui cause la majorité des dérapages.” Je n’ai pas à prendre en charge ou me sentir responsable pour ceux qui ratent le test. Le test, par définition, fait en sorte que ceux qui l’échouent se mettent à déraper en sautant sur des conclusions hâtives ou en tombant dans les procès d’intention. En passant, moins de personnes échouent quand je fais les mêmes tests sur des blogues suédois ou américains. Il n’y a pas là matière à faire la conclusion hâtive qui vous est sans doute venue immédiatement à l’esprit, mais ça demeure un fait…

    • La discussion ci-haut me rappelle ce passage de “L’oeuvre au noir” de Marguerite Yourcenar:
      “Ecusez-moi mon père. Je ne commettrai plus l’indécence qui consiste à essayer de montrer les choses comme elles sont.” (Zénon au chanoine une journée avant de purger sa sentence consistant à brûler vif sur le bûcher).

    • Je suis un partisan des paradoxes qui sont en fait très souvent un signe de complémentarité.

      Pour ces personnes aux profils atypiques dont on parle plus haut, il n’y a rien de surprenant là-dedans. Ces gens sont discrets car probablement un peu timides et leur différence N’est pas valorisée dans leur communauté alors ils préfèrent se taire ou être discrets plutôt que faire leur sortie du garde-robe comme il est dit dans la communauté gaie et lesbienne. Pas de paradoxe là-dedans, ce sont des différents qui restent discrets.

    • Attendez j’avais lu trop rapidement…

      ”Concrètement, si les personnes âgées de 65 ans et plus collaborent moins aux sondages, celles qui collaborent auront tendance à avoir un profil atypique de leur groupe d’âge. Et puisque ce groupe de personnes est sous-représenté, la pondération va gonfler les effectifs de ces personnes… atypiques et ainsi contribuer à un biais de l’échantillon.”

      Pas sûr de cela du tout que ceux qui collaborent sont atypiques. Je pense plus que c’est ceux qui collaborent pas mais si on est dnas un groupe de discrets cela se complique. Votre échantillon est simplement MOINS REPRÉSENTATIF, moins les gens collaborent plus il peut y avoir un biais et plus les gens mentent aussi pour x ou y raisons plus cela peut être biaisé.

      Encore là, je crois qu’ils se trompent en croyant voir un paradoxe alors que ce ne sont que des méthodes statistiques sur la fiabilité d’un échantillon ou bien des questions du sondage.

    • Pour reprendre la ”mémé communiste” bien cela pourrait aussi être le contraire de ma première intuition soit la fierté d’exprimer leur différence. Tant de biais sont possibles.

      J’imagine qu’il se produit aussi pour les sondages sur les cotes d’écoute de la télévision. Avec paradoxe ou non. La personne qui remplit un cahier ou qui a un appareil mesurant les PPM pourrait vouloir montrer être ”intelligente” et modifier ses habitudes d’écoute habituelle pour amélirer les cotes d’émissions qu’elle valorise ou paraissent bien alors qu’elle les écoute que rarement.

      Tant qu’il y a de l’humain, plusieurs biais sont possibles, ce n’est pas une science exacte mais les méthodes statistiques peuvent être bien employées.

    • @honorable
      Bien sur. Un fait est un fait.
      “La Terre est plate”. C’est un fait pour certaines personnes.
      “Hitler fut un bon chancelier”. Indéniable. Il a remonté l’économie de ce pays.
      Mais allez dire ça à un congrès d’astronomes ou au Congrès Juif Canadien, ces faits sont maintenant dans un contexte (un fait ne peut jamais exister tout seul). Il deviennent une provocation. Vous pouvez débattre tant que vous voulez que ce n’était pas le but; c’était un fait absolu; c’est nous qui voyons ça comme une provocation, ça origine de vous. Vous connaissiez le contexte et à moins d’être phénoménalement inepte à vivre en société, vous connaissiez la réaction qui en résulterait. Vous en êtes responsable et excuser ça en disant que c’est un test, n’arrange rien. Ca montre simplement que vous vous jouez de nous pour absolument rien. Ca ne rend pas votre intervention plus claire. Ca n’aide personne à mieux la comprendre. Ca vous rend plus antipathique.

      “moins de personnes échouent quand je fais les mêmes tests sur des blogues suédois ou américains.”
      Un autre test pour cacher le fait que vous faites encore du Quebec bashing car ça n’ajoute rien au débat.

    • Les absences par congés de maladie et autres sont plus fréquentes à Radio-Canada qu’à CBC, 2 bons proxies pour “francs” et “anglos”:

      “Destiné au conseil d’administration de la société d’État, le document montre que les employés de la société d’État ne se présentent pas au travail en moyenne 16,5 jours par année, en plus des vacances prévues.

      Les absences sont plus fréquentes à Radio-Canada (17,5 jours) qu’à la CBC (15,7 jours). Selon les données de Statistique Canada, citées dans le document, les employés du privé s’absentent seulement 8,9 jours par année en moyenne, contre 12,6 du côté du secteur public.”

      http://www.lapresse.ca/arts/medias/201209/07/01-4572233-absenteisme-eleve-a-radio-canada.php

    • @honorable
      La tour de Radio-Canada se vide d’employés au profit des maisons de production privées. Du coté de la CBC, la situation est beaucoup plus stable.
      Ce n’est pas facile de travailler dans de telles conditions. C’est déprimant de voir son équipe rapetisser de mois en mois. L’absentéisme monte et c’est normal.
      C’est toujours intéressant d’avoir beaucoup de contact pour être au fait des vraies choses.

    • @gl00001: les maisons de production privées ne sont pas inclues sous le nom “Radio-Canada”; votre argument ne tient donc pas la route. La comparaison de 05h49 est donc fort valable, sauf sur 1 point: il y a plusieurs employés anglophones mais bilingues) à Radio-Canada, et plusieurs employés francophones (mais bilingues) à CBC. La différence anglo-franco est donc vraisemblablement amenuisée par ce mélange. Elle serait vraisemblablement plus grande que 17,5 jours d’absence vs 15,7 jours d’absence si Radio-Canada était 100 % franco et CBC 100 % anglo.

    • @honorable
      Et je ne parlais pas des maisons privées. Je reformule donc :
      Le nombre d’employés chez Radio-Canada franco diminue de mois en mois. Ce n’est pas le cas chez CBC.
      C’est le fait de voir ses collègues perdre leur emploi qui stresse les employés restants et qui cause le plus grand absentéisme. Je tiens cette information de trois personnes, de trois département différents chez Radio-Canada.

    • @gl00001: merci de confirmer que les employés de Radio-Canada poussent le bouchon jusqu’à prendre des congés de maladie parce qu’un de leur collègue a perdu son emploi.

    • @honorable
      Vous concluez toujours pour appuyer votre point de vue. Essayez de voir l’autre coté de la médaille pour une fois. Ce n’est pas une question d’avoir raison à tout prix. C’est plutot de trouver une raison plausible.
      Les gens qui voient les autres partir se disent qu’ils seront peut-être les prochains. Il est là le stress. Quel manque d’empathie de votre part de ne pas comprendre ça.

    • @gl00001: je doute que ce stress n’existe pas également à CBC…

    • @honorable
      Bien sur !!

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