Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Mardi 21 août 2012 | Mise en ligne à 19h21 | Commenter Commentaires (35)

    Bagage scientifique des candidats : avantage CAQ

    On entend souvent dire, surtout en période électorale, que la science n’arrive pas à se faire entendre dans le débat public, peut-être en partie parce que, dit-on aussi, les scientifiques ne participent pas assez à notre vie démocratique. Alors en attendant le débat de tantôt, je me suis livré à un petit exercice scientifico-électoral (avouez que vous n’avez jamais vu ces deux mots accolés ainsi) : compter les candidats qui ont une formation scientifique dans chacun des partis.

    On prendra soin, évidemment, de ne pas trop faire de millage sur la foi d’un pareil indicateur, mais les résultats sont tout de même intéressants. Voici mes constats, vous me direz ce que vous en pensez.

    1) C’est la Coalition avenir Québec qui a le plus de candidats ayant une formation en science, avec 18. (For the record : j’ai inclus dans cette catégorie uniquement les formations universitaires complétées ou en cours dans les domaines «classiques» (maths, chimie, physique, bio, tous les génies, etc.), auxquels j’ai ajouté l’informatique et les diplômes en enseignement des sciences.)

    2) Cependant, l’écart entre la 1re et la dernière place est assez mince : le Parti québécois se classe second avec 15, suivi de Québec solidaire (14) et du Parti libéral (12). Tous les partis restent donc à peu près dans le même ordre de grandeur.

    3) Alors au final, est-ce qu’il y a «peu» ou «quand même pas mal» de candidats qui possèdent un bagage scientifique ? Difficile à dire. Personnellement, je m’attendais à ce que leur proportion sur l’ensemble des candidatures tourne autour de 5 %, mais à l’évidence, je l’avais très nettement sous-estimée — elle varie plutôt entre 9,6 % (PLQ) et 14,4 % (CAQ). À presque 15 %, il me semble qu’on «commence à jaser», comme on dit. Mais cela ne reste quand même qu’un candidat sur sept, et dans un monde où la science et la technologie occupent autant de place que le nôtre, on pourrait aussi dire que c’est très peu.

    À votre avis ?

    P.S. Vous pouvez maintenant me suivre sur Twitter : @clicjf

    AJOUT, 22 août (15h20) : On me signale que le candidat de la CAQ Éric Caire n’a pas de formation universitaire en informatique, contrairement à ce que j’avais déduis du site de son parti, qui le décrit comme un «programmeur-analyste». Cela fait donc passer le nombre de caquistes ayant une formation scientifique de 19 (dans la version originale de ce billet) à 18 (version actuelle). Mes excuses.


    • Ouf, merci d’avoir l’honnêteté de ne pas inclure les diplômés en “sciences” religieuses, “sciences” politiques,”sciences” sociologiques, ” sciences” psychologiques, “sciences” juridiques, “sciences” comptables, “sciences” administratives, etc… A utiliser le mot science pour tout et rien, il finit par perdre sa véritable valeur.

      De plus, il n’y a effectivement pas de différences significatives entre 19 d’une part et 12 d’autre part. Donc, scientifiquement interdit de faire du “millage” avec cette différence…

    • Je ne connais pas les programmes des partis en détail, et je ne suis une alliée naturelle de la CAQ, mais j’ai apprécié le fait que Mr Legault se montre clairement en désaccord avec l’exploitation de l’amiante. Je pense (?) qu’il est d’ailleurs le seul chef à l’avoir fait.

      Parmi les trois principaux partis, oui, c’est le seul qui l’a fait aussi clairement.
      JFC

    • Bon billet. Bravo! C’est intéressant. Il faut toujours comparer. Je vous invite à faire plus de comparaison même si plusieurs n’aiment pas. Comme les cultures, les partis ne sont pas tous égaux.

    • @honorable En effet, les différences semblent à première vue être dans le bruits de Poisson.

    • La formation en science des candidats au poste de député importe peu, car après l’élection, c’est le PM qui décide de tout. Parlez-en à Marc Bellemare, par exemple.

      Alors, voyons la formation des candidats au poste de PM dans la seule science qu’ils connaissent, l’augmentation du fardeau fiscal :

      Charest : maintient de taxes élevées, et augmentation des tarifs.
      Legault : imposition de nouveaux impôts sur les dividendes et gain en capital.
      Marois : petite formule scientifique : Charest + Legault – Tarifs (gelés)
      David/Khadir : là on entre dans la science-fiction!

    • Un petit texte de réflexion emprunté à un site de philo… même si faire de la philosophie comme faire de la sociologie, etc. n’est pas faire oeuvre de science!?

      «Une culture, parce qu’elle se définit par des traits qui n’appartiennent qu’à elle (religion, art, science, etc), est forcément différente des autres cultures. Mais cette différence signifie-t-elle inégalité ? Une culture, si elle est différente d’une autre, lui est-elle donc forcément supérieure ou inférieure ? L’idée de différence culturelle doit-elle nécessairement entraîner l’idée d’inégalité, c’est-à-dire un jugement de valeur ?»

    • Les tenants des “sciences” X (X étant un domaine non scientifique) auraient intérêt, s’ils étaient honnêtes et transparents, à remplacer le mot “sciences” par “études”: études religieuses, études juridiques, études politiques, études sociales, études administratives. (Plusieurs le font, d’ailleurs, à leur grand honneur.) Cela leur permettrait de faire preuve de l’”humanisme” dont ils se targuent tant, et de montrer que la vanité n’est pas leur première caractéristique.

      Bien sûr, il y aura toujours des zones grises, notamment la psychologie, dont certains domaines sont scientifiques et d’autres non.

    • Comme je notais dans le billet précédent, deux co-chefs et un chef parlent d’hydrogène comme carburant pour l’automobile. C’est mal parti !!!

      “la science et la technologie occupent autant de place que le nôtre”
      Les gens ne voient pas la “science” dans ce qui les entoure. Et pour la technologie, ce n’est pas mieux. Il y a 15 ans, mon patron parlait du “gros tube” dans sa télé à projection arrière de 50 pouces. Il n’y a pas de “gros tube” mais trois petits.

      La techonologie a évolué pour s’effacer. On installe pas un Apps dans un iPhone comme on installait Lotus 123 dans un 386. Quand on ne la voit pas, c’est parce que c’est facile (dans la croyance populaire).

      @honorable
      “A utiliser le mot science pour tout et rien”
      C’est justement ce vous faites !! Depuis quand la science “interdit” ?
      De plus, “faire du millage avec cette différence” n’est pas un processus scientifique. Pourquoi la science l’interdirait ?

    • On pourrait penser que 15 % des candidats n’ont pas l’excuse de l’ignorance pour justifier leur bêtise …mais statistiquement on constate depuis longtemps que la bêtise humaine a été démocratiquement uniformément trop bien distribué sans exeption particulière…

      Pour ce qui est des ”Sciences chose binnes”… avant les années soixantes on appelait ça les Humanités vs les sciences fondamentales faut croire qu’avec la déshumanisation qui a suivi ça les gênait de conserver cette appellation…

      Heusement qu’ils existent car certains scientifiques purs et durs seraient drolement frustrés de ne pouvoir démontrer leur supposée supériorité… Perso j’aime bien flirter en sciences molles ça détent et j’y ai d’excellent amis et a moins de carburer au viagra intellectuel on peut pas être dur tous le temps !

    • @passage Oui, la culture dans les humanités est très différentes de celles de sciences naturelles. Les gens des humanités pensent que l’on travaille de la même façon qu’eux, mais cela n’a rien à voir. L’aspect du «combien» est important dans les sciences naturelles, alors qu’il est quasiment inexistant dans les humanités, bien que cela a tendance à changer. Il suffit de lire la littérature «scientifique» de chaque domaine pour s’en convaincre.

    • @gl000001 Le gros problème est que la sciences n’est pas «démocratique», ce qui est quasiment incompatible avec l’état d’esprit des militants politiques. Un exemple parmi d’autres et hors du champs des sciences naturelles: l’élection du premier ministre au suffrage universel et les élections à date fixe. C’est totalement incompatible avec notre système parlementaire surtout qu’il n’y a aucune protection des abus de pouvoir du premier ministre. C’est évident pour tout ceux qui ont un minimum de connaissance en sciences politiques, mais comme ce n’est pas ce que le «peuple» veut, la proposition passe pareil.

      Ce qui est spécial, c’est de voir les politiciens trembler de frustration quand ils réalisent que leur proposition ne fait absolument aucun sens. Ils ont beaucoup de mal à accepter l’existence d’une réalité objective qui n’est pas une construction sociale.

    • Éric Caire est un scientifique ?

      Puisque l’informatique «compte» et qu’il est programmeur-analyste, je l’ai inclus, oui.
      JFC

    • @gl0001: la science vous interdit de croire à la génération spontanée, ou de penser que la lune est faite de fromage. Elle vous interdit de croire que Vénus est une étoile. Etc. Si vous le faites, alors vous sombrez dans le discours non scientifique. Je constate qu’il faut vraiment vous faire un dessin pour que vous compreniez le sens de “scientifiquement interdit”… Bien sûr que, littéralement, la science n’interdit rien. La science n’est pas une police ou un juge. La science n’empêche personne de dire n’importe quoi, mais elle nous permet de dire que son discours est non scientifique (pensons aux astrologues ou aux homéopathes).

      La science interdit de la même manière que la morale ou la religion interdit. Ce n’est pas parce que quelque chose est moralement interdit qu’une personne ne peut le faire. Je vous invite à faire l’effort de vous élever au 2ème degré quand vous lisez quelqu’un au lieu de lire aux ras des paquerettes.

    • @ mononke
      Je vois à votre dernier paragraphe que vous avez saisi ce qui a motivé mon premier commentaire. J’apprécie beaucoup votre bon sens et votre humour.
      Salutations.

      @yvan_dutil
      En fait, mon précédent commentaire se voulait principalement une réponse à l’affirmation de respectable sur l’inégalité des cultures qui, à mon sens, s’engageait dangereusement sur la pente savonneuse de l’arbitraire et du jugement de valeur, très loin de la science. Mais, vous avez raison, la différence de culture peut aussi s’appliquer au domaine des sciences. Je comprends et admet une différence entre sciences naturelles et sciences (ou études) humaines (ou humanités). Mais là n’est pas ce qui a motivé mon commentaire (voir mon commentaire à mononke).
      Salutations.

    • Ça doit expliquer pourquoi les Caquistes parlent en paraboles.

      Je cite la conlcusoin de Legeault à sa dernière replqieu “I grècque est égale à m x au carré plus b”

      Tomas Agusto Mileño

    • Comment un scientifique peut-il survivre dans les eaux poisseuses et turbides de la politique où on décrète que 2+2=3 pour des motifs politiques mais où on affirme sans gêne que 2+2=5, cette fois pour des motifs électoraux?

    • M. Cliche:

      M. Caire a comme formation «scientifique» une seule année en informatique au collège privé Multi-Hexa.

      Dans les faits, il a complété une attestation d’études collégiales (AÉC) en informatique qu’il a commencé en 1997 et terminé en 2001. «Il s’agit en fait d’une formation collégiale sans mathématiques, ni français ou philosophie. C’est donc sans diplôme d’études collégiales (DEC) et par le biais de la porte d’entrée du service d’éducation aux adultes que M. Caire avait réussi son inscription à l’Université Laval, en 1993, où il n’a complété qu’une seule session.»

      Il s’est inscrit à une seule session à un baccalauréat en communication et on ne sait même pas s’il a complété ou réussi ses cours. Par ailleurs, «La raison de cet abandon est qu’il voulait se consacrer à une autre passion, les jeux de rôles.» Quelques années plus tard, certains l’avait même accusé d’avoir embelli son CV.

      Ce parcours n’enlève rien aux qualités de cet homme, mais le mettre sur le même pied d’égalité que le Dr Barrette, par exemple, en ce qui a trait à leur formation scientifique me semble plutôt discutable.

      http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/mots-et-maux-de-la-politique/306694/eric-caire-a-prefere-donjons-et-dragons-a-l-universite
      http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/200909/14/01-901637-adq-guerre-ouverte-entre-gilles-taillon-et-eric-caire.php
      http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2009/09/20090911-045200.html

      Oups, en effet, cela le disqualifie. Je redescend la CAQ à 18 immédiatement. Merci de me le signaler.
      JFC

    • @honorable
      Je répète. La science ne peut interdire les processus non-scientifiques. Et dire que la lune est en fromage, n’est pas un processus scientifique. Commencez pas comprendre ce que les autres disent avant de pérorer comme ça.

    • M. Cliche: Un compliment. Vous êtes un des rares blogueurs interactifs sur cette plateforme. Bravo à vous!

      je ne suis pas sûr que d’autres recherches changeraient le score en passant.

    • @patatoconcombre

      Je seconde.

    • @gl00001: “Et dire que la lune est en fromage, n’est pas un processus scientifique.” Exact. C’est pourquoi il es scientifiquement interdit de dire que la lune est en fromage. Tout comme il est moralement interdit de tuer son père ou sa mère… Le faire “n’est pas une activité morale”. Faut vraiment vous expliquer longtemps… Tout cet ostinage de gl00001 pour un 20h27 pourtant très clair pour quiconque a un peu de discernement:

      ” De plus, il n’y a effectivement pas de différences significatives entre 18 d’une part et 12 d’autre part. Donc, scientifiquement interdit de faire du “millage” avec cette différence…” (20h27)

    • @honorable,

      L’interdiction de tuer son père ou sa mère n’est même pas une question morale, mais criminelle. La morale fera sentir sa présence seulement dans le cas où l’euthanasie deviendrait légale.

    • @gl000001,

      La science n’interdit rien, mais il lui faut des preuves et toute prétention sera mis à l’épreuve par ses agents.

    • @patatoconcombre,

      Grosse légume ! de toute façon, ça prend aucune formation scientifique pour comprendre que la science doit prendre plus de place en éducation et globalement dans notre société si nous ne voulons pas devenir un pays du tiers-monde, pourvoyeur de matières premières.

    • @walt68
      Voila. Vous, vous comprenez. Merci.

      @honorable
      Vous n’expliquez pas. Vous vous contentez de répéter (ce qui est de l’ostinage). Moi, j’ai expliqué mon point de vue (une discussion). ;-)

    • @gl0001 et walt68: vos confusions et amalgames sont, soyons polis, désopilants. Ce qui me rappelle qu’il y a des gens à qui il est totalement vain d’essayer d’expliquer quoi que ce soit. Je renonce donc, dans vos 2 cas. Quand on en est rendu à ne pas voir le lien entre les questions morales et les conséquences criminelles, ou ne pas comprendre que la science interdit des choses sans le faire littéralement (n’étant pas un corps policier ou légal), je perds mon temps avec vous.

    • walt: vous voulez m’expliquez votre intervention? Parce que j’en comprends que le texte de M. Cliche n’est pas pertinent au fond?

    • @honorable,

      Vous mélanger deux chose importante lorsque vous dites que la psychologie n’est pas une sciences, il n’y a pas de terme tel que science psychologique. Il y a deux champs dans la psychologie, la psychologie clinique. ils ne sont pas des scientifique tout comme les médecins, mais bien des techonologue. Les chercheurs en psychologie eux, font de la science expérimentale, d’ailleurs tous le champs des réseaux de neurones est entièrement de l’informatique.

    • @olivierpicard18: je n’ai jamais écrit ce que vous prétendez. Relisez le dernier paragraphe du 8h23 à tête reposée avant de monter sur vos grands chevaux. Je cite le 08h23:

      “Bien sûr, il y aura toujours des zones grises, notamment la psychologie, dont certains domaines sont scientifiques et d’autres non.”

    • @honorable
      Vous n’avez pas fait d’effort pour nous comprendre. C’est pour ça que vous perdez notre temps. Seul votre opinion compte comme toujours.

      Je vous renvoie à Kelvinator 20 août 2012 13h14
      http://blogues.lapresse.ca/sciences/2012/08/09/bemols-climatiques/

    • @patatoconcombre,

      Le texte est pertinent, mais je voulais simplement dire qu’il ne faut pas nécessairement être de formation scientifique pour saisir l’importance que prenne l’injection de fonds dans des domaines qui ne rapportent souvent qu’à long terme et même très long terme.

    • walt; pas nécessairement, mais ça aide!

    • @honorable,

      Désolé j’avais laissé mon fureteur ouvert trop longtemps, je n’avais donc pas vue votre post clarifiant se point avant de le dire, dans ce cas nous somme d’Accord

    • @ yvant_dutil,

      Question de sémentique j’en suis sûre, mais je déteste cette phrase: ” Oui, la culture dans les humanités est très différentes de celles de sciences naturelles” en fais la culture est différente entre les domaines non scientifique et les domaines scientifiques. Vous voulez surement dire que dans les “humanités” (termes aussi que je déteste, c’est vague et inutile) il y a des scientifique, qui se base sur des données empiriques ou mathématiques (soit le “Quantitatif”), et qu’il y a des gens qui font du “qualitatif” qui est souvent un peu n’importequoi. En fais la psychologie est la première “humanités” qui a tenter de mettre de côter le problèmes, d’un coté il y a la psychologie scientifique quantitative et empire, d’un autre la psychologie qualitative (qui est souvent clinique) et d’un autre coté la psycho pop. Personnellement je place la psycho pop et la psychologie qualitative sur un même pieds, la vrai psychologie clinique étant expérimentale comme la pharmacologie.

    • @olivierpicard18 Je pense que l’on dit essentiellement, la même choses. Il y a des sciences humaines quantitatives et des qualitatives. Les premières ont l’avantage d’être bridées par les données, ce qui n’est pas le cas des secondes. Un bel exemple de cette dichotomie est l’économie. Il y a des montagnes d’articles qui ne sont que des constructions mathématiques. De l’autre coté, il y a des articles quantitatifs qui pêtent les balounes des théoriciens. Encore là, il faut se méfier des données, car les biais sont généralement largement supérieure au signal.

      De même, un autre gros problème des sciences humaines est le peu d’intérêt pour la réplication des expériences. Il y avait un article à ce sujet dans Nature. Il semble même que certaines revues refusent carrément des articles qui reprennent des expériences déjà publiées, car les travaux doivent être originaux.

      C’est ce que je veux dire comme différentes cultures. Il y a aussi des sous-cultures en sciences. Par exemple, dans le cas du génie, la recherche est à al limite de ce qui peut être considéré comme de la sciences tellement les implications sont pointues.

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