Dans la vie comme au hockey, et on se dit d’instinct qu’il en est de même au ciel, il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus et encore moins de stars. Or une étude qui vient de paraître dans l’Astrophysical Journal montre que ce n’est pas le cas : au ciel, ce sont les success stories qui abondent et les échecs qui sont rares.
L’astronome de CalTech J. Davy Kirkpatrick et ses collègues ont en effet examiné les données infrarouges du télescope spatial WISE, lancé en 2009, à la recherche de «naines brunes». Celles-ci sont des espèces d’étoiles ratées qui, n’ayant pas une masse suffisante (moins de 0,08 fois celle de notre Soleil, grosso modo), sont incapables de soutenir les réactions de fusion nucléaire qui font briller les «vraies» étoiles. Du coup, elles rayonnent surtout dans l’infrarouge — d’où l’idée d’utiliser les données de WISE pour les compter et ainsi savoir si la plupart des protoétoiles «réussissent» ou «échouent».
Résultats : pour chaque naine brune, on compte pas moins de 6 étoiles patentées, soit l’inverse exact du «ratio stellaire» de la Ligue nationale de hockey, où à force d’ajouter des équipes on a fini par compter 6 nains bruns plombiers pour une vedette. Mais c’est une autre histoire…
Comme le rapporte le site du magazine Science, ces résultats étonnent les auteurs de l’étude, qui s’attendaient à trouver beaucoup plus de naines brunes, même si leurs observations concordent avec ce qu’avaient trouvé d’autres astronomes (1 pour 5) en scrutant de jeunes galaxies, où les naines brunes n’ont pas encore eu le temps de refroidir et sont plus faciles à déceler.

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gl000001
25 mai 2012
10h37
@jfc
Pas trop d’accord avec votre analogie. Les plombiers de la LNH ont souvent scoré 40 buts et plus dans le junior. Guy Carbonneau a scoré 62 et 72 buts avec les Saguenéens. C’est le style de jeu qu’on leur demande de jouer qui les fait devenir plombier.
Et en défense des naines brunes, une a réussi à avoir une planète en orbite:
http://en.wikipedia.org/wiki/2M1207?oldid=cur
Et elle est la première directement observable.
Il n’y a que dans la LNH où des constellations de naines brunes se rendent en demi-finale… ;-)
JFC
rysen24
25 mai 2012
11h00
J’imagine que ce n’est qu’une question de temps… Les naines brunes représentent quand même une bonne masse, et éventuellement bouffent assez de matière pour avoir la masse critique et “graduer”… La vie d’une étoile est vraiment longue, aussi je me demande si ce passage “naine brune” ne serait pas d’une relative courte durée d’où leur apparente rareté.
Un trip personnel est d’imaginer quand ce sera le tour de Jupiter… Quand aura t’il avalé suffisament de Schoemaker-Levi (ou plus gros!) pour “s’allumer”… Ça serait hot (dans tous les sens du terme!) ça! Mais je rève en couleur… Ha, le système solaire devenant un système binaire! Peut-être après 3 ou 4 autres extinctions massives…
pensezy
25 mai 2012
11h28
Ne devait-on pas dire “astre de petite taille de couleur” pour ne pas les offenser?
En tout cas, l’expression «minorité visible» ne convient pas, puisque elles ne rayonnent justement pas à des longueurs d’onde visibles. «Minorité infrarouge» ?
JFC
jim777
25 mai 2012
12h24
Comme le disait la chanson:
♫♪♫ Tout le monde veut aller au ciel ♪♫ oui mais personne ne veut brunir ♪♫♪♫.
jim777
25 mai 2012
12h29
Petula Clark était-elle astrologue ?
http://www.youtube.com/watch?v=fNxbTYkGiiQ
Comment a-t-elle pu deviner ainsi le sort des astres ?
chip
25 mai 2012
13h11
Vraiment stressant toute cette affaire de naines brunes; je suis sans voix devant un tel suspense…
yvan_dutil
25 mai 2012
16h37
@jfc “Il n’y a que dans la LNH où des constellations de naines brunes se rendent en demi-finale… ;-)”
La raison en est bien simple, l’algorithme d’élimination des équipes à besoin d’être revu.
http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2007/05/14/series-eliminatoires-physiciens-proposent-meilleure-methode
gl000001
25 mai 2012
20h24
@yvan_dutil
C’est très bien comme méthode mais vos physiciens ont oublié une toute petite équation : Plus on joue de matchs en série, plus fortes sont les entrées d’argent.
Et comme en série, les arbitres ne jouent plus la même “game”, ça n’assure en rien que le meilleur gagne. C’est l’équipe qui s’adapte le mieux à l’adversaire et aux nouvelles règles. Et l’équipe qui a le moins de blessés comme Boston contre Vancouver l’an dernier.
@jfc
Ca s’est vu dans la NBA, NFL, MLB …
yvan_dutil
26 mai 2012
07h10
@gl000001 C’est moi qui a proposé le schéma en se basant sur la méthode proposée. Au final, le nombre de parties est essentiellement le même. D’autre part, la distribution des adversaires est aléatoire, ce qui fait que l’on ne peut pas s’adapter à une équipe en particulier. Le test est plus juste et c’est ce qui fatiguait la LNH.
respectable
26 mai 2012
08h42
Monsieur Cliche! Toutes les naines sont égales mais elles diffèrent ;) Telle est la mode du jour : l’égalité dans la différence. Sans blamgue, j’adore votre titre. Ça fait du bien de voir quelqu’un appeler un chat un chat. Vous devriez continuer.
gl000001
26 mai 2012
21h26
@yvan_dutil
“ce qui fait que l’on ne peut pas s’adapter à une équipe en particulier”
Il me semble que c’est justement ce qui fait une grande équipe: leur adaptabilité. Ca imite ce qui se fait dans la nature.
Remarquez que je n’approuve pas toutes les tactiques utilisées dans la LNH. Comme la “trappe” ou l’intimidation. Mais ça, c’est autre chose.
ouate_de_phoque
27 mai 2012
12h20
Vous auriez aussi pu parler de “cas ratés”.
yvan_dutil
28 mai 2012
12h51
@gl000001 Justement, il faut s’adapter au style de jeu de chaque équipe, ce qui est encore plus exigeant.