«Il y a une chose qui est claire pour nous au Québec, c’est qu’on n’a pas l’intention de poursuivre dans le domaine du nucléaire. On pense, nous, que l’hydroélectricité, les éoliennes, c’est la solution de l’avenir.»
C’est le ministre de l’Environnement, Pierre Arcand, qui a fait cette déclaration hier devant la Chambre de commerce de la Mauricie, rapporte Radio-Canada. Dans les milieux environnementaux, d’aucuns y voient déjà l’arrêt de mort de la centrale Gentilly-2 — mais c’est peut-être aller un peu vite en affaire, puisque M. Arcand a souligné que cette décision appartenait au conseil des ministres.
Mais quand même, cette déclaration laisse, pour le long terme, peu de place à l’interprétation. J’essaie d’obtenir plus de détails…
AJOUT : Aucune décision n’a encore été prise au sujet de Gentilly-2, me dit-on aux cabinets de M. Arcand et de son vis-à-vis des Ressources naturelles Clément Gignac — dont le ministère chapeaute Hydro-Québec, et donc le dossier Gentilly-2. Il semble que M. Arcand n’ait rien voulu dire d’autre que la province n’a pas le projet de construire une deuxième centrale nucléaire.










johanne.marcotte
1 février 2012
15h44
Éric Duhaime est d’avis que le Québec pourrait sortir du nucléaire car els réserves d’eau douce sont suffisantes pour notre demande et exportation nationale
Qu’est-ce que les réserves d’eau douce viennent faire là-dedans ? Et voulez-vous bien me dire pourquoi est-ce que l’avis d’Éric Duhaime sur la chose devrait nous intéresser ?
JFC
pensezy
1 février 2012
15h45
Encore un politicien qui se permet de prendre une décision majeure sur un sujet pour lequel il n’a absolument aucune compétence.
john.rodriguez
1 février 2012
16h06
M. Cliche, Johanne.Marcotte n’est que quelqu’un qui fait marcher les gens en prétendant être Johanne Marcotte et en écrivant des points du vue supposés être de la droite. On dirait que vous vous êtes faits prendre!
Noté.
JFC
dcsavard
1 février 2012
16h37
Bref, il n’avait rien à dire. Misère!
dcsavard
1 février 2012
16h42
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi diable voudrait-il annoncer qu’il n’y aura pas d’autres centrales? Est-ce que quelqu’un avait l’intention de construire d’autres centrales dans un horizon prévisible? Il veut rassurer qui? Des gens qui ont peur de leur ombre le soir quand les lumières sont éteintes et qu’il n’y a pas d’ombres?
Je crois qu’il faut noter cette sortie dans un carnet, parce que d’après-moi, ce sera la déclaration politique la plus stupide de l’année 2012.
Ça me semble être un cas assez classique de politicien qui répond à une question pointue (ici sur l’avenir de Gentilly-2) par des généralités (sur la filière nucléaire), de façon à ne pas s’avancer sans avoir l’air de se défiler. Ça expliquerait l’impression qui se dégage du texte de Rad-Can, impression que M. Arcand parlait de Gentilly-2. À moins que la faute soit journalistique…
JFC
mononke
1 février 2012
16h42
«Il y a une chose qui est claire pour nous au Québec, c’est qu’on n’a pas l’intention de POURSUIVRE dans le domaine du nucléaire.»
On a déjà vu des scoop qui ont eu plus d’impact, on dirait que le nouveau ministre vient de découvrir un évidence … mais c’est le «poursuivre» qui veut peut être dire quelque chose ….Un lapsus qui pourrait en dire plus long qu’on pense sur la réfection de gentilly II….
rappel :
- années soixante gentilly 1 on rode deux équipe pour apprendre a faire rouler ”des” centrales
-gentilly 2 on construit une centrale commerciale ( qui devrait être refaite ou désafecter) et cet la dessus que les discussion portent de toute évidence ….
-1980 décision d’imposer un moratoire au Québec sur le Nucléaire … qui n’as jamais été remis en cause par aucun des partis.
-1986 l’équipe II pour les autres centrales qui ne seront pas construite est recyclée et transformé en …laboratoire le LTEE d’Hydro québec grace a une subvention du fédéral ( énergie atomique) et implanté à Shawinigan ( le ministre des ressources naturelles Yves Duhaime député de st Maurice y serait pour quelque chose … de même que un autre personnage du coin …un indice « Que voulez Vous »…
La plupart des pays se retirent du Nucléaire et on ne s’aventure pas la dedans sans préparatin sérieuse de plusieurs années.
Ben c’est clair comme peut l’être une déclaration de ministre….et ça reste valable jusqu’a… ce qu’il dise le contraire ….un peu comme un commission d’enquête et tralala …
yvan_dutil
1 février 2012
16h55
HQ branle dans le manche pour fermer Gentilly-II depuis quelques mois. Du point de vue financier, c’est de moins en moins intéressant pour eux. Mais, reste l’aspect politique. C’est beaucoup d’emplois très bien payés dans un comté libéral. Énergie Atomique du Canada est maintenant un division de SNC Lavalin. Alors, il est plus difficile de décider de sauver le patient.
infophile
1 février 2012
20h39
C’est très évidemment la seule décision qui est économiquement et environnementalement défendable. Les coûts estimés pour la réfection de cette centrale ne cessent de monter. Au début on parlait de 1,5 milliards $ , puis de 2 milliards $, cela aurait inclus le démantèlement de la centrale après 25 ou 30 ans de services. Or, on ne sait pas évaluer les coûts d’un tel démantèlement sinon qu’approxivement. Mais on avait le culot de chiffrer quand même.
Et voilà qu’on apprend que nos alumineries auront une telle compétition de la Chine que la production québécoise d’aluminium est appelée à baisser ou du moins à plafonner. Alors, il n’est pas impossible que nous ayons des surplus d’électricité. Déjà que la centrale thermique de Bécancours ne tourne plus à cause justement des surplus – malgré le prix à la baisse du gaz naturel! -, les quelques 650 Mw de Gentilly II reviendraient dans ce contexte beaucoup trop cher. Le Québec s’est fait avoir avec cette centrale thermique qui nous coûte des centaines de millions $ pour ne pas produire! Passons.
À lui seul, le démantèlement donnera du boulot à de nombreuses personnes pendant plusieurs années. Aussi bien en assumer la facture lors des prochaines années plutôt que de la refiler aux jeunes générations dans 25-30 ans. Sans parler de la gestion d’un autre 25 ans de production de déchets nucléaires qui ne ferait que compliquer une situation pas simple du tout.
De plus, avec les gaz de schistes américains et peut-être québécois (mais ceux du Québec ne sont pas indispensables), le gaz naturel représentera un moyen de chauffage économique et très fiable pour plusieurs années et probablement un carburant relativement économique pour le transport. Sans parler d’une autre filiale, la géothermie, qui a tout pour exercer une pression à la baisse sur la demande de puissance hivernale d’électricité.
Le ministre a parfaitement raison, le Québec peut accroître sa puissance de production électrique par le filière des barrages et celle de l’éolien.
Afin de garder notre main-d’oeuvre très qualifiée dans l’électronucléaire, je propose que l’on réaffecte une partie de ces travailleurs à la recherche ou à une petite centrale pilote qui explorerait les possibilités du Thorium, une filière beaucoup plus sécuritaire. Ajoutés à ceux qui seront affectés au démantèlement, nous ferions ainsi en sorte de minimiser utilement les pertes d’emplois venant avec la fermeture définitive de Gentilly II.
Le seul hic, c’est le rôle que Gentilly II peut jouer au cours d’une année où la pluviométrie n’est pas favorable et qu’ainsi les niveaux des bassins d’Hydro-Québec baissent. Sa puissance de 650 MW, 24 heures sur 24 à l’année longue ou presque, n’est pas négligeable. À moins que l’éolien ne vienne compenser. On sait que cette forme d’énergie est devenu moins cher assez récemment en raison d’un meilleur maîtrise des interconnexions. De sorte que de plus faibles vents sont maintenant exploitables et intégrés au réseau.
hdufort
1 février 2012
22h35
Plusieurs personnes l’ont fait remarquer depuis quelques années: on peut aisément remplacer Gentilly 2 et Tracy (centrale thermique hyper-polluante au mazout, encore utilisée de temps en temps) par un groupe de petites centrales de turbines au gaz naturel. En installant ces centrales près de centres urbains, on peut utiliser la chaleur (cogénération: électricité+chaleur) pour le chauffage de quartiers entiers.
Le rôle de Gentilly et Tracy est de normaliser le réseau électrique lorsque la pluie est moins abondante ou lorsque se produisent des pannes du réseau de distribution nord-sud, qui plongeraient la région métropolitaine dans le noir. Il est donc nécessaire d’avoir des centrales qui ne dépendent pas d’une ressource variable (eau, soleil ou vent) pour compenser.
Il me semble que nous serions gagnants en échangeant 2 centrales lourdes et complexes (Gentilly, Tracy) contre quelques petites centrales au gaz.
Du côté du nucléaire, nous devrions aussi investir dans une petite centrale de génération d’isotopes médicaux (qui n’a absolument rien à voir avec la production commerciale d’électricité), par exemple un cyclotron de taille moyenne, pour fournir nos hôpitaux.
Ce n’est pas en faisant tourner Gentilly que nous allons (1) développer une expertise, (2) faire de la recherche ou (3) fournir nos hôpitaux en isotopes. Gentilly est un cul-de-sac.
jim777
2 février 2012
00h01
Ça ne sert à rien de rmettre à neuf les vieilles centrales nucléaires à l’uranium.
Les réacteurs au Thorium s’en viennent.
Ils fonctionnent déjà en Inde depuis le début des années 1990.
L’Inde est en avance dans la fabrication de réacteurs au Thorium, elle en a construit quelques uns de plusieurs centaines de mégawatts, qui sont fonctionnels et produisent de l’électricité de façon commerciale.
Et ce, sans les nombreux risques et en produisant beaucoup moins de déchets que les réacteurs à l’Uranium.
Le Thorium est, de plus, beaucoup plus abondant que l’Uranium et pourraît répondre aux besoins énergitiques de l’humanité pendant au moins mille ans.
Voici un article sur ces réacteurs:
http://en.wikipedia.org/wiki/Kakrapar_Atomic_Power_Station
L’inde prévoit continuer d’améliorer ses réacteurs et prévoit en plus répondre à 30% de sa demande en électricité d’ici 2050.
Deux vidéos présentés par des universitaires qui expliquent cette technologie:
http://www.youtube.com/watch?v=N2vzotsvvkw
Et
http://www.youtube.com/watch?v=BOoBTufkEog
Un article de Wikipédia sur d’autres modèles de réacteurs au Thorium fonctionnant au sels fondus à la pression atmosphérique:
http://en.wikipedia.org/wiki/Liquid_fluoride_thorium_reactor
La technologie du nucléaire à l’Uranium a été préférée à celle du nucléaire au Thorium entre autres parce que celle à l’Uranium permet malheureusement de faire des bombes atomiques contrairement à celle au Thorium.
Un article (moins complet) sur le sujet en Français:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_du_combustible_nucl%C3%A9aire_au_thorium
yvan_dutil
2 février 2012
07h00
@infophile Étant donné que l’on nage déjà dans les surplus en raison de la fermeture des papetières et que l’on continue encore à construire des barrages, Gentilly-II est redondante. Je veux que l’on regarde le développement des réacteurs au thorium. Cependant, il faut être réaliste, les hcinois et les indiens ont énormément d’avance et beaucoup plus de moyen que nous. Évidemment, il y a toujours l’option de brûler du thorium dans un CANDU. Mais, je ne pense pas que ce soit une option très intéressante.
mononke
2 février 2012
09h39
@hdufort
«Ce n’est pas en faisant tourner Gentilly que nous allons (1) développer une expertise, (2) faire de la recherche ou (3) fournir nos hôpitaux en isotopes. Gentilly est un cul-de-sac.»
Voici une piste que ne semble pas explorer nos politiciens pour sortir du cul de sac , comme le mentionnait également Dutil hier les employés de la centrale devront être recyclé hydro ne peut les congédier… ( il ont déjàrecyclé une équipe nucléaire mais c’est triste de voir un docteur en nucléaire calibrer des thermostats dans un lab!) .
Si on ne peut maintenir Gentilly on pourrait ou moins la TRANSFORMER pour maintenir un minimum d’expertise dans le domaine et répondre à certains besoins de base comme ceux que vous mentionnez .
La solution de centrales au gaz n’est pas à exclure le problème était avec le suroit que on voulait en construire une super big, de petites unitées bien localisées font plein de sens de plus on paye déjà pour une hybride au gaz ( productin privée ) que l’on conserve à rien faire …
On a déjà un programme d’interconnexion au besoin avec les hopitaux qui ont tous des centrales d’appoint au diésel si on faisait comme la californie et qu’on les fesait un peu plus grosse et au gaz lorsqu’on rénove ( ils le font avec certaines entreprises qui produisent en cas de pannes même si ils le font pour le mauvais motif soit juste pour éviter les audiences publiques sur la construction des nouvelles centrales !) également on sécuriserait le réseau en cas de faible hydrollicité. Pour le chauffage d’appoint comme les centrales sont intermitente ça pose parfois problème un peu comme les centrales a biomasse dont les rejets thermiques fournissaient des serres l’hiver , qu’and l.usine ferme pour quelques semaines on est dans la chnoutte !
jeanfrancoiscouture
2 février 2012
09h53
…Un peu H.S. mais comme c’est l’hiver et que cette invention fait appel à ce très vieux concept qu’est la« vis sans fin» non pas pour acheminer de l’eau mais pour se déplacer sur la neige et ce, dès 1924, j’ai pensé que cela pourrait intéresser les férus de science. Un petit 10 minutes assez surprenant qui déride et aussi pour la musique des années folles qui l’accompagne.
http://www.flixxy.com/snow-vehicle-concept.htm
gasston
2 février 2012
11h37
Bah, des erreurs, on en fait en masse au Québec, alors fermons la seule centrale énergétique verte que nous avons. En effet, avec le nucléaire: pas d’émission de GES, pas de territoires inondés, et pas de “fermes” de moulins à vent qui massacrent le paysage sur de grands territoires, sans compter les problèmes de santé reliés aux basses fréquences pour les chanceux dont le voisin a installé un moulin à vent pour faire un peu d’argent.
Alors, fermons la centrale et perdons l’expertise accumulée, comme ça on n’aura pas à profiter de l’amélioration de la technologie qui produira bientôt des centrales nucléaires encore plus vertes et sécuritaires.
yvan_dutil
2 février 2012
11h57
@gasston Le nucléaire émet plsu de GES que l’hydro si on tient compte du cycle complet. Quand à l’expertise accumulée, Énergie atomique du Canada se trouve en Ontorio. Alors, faire fonctionner une centrale nucléaire à perte pour protéger une technologie ontarienne, très peu pour moi.
gl000001
2 février 2012
12h43
@jeanfrancoiscouture
Intéressant et définitivement plus crédible que l’électroll qui parlait d’un scramjet au plasma dans le blogue automobile ici :
http://blogues.cyberpresse.ca/monvolant/auto/2012/01/30/lets-cherche-des-biocarburants-efficaces-et-equitables/
passage
2 février 2012
14h04
Bien sûr, la décision n’est pas prise. Mais qu’un ministre se commette autant (même par imprudence) est à mon avis un indice que la discussion gouvernementale a exploré des voies où elle n’avait pas encore mis les pieds jusqu’à maintenant. Le fait même que la décision ne soit pas encore prise après tant de temps est un indice de plus que (pour reprendre l’expression de yvan_dutil) ça branle dans le manche et très fortement. La décision d’une éventuelle fermeture ne se prendra pas sur la base de considérations environnementales ou sanitaires. Le séisme que Gentilly 2 doit le plus craindre est d’ordre économique. Quel rôle jouera la raison politique et les visées électoralistes dans la prise de décision? Il y a de ce côté des retombées positives et négatives dans les deux scénarios. On verra, comme dirait… qui déjà?
passage
2 février 2012
15h07
Parlant de nucléaire… avec humour.
http://xaviergorce.com/wp-content/gallery/indegivrables-2012/ind_12_05_03.gif
http://xaviergorce.com/wp-content/gallery/indegivrables-2011/ind_11_47_06.gif
Suite à Fukushima
http://xaviergorce.com/wp-content/gallery/indegivrables-2011/IND_11_11_03.gif
dcsavard
2 février 2012
16h14
Excusez-moi, mais je trouve ça niaiseux un ministre qui affirme que le nucléaire au Québec c’est fini ou qui voudrait le faire. Disons que nous détruisons Gentilly-2 demain pour satisfaire un certain nombre de citoyens. Le jour où nous convertirons le parc automobile à l’électricité, nous aurons déjà un problème. Si ce jour-là, une nouvelle technologie nucléaire est prometteuse, il est évident que nous irons vers ça. Bref, un ministre c’est là pour 4 ans et dans 4 ans, ce sera autre chose.
Personne le moindrement sensé ne fermerait la porte définitivement au nucléaire et à tout jamais sous prétexte qu’il y a l’éolien et l’hydro-électricité. L’hydro-électricité bon marché, ça n’existe plus. Et l’éolien n’est pas donné non plus. En conséquence, la filière nucléaire devient plus intéressante. Aussi, le mandat de HQ devrait être d’enrichir les Québécois. Et en conséquence, de produire autant d’électricité que possible pour la revente aux USA afin que ceux-ci ne construisent pas leurs propres centrales dans la mesure où nous pourrions le faire à meilleur prix et dégager un profit. Il faut cesser de voir en HQ un simple fournisseur pour les Québécois uniquement.
gasston
2 février 2012
16h33
@ dutil, je ne savais pas qu’Hydro faisait travailler des méchants Ontariens à Gentilly. Ça c’est vraiment choquant, surtout qu’il va falloir les payer à rien faire lorsqu’ils seront mis “en disponibilité”. Quel scandale.
yvan_dutil
3 février 2012
06h54
@gasston Le gros des dépenses de réfections vont aller à des entreprises de l’Ontario et les réacteurs sont fait en Ontario aussi. De plus, si jamais la technologie du thorium arrive à terme. elle est tellement différente de celle des CANDU que l’expertise ne sera pas transférable.
yvan_dutil
3 février 2012
06h58
@dcsavard L’électrification des transports ne représenterait que quelques pourcents (10%) de la production actuelle. Il n’y a donc aucun problème à ce niveau. De plus, l’idée que l’on va devenir riche est exportant d l’électricité, c’est un pur fantasme. Si tu as un kWh d’électricité, tu es mieux de l’utiliser chez vous que de le vendre à ton voisin. Comme cela, tu profites des retombées économiques, pas ton voisin.
jim777
3 février 2012
10h14
@ Yvan_Dutil & à tous.
Bonjour.
Admettons que l’Inde perfectionne le réacteur au Thorium et en propose l’installation dans d’autres pays.
Comment se ferait ce transfer techologique et qu’est-ce qui empêcherait un pays comme la Chine mettons de faire le même genre de rétro-ingénierie effectué présentement dans d’autres domaines technologiques par ce pays ?
Autrement dit est-ce que le fait que cette technologie se développe ailleurs va automatiquement coûter un surplus aux pays qui en font l’acquisition ?
Pendant combien de temps ?
Et cet éventuel surplus des coûts peut-il être évité légalement (ou non) par certains pays ?
xrayone
3 février 2012
10h53
En tant que grand utilisateur d energie verte, je vis 4 mois par annee avec ma femme et 4 invites sur mon voilier equipe de 320w en solaire et 400w en eolien, je suis tres interresse par ces options.
Le solaire et l eolien sont tres cher et tres instable. En fait les Allemands, qui ont la plus grande expertise en la matiere, ont calcule que pour se tourner a 100% vers ces energies, ca prendrait 92% de la capacite energetique en conventionnel(gaz, mazout, nucleair et hydraulique) pour compenser les trous dans le soleil et le vent.
Paradoxalement ces energies vertes ne feront pas fermer les energies conventionnelles pour les raison mentionnees, mais seulement baisser leur activite momentanement
Immaginer demarrer, de 0 a 100%, ces usines a la demande, ca serait extremmement inneficace, tres polluant et tres dangereux.
Pour se tourner aux energies vertes il nous faut finalement presque doubler notre capacite de production electrique
gl000001
3 février 2012
11h19
@xrayone
Ou diminuer notre consommation moyenne en isolant mieux nos maisons, en réduisant la consommation des appareils énergivores …
mononke
3 février 2012
12h12
@xrayonne
«ca prendrait 92% de la capacite energetique en conventionnel(gaz, mazout, nucleair et hydraulique) pour compenser les trous dans le soleil et le vent.»
C’est à la fois précis et un peu surprenant … je dirait plus environ 4 fois en conventionnel à moins de disposer d’un stockage quelconque….
En Europe le max d’intégration réaliste en solaire et éolien est d’environ 25 % sur un réseau pour le maintenir stable surtout quand il faut attaquer la pointe et maintenir la fréquence selon sles standards imposée… La pointe n’as rien a voir avec la moyenne pour imager un peu c’est quand vers la même heure tous les «toaster» sur le réseau démarent en même temps !
L’éolien ( absent si il ne vente pas ) et le solaire (absent la nuit et au max a midi )sont de bon producteur de d’énergie mais sont de piètre producteur de puissance …Sur votre voilier vous compensez normalement en passant par la batterie qui fournir de la puissance ( énergie instantannée) .
Les réseaux au Danemark et en Allemagne comptent sur le conventionnel thermique pour fournir la puissance de base, l’Allemagne remplacera graduellement le charbon par du gaz importé et achètera par interconnexion des pays de l’est ( un manière élégante d’exporter la pollution ) .
gasston
3 février 2012
12h16
@ dutil: OK je comprends. Un spécialiste en génie nucléaire qui a travaillé dix ou vingt ans avec la technologie CANDU a perdu les moyens de comprendre toute autre technologie nucléaire. Son cerveau a été figé dans le CANDU et est incapable d’absorber autre chose. Il faut donc le mettre en disponibilité, tout en lui versant son plein salaire, et former à grand frais de nouveaux ingénieurs et techniciens qui n’auront pas été infectés par cette technologie débilitante.
yvan_dutil
3 février 2012
14h31
@jim777 Il y a toujours un aspect de connaissance technique qui protège une technologie sans parler des infrastructure. Le succès d’une technologie est faite d’une ensemble de petits détails. Et ce sont ces derniers qui coûtent cher. Jusqu’à un certains points on peut faire de la rétro-ingénierie, mais à un moment donné, il faut aussi faire de la rétro-ingénierie sur l’équipement de production des outils. Passé un certains point, cela devient aussi cher que de développer une nouvelle technologie à partir de zéro.
yvan_dutil
3 février 2012
14h34
@xrayonne @mononke L’intermitence de l’éolien et du solaire est problématique. C’est particulièrement vrai pour le solaire. Dans le cas de l’éolien, le taux de pénétration peut-être très élevé alors que c’est pas mal plus complexe dans le cas du solaire. Dans le deux cas, les centrales nucléaire et au charbon ne donnent pas grande chose car elles ne sont pas modulables. Ce sont les turbines au gaz et les centrales hydro-électriques qui stabilisent le réseau.
yvan_dutil
3 février 2012
14h49
@gasston Au risque de me répéter, Au Québec on a des opérateurs de CANDU, pas des concepteurs de réacteurs. Votre spécialiste du génie nucléaire travaille en Ontario, exception faite de 2-3 profs à polytechnique. Il n’y a personne qui travaille en conception nucléaire ici.
Comme il en coûte 4 G$ pour rénover la centrale, cela revient à 5 M$ par employé. Même en le gardant aussi devant la TV le reste de leur vie à plein salaire et en formant de nouvelles équipes si le besoin en est, on va rentrer dans notre argent amplement. D’autant plus que vos experts ont tout le temps de mourir de vieillesse 2 fois avant de voir apparaitre un réacteur au thorium au Québec. La grande majorité des employés de Gentilly-II travaillent dans une centrale nucléaire, mais n’ont pas de formation particulièrement avancée dans le domaine.
mononke
3 février 2012
16h00
@ yvan Dutil
Bien involontairement les renouvelable sont parfois auréolés d’un romantisme qui cache la difficulté réelle de les intégrer au réseau .
Pour le solaire en plus des nuages qui se pointent souvent sans prévenir, il y a la neige et surtout la verglacante ou il faut parfois plusieurs jours pour observer le dégagement des panneaux.
Pour l’éolien il faut compter de plus avec les variation importantes entre les saisons incontournables au Québec . Pour les 4 mois d’ hiver le vent est relativement constant mais l’été les changements de direction fréquentes et la turbulence augmente beaucoup , et ce même pour des sites exceptionnels comme les iles de la Madeleine ou Murdochville de classe 7 dont la moyenne annuelle au delà de 8,8 mêtre par seconde ( 810 Watts par mêtre2) passe à respectivement en hiver à 10 et 9,6 mêtre par seconde ( ie 1100 W par m2 )( les stations mesurent des moyennes aux dix minutes ) .
Sur un site donné il n’est pas rare que l’on observe des vide de plusieurs minutes même par les journées de vent constant , ce qui bien sûr sur un réseau peut s’amoindrir en répartissant sur plusieurs parcs distancés.
Je serais pourtant porté à penser que l’éolien est plus difficile à prévoir que le solaire comme me le disait Réal Reid qui a longtemps travaillé sur le couplage éolien diésel haute pénétration sans stockage lors des essais à l’IPE ( atlantic wind test site) « des journées on pensait que c’était bien parti pour la journée et le temps d’aller chercher un café moins de dix minute tout était ‘’stallé’’ le vent ça avertit pas tous le temps»…..
yvan_dutil
3 février 2012
16h35
@mononke Le gros problème du solaire est qu’en milieu urbain, le passage de nuages provoque des fluctuations de production qu’il est très difficile de compenser. Au Québec, les simulation de HQ montre que l’on aurait aucun mal à intégrer 20% d’éolien dans le réseau (8000 MW). La limite supérieure est beaucoup plus haute, mais il faut mettre la main dans sa poche pour renforcer le réseau. En le solaire et l’éolien, je choisi l’éolien. Le rendement énergétique est meilleur et le couplage avec la consommation n’est pas catastrophique. En effet, avec le solaire, le pire mois de l’année et décembre alors que c’est le moment de la l’année où on consomme le plus! C’est pas vraiment une bonne nouvelle pour la stabilité du réseau.
respectable
3 février 2012
17h31
Je ne sais même pa si on peut faire une bombre avec un CANDU. Je crois que savoir que oui mais cela prends une éternité. L’Inde et le Pakistan ont des CANDU.
yvan_dutil
4 février 2012
12h05
@respectable Un CANDU c’est parfait pour faire des bombes car à la base c’est un design de réacteur imaginés par les anglais dans ce but. Les indiens on fabriqué la leur avec un proto de CANDU pour moins de un millions de dollars.
mattgilles
4 février 2012
21h13
C’est efficace, ça coûte pas trop cher, et c’est plus propre que pas mal tout le reste (surtout quand on pense au méthane relâché dans l’athmosphère par l’hydroélectricité telle qu’on l’obtient au Québec). Si c’était moi le patron (ou comme on dit au Québec, si ça serait moi le patron) je voudrais au contraire augmenter notre capacité nucléaire et exporter ça à gros prix.
Les GES émis par la mise en eau des réservoirs hydroélectriques ont été très exagérés. Des études récentes l’ont prouvé, voir ici.
JFC
yvan_dutil
5 février 2012
09h15
@mattgilles L’électricté produit par le nucléaire coûte très cher. En fait, plus cher que n’importe quel autre moyen de production. De plus, il n’y a aucun intérêt de produire de l’électricité avec de l’énergie nucléaire pour éviter aux américains le trouble de le faire. De plus, du peut de vu macro-économique, l’énergie on est toujours mieux de la dépenser chez nous que de l’exporter.
respectable
6 février 2012
00h29
Salut Yvan,
Ce que signifie qu’un Québec souverain comme l’Iran pourrait être soumis à des frappes préventives. Mieux vaut donc ne pas rénover cette centrale puisque nous somme pris avec 2 partis séparatistes à Québec.
yvan_dutil
6 février 2012
11h43
@respectable En 1946, des chercheurs du CARDE, maintenant RDDC Valcartier, ont conçu une bombe atomique opérationnelle dans leur loisir. C’est clair pour la partie explosif, mais je ne pensent pas qu’ils savaient construire l’initiateur. Cela fait donc longtemps que l’on pourrait se faire des armes nucléaires, mais que l’on en voit pas l’intérêt.