
Le bleu indique le coffrage de surface ; le vert, le ciment de bonne qualité ; le jaune, le cimentage «intermittent» ; le kaki, l'absence de ciment ; le noir, l'absence de données ; le bleu-cyan, les puits d'eau potable ; et le orange, les puits d'échantillonage de l'EPA. (Source : EPA.)
La fracturation hydraulique a «probablement» contaminé des puits d’eau potable dans la localité de Pavillion, au Wyoming, d’après la version préliminaire d’un rapport que l’Environmental Protection Agency a rendue publique hier. Le document peut être téléchargé ici. C’est intéressant pour ce blogue, à mon sens, parce que ce genre d’entreprise d’échantillonnage systématique, scientifique et dans la durée autour de puits de gaz fracturés est à ma connaissance (très imparfaite, il faut le dire) plutôt rare.
À la suite de plaintes de résidents sur l’odeur et le goût de l’eau, l’EPA a échantillonné nombre de puits d’eau potable et d’eau pour le bétail, de 2009 à 2011, en plus de creuser deux puits de surveillance plus profonds — à 240 et 300 m environ. Ce qui lui a permis de trouver plusieurs signes d’une contamination «probable» (la présence de divers hydrocarbures, par exemple) par les activités gazières, que ce soit par l’entreposage de fluides de fracturation dans des étangs ou par la fracturation hydraulique proprement dite.
La compagnie canadienne Encana, principal joueur dans la région, a immédiatement réfuté les accusations. C’était à prévoir, puisque ce genre de document peut avoir des répercussions légales et financières assez salées — et que le document, s’il faut l’expliciter, ne prouve rien, même s’il y a là matière à poser de sérieuses questions.
De très sérieuses questions… Ce qui m’a particulièrement frappé dans ce rapport, c’est à quel point l’industrie semble, a priori, avoir manœuvré sans encadrement légal, ou si peu. Des fracturations ont été effectuées à seulement 372 m de profondeur là-bas, alors que certains puits d’eau du coin descendent jusqu’à 244 m, ce qui laisse une marge verticale relativement mince. «À l’exception de deux puits de gaz, le coffrage de surface (couche d’acier et de béton qui protège le trou et empêche la migration de fluides, ndlr) ne descend pas en-dessous des puits d’eau les plus profonds», lit-on dans le rapport. Comme le montre le graphique ci-dessus, tiré du même document, de nombreux forages montrent de grandes sections dont le cimentage est «intermittent» ou carrément absent — et «dans un cas, les données de cimentage et de densité indiquent qu’il n’y a aucun ciment jusqu’à une profondeur de 671 m», lit-on. Il y a même des cas où l’intégrité du ciment semble ne même pas avoir été testée.
À vue de nez, et vous me direz bien ce que vous en pensez, il me semble qu’il faut éviter ce réflexe, qu’on a trop souvent vu dans ce dossier, de présumer que ce genre de situation est la norme et que cela va nécessairement se produire ici. Je persiste à croire qu’il y a moyen d’exploiter les gaz de schiste de manière sécuritaire, parce que c’est ce que trop d’experts m’ont dit lors d’entrevues. Le shale de l’Utica, que les gazières veulent exploiter dans les basses terres, se trouve à des profondeurs beaucoup plus grandes, de l’ordre du kilomètre, et il est séparé de la surface par un autre shale, le «Lorraine», totalement étanche et épais de plusieurs centaines de mètres.
Cependant, on peut certainement dire que cet épisode démontre qu’il est absolument vital d’encadrer cette industrie par des normes et une surveillance serrées. J’ignore quels sont les règlements du Wyoming, mais je sais ceci : s’ils interdisaient de forer des puits avec un cimentage aussi «libéral», disons, alors le cas de Pavillion prouve qu’il faut surveiller étroitement cette industrie ; et si les règlements permettaient bel et bien de telles pratiques, alors il nous faut des normes sévères, parce que cette histoire montre que quand ces règles sont trop laxistes pour assurer la sécurité, les gazières ne le font apparemment pas toutes pas d’elles-mêmes…
AJOUT (12 déc.). Jean-Sébastien Marcil, ingénieur-géologue pour la gazière Junex, me signale une erreur qui s’est glissée dans la version initiale de ce texte : la formation géologique exploitée à Pavillion n’est pas un shale à proprement parler, mais bien un «grès peu perméable» (tight sand) entrecoupé de shale. C’est une nuance importante, écrit-il, parce que typiquement, les shales ont souvent des caractéristiques assez différentes des couches géologiques voisines (le shale de l’Utica, par exemple, est beaucoup plus friable que le shale de Lorraine situé juste au-dessus), ce qui n’est pas le cas des grès. «L’absence possible de barrière rhéologique (comportement sous la contrainte, ndlr) peut compliquer le contrôle de la fracturation hydraulique», avance M. Marcil.










quidnovi
9 décembre 2011
12h31
Ce que vous dites à bien du sens, mais les “pas dans ma cour” vont vous opposer jusqu’à la mort le principe de précaution. Le gouvernement devra un jour trancher, en s’assurant de la mise en place de contrôle adéquats en ignorant les mises en garde de spécialistes “auto-proclamés”: ingénieurs chimistes à la retraite qui se transforment par exemple en géologues pétroliers (le film Gasland).
myrddin99
9 décembre 2011
12h52
Je crois que la première leçon est pour l’industrie: il ne faut jamais dire jamais … Le risque zéro n’existe pas comme ils se sont acharner à le dire mais ne parlant de d’autre risques.
Pour “nous” les gens que remettent en question la transparence des promoteurs du projet gazier de l’Utica, c’est un gain certain: un autre affirmation sans nuance mise à mal. Il faut aussi voir l’empressement des Encana et Cheesapeake de ce monde à dénigrer les bases scientifiques de l’étude de l’EPA … ce n’est pas la bonne façon, selon moi, de rétablir le lien de confiance avec les voisins éventuels …
Les normes et l’encadrement serré ont des limites et surtout des coûts … @ ~$3.25 le MCF sur le marché … pas sûr.
En tant que résident de la surface de l’Utica, ce résultat ne fait que renforcer ma conviction que “notre” gaz devrait rester là le temps qu’on apprenne à aller le chercher avec des risques et des impacts beaucoup beaucoup moindres que la situation actuelle.
Et je vais continuer à pousser de toutes mes forces en ce sens !
gasston
9 décembre 2011
13h28
J’ai travaillé cinq ans dans l’industrie du pétrole, et je peux vous dire exactement comment ça se passe.
Si vous laissez faire les compagnies pétrolières, elles vont faire n’importe quoi. Elles vont couper tous les coins. Ça c’est garanti. Et c’est ce qui était en train de se passer ici même au Québec avec notre gouvernement laxiste, paresseux et incompétent. On a été très chanceux que quelqu’un siffle dans le sifflet.
Par contre, si vous leur imposez des normes, les compagnies vont se conformer. À 100%. Aucun problème. Pourquoi? C’est que le pétrole et le gaz, c’est tout simplement trop payant. Il n’y a rien que vous pouvez leur imposer qui coûte trop cher comparativement à ne pas exploiter (si les hydrocarbures sont au rendez-vous, bien entendu).
Le truc, c’est de congédier Charest et de le remplacer par un gouvernement sérieux et compétent, et tout va bien aller. Le plus tôt sera le mieux. Allez les québécois, réveillez-vous (allô Bonaventure)!
jean_yves
9 décembre 2011
13h41
Je suis totalement d’accord avec votre approche sur le sujet monsieur Cliche.
Les mauvaises pratiques servent à en avoir de meilleurs. D’autres vont s’en servir comme épouvantail.
Évidement les choses seraient différentes s’il des résultats semblables étaient trouvés sur des puits faits avec de meilleurs pratiques. Particulièrement en ce qui a trait a la faible profondeur des puits de gaz versus les très grandes de ceux d’eau potable (ici 100 mètres pour un puits d’eau potable est considéré comme profond la plupart étant de 50 mètres)
onbo
9 décembre 2011
13h56
Côté américain, d’abord une observation, le sous-sol appartient à chaque propriétaire foncier. C’est ainsi que la négociation s’est faite avec chacun pour avoir accès à son champ et automatiquement à son sous-sol. Côté québécois, le sous-sol appartient à l’ensemble de la collectivité québécoise et non au Gouvernement, cet être de raison qui est susceptible de changer à tout instant dans le temps.
Et une question:
Côté américain, a-t-on vraiment étudié, chez les promoteurs, les conséquences et répercussions pour ce qui est d’une éventuelle pollution irréversible des deux grands bassins versants de la Pennsylvanie, l’un allant vers l’est , en descendant vers New-york, Baltimore, Washington jusqu’au fleuve Delaware, l’autre irriguant vers Cincinnati en Ohio puis descendant jusqu’au Mississippi sur le fleuve du même nom. Soit un espace de vie où vivent plus de la moitié des Étatsuniens. J’ai cru lire que le président Obama a demandé un rapport express avec une date cible fixée à ce sujet.
Question comparative, comment se fait-il que les promoteurs de Keystone n’ait pas eux-mêmes anticipé que leur pipeline allait faire peser un risque inadmissible sur les réserves d’eau souterraines et géantes des Sands Hills du Nebraska, forçant le président Obama à devoir en pleine campagne électorale demander à Keystone et all. de refaire leurs devoirs.
Question principale, comment se fait-il que les forages entrepris au Québec ait été faits de manière aussi secrète, artisanale et cavalière, sachant que la décision véritable revient au peuple du Québec?
Qui peut prétendre qu’il suffit de négocier municipalité par municipalité, même advenant la présentation du projet le plus sûr? En cette matière, les Québécois sont éco-solidaires par la force de la Loi.
Je ne suis pas expert du tout en explosifs ni en géologie, mais je sais que les techniques de fracturation doivent être nécessairement plus puissantes au fur et à mesure que la profondeur s’accroît, d’où le risque de générer des dommages irréversibles à “NOTRE” territoire.
Merci de remettre cette question en lumière, car nous devrons pousser ensemble de toutes nos forces en faveur de notre Bien commun, c’est l’intérêt premier de notre pays qui le demande.
Il y a effectivement eu un rapport express commandé en mai par le secrétaire d’État à l’énergie, Steve Chu, et écrit par un comité d’experts, dont Mark Zoback. Ce rapport disait grosso modo qu’il y a moyen d’exploiter le gaz de shale convenablement, mais qu’il va falloir que les É-U resserrent leur cadre règlementaire. Voir ici et ici.
JFC
pensezy
9 décembre 2011
14h00
Ce rapport est à la fois insignifiant et dévastateur. Insignifiant parce qu’il vise une formation différente des nôtres et qu’il ne nous apprend pas grand chose quant à l’incapacité de l’industrie à s’autodiscipliner. Il est dévastateur parce qu’il confirme la contamination de la nappe d’eau et justifie toutes les craintes vis-à-vis cette activité.
Même si on pouvait réellement exploiter les gaz de schiste sécuritairement, les “pas dans ma cour” on parfaitement raison de s’y opposer. L’industrie est là pour maximiser le profit en prenant le minimum de précautions; Mais ça on le savait. Là où le bât blesse c’est que le gouvernement Charest a fait preuve de de laxisme, et même d’arrogance, face aux inquiétudes des gens qui doivent boire l’eau des nappes concernées. Il n’y a plus personne, même Lucien Bouchard, qui peut redonner confiance aux gens que quelqu’un a leur sécurité comme priorité numéro 1. C’est dommage mais il vaut mieux laisser le trésor enterré jusqu’à ce que quelqu’un de responsable prenne le volant.
rysen24
9 décembre 2011
14h27
@quidnovi
C’est parce que si les cupides apprentis-sorcier se trompent, c’est l’eau potable de toute une région qu’ils empoisonnent, pour des générations! Pas l’accès Internet, ou le cable satellite, ou le déneigement l’hiver; l’EAU POTABLE!! Et pour leurs enfants, leurs petits enfants, la faune, la flore… Tant qu’à moi, le citadin actionnaire peut bien rationnaliser le risque “Boah, ya pas ben ben de chances que ça arrive. Ya des experts qui le disent, bon.”, mais c’est pas son eau, sa terre, qui est en jeu, et il devrait se la fermer.
davidsonstreet
9 décembre 2011
15h53
Je persiste à croire qu’on ne regarde pas au bon endroit.
Peu importe la capacité des ingénieurs à faire ce qu’ils prétendent être capable de faire; peu importe les normes, peu importe la bonne volonté des dirigeants.
La seule chose qui compte réellement, c’est la corruption et l’incompétence, qu’on trouve en abondance chez l’humain. On peut avoir les meilleurs plans du monde et les règles les plus sévères, si quelqu’un dans la chaîne ne fait pas son travail, pour une raison ou une autre, tout l’édifice s’écroule.
Derrière la majeure partie des grandes catastrophes on trouve ce genre de situation… (Exon Valdez, BP, Bhopal, Tchernobyl, Fukushima, etc.).
jenpeuxpu
9 décembre 2011
16h41
Les gaz de shit, ça pue!
jolico
9 décembre 2011
18h09
Pour moi, ce n’est pas le nombre d’experts d’accord pour des projets qui compte. Dans d’autres domaines que le gaz de schiste, on sait que des experts émettent les rapports qu’on leur demande de remettre, avec les conclusions qu’on veut y voir. Même chose dans de nombreuses revues dites scientifiques. En anglais, on dit “once burned, twice shy”, ce qui équivaut un peu à “chat échaudé craint l’eau froide”, alors le titre d’expert ne vaut pas toujours grand-chose.
andrep.
9 décembre 2011
19h34
@quidnovi
Proposez donc votre cour et on verra bien ce que vous en direz ainsi que vos voisins.
ben6030
9 décembre 2011
23h34
Ça ne m’émeut pas. Pour plusieurs raisons:
1) Il ne s’agit que d’un seul cas (sur 169 puits) dans cette région depuis 1950.
Oil and gas exploration wells were drilled in the 1950s.
Commercial natural gas extraction in the field commenced in 1960 (Single 1969) with gas production well installation activity intensifying in the late 1990s
through 2006 (Figure 2).
2) On voit bien que quelqu’un a mal géré son travail
3) des milliers d’autres puits ont été creusés sans problèmes dans plein de différentes géologies sans que de problèmes similaires ne soient soulevés
4) En Pennsylvanie, une très récente étude a démontré que 1700 cas n’avaient absolument rien à voir avec les activités de l’indsutrie alors que les gens pensaient le contraire
http://www.ogj.com/articles/print/volume-109/issue-49/exploration-development/methane-in-pennsylvania-water-p1.html
5) Les normes plus récentes ne permettraient pas ce genre de cas broche-à-foin.
6) Même ce draft de l’EPA indique clairement qu’il n’y a aucune extrapolation à faire avec d’autres cas et ne condamne en rien l’avenir des gaz de schiste. Au pire, des règles encore plus stricte seront émises, comme dans n’importe quelle industrie
7) Encana avait acheté ces puits étant elle-même au courant d’un problème de contamination possible. Et elle les a revendu à un acheteur qui était lui aussi au courant. Alors arrêtons de faire comme si c’était la fin du monde même si c’est désolant, comme n’importe quel incident ou accident de n’importe spère de la vie qui aurait pu être éviter. Il y a des vies fauchées par des alcooliques au volant malgré les campagnes de sensibilisation qui durent depuis des années!!!
Encore une fois, je n’ai aucun problème à faire la part des choses. Nos activistes font tellement dans la démagogie et la peur. Ils se discréditent à mes yeux. Je n’ai rien contre des insécurités légitimes et un débat sain, mais ces activistes nous prennent vraiment pour des cons souvent. Désolé, mais il y a moyen d’exploiter de façon sensée pour les gens et l’environnement et de façon sécuritaire les gaz de schiste parce que c’est avec la même technique qu’ils nous proviennent et que le MIT a clairement indiqué que sur 20,000 puits, l’industrie avait un taux de sécurité de 99.8%, sans aucun cas de problème relié à la fracturation hydraulique (à part possiblement ce premier cas). Stanford University et le Texas University at Austin (geophycists and engineers) ont aussi indiqués que cette industrie peut se développer de façon sensée et sécure.
A-t-on empêchés les jeunes de conduire parce que certains ont causées des accidents et tués des innocents??? A-t-on banni les motos parce que des motocyclistes se comportent comme des épais??? Non. On a encadré et responsabilisé. On parle pourtant de vies içi.
claudeschiste
10 décembre 2011
07h19
Dans tous les gisements, les gazières servent l’argument de la profondeur des shales contre la possible contamination des nappes phréatiques. Or la profondeur n’est pas nécessairement la variable la plus importante, ce sont plutôt la relation entre la géométrie des failles, la porosité des structures géologiques, les régimes hydrologiques et la fracturation. Or les quatre termes ne sont pas bien connus et encore moins leur interrelation. La prédictibilité de la conséquence d’une opération de fracturation sur le sous-sol et sur le régime hydrique à court et à moyen terme n’est pas connu. Il n’y a pas de réelle modélisation de la circulation des fluides ici ou ailleurs, et il y a encore moins de modèles permettant de prédire à court, à moyen et long terme ce qui arrivera dans un milieu complètement fracturé où des puits (en bon ou mauvais état) peuvent servir de conduits aux gaz et aux fluides de fracturation. Affirmer qu’à cause de la profondeur du shale d’Utica la remontée des fluides et des gaz est peu probable n’est pas une affirmation scientifique. Je ne sais quels experts l’auteur a consulté, mais d’autres auteurs affirment au contraire que 1) le schéma de fracturation est aléatoire et non prédictible et 2) que les pressions exercées par la fracturation sur les fluides existants induisent une mobilisation des fluides qui peut conduire à une diffusion de ces fluides et de ces gaz en dehors des formations ciblées. Le reste on ne le sait pas vraiment.
D’autre part, la fracturation hydraulique n’est pas une expérience scientifique faite selon des normes strictes de laboratoires, elle se fait in situ par des compagnies qui veulent continuellement maximiser le profit. Ce qu’il faut étudier ce n’est pas seulement la probabilité de contamination des fluides, mais ce qui se passe réellement : le nombre d’infractions, les conditions réelles de l’exploitation. De ce côté-là des choses le bilan n’est pas rose. De toute façon, la question de la remontée des fluides n’est qu’une des questions que pose cette activité polluante, qui est très différente de toutes les activités industrielles connues actuellement, parce qu’elle se produit à tous les kilomètres carrés d’un territoire multipliant les risques d’explosion, de contamination et de pollution de toutes sortes. Que l’auteur réponde à la question : il en voudrait à 500 mètres de chez lui? Moi c’est clairement non, Non et non. Pas dans ma cour (oui pas dans ma cour parce que cela fait courir des risques à mes voisins, à toute la vallée du St-laurent), Pas dans la cour de mon voisin, de mes voisins qui ne veulent rien savoir de cette activité. Dans votre cour, si elle se trouve à 1000 milles de toute activité humaine. Je vous souhaite le great fracking Job de CB. Bien encadré je suis certain que cette activité sera satisfaire tous ceux qui en sont les «activistes».
burn_mx
10 décembre 2011
08h36
A tous les opposants red neck:
Si on vous avait écouté durant les grands projets hydroélectriques, le Québec, avec tous ses programmes sociaux, serait maintenant sous tutelle des Banques de Boston et de New-York
ben6030
10 décembre 2011
12h35
@claudeschiste … “… Il n’y a pas de réelle modélisation de la circulation des fluides ici ou ailleurs, et il y a encore moins de modèles permettant de prédire à court, à moyen et long terme ce qui arrivera dans un milieu complètement fracturé où des puits (en bon ou mauvais état) peuvent servir de conduits aux gaz et aux fluides de fracturation. ”
1) Ça dépend à qui vous parler. Car un géophysicien est en mesure de démontrer scientifiquement les possibilités de migrations. Et elles sont en centaines d’années.
2) Quand vous donnez les clés de l’auto à votre fils à 16 ans, exigez-vous une certitude scientifique qu’il ne se comportera pas en irresponsable lorsqu’il prendra la route avec ses chums??? Pourtant, il prend la route à 100 km/h avec un bolide de 2000 kg!!! Et il peut tuer ou se faire tuer!!!!
La certitude n’existe pas. Reste à déterminer les probabilités. Et à les comparer avec d’autres industries.
Le MIT a passé en revue près de 20,000 cas. Track record de 99.8%, dont 0 cas de contamination. Le reste, toutes des choses qui s’ajustent avec de simples meilleures pratiques, des normes renforcies, comme dans n’importe quelle industrie.
Penn State est arrivée avec une étude qui confirme qu’il n’y a aucun lien avec les activités de l’industrie et 1700 cas de puits alors que des résidants et activistes accusaient sans fondement scientifiques l’industrie. Bizarre que nous activistes ne se rétractent pas ou ne fasse pas preuve de transparence.
Vivre dans les exceptions n’a jamais fait avancer le monde. Et les plus grandes innovations ne sont pas venues de l’attitude ou des campagnes de peurs de nos activistes mais plutôt de l’attitude des chercheurs et entrepreneurs professionnels passionnés à bien faire les choses.