Sciences dessus dessous

Archive, juillet 2011

Mercredi 13 juillet 2011 | Mise en ligne à 16h38 | Commenter Commentaires (8)

Fermé pour cause de Progrès…

Comme je crois l’avoir déjà dit ici, les vacances payées sont une preuve irréfutable du génie de l’espèce humaine. Et en fan de sciences fini que je suis, j’ai bien l’intention de me prévaloir pleinement de ce magnifique morceau de Progrès. D’ailleurs, j’y cours à l’instant…

De retour en août.

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Mardi 12 juillet 2011 | Mise en ligne à 10h06 | Commenter Aucun commentaire

Bactéries, amies, ennemies…

Les relations complexes et insoupçonnées que nous entretenons avec l’infinie multitude de bactéries dans laquelle nous baignons en permanence exerceront toujours sur moi une fascination à la limite de l’hypnose. Je tombe des nues chaque fois que j’en apprends. Comment, telle bactérie nous protège de telle maladie ? Hein, telle autre facilite au contraire l’entrée de tel virus dans l’organisme ?

Hier, j’ai eu la chance d’assister à une présentation de la chercheuse en gynécologie de l’Université de Pittsburgh Sharon Hillier sur les dernières découvertes à propos des bactéries qui tapissent la paroi vaginale. Il s’agit principalement de lactobacilles, une famille de bactéries en forme de bâtonnet qui sécretent de l’acide lactique. Cet acide, évidemment, tient généralement à distance bon nombre de bactéries qui, quand elles parviennent à s’établir, provoquent des vaginites.

Tout cela se résumerait à une question de qualité de vie — quand même très importante, s’il faut le souligner — si ce n’était de ceci : plusieurs études ont montré que les femmes les plus sujettes aux vaginites courent un risque, selon les auteurs, de 1,4 à 2,9 fois plus grand d’attraper le VIH, vraisemblablement parce que l’inflammation attire des globules blancs et fournit donc plus de cibles au virus, explique Mme Hillier. Ces mêmes vaginites rendent également les femmes plus vulnérables à l’herpès et à la gonorrhée, en plus de les rendre plus contagieuses.

Comme les lactobacilles regroupent plusieurs espèces et qu’elles ne prédisposent ou ne protègent pas toutes également contre la vaginite, l’intérêt de les étudier est évident. On a longtemps cru que les «meilleures» espèces étaient celles qui, en plus de leur acide, expriment aussi du peroxyde d’hydrogène (!), un puissant microbicide. Mais les dernières publications ont trouvé que la plupart d’entre elles ne font presque pas de différence — sauf une, L. crispatus, qui diminue ce risque par un facteur 2,5 environ. Mais on est incapable d’expliquer pourquoi…

Plus de détails dans mon papier de ce matin.

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Samedi 9 juillet 2011 | Mise en ligne à 9h02 | Commenter Commentaires (38)

Science et navette : le rendez-vous manqué

Quel bilan scientifique doit-on faire des trois décennies de vol des navettes spatiales ? Le débat a déjà été lancé ici par certains de vos commentaires à la suite de mon billet Requiem pour une navette. Ça tombe bien, c’est justement à cette question que j’aborde ce matin dans Le Soleil.

Essentiellement, ce que j’ai trouvé au fil des entrevues et des lectures ressemble à un grand rendez-vous manqué. Si les expériences scientifiques furent nombreuses sur les navettes, une très grande partie a porté sur les effets de l’absence de gravité, ce qui fait dire à certains critiques que le programme des navettes (et des vols habités en général) est sa propre justification, du moins dans son volet scientifique : on va en orbite pour étudier la microgravité, et on étudie la microgravité parce qu’on va en orbite.

(Remarquez qu’à très, très long terme, en présumant que l’on fera un jour de longs voyages habités vers d’autres étoiles, cette «autojustification» peut trouver une utilité objective. C’est un peu spéculatif et l’on risque d’attendre longtemps avant que nos connaissances de la microgravité servent à ce genre de chose, mais ça me semble un point valable. Faut bien commencer quelque part, après tout… Fin de la parenthèse.)

Il y a aussi eu, il faut le dire, de grandes réussites scientifiques, surtout sur le plan technique. Les navettes ont en effet amené plusieurs observatoires très utiles en orbite, notamment le télescope Hubble, qui a grandement fait avancer nos connaissances de l’Univers. Mais sur le plan de la recherche à proprement parler, les navettes, sans être inutiles, n’ont rien révolutionné.

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