Sciences dessus dessous

Archive du 13 juin 2011

Lundi 13 juin 2011 | Mise en ligne à 15h32 | Commenter Un commentaire

Doublé québécois en Illinois

Le véhicule de l'ETS (version 2010). Photo @ Baja ETS.

Le véhicule de l'ETS (version 2010). Photo @ Baja ETS (http://baja.etsmtl.ca)

Juste un petit mot pour souligner la fort belle performance de deux équipes québécoises au SAE Baja 2011, où l’Université Laval et l’École de technologie supérieure ont terminé 1re et 2e cette année.

Tenue par la Society of Automotive Engineers, il s’agit d’une compétition d’ingénierie de véhicules tout terrains (nommés bajas) à laquelle participe des étudiants d’une centaine d’universités nord-américaines. La «saison» du SAE Baja est divisée en trois tranches disputées au printemps.

L’équipe de l’Université Laval a gagné deux étapes sur trois — l’une au Kansas, fin mai, en terrain boueux, et l’autre ce week-end, en Illinois, sur terrain rocheux — et s’est classée seconde lors de la première manche, tenue en avril en Alabama, où les bajas devaient être modifiés pour être amphibies.

L’équipe de l’ETS — qui faisait d’ailleurs figure de championne défendante, ayant été couronnée en 2010 — s’est quant à elle classée 5e lors de la deuxième manche et 2e en fin de semaine dernière, ce qui lui a valu la 2e place au total pour la saison 2011.

Toutes nos félicitations !

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Lundi 13 juin 2011 | Mise en ligne à 10h59 | Commenter Un commentaire

«Nouvelle particule» en danger d’extinction…

La possible nouvelle particule que croyaient avoir découvert les physiciens du détecteur CDF, au Tevatron, le plus gros accélérateur de particules des États-Unis, pourrait ne jamais avoir existé. Plusieurs attendaient que l’«expérience concurrente» — simplement un autre détecteur, nommé DZero, installé à un autre endroit de l’accélérateur et analysé par une équipe différente — viennent confirmer les premiers résultats avant de se prononcer, mais pour une rare fois, les deux détecteurs ont accouché de résultats contradictoires, rapporte le site de la revue Nature.

Essentiellement, la raison d’être du Tevatron est de faire accélérer des protons et des antiprotons à des vitesses très proches de celle de la lumière et de provoquer leur collision afin d’étudier les «débris» qui en résultent. Comme la masse des particules peut être exprimée en termes d’énergie — suivant la célèbre équation d’Einstein E = mc2 —, ces vitesses permettent d’augmenter l’énergie totale des particules qui se heurtent jusqu’à atteindre des niveaux suffisant pour que d’autres particules beaucoup plus massives puissent exister, ne serait-ce que très fugacement.

Ce printemps, les physiciens du CDF avaient annoncé une «anomalie statistique» autour de 145 gigaélectronvolts (GeV ; par comparaison, la masse d’un proton au repos est de 938 megaélectronvolts, soit environ 150 fois moins), c’est-à-dire que le nombre d’«événements» (soit les détections de «débris» de collision, dont la masse est combinée et exprimée en énergie) correspondant à ce niveau d’énergie apparaissait significativement plus élevé que ce que les calculs théoriques prévoyaient. Une explication possible de cette différence était la présence d’une particule inconnue de masse égale.

Or, le DZero n’a pas trouvé cette anomalie statistique. Il demeure en principe possible que d’autres expériences, au premier chef celle du LHC, finissent par la détecter dans l’avenir, mais disons que cette «nouvelle particule», dont plusieurs experts doutaient encore, vient de prendre du plomb dans l’aile…

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