Il y avait déjà longtemps que traînait le dossier d’Énergie atomique Canada limitée. Le gouvernement Harper voulait vendre sa division commerciale… Peu d’acheteurs canadiens se manifestaient… Le flou sur le futur de la division faisaient fuir les clients… Ce qui diminuait la valeur de ce pan d’EACL… Ça a duré plus de deux ans, mais ce long hiatus est maintenant terminé : la firme d’ingénierie SNC Lavalin a annoncé hier qu’elle achetait la division de fabrication et d’entretien des réacteurs CANDU. La firme, notons-le, avait déjà une division nucléaire très familière avec cette technologie.
Pour combien au juste ? Difficile à dire, puisque les détails n’ont pas tous été révélés. De ce qu’on sait, le «prix de base» est absolument ridicule : 15 millions $. Mais Ottawa percevra des royautés sur les futurs réacteurs vendus — ces montants n’ont pas été divulgés.
Fait à noter, le fédéral gardera la responsabilité de cinq chantiers de mise à niveau déficitaires ou risqués financièrement — Point Lepreau, Gentilly-2, Bruce 1 et 2 et un en Corée du Sud —, en plus d’investir 75 millions $ pour peaufiner un nouveau type de réacteur, le CANDU6 «amélioré» (Enhanced CANDU 6).
À vue de nez, ça ressemble à un maudit bon deal (pour SNC). Depuis l’annonce, fait hier en fin d’après-midi, le titre de la firme est passé d’environ 56,30 $ à 58,50 $…
Lire les commentaires (15) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




