Des chercheurs qui réorientent leur recherche… D’autres qui évitent d’en parler en public, même dans les revues savantes… Les pressions, et dans certains cas les agressions, que les militants animalistes exercent sur les chercheurs ont des répercussions importantes sur la recherche, selon un sondage réalisé par Nature auprès de 1000 chercheurs du domaine biomédical.
On entend assez peu parler de ce mouvement au Québec, à part au sujet de la chasse au phoque. Mais dans le monde anglo-saxon et en Europe, ça joue plus dur, et ça vise les essais cliniques menés sur des animaux : depuis 2008, le conjoint d’une chercheuse américaine en biologie du cancer a été agressé devant sa résidence, un incendie a été allumé dans un institut biomédical belge, et un cadre de la pharmaceutique Novartis, en Suisse, a vu les tombes de membres de sa famille vandalisées et son chalet incendié. Comme quoi ceux qui dénoncent la «barbarie» ne sont pas toujours particulièrement civilisés.
D’après le sondage de Nature, environ le tiers des chercheurs biomédicaux des États-Unis et du Royaume-Uni ont déjà changé leurs orientations de recherche pour s’éviter des problèmes (réels ou appréhendés). Et d’autres, pour le même genre de crainte, ont déjà décidé de cacher leurs essais cliniques sur des animaux dans leurs communications scientifiques, ce qui nuit bien sûr à la recherche en empêchant d’autres labos d’essayer de reproduire leurs résultats…
J’ai beau être contre la cruauté envers les animaux, j’ai beau penser qu’il faut limiter autant que possible l’utilisation des animaux dans la recherche (ce qui se fait déjà, d’ailleurs), il y a vraiment de ces «causes» que j’ai beaucoup de mal à comprendre…