Le débat entourant l’érection d’éoliennes sur le Massif du Sud, projet que caresse Saint-Laurent Énergie, a pris une tournure particulièrement intéressante, hier, quand le Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches (CRECA) s’est inscrit en faux contre la position de nombreux groupes environnementaux, qui réclament son abandon. Grosso modo, le CRECA estime que le promoteur a fait d’importantes concessions qui rendent possible la cohabitation des éoliennes avec une aire protégée, alors que les opposants croient le contraire.
Ce n’est pas l’aspect de la «chicane» entre verts qui mérite d’être souligné. Je suis à cet égard plutôt d’accord avec l’interprétation que Christian Simard, de Nature Québec, fait de ce désaccord : le CRECA est d’abord et avant tout un organisme de concertation, pas de défense de l’environnement.
Non, ce qui est intéressant, ici, ce sont les deux visions du développement durable qui s’affrontent. Pour reprendre l’expression que trois chercheurs du GRAME (Groupe de recherche appliquée en macroécologie) utilisent dans leur livre Énergies renouvelables : Mythes et obstacles, on a affaire, d’une part, à un «écologisme classique», qui se concentre sur des enjeux ciblés, limités, et très concrets. Ce peut être s’opposer au déboisement d’un endroit, au harnachement hydro-électrique d’une rivière, ou encore, bien sûr, «sauver» un ensemble montagneux.
Remarquez, ces groupes ont des motifs qui se défendent. Le Massif du Sud est un endroit magnifique, on trouve sur ses sommets des écosystèmes fragiles, et ceux-ci abritent une espèce vulnérable, la grive de Bicknell.
Mais, disent les auteurs du livre, il existe aussi des problèmes globaux, comme le réchauffement climatique, qui pourraient devenir beaucoup plus graves que la perte (ou la modification) de certains bouts de territoire. Il faut donc dépasser les microcauses quand les projets proposés favorisent la réduction des gaz à effet de serre — ce qu’ils appelent le «post-environnementalisme». Et ce n’est pas une centrale au gaz que l’on veut construire sur les sommets…
Pour être tout à fait juste, il faut dire ici que les opposants au projet de Saint-Laurent Énergie n’ont rien contre l’énergie éolienne elle-même. Au contraire, M. Simard me disait hier en entrevue qu’il trouvait ça «dommage» de devoir contrecarrer un projet éolien. Mais le dilemme est justement celui-là : est-il approprié de nuire au développement de la filière éolienne pour protéger quelques sommets ? Ou vaut-il mieux accepter des compromis locaux franchement assez gros — l’aire protégée suggérée par le CRECA serait trois fois moins grande que celle que revendiquent les opposants — pour mieux s’occuper d’un problème global ?
À votre avis ?
AJOUT : Ma façon (et celle de M. Simard) de décrire le CRECA comme étant d’abord un organisme de concertation a fait tiquer le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, dont la responsable Anne-Marie Gagnon vient de m’écrire : «nous souhaiterions préciser que les CRE sont avant tout des organismes de «protection de l’environnement» qui privilégient la concertation comme moyen d’intervention. La concertation ne représente pas un but, mais bien un moyen et la façon dont vous avez décrit l’intervention du CRECA paraît plutôt simple.»
Mme Gagnon ne voit pas dans cette affaire de «débat houleux» ni de «chicane entre verts», «bien au contraire…»
Voilà pour la précision…










obesedenis
26 janvier 2011
10h27
Je penche du côté du CRECA. Comme dans le cas des barrages hydro-électriques, je crois que les avantages priment sur les inconvénients.
D’un point de vue global, ne pas produire d’électricité proprement quand on en a l’occasion, c’est un peu cautionner les centrales thermiques de nos voisins…
jimbojones
26 janvier 2011
10h27
Dans les mots de Sarah Palin : ‘Wind, baby, wind!’
tout comme pour l’opposition à la Romaine, je trouve que les enjeux locaux sont mièvres vis-à-vis les enjeux globaux. Come on, un versant de montagne la…
en plus, y’a personne qui vit la!
Bref, construisons.
rick123
26 janvier 2011
10h34
À mon avis, la raison de ce parc éolien n’a rien d’un sacrifice pour régler un problème environnemental global. C’est plutôt une question d’argent!
La MRC de Bellechasse ne veut plus éponger le déficit du Parc régional de l’endroit. Un parc éolien industriel va leur assurer des redevances leur permettant d’éponger les dettes. La cause environnementale est bien secondaire… Plutôt que d’investir dans un développement récréo-touristique qui permettrait une croissance économique du territoire, on préfère détruire un territoire pour assurer des revenues.
Les parc éoliens ont leurs places mais certainement pas au détriment d’une population et une économie locale. Le Québec est grand, il y a moyen d’installer ces industries là ou ça ne dérange personne.
gl000001
26 janvier 2011
10h43
Il y en a d’autres endroits. Il suffit de chercher. Ils font un parc d’éoliennes dans la Seigneurie de Beaupré (loin en arrière du Mont Ste-Anne) ou il n’y a que de bois. Epuisons les endroits comme ça avant de tomber dans les solutions de dernier recours. Faisons une liste de priorité en fonction des impacts sur l’environnement.
cjulie
26 janvier 2011
11h39
Je vis une situation semblable dans mon coin. J’habite à quelques centaines de mètres de l’une des centrales au charbon les plus polluantes des USA. Il existe des projets d’éoliennes en mer (incluant Cape Wind) dans les environs. Évidemment, les résidents de Cape Cod ne veulent pas voir d’éoliennes dans leur paysage et bloquent ce genre de projet. Sauf que pendant ce temps, des centaines de milliers de gens vivent autour de centrales nocives à la santé. La situation au Québec est différente, j’en conviens. Sauf qu’à mon avis, il est presque impossible de prendre au niveau local des décisions qui influencent la collectivité en entier.
gasston
26 janvier 2011
11h59
C’est facile de “tut-tutter” les méchants qui s’opposent au “bien collectif”… quand on parle d’un projet loin de chez toi. Les gens changent vite de discours quand c’est leur voisin qui installe cet objet laid et bruyant près de chez eux.
Mais moi, j’ai une question pour les environnementalistes au sujet des moulins à vent. C’est une question d’oiseaux. Est-ce que vous vous rappelez la tragédie nationale des 600 oiseaux morts dans une décharge des sables bitumineux? Eh bien, j’ai fait un petit calcul. Je prends pour acquis qu’un moulin à vent tue un oiseau par semaine. Je pense qu’il s’agit d’un estimé très modeste. Pour une ferme de 100 moulins à vent, ça monte à… 5,200 oiseaux morts par année. Une seule ferme. Alors, ma question est: qu’est-ce que vous attendez pour faire arrêter ce carnage inhumain???
yvan_dutil
26 janvier 2011
12h21
La difficulté ici se trouve dans la présence des éoliennes dans un parc. D’après les gens de Saint-Laurent énergie, ils ne déboiserons que 1% du territoire, soit l’équivalent de 18 mois de coupe forestière dans le coin. Ils font aussi attention de ne pas toucher au coin les plus sensibles du point de vu écologique. De plus, ils prennent des précautions afin de minimiser la pollution lumineuse. Ils font donc un effort.
Pour ce qui est du conflit entre le local et le global, il n’existe pas ici. On remplace des éoliennes par des barrages mais dans les deux cas la consommation d’énergie est essentiellement locales. De plus, contrairement à un certain discours, en raison de la structure des prix du marché de l’électricité, on ne déplace pas le charbon comme source de production de l’énergie.
Personnellement, je ne suis certain que la Seigneurie de Beaupré est un bien meilleur site du point de vue environnemental, mais comme c’est loin des regards c’est pas mal plus simple. Il est à noter que c’est dans les régions de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches que le potentiel de développement éolien est le plus grand. La présence de ce genre de projets dans le coin n’est donc pas étonnante.
Pour ce qui est de l’impact des collisions d’oiseaux avec les éoliennes, il est relativement limité. Il y a pas mal de données à ce sujet. Il semble que le vrombissement des éoliennes repousse les oiseaux. De plus, le mécanisme est maintenant mieux compris, ce qui permet de mettre en place des mesures limitant les risques. Il est à noter qu’il y a 100 millions d’oiseaux qui meurent chaque années suite à des collisions avec des édifices en hauteurs.
jim777
26 janvier 2011
14h36
Je ne comprends pas pourquoi il n’est pas possible de créer un parc d’éoliennes à bonne distance de toute région habitée au Québec avec tout l’espace qu’on a.
C’est clair que si on avait un barrage comme LG-2 en plein coeur de Laval par exemple ça ferait des problêmes alors pourquoi ne pas entreprendre la construction d’un parc d’éoliennes sur la côte nord, en Gaspésie ou dans le golfe du St-Laurent ?
Ça ne dérangerait personne et on acheminerait l’électricité vers les grands centres urbains comme on le fait avec l’hydro-électricité.
Aussi:
Une autre solution encore plus discrète que l’éolienne est l’HYDROlienne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrolienne
Une hydrolienne n’est ni plus ni moins qu’une éolienne sous-marine:
-pas de panne de vent: : les courants de marée sont parfaitement prévisibles, puisqu’ils ne dépendent que de la position relative des astres générateurs – Lune et Soleil – et de la topographie locale.
-pas d’oiseaux kamikazes, les poissons sont peu affectés parce que l’hydrolienne tourne lentement.
-pas de désacralisation du paysage
-on met une bouée pour pas que les bateaux rentrent dedans
-Les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes pour une même puissance, cela étant dû à la masse volumique de l’eau environ 800 fois supérieure à celle de l’air.
Ça c’est le site de Tidalstream, une entreprise britannique qui met présentement à l’essai des prototypes d’hydroliennes. http://www.tidalstream.co.uk/
jim777
26 janvier 2011
14h44
(ajout)
Ça c’est un article du Soleil sur un projet d’hydrolienne à Baie-Comeau:
http://tinyurl.com/6zbcu4v
Un extrait:
“L’Université de Sherbrooke et le consortium Innovation technologie énergie Côte-Nord (CITEC) se sont associés dans la cellule Maelstrom, un ambitieux projet visant la conception et la construction d’ici 2011 d’un prototype d’hydrolienne de rivière, facilement transportable et démontable.
Partout dans le monde, l’hydrolienne en est à ses premiers balbutiements. Prendre une longueur d’avance technologique pourrait s’avérer payant pour la région.
«Développer une petite turbine avec Sherbrooke permettra aux entreprises d’ici de se faire la main», a ajouté Renée Bolduc, responsable du consortium. “
northernbud
26 janvier 2011
15h09
Les éoliennes c’est laid et les impacts à long terme sont encore constestés. Y’a de la place (et du vent) en masse dans le Grand Nord. Qu’on plante ces horreurs là où l’impact sera le moindre. En plus, le coût de revient du courant produit est très élevé et si ce n’était des généreuses subventions consenties aux promoteurs, la viabilité économique ne serait tout simplement pas là. Finalement, de par sa nature, l’énergie éolienne ne pourra jamais constituer une part importante de notre production d’énergie car on ne peut contrôler le vent.
yvan_dutil
26 janvier 2011
15h42
On ne peut ps bâtir des éoliennes partout. Il faut d’abords un site venteux. Et, ce n’est pas si courant. D’autre part, il faut que le site en question ne soit pas trop loin de lignes électriques existantes. C’est d’ailleurs un problème en Gaspésie. On ne peut pas avec la technologue actuelle aller à des endroits trop froids car les éoliennes supportent encore mal l’hiver. D’autre part, pour des question d’intégration au réseau, il fait que ces parc soit construit près d’un lieu ou il y a de la demande en énergie. Le nombre d’endroits où ses conditions sont réunies n’est pas énormes. Finalement, l’impact visuel et environnemental des éoliennes en pas mal surfait.
Pour ce qui est des hydroliennes c’est effectivement une technologie intéressante, au Québec il y a trois équipes qui jouent du coude. Si on joue bien nos cartes, il y a un marché potentiel a aller chercher.
N.B.: Ceci est un commentaire personnel qui ne m’engage pas professionnellement.
ramses2.1
26 janvier 2011
15h53
“Mais moi, j’ai une question pour les environnementalistes au sujet des moulins à vent. C’est une question d’oiseaux. Est-ce que vous vous rappelez la tragédie nationale des 600 oiseaux morts dans une décharge des sables bitumineux? ” gasston
===
Tu pense pas vraiment que parce que ces 600 oiseaux ont fait la manchette que ce sont les seuls qui ont été tués par les décharges de l’industrie des sables bitumineux ?
Jean Émard
ramses2.1
26 janvier 2011
16h01
Personne ne nie le danger des éolienne pour les oiseaux et des recherches sont en court pour trouver des solutions.
http://www.lefigaro.fr/sciences/20070319.FIG000000140_l_effet_des_eoliennes_sur_les_oiseaux.html
Mais tenter de minimiser la pollution causée par l’exploitation des sables bituminuex en comparant avec les éoliennes sur le seul bilan sur les oiseaux, est risible.
Jean Émard
garygaignon
26 janvier 2011
16h19
Le couplage hydro-éolien (voir http://www.hydroquebec.com/comprendre/eolienne/couplage-hydro-eolien.html) est le choix écoénergétique le plus intelligent que le Québec puisse continuer de renforcer à l’avenir. Les extrémistes de l’écologie “profonde” sont une bande d’illuminés qui s’opposent à l’écologie scientifique qui nous permet quant à elle de faire les choix de société les mieux contextualisés sur le plan environnemental et économique. C’est ainsi que si nous n’avons aucun besoin de courir les risques incalculables des gaz de schistes et des plateformes pétrolières en plein cœur de l’écosystème trop fermé du golfe Saint-Laurent, le déploiement le plus harmonieux possible des éoliennes tombe sous le sens pratique à tout point de vue.
mononke
26 janvier 2011
16h23
‘’Massif du Sud est un endroit magnifique, on trouve sur ses sommets des écosystèmes fragiles, et ceux-ci abritent une espèce vulnérable, la grive de Bicknell.’’
La grive n’a été désignée espèce distincte qu’en 1995, grâce à l’ornithologue Henri Ouellet ,avant cette date, elle était considérée comme un ‘’moineau gris ordinaire’’, rependu également sur tout le territoire et ne présentait pas vraiment un intérêt suffisant pour faire l’objet d’audience publique .
Comme pour les parcs de la Gaspésie 100 % des gens qui ont demandé une audience étaient des habitants de Montréal ayant parfois un chalet en Gaspésie ! Pas si sûr que certains groupe environnementaux défendent toujours des causes locales, certaines personnes ont une forte tendance à ‘’marquer’’ leur territoire! Moi je regarderais plutôt pour voir qui a un chalet dans le boutte!
@ gasston
Vous nous dites :J’ai fait un petit calcul. Je prends pour acquis qu’un moulin à vent tue un oiseau par semaine. Je pense qu’il s’agit d’un estimé très modeste. Pour une ferme de 100 moulins à vent, ça monte à… 5,200 oiseaux morts par année. Qu’est-ce que vous attendez pour faire arrêter ce carnage inhumain.
Sur que vu comme ça on a l’impression que les éoliennes sont des moulins à viande et que les écureuils n’ont qu’à se tenir en dessous avec un plat pour se ramasser un bon ragout quotidien ! Cependant votre règle de trois est loin de la réalité et la réplique de
@Yvan_dutil qui vous suit est assez juste, les ‘’baie windows’’ des grand édifices font plus de mort aviaires que les éoliennes et les chats errants à eux seuls et les écureuils en bouffent encore bien plus.
De plus les études nous montrent que la grande majorité des oiseaux normaux incluant les moineaux voient très bien les éoliennes et leurs pales et les évitent facilement. Le problème touche surtout les rapaces qui dû à un curieux mécanisme de blocage de la vision lorsqu’ils foncent sur leur proies ne voient plus rien d’autre et n’évitent pas les obstacles dont les éoliennes . C’était encore pire pour les aigles qui avaient tendance à nicher sur les tours d’éoliennes grillagées qui bien que moins couteuses ne sont maintenant plus utilisées pour cette raison.
@ tous les ”pas dans ma cour” qui s’ignorent :
qui font les remarques suivantes :
‘’Le Québec est grand, il y a moyen d’installer ces industries là où ça ne dérange personne.
Il suffit de chercher. Ils font un parc d’éoliennes dans la Seigneurie de Beaupré (loin en arrière du Mont Ste-Anne) ou il n’y a que de bois.’’
Juste pour vous rassurer je dirais que tous les animaux sur le territoire de la cote de beaupré ont effectivement depuis le temps été mangés par les habitants et il ne reste que du bois mais de moins en moins…!
Donc en corolaires il n’y a plus de grives sur ce territoire et comme Les Grives de Bicknell ont un mode d’accouplement peu commun qui fait que les femelles s’accouplent avec plus d’un mâle, l’église ne tolère plus la grive de bicknell depuis que le roi Louis IVX a concédé à son cousin monseigneur de Laval ce territoire privé la forêt de Momorency au 17è sciècle . Ce territoire vierge entièrement privé est exclus du monde et de la constitution puisque les britanniques qui par respect des droits acquis et en vertu du traité de Paris, ont fait en sorte que ces droits ont préséance sur ceux du Canada ou de ses provinces…et dépassent probablement ceux associés à la cité vaticane, même le fond des rivières contrairement au reste du Québec est privé et les poissons n’ont de citoyenneté que celle exclusive du séminaire de Québec…
Même si officiellement la grive en raison de son comportement sexuel hors nature…n’existe pas sur ce territoire béni des dieux, tout comme les homosexuels qui sont totalement absent des pays musulmans, elle a fait l’objet d’un inventaire des biologistes que vous retrouverez dans le rapport soumis au BAPE et mais semble bizarement pas menacée à cet endroit…
Pourtant l’étude environnementale prend un grand soin à ne pas mentionner que le parc est ‘’drette’’ sur le mont Raoul Blanchard un joyau comme plus haut sommet de la chaine des laurentides entre la montagne brulée et le mont bleu, une contrée vierge innacessible au commun des mortel digne de la cité perdue et connue que de ses gardiens … Des langues sales prétendent que même les orignaux y portent encore la soutanne…
Le rapport ne mentionne également scrupuleusement rien sur le fait aussi privé que des aigles et des faucons ( de la famille des rapaces!) ont été recensés à quelques kilomètre au sud .
Quand on veut chialer on trouve toujours une raison….
gl000001
26 janvier 2011
21h00
@mononke
“Juste pour vous rassurer je dirais que tous les animaux sur le territoire de la cote de beaupré ont effectivement depuis le temps été mangés par les habitants et il ne reste que du bois mais de moins en moins…! ”
Vous faites de l’ironie j’espère ? Dans ce coin-là, j’ai marché le sentier des Caps et le sentier Mestachibo. Les deux se trouvent au sud de la côte de Beaupré. Le sentier des Caps est même entre la 138 et le fleuve. Le Mestachibo est très près de St-Ferreol.
J’y ai vu : un renard, un porc-epic, plein de traces de chevreuil, des oiseaux en masse, des rapaces. Dans les refuges, il y toujours un petit livre de commentaires des gens qui y passent. J’ai lu plusieurs commentaires de gens qui ont vu des ours. Et une bonne partie de la journée, on a senti un orignal qui marchait dans le même sens de nous et on a vu ses pistes.
Alors j’imagine que plus au nord, il doit y en avoir bien plus et c’est tant mieux.
Tout ce que je voulais dire est que la côte de Beaupré n’est pas un parc. a ce qu’on sache, il n’y a pas de mileu naturel en danger. Et pour ceux qui n’aiment pas voir les éoliennes, elles sont loin de la vue justement.
Personnellement, les éoliennes ne me dérangent pas. Je vais souvent en Gaspésie et ce n’est pas laid. J’en ai vu en France en Lorraine ou en Champagne. Il y en avait une par ci par là au beau milieu des champs et très loin de toute habitation.
La chose importante à faire pour développer l’industrie du vent, c’est de répertorier les bons sites et de les prioriser en fonction de leur impact environnemental. Le Massif du sud ne devrait pas être priorisé parmi les premiers.
mononke
27 janvier 2011
10h05
@gl000001
Désolé gl mais oui bien sur j’ironisait sur le fait que vous mentionniez que ailleurs c’est a dire pas dans ma cour il n’y a pas d’impact… et votre il n’y a que du bois était trop tentant … désolé . …
Le syndrome Banana ( build absolutely nothing anywhere near anything ) ou ”not in my backyard” est une des premier argument des oposants en éolien… On est tous d’accord pour les éoliennes mais ailleurs….
Or les sites proposés ont été tous soigneusement étudiés et le rif apalachien présente des sites rentables sur ses hauteurs. (sur le mont St philémon par exemple ou a murdochville …)
De plus un parc doit malheureusement être raccordé et la proximité du réseau pas trop chargé est un facteur très très important dans l’augmentation du cout d’un parc .
Ailleurs c’est bien gentil mais il y a aussi ailleur les mêmes impacts sur la faune sauf que quand c’est ailleurs et qu’on le sait pas on dirait que pour certains c’est moins pire… c’est la que je suis moins d’accord….
La meilleure façon deprotéger un parc c’est d’y installer unparc d’éolienne pourle protéger des indésirables….
De plus si on veut défendre une cause au moins on le fait pour les bonnes raisons au lieu de prendre pour prétexte le premier moineau venu….
Des aigles royals et des pygargues a tête blanches et plusieur buses ont été répertoriés au dessus du sentier des caps justement ce sont justement ces espèces qu’on aurait du regardé de près bien avant le moineau … Je les vois justement quand je suis couché dans mon jardin l’été ils volent en rond , un pur délice …
De plus tous les parcs ne sont pas au même niveau…ça dépend ben gros de qui fait le parc…. A beaupré la technologie utilisé est différente pas d’engrenage donc pas d’huile qui traine… l’énercon est une très belle machine que j’ai vu depuis longtemps en allemagne ou la bas les landers obligent qu’on plante même des fleurs au pied des tours une fois aménagé…..
Au massif tout est danas la manière ….
gl000001
27 janvier 2011
13h58
@mononke
Oui, mais est-ce que l’effort de répertorier les sites et les prioriser a été fait ? Ce que j’entends, c’est que un promoteur veut se lancer là-dedans parce que c’est bon pour la région. Le problème est qu’il y a surement des meilleurs sites dans d’autres régions (qui ne sont pas dans des parcs) et qui ont intéressé aucun promoteur jusqu’à maintenant. Les parcs, on les gardera en dernier recours.
“La meilleure façon deprotéger un parc c’est d’y installer unparc d’éolienne pourle protéger des indésirables….” Je ne comprends pas votre phrase. Quels indésirables.
En passant, si vous aimez les pygargues, il faut aller à Bird Island près de North Sidney au Cap Breton en Nouvelle-Ecosse. A une heure de bateau au large, il y a une île ou on voit une cinquantaine de pygargues, des macareux …
mononke
27 janvier 2011
15h04
@ g1000
Lorsqu’on installe un parc d’éolienne les activités qu’on peut y pratiquer demeurent a faible densité de population et restent l’agriculture, la foresterie , le plein air , la pêche etc en ce sens on met un terme définitif au développement urbain ( déchainé) , aux chalets haute densité ( avec les skidoo, les 4×4, le bruit , l’odeur d’essence etc ) , les industries … On consacre ainsi la vocation nature d’un parc, ou d’un site .
Le terme indésirable est une expression mal choisie pour dire qu’on veut réserver a un site une vocation ou on peut apprécier la nature tranquille , la marche, l’odeur des sapins , se rouler dans la mousse , entendre la nature , pêcher …etc
Or un parc d’éolienne bien conçu même si on en voit une de temps en temps peut être tout à fait compatible avec ce choix. Il peut même garantir des revenus qui aident à préserver ce site pour ce genre d’activités.
Les promoteurs qui ne parlent que de cash sont épais et malhabile et du genre à engager des firmes de communications déconnectées du milieu qui veulent convaincre a tout prix souvent avec le mirage du $ en pensant que les gens ne comprennent pas au lieu de s’associer à des partenaires locaux qui se préoccupent des réactions des gens, les connaissent et leur parlent simplement pour travailler avec le millieu. On ne peut que le déplorer mais heureusement ils ne sont pas tous comme ça.
Pour certains une éolienne est une machine infernale pour d’autre c’est comme une grosse épinette blanche qui tourne au vent lentement …c’est une question de choix et c’est très subjectif …
J’aime voir les pygargues ( aigles a tête blanche) sauf lorsqu’ils piquent sur les chatons de la voisine…pour eux ça ou une souris….merci pour la suggestion.. bye!
gl000001
27 janvier 2011
21h50
@mononke
Je comprends votre point de vue maintenant. “Indésirables” par exemple comme Jean Charest qui voulait vendre une partie du parc du Mont-Orford. Merci de l’explication.
mononke
28 janvier 2011
13h49
@g100001
Oui Genre……. mettons! ,,,, ( ça s’améliore ton affaire ! lol)
bye!
gl000001
28 janvier 2011
15h31
@mononke
Ha ha ha. J’aime vraiment pas JC. Il est dans le haut de ma liste d’Indésirables ;-)