Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Vendredi 10 décembre 2010 | Mise en ligne à 11h01 | Commenter Commentaires (44)

    C’est pas de la science, c’est de l’anthropologie

    Un drôle de débat secoue l’anthropologie américaine depuis quelques semaines. Et j’écris drôle, ici, au sens de «bizarre, à la limite du malaise», et non au sens de «rigolo». Parce que si j’étudiais encore en sciences sociales, ça ne me ferait pas rire du tout : lors de son dernier congrès annuel, l’American Anthropological Association, le plus important regroupement d’anthropologues aux États-Unis, a décidé de biffer le mot science de sa chartre, du moins de sa section «orientations à long terme». En lieu et place, l’AAA définit maintenant sa discipline comme une «compréhension publique de l’espèce humaine». Go figure

    Les critiques n’ont pas tardé à fuser. Certains y voient un symptôme du fait que l’anthropologie est depuis des décennies divisées en deux grandes branches, l’une s’intéressant au corps humain et à son évolution (et se trouvant donc plus proche de la bio et des sciences pures) et l’autre étudiant plutôt les aspects culturels des sociétés. Cette dernière est évidemment accusée d’avoir pris le contrôle de l’AAA et d’avoir manœuvré pour retirer le mot science.

    D’autres opposants parlent carrément d’«un pas de plus dans la conversion amenant l’anthropologie des sciences sociales en une branche ésotérique du journalisme (…) et encore, un journalisme qui donne plus dans l’éditorial que dans le reportage factuel». Le New York Times vient de consacrer un article à cette polémique, dont la Société des sciences anthropologiques, une organisation concurrente, fait ses chous gras.

    De son côté, l’AAA se défend bien de vouloir abaisser ses critères de rigueur et réplique que le mot science était simplement un «symbole (…qui a été) remplacé dans la préface par une liste plus précise (et inclusive) de domaines de recherche, tout en soulignant explicitement que le but premier de l’Association est la production, la diffusion et l’application des découvertes en anthropologie».

    Pour être honnête, il faut en effet reconnaître qu’en plusieurs endroits le document parle de l’«avancement des connaissances», d’«encourager la recherche», de «relever constamment les standards de la profession», etc. Autant de choses qui, dans le contexte, sont des synonymes plus ou moins exacts du terme science — beaucoup plus exact, en tout cas, que cette «compréhension publique», une expression verbeuse et qui sonne épouvantablement creux.

    Sur ce point, donc, je serais porté à donner raison à l’AAA, mais le gros du problème, il me semble, est ailleurs. Si l’Association a choisi d’abandonner le gros mot qui commence par «s», cela signifie qu’il indisposait trop de ses membres. Et c’est justement cet inconfort (présumé) qui est beaucoup, beaucoup plus lourd de sens et de conséquences qu’un simple symbole : quand des chercheurs patentés sont mal à l’aise avec le mot science, c’est peut-être un signe qu’ils ne sont plus, justement, des chercheurs.

    Pendant mes études en histoire et en sociologie, et je présume qu’il en va de même en athropologie, la majorité des professeurs que j’ai connus étaient des esprits brillants et rigoureux, des gens qui appliquaient une méthode systématique dans le but de produire du savoir — ce qui est la définition même d’une science. Mais j’ai aussi croisé une minorité de professeurs, et même une «minorité significative» dans certaines universités, qui étaient d’abord et avant tout des militants. Ceux-là se souciaient manifestement plus de défendre une cause politique que de faire progresser les connaissances — et s’appuyaient presque tout le temps sur une interprétation abusive du post-modernisme pour dire (grosso modo) que puisque l’objectivité parfaite est inatteignable, alors il est justifié d’avoir un biais et de le cultiver.

    Mon petit doigt me dit que s’il y a un schisme qui puisse expliquer l’abandon du mot science par l’AAA, ce doit être lui plutôt que la division entre les branches physique et culturelle de l’anthropologie. Certes, il y a sans doute une corrélation entre les deux, et pour tout dire j’ignore si la frange militante a suffisamment d’influence sur l’AAA pour imposer un virage aussi radical. Mais ce que je sais, c’est qu’il y a moyen de faire de l’anthropo culturelle de manière sérieuse, rigoureuse et, merde, scientifique — j’en ai vu beaucoup.

    Par-dessus tout, je sais aussi que si je faisais partie de ce métier, je serais carrément insulté et j’écrirais à mon association que LA bonne manière d’unifier l’organisation n’est pas de larguer le mot science, mais de mettre dehors ceux qui veulent le faire.


    • Enlever le mot “science” enlève de la crédibilité pour le commun des mortels, il me semble. Il y a une branche qui ne veut plus être crédible ?

      La politique ne devrait pas avoir sa place en sciences.

      Encore du niaisage comme quand ils ont décidé que Pluton n’était plus une planète. Ils auront l’air encore moins crédible à cause de ça. Dommage.

    • Pourquoi en lisant ce billet le mot «créationnisme» m’est venu à l’esprit?
      Pourtant rien dans ce billet ne semble suggérer la moindre relation…
      J’ai probablement oublié de prendre mon café.

    • @drstrange: idem, exactement le même sentiment pour moi!

      Alors je vous suggère d’aller prendre un café ensemble… ;-)
      JFC

    • @ drstrange

      Le mot “Créationnisme” m’est aussi venu à l’esprit, puis les mots “Marxisme” et son corrollaire “Féminisme” lorsque j’ai lu ce paragraphe:

      ————————–
      “Mais j’ai aussi croisé une minorité de professeurs, et même une «minorité significative» dans certaines universités, qui étaient d’abord et avant tout des militants. Ceux-là se souciaient manifestement plus de défendre une cause politique que de faire progresser les connaissances ”
      —————————–

      Je ne crois pas que les religieux et les philosophes ont d’affaire à venir “guider” la science “dans le droit chemin”, en accord avec l’opinion des gens “bien-pensants”.

      Ce fut un problême pour Gallilée, Darwin, et pour pas mal d’autres scientifiques qui ont suivi aussi.

      Si on laisse l’antropologie et les autres sciences de nouveau se faire définir par les théories de Karl Marx, on va avoir des problêmes similaires à ceux qui ont dévasté la Russie et beaucoup d’autres pays pendant une bonne partie du XXe siècle.

      En U.R.S.S. par exemple l’idéologie Marxiste avait tellement imbibé la psychiatrie qu’on enfermait les dissidents politiques avec les schizophrènes et les psychotiques et on les “soignait” en les gavant de doses massives d’haldopédidol.

      Un court article:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Haldol#Historique

      Un extrait:

      “C’est alors que s’imposa, d’abord en Belgique puis dans le reste du monde occidental celui qui allait devenir le premier des neuroleptiques en psychiatrie. Il présentait en outre l’avantage d’être incisif et moins sédatif que les dérivés de la chloropromazine.

      L’halopéridol a été utilisé en psychiatrie punitive en URSS ainsi que sur Ali Zubaydah (en), l’un des détenus de Guantanamo [2].”

    • (ajout)

      Définition de l’Anthropologie:

      “L’anthropologie est la branche des sciences qui étudie l’être humain sous tous ses aspects, à la fois physiques (anatomiques, morphologiques et physiologiques, évolutifs) et culturels (socio-religieux, psychologiques, géographiques, etc.).

      Elle tend à définir l’humanité en faisant une synthèse des différentes sciences humaines et naturelles.

      Le terme, anthropologie vient de deux mots grecs, anthrôpos qui signifie homme (au sens générique) et logos qui signifie étude (ou science).”

      Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropologie

    • Qu’on caractérise un champ d’étude de “science pure” ou de “science” tout court, tout en refusant cette étiquette à un autre champ d’étude, est à mon avis quelque peu réducteur.

      La science est une démarche, pas un thème. Si la Démarche Scientifique est applicable et est appliquée correctement lors de recherches, alors on peut parler de science. Les approches empiriques sont un peu plus difficiles à caractériser, toutefois.

    • C’est quoi la probabilité statistique que si vous demandez a un individu la même question, a un jour d’interval pendant 10 jours qu’il vous réponde exactement la même réponse. L’être humain évolue, il a des humeurs, il est tantôt indécis tantôt il change radicalement de point de vue. Juste de ne pas être assis sur la même chaise (dans un cercle pour observer une scène au centre) change la perspective.
      Ceci étant dit imaginez les probabilités statistiques, peut importe vos méthodes d’échantillonage que vous obteniez exactement le même résultat si en plus vous n’avez pas les mêmes sujets. M. Charest a convaincu presque tout le monde au terme du vote que finalement une commission d’enquête ne ferait pas la job de bras dont on a besoin. Aujourd’hui avec l’article du globe and mail, il y en a plusieurs qui changeraient d’idée.
      http://www.theglobeandmail.com/news/politics/construction-magnates-should-thank-jean-charest/article1832883/?cmpid=rss1
      Quand on pense que souvent les gens ont de la difficulté a se rappeller ce qu’ils ont mangé la veille, et encore plus de décider ce qu’ils ont vraiment envie de manger demain. Faire de la science avec des paramètre aussi volatiles c’est pas pire de faire de la méditation si on est bien doccumentés sur le sujet pour essayer de prévoir les résultats. Comment s’étonner? Les anciens qui n’avaient d’autre instrument que l’observation simple et leur expérience pour essayer de prédire la température et qui avaient de prévisions justes. Aujourd’hui rien ne va plus, ni les instruments, ni les observateurs expérimentés trop d’interférences et de parasites on ne peut plus prédire hors de tout doute quoi que se soit. La marge d’erreur est de plus en plus grande. Surabondance d’informations, surabondance de variables la vie n’est plus aussi simple.
      Auriez-vous imaginé il y a seulement 30 ans qu’on puisse naviguer sur internet, écouter un film, feuilleter un magasine, faire le lavage, écouter de la musique, interagir avec les membres de la famille, envoyer et recevoir des textos, en faisant cuire un pot au feu, tout en rédigeant votre to do list, tout ça en même temps. J’arrête ici mais évidement il n’y a pas que nos jeunes qui sont multi-tâches. Tout change.
      Autrefois les gens pouvaient vous répondre 3-10-15 ans d’avance ils choissaient un parti politique et acceptaient toutes les décisions qu’ils allaient prendre à leur place. Il achetaient une maison, une coutellerie et un ensemble de chaudron pour la vie, leur lit de mort il étaient à peu près certain d’avoir dormi dedans leur vie durant. Il n’est pas surprenant que l’acquisition et le traitement des connaissances change et perde de son intemporalité dans ce contexte. S’adapter, accepter les changements qui sont nécessaire rien n’est statique, la terre est en mouvement perpétuel. et tout le monde a la capacité d’agir, ça fait bien des relations a prendre en compte si on veut avoir une interprétation juste d’une image pris a un moment précis. Questionnez pour voir autour de vous si les gens qui vous connaissent bien savent vraiment pourquoi vous avez pris tel décision ou poser tel action et vous risquez d’être bien surpris. Avez-vous toujours des raisons rationnelles pour justifier vos moindre décisions vos moindre actions parfois on laisse la place a l’intuition, on ne peut trop expliqué pourquoi on aime ou on aime pas des choses ou des gens, on est pas des machines qui suivons un programme logique. On a une partie de notre cerveau qui est rationelle et l’autre intuitive. On connait moin bien un côté mais on s,en sert quand même on ne le met pas au neutre parce que rationnellement, logiquement on ne peu pas prédire toutes les applications qu’il nous fera faire. Autrement il n’y aurait pas d’amour, on arrêterait de faire des enfants (on est pas certain qu’ils pourront se nourrir dans 50-60-80ans), on ne ferait pas de moto et on arrêterait de manger. Qui peut prétendre que sa nourriture est saine… vraiment saine? On a pas toujours le choix, on doit bien se fier à son intuition en espérant qu’il n’arrivera rien.

    • @jfc,

      Vous parliez de rigueur,mais comment pouvons-nous qualifier de scientifiques des disciplines dans lesquelles le jugement des observateurs et des chercheurs sont soumis aux distorsions produites par leurs propres problèmes ?

      Comme exemple, je vous soumet celui d’un sexologue qui auraient subi des viols dans son enfance… Il me semble qu’il aurait bien de la difficulté à bien conseiller ses clients.

      En fin, je m’excuse de ne pas pouvoir utiliser des mots plus précis pour m’exprimer.

    • “Vous parliez de rigueur,mais comment pouvons-nous qualifier de scientifiques des disciplines dans lesquelles le jugement des observateurs et des chercheurs sont soumis aux distorsions produites par leurs propres problèmes ?

      Comme exemple, je vous soumet celui d’un sexologue qui auraient subi des viols dans son enfance… Il me semble qu’il aurait bien de la difficulté à bien conseiller ses clients.” walt68

      ===

      Les sexologues travaillent-ils de cette façon ou ne suivent-ils pas une méthodologie plus objective que ça ?

      Me semble qu’un cardiologue peut exercer sa profession, même s’il a déjà subit une crise cardiaque. Est-ce différent d’un sexologue ?

      Si c’est le cas alors la sexologie ne mérite pas le qualificatif de scientifique.

      Jean Émard

    • “Pour être honnête, il faut en effet reconnaître qu’en plusieurs endroits le document parle de l’«avancement des connaissances», d’«encourager la recherche», de «relever constamment les standards de la profession», etc. Autant de choses qui, dans le contexte, sont des synonymes plus ou moins exacts du terme science ” jfc

      ===

      Les astrologues emploient les même tournures de phrases. Dire qu’on veut “avancer la connaissance” ou “relever le standards de la profession”, sans que ça signifie qu’on s’astreint à une méthodologie rigoureuse, ça veut pas dire grand chose.

      Jean Émard

    • Est-ce que l’anthropologie est une science? C’est plus une philosophie de la vie qu’une science comme l’astrologie, par exemple. Est-ce que nous descendons du singe ou de Dieu? Un peu des deux, tout dépend de la direction de notre perception. Si je regarde du côté de la FTQ, pas difficile de songer immédiatement à l’Homo neanderthalensis. Par contre, si je dirige ma vision du côté de La Vierge Marie, je deviens créationiste. Finalement, ça été une bonne chose d’enlever le terme science, car l’anthropologie appartient plus au domaine de la littérature, à cause de la très grande complexité des interprétations de l’histoire de l’Humanité. H majuscule, pour ne pas déplaire aux religions, et ainsi créer des tensions sociales inattendues et inutiles.

    • Le psychologue professionnel refusera des patients s’il croit ne pas être en mesure de l’aider. Le but de la psychologie n’est pas de faire un livre de recette scientifique en prétendant qu’il sera efficace avec tout ceux qui répondent au même diagnostique. Parcontre le fait d’avoir traversé le même genre de problème est souvent salutaire. ex. les aa (alcoolique anonymes), les groupes de soutient pour les victimes d’actes criminel (enlévement d’enfants, vol a main armé etc). Cette façon d’aborder le monde comme si tout était statique et répondait a des logiques n’est pas très efficace en sciences humaines. L’histoire n’est pas une suite logique d’évènements. On a tous un libre arbitre et n’agit pas de manière logique et raisonable tout le temps. Sinon on pourrait prédire l’histoire. @walt68Savez-vous ce que vous allez porter demain?

    • @ramses,

      Par contre, lors des entretiens avec ses clients, un sexologue, ayant subi des abus et des traumatismes, risque de mélanger ses propres troubles avec ceux de son client.

      @lagentefeminine,

      Je sais à peu près ce que je porterai demain et tous les jours de la prochaine saison. Faites attention, dans les regroupements tels que les AA, il y a des gens qui se servent du mouvement pour écraser leurs semblables… Cela ne vous rappelle-t-il pas la religion.

    • Et, bien sur, la terre est plate et elle a été créée en 6 jours.

      et blbblblblba
      Si ce n’est plus une science, ça devient donc une opinion.
      Et alors toutes les dérives sont permises
      Y compris, le don d’un pays par Dieu lui-même
      Tout semble partir de là.

      vous savez ya pas moyen ,
      la science est une théorie et l’opinion la vérité.

      Je suis tanné là

    • Un des caractère fondamentale de la science est de faire des prédictions. Si on est pas capable de faire de prédiction, on est capable de faire de la tester et ce n’est plus de la science, c’est un discours narratif. La plus grande partie des “sciences” humaines est un discours narratif.

      Plusieurs branches des sciences humaines pourraient être beaucoup plus scientifiques mais comme les praticiens actuels n’en maitrisent pas les outils, il n’y a aucun intérêt économique à faire la transition. Ainsi, les sciences économiques viennent tout juste de prendre conscience qu’elles pouvaient faire des expériences pour vérifier certains éléments de leur théories. J’ai personnellement découvert que j’étais un des premiers chercheurs à tenir un scrutin expérimental alors que la théorie existait depuis 200 ans. Le problèmes avec les tests est qu’ils montrent le plus souvent que vous avez tords. Difficile de maintenir les écoles de pensées dans ces conditions.

      L’éconophysique, la théorie des réseaux, la théorie duc choix social devraient être des cours de base en économie, en sociologie et en sciences politiques. Le problème est que seul un étudiant sur 10 pourraient passer à travers ces cours. Pour maintenir les département en vie, ces matières fondamentales ne peuvent donc être enseignées. L’ignorance offrant alors la sécurité professionnels à chercheurs dans ces domaines.

    • “@ramses,

      Par contre, lors des entretiens avec ses clients, un sexologue, ayant subi des abus et des traumatismes, risque de mélanger ses propres troubles avec ceux de son client.” walt68

      ===

      On ne pourrait pas dire la même chose d’un médecin qui n’utiliserait pas une “grille objective” pour faire son diagnostic ?

      À mon avis toute activité qui n’utilise pas de méthodologie rigoureuse pour parvenir à ses fins, ne peut être qualifiée de science.

      Jean Émard

    • @ramses2.1,

      Mais l’objectivité parfaite est difficilement réalisable dans les rapports humains. Ceux qui ont subi des carences affectives en bas âge et ceux qui souffrent du syndrome post- traumatiques pourraient sûrement témoigner de l’intrusion de flash backs qui altèrent le jugement des traumatisés.

    • “@ramses2.1,

      Mais l’objectivité parfaite est difficilement réalisable dans les rapports humains. Ceux qui ont subi des carences affectives en bas âge et ceux qui souffrent du syndrome post- traumatiques pourraient sûrement témoigner de l’intrusion de flash backs qui altèrent le jugement des traumatisés.” walt68

      ===

      Je pense qu’on se comprends mal.

      Je ne nie pas les carences affectives, ou traumatismes de l’enfance. Je dis simplement qu’il faut justement utiliser une méthodologie qui nous met, “le plus possible”, à l’abri de ces influences.

      Un enfant qui a subit des malheurs peut quand même faire un bon médecin et diagnostiquer correctement les maladies, s’il suit une méthode le plus possible objective. S’il juge tout à partir de sa propre expérience il fait fausse route (*). Un médecin (ou sexologue) qui a des flask-back au point d’influencer ses diagnostic, a besoin de cesser ses activités professionnelles pour se faire lui même soigner.

      *Je ne dis pas non plus que la médecine c’est du génie civil.

      Jean Émard

    • @ramses2.1,

      Votre erreur est de placer sur le même niveau les maladies physiques avec les troubles mentaux et affectifs.

      Les troubles affectifs ont la particularité de revenir lorsque des signaux déclencheurs surviennent. Par exemple, un homme qui aurait souffert du traumatisme d’avoir été abandonné par sa mère durant son enfance, pourrait être animé inconsciemment par une haine viscérale pour toutes les femmes lui rappelant sa mère….

    • @ JFC
      Sans vouloir faire mon têteux ( je ne bois même pas mon lait avec une paille alors…)
      Bravo pour votre entrevue aux années-lumières.

      Merci bien ! Je suis vraiment tombé en bas de ma chaise, la semaine dernière, quand j’ai reçu le courriel d’unvitation d’une de leurs journalistes.
      JFC

    • @jim777,

      Si wikipedia le dit… L’association américaine d’anthropologie doit être dans le tord et ne pas comprendre ce qu’il font, ce n’est qu’après tous que la plus grosse association d’anthropologue en amérique du nord. Il faut se méfiez de wikipedia, après tous voici une citation de se site : “Creation Science or scientific creationism is a branch of creationism, which attempts to provide scientific support for the Genesis creation narrative in the Book of Genesis and disprove generally accepted scientific facts, theories and scientific paradigms about the history of the Earth, cosmology and biological evolution.” alors que tous le monde c’est que ce n’est pas vrais. Bon c’est traitre mais c’est légale

    • “Votre erreur est de placer sur le même niveau les maladies physiques avec les troubles mentaux et affectifs.” walt68

      ===

      Moi je fais cette erreur ??

      Je dis simplement qu’un thérapeuthe/médecin/sexologue doit suivre une logique, une méthode approuvée par ses pairs, quand il cherche la cause d’une maladie/symptome, sinon sa démarche n’est pas scientifique.

      Un diagnostic ou la recherche des causes d’une maladie, n’est pas une partie de pêche ou le thérapeuthe/médecin/sexologue explore au gré de ses humeurs. La psychanalyse freudienne a perdu de son lustre, justement parce que son approche était ce genre de “partie de pêche” et n’avait pas de caractère scientifique (comme la reproductibilité).

      Jean Émard

    • @ramses 2.1
      “Un enfant qui a subit des malheurs peut quand même faire un bon médecin et diagnostiquer correctement les maladies, s’il suit une méthode le plus possible objective. S’il juge tout à partir de sa propre expérience il fait fausse route (*). Un médecin (ou sexologue) qui a des flask-back au point d’influencer ses diagnostic, a besoin de cesser ses activités professionnelles pour se faire lui même soigner.”

      Ne sous-estimez l’impact émotionnel que pourrait avoir le cotoiement de certains patients chez les médecins. À long terme, je ne crois pas que ca soit très sain pour un médecin (qui reste un humain!) de toujours côtoyer des gens qui vous rappellent vos propres petits traumatismes.
      Prenez par exemple: une jeune étudiante en médecine apprend un diagnostic de cancer chez son amoureux. Pensez-vous qu’elle ira en oncologie? Elle va probablement éviter à tout prix le domaine. Bref, derrière chaque démarche clinique d’un médecin, il y a quand même un humain.

      Mais dites-moi, on parlait d’antropo non?? pourquoi les médecins reviennent toujours dans le décor? y sont comme le bonhomme 7 heures ! hihi

    • @walt68 cit 16h46 ‘Les troubles affectifs ont la particularité de revenir lorsque des signaux déclencheurs surviennent’.
      Oui mais la personne qui règle ses conflits intérieurs (fait du ménage de temps en temps… avec ou sans supports d’amies ou d’experts), reconnait aux premiers signes ses paterns, et pourra rationaliser ses attitudes en ralativisant la situation. On ne va pas détester toute sa vie des gens qui n’ont même pas rapport a des sentiments sous prétexte qu’on a vécu une expérience difficile avec d’autres. On a la capacité comme être évolué de se remettre en question et de contrecarré des automatismes. On est pas des machines. On est assez intelligent pour savoir faire la part des choses. La première chose a faire c,est de reconnaitre nos émotions, de relativiser (sont elles ou ne sont t-elles pas en rapport avec la personne ici présente. Si on a beaucoup souffert on va allumer notre intellect davantage et agir de manière moins spontanée en se donnant et en donnant la chance aux autres de faire autrement que le scénario expérimenté. C’est essayer de sortir de la roue du hamster. En ne répétant pas les mêmes comportements, ou en disant aux autres qu’on a vécu une expérience difficile ils seront peut-être plus indulgeant face a vos réticences et votre méfiance. Il y a aussi la visualisation créatrice. On peut en état de relaxation profonde refaire des scénarios et agir différement se qui entraine un déroulement différent et donne de l’assurance pour rpogrammer d’autres comportements. Il ne sagit pas d’effacer notre disaque dur, mais d’expérimenter des comportements différents. Quand on arrive dans des situtation semblables dans la vrai vit on reconnait plus rapidement nos émotions, se met en mode hyperconscient pour être plus lucide et avoir des attitudes différentes. On ne peut pas passer toute sa vie a cumuler des blocages ou des automatisme en doit en être doté d’une intelligence faire sur nous le travail qui nous permette de garder notre libre arbitre en toute situations peut importe les expériences qu’on a vécu avant. Ce servir de ses expériences pour avancer au lieu de rester pris dans l’immobilisme qu’apporte la peur de revivre les mêmes souffrances.

    • Sujet intéressant M. Cliche,

      Je fais présentement mon doctorat en anthropologie donc je me sens concerné.
      La décision de la AAA est évidemment prise dans le contexte postmoderne auquel vous faites allusion et dont l’une des dérives est la possibilité de dire que ‘toute connaissance est équivalente’. En tant que critique du réalisme scientifique (la possibilité des mots ou concepts de témoigner de la réalité des objets étudiés), cette posture a son utilité. Elle permet entre autres de rendre compte des influences auxquelles sont soumises les recherches scientifiques (financement, présupposés ontologiques, etc.). Par contre, lorsque une telle ‘déconstruction’ des sciences s’en prend aux fondements de celles-ci, à sa méthodologie, il y a des risques d’en perdre certains repères très confortables.
      Les débats qui animent l’anthropologie sont donc en lien avec sa méthode. Il n’y a pas ‘une’ méthode anthropologique. Il y a plusieurs types de recherche, de sous-disciplines, de critères ’scientifiques’. Même chose en économie, en psychologie ou en sociologie. Il y a plusieurs écoles de pensée et ce n’est PAS parce qu’on étudie un phénomène avec sérieux que l’on fait de la science ! Le problème, c’est lorsque l’on insinue que parce qu’une discipline n’est pas une Science, elle est conséquemment réduite au néant, au ”gros bon sens” ou une autre forme de relativisme. Que ce soit clair : la décision de la AAA ne veut aucunement dire que maintenant les anthropologues sont libres de ne donner que des ‘opinions’. Ce n’est pas du populisme. C’est simplement la reconnaissance que de se dire ’science’ (encore une fois l’économie est tellement ’scientifique’ que personne n’avait vu venir le récent crash boursier…) n’est aucunement gage de vérité. La vraie question est celle de la rigueur intellectuelle : quels sont les critères pour accorder un doctorat en sciences sociales, par exemple. Question évidemment en lien direct avec le financement de nos universités…

    • Je suis un lecteur régulier de votre blog, en curieux plutôt qu’en scientifique. J’ai toujours apprécié de lire les résultats de recherches dans des domaines que je maîtrise peu ou pas du tout.

      Les “sciences dures”, pour peu qu’elles explorent le vivant ou le cosmos, me parlent et m’introduisent à des récits nouveaux, souvent inédits, “contre-intuitifs” diraient les cognitivistes. Bien sûr, réduire les recherches menées dans ces domaines à des narrations serait un pied de nez ironique à yvan_dutil, puisque ce serait confondre une certaine façon d’exposer un résultat et l’expérimentation menée tout à fait rigoureusement…

      Mais les “sciences faciles” ne sont pas plus des narrations, ou moins, que la plupart de mes lectures en sciences difficiles. Seulement, c’est partir d’un postulat erroné, ou d’un vœu pieu, que de considérer que la science existe d’une part, et le monde de l’autre. L’exemple de la dorsale de Lomonosov en est un très bon exemple : le problème est une contestation de frontière, fait éminemment social, culturel ou humain, pour peu qu’on ne soit pas aveuglé par l’idée de frontière naturelle. Pour résoudre cette contestation et les enjeux internationaux qui en découlent, les règles du jeu politio-scientifique ont été fixées à l’ONU, et c’est la science qui permettra de trancher en fonction du jeu du droit international de la mer. On aurait aussi pu choisir de tracer les frontières en fonction de ce qu’elles sont, des conventions, mais on a envoyé finalement des milliards de subvention et des équipes de recherche ad hoc pour évaluer les limites d’une dorsale, que rien ne prédisposait à devenir plus célèbre que certaines de ses consœurs.

      Pourquoi donc ce détour, puisque je n’en suis pas encore arrivé au sujet de l’article lui-même ? Il y a une certaine urgence à ne pas radicalement diviser les sciences, dures ou faciles, en fonction de critères partiels. Les sciences dures excluent les sciences faciles du champ de la scientificité, la réplique ne devait pas tarder à se faire sentir, et il apparaît que les sciences dures sont tout à fait culturelles et sociales (B. Latour, bien lu, est un amoureux de la science).

      Mais puisque les représentations de la recherche en sciences dures proposées par les sciences faciles ne semblent pas correspondre au portrait de raison que les premiers se font d’eux-mêmes, il est difficile de convaincre que l’idée de science, en tant que tour d’ivoire antisociale et antimondaine (étymologiquement bien sûr), soit un mythe.

      Alors, pour en revenir au AAA, je crois que ceux qui voient du créationnisme, du féminisme, ou d’autres -ismes peuvent arrêter d’évoquer leurs soupçons, tout cela n’a rien à voir. Le créationnisme, en anthropologie, est un théorie plus que marginale, sans aucune influence au sein de l’AAA. Non, les causes de ce changement sont à rechercher dans les 40 dernières années de l’anthropologie sociale et culturelle américaine, essentiellement portée par un “post-modernisme” aux différentes métamorphoses, d’une part, et d’autre part confrontée à des contestations radicales des méthodes et des recherches utilisées par les anthropologues. Je parle ici notamment des peuples Autochtones, ce qui fait bien du monde puisque les sociétés qui se reconnaissent aujourd’hui comme telles se trouvent aussi bien en Amériques qu’en Afrique, Asie, Océanie ou Europe.

      Je ne m’attarderai pas sur la première tendance, qui en dépit d’élans radicaux, ne fait qu’ouvrir des portes aux réflexions et tentatives de la seconde. Clairement, il est impossible de pratiquer l’anthropologie sociale et culturelle comme elle se pratiquait il y a encore 20 ou 30 ans. Pour caricaturer, l’anthropologue-sujet qui étudie une population-objet, l’utilise pour constituer un corpus de données à l’aide de techniques qu’il maîtrise seul (entrevue, questionnaire, photographie, etc…), retourne dans son pays et écrit seul une interprétation, un discours théorique sur le fait social et culturel à partir de l’expérience qu’il a menée, appartient aux espèces récemment disparues. Et notamment, c’est le caractère solitaire de l’entreprise qui a été et est contesté. Lire par ex. Linda T. Smith, Maori de Nouvelle-Zélande : Decolonizing Methodologies. Research and Indigenous People. D’où la caractère “public” de la nouvelle démarche, où on reconnaîtra probablement l’influence d’Habermas…

      Bref, si l’anthropologie était une science on dirait qu’elle est entrée dans la phase de crise du cycle de son paradigme. Aucun paradigme fort n’a encore pris le dessus, mais l’AAA vient de faire une tentative, que je trouve assez maladroite, mais qui répond a plus de 40 ans de débats dans la discipline, autour des questions de la représentation (coloniale) d’autres sociétés ou peuples, du chercheur-sujet et de l’objet-pourtant humain, de la construction de l’objectivité ou de la subjectivité en sciences ou dans les représentations collectives locales, et probablement aussi en raison d’une perméabilité de plus d’un siècle à des principes ontologiques et cosmologiques parfois radicalement différents de ceux que connaît et comprend la science occidentale (cf. Descola, par delà Nature et Culture ; Viveiros de Castro, Métaphysiques cannibales.)

      Puisqu’il s’agissait cette fois d’un domaine que je connais, mieux du moins, j’ai préféré mettre quelques choses au point, de l’intérieur dirions-nous, afin de contester quelques positions et professions de foi scientifiques très erronées.

      Au plaisir

    • C’est plutôt comique parce qu’en fais le débats ici est un débats qui existes depuis des lunes. Un temps on a fais une différences entre les “sciences pure et dure” et les “sciences môles” on à ensuite modifier la différences entre “sciences de la nature” et “sciences sociales” pour évitez les préjuger contre les sciences qui étudies l’humain dans plusieurs contexte (qu’on nomme sciences sociales), parce que les scientifiques qui faisait déjà du bon boulot pour rendre leurs champs d’études objectif (méthodes computationelle et électrophysiologie en psychologie, méthodes computationelle et utilisation de la génétique en anthropologie, etc…).

      Se chisme à fais que dans chacune des “sciences sociales”, il y a eu des gens qui ont dit: “mon champs n’est pas scientifiques, donc je vais me partir une nouvelle disciplines qui elle est une discipline scientifiques qui va étudier le champs dans lequel je travail” l’exemple le plus connue et Skinner, qui a frappé à coups de sabre dans la psychologie non behavioriste. Le behaviorisme est une Sciences, comme la psychologie cognitive en est une, alors que la Psychologie et les Sciences Cognitives ne sont pas des sciences puisqu’il y a des non scientifiques qui y contribue. Est-ce-que c’est grave, sûrement pas, on a pas besoins d’être scientifiques pour pouvoir contribuer à un domaine, par exemple les psychanalystes ne sont pas scientifiques et ils ont contribué à la psychologie. Est-ce-que ça veut dire que le créationnisme frappe à la porte de ses disciplines? Non, les gens dans ses disciplines qui utilise soit le post-moderniste ou une épistémologie différente de celle utilisé par la majorité des scientifiques qui à été développé par le cercle de vienne et Carl Popper, soit le positivisme logique et le Popperisme (les deux ne sont pas contradictoire avec l’autre d’ailleurs).

      Pour ce qui est de la distinction entre “sciences pure”, “naturelle” ou “exacte” et “science mole”, “sociale” ou “inexacte”, je ne suis absolument pas d’accord, la sciences c’est une méthodes et d’ailleurs des résultats exacte sa n’existe pas, même dans la plus vénérable des sciences la physiques. On fais de la sciences ou en n’en fais pas, et dans tous les champs d’études dit “sociaux” il y a des gens qui ne font pas de la sciences, et de mettre le terme sciences induit les gens en erreur en pensant que si un psychanalyste (spécialiste de la psychologie, mais non scientifiques) contredit un cognitiviste (spécialiste de la psychologie, mais scientifiques) il y a deux scientifiques qui se contredisent alors que c’est faux (c’est un peu plus compliqué que ça parce que ce n’est pas non plus l’appartenance à une approche générale qui empêche d’être scientifique). Pour régler cela, le meilleurs moyens est de dire parfais, les anthropologues ne sont pas des scientifiques, mais ceux qui utilise des méthodes d’analyse au carbones 14, des mesures physiologique, et tous le tralala possible en “sciences “sociale”" sont des scientifiques. D’ailleurs de nos jours avec la multidisciplinaire, on peut être informaticien et être aussi spécialisé qu’un psychanalyste dans la psychologie si on utilise des réseaux de neurones pour faire des applications qui simules la “psyché” humaines. Il faut vraiment revoir nos classifications de domaines scientifiques et je ne peux que félicité les Anthropologue d’avoir fais cela

    • oups il manque une partie de texte après: “les gens dans ses disciplines qui utilise soit le post-moderniste ou une épistémologie différente de celle utilisé par la majorité des scientifiques qui à été développé par le cercle de vienne et Carl Popper, soit le positivisme logique et le Popperisme (les deux ne sont pas contradictoire avec l’autre d’ailleurs).” il faut ajouter

      mais utilise tous de même une épistémologie autre que la croyances , même si ce n’est pas “scientifiques”, ce qui protèges les domaines d’études du créationnisme. Et même si l’anthropologie se mets un jour au créationnisme, si elle n’est pas une sciences et qu’elle le dit, je ne voit rien de mal la dedans parce que le seul moment ou nous pouvons nous offusqué sur le créationnisme c’est lorsqu’il joue dans les plates-bandes des sciences.

    • “Prenez par exemple: une jeune étudiante en médecine apprend un diagnostic de cancer chez son amoureux. Pensez-vous qu’elle ira en oncologie? Elle va probablement éviter à tout prix le domaine. ” miey

      ===

      Je pense pas qu’on puisse tirer cette conclusion. Ça peut être le contraire.

      On peut être motivé de bien des façons pour aller en oncologie .

      Une de ces raisons, pourrait être justement de combattre cette maladie qui a tué un de nos proches.

      Vous semblez dire que ceux qui vont en oncologie, ont eu moins de cancer dans leur famille ou proches que chez les autres médecins ? Je doute de ça.

      Jean Émard

    • “C’est simplement la reconnaissance que de se dire ’science’ (encore une fois l’économie est tellement ’scientifique’ que personne n’avait vu venir le récent crash boursier…) n’est aucunement gage de vérité. ” bob_gwestondotcom

      ===

      La sismologie non plus ne voit pas venir tous les tremblements de terre. Ça la disqualifie comme science ?

    • @bob_gwestondotcom

      Il existe des économistes qui avaient bel et bien prédit le crash boursier. Ceux qui ne l’on pas prédit préfère dire que c’était imprévisible pour ne pas se faire dire qu’il faudrait peut-être écouter plus les économistes qui les ont fais puisque se sont principalement des économistes qui privilégie l’intervention de l’état. Si on se fit à jim777, se ne sont pas des économiste, puisque les économiste qui font cela puisqu’il bâillonne certain scientifique pour des convictions politique.

    • @Ramses

      Bien évidemment, on pourrait contre-argumenter durant des heures puisque la décision de chacun est strictement personnelle et il n’y a aucune règle établie.

      Mais dans un domaine comme la médecine/psychologie etc, en général, une saine distance est préférable. Lorsque l’on a un vécu près de nos malades, c’est très facile de se sentir trop interpellé. Vous pourriez en parler à vos proches travailant en santé pour voir quelle est leur opinion.

    • “Mais dans un domaine comme la médecine/psychologie etc, en général, une saine distance est préférable.” miey

      ===

      Tout à fait et suivre un protocole scientifique est une bonne façon de garder une saine distance.

      Jean Émard

    • “Il existe des économistes qui avaient bel et bien prédit le crash boursier.” olivierpicard18

      ===

      Comme les astrologues il y a autant de prédiction que d’économistes. C’est sûr que certains vont faire mouche.

      Comme disait Voltaire: “Nul ne saurait avoir le privilège de se tromper tout le temps”.

      Jean Émard

    • @ramses2.1,

      Sauf que les économistes qui avait prédit la crise avait justement spécifié la cause, crash de la bulle immobilière, les astrologues sont dans une autres ligues. La raison qui a fais qu’il n’ont pas été écouté est qu’ils exigeaient un investisment massif de l’état, les grands financier ont crier au meurtre et au pouvoir de la main invisible pour faire taire et lance un argument comme vous pour justifier le fais que l’état ne devrait pas plus investir dans l’économie. Vous avez le droit d’être de droite ou de gauche, mais vous ne pouvez pas discréditer des économistes parce qu’ils sont de gauche en les comparant à des ésotériques tous de même

    • “Tout à fait et suivre un protocole scientifique est une bonne façon de garder une saine distance.”

      Je suis bien d’accord avec vous. Mais, juste pour être tannante, je pourrais vous poser une autre question: est-ce que la démarche clinique d’un médecin est un protocole scientifique?

      On dit souvent “L’art de la médecine”. Un médecin possède des valeurs et des jugements qui ont une influence sur ses décisions finales. Un bon médecin en est conscient et essaie de ne pas être trop biaisé.

      Mais bon, c’est un tout autre sujet! sur ce, bonne soirée! ;)

    • “@ramses2.1,

      Sauf que les économistes qui avait prédit la crise avait justement spécifié la cause, crash de la bulle immobilière” olivierpicard18

      ===

      Une bulle immobilière est une de premières causes probables qui vient à l’esprit. Un peu comme “prédire” que la prochaine catastrophe écologique sera un déversement de pétrole. C’est pas tellement une “longue shot”

      Alors que des économistes aient “prévu” cette possibilité si on tiens compte du nombre de prédictions faites pas les économistes ne m’impressionne pas vraiment.

      Un économiste prédirait de tels événements “sur une base régulière” ce serait beaucoup plus impressionnant.

      Jean Émard

    • “Vous avez le droit d’être de droite ou de gauche, mais vous ne pouvez pas discréditer des économistes parce qu’ils sont de gauche en les comparant à des ésotériques tous de même” olivierpicard18

      ===

      Je ne les discrédite pas vraiment.

      Je dis simplement que leurs pseudo-prévisions ne marche pas, sauf quand c’est le hasard qui entre en jeu, mais ça tout le monde peut le faire.

      Regardez les investisseurs, plusieurs se vantent de battre le marché, c’est vrai mais ils le battent pour un certain temps seulement, et pas d’une façon régulière (sur le nombre d’investisseurs certains son bénis par le hasard pour une certaine période). On a autant de chance de battre le marché d’une façon “régulière” en lançant ds fléchettes sur la page financière d’un journal qu’en se fiant à un analyste.

      Jean Émard

    • “Je suis bien d’accord avec vous. Mais, juste pour être tannante, je pourrais vous poser une autre question: est-ce que la démarche clinique d’un médecin est un protocole scientifique?” miey

      ===

      Pas tanante du tout. ;)

      Je pense qu’un médecin qui s’écarterait trop des méthodes prescrite dans sa discipline pour faire un diagnostic, se ferait bannir par le collège des médecins.

      Le docteur Lanctot s’est fait bannir parce qu’elle refusait d’admettre certains acquis de la médecine dans le traitement du cancer, je crois. D’autres médecins ont eu le même sort.

      Le médecin a une certaine latitude bien sûr, mais il doit quand même suivre les méthodes approuvées par le corp médical. Il ne peut pas faire n’importe quoi parce qu’il croit “lui” dans son fort intérieur, que c’est bon.

      Jean Émard

    • @ramses2.1,

      Je ne parlais pas de vous en parlant de discrétisation, je parlais des économiste de droite qui ont affirmé que ceux qui prédisait le crash était des ésotérique parce qu’il était de gauche. Pour ce qui est des prédictions, toutes les différentes prédictions possible sont faites dans presque tous les domaines de la sciences, est-ce-qu’il faudrait discrédité la science au grand complet pour ça? Il existe certaine meilleur méthode que d’autre pour prédire ce qui va se passer. Par exemple si on parcours l’espace étudier au grand complet et utilise des méthodes probabilistes pour prédire ce qui aura le plus de chance de se passé, c’est beaucoup mieux que de jouer au dés. Plusieurs économiste utilise ses méthodes, je ne sais pas si ceux qui ont prédit le crash les utilise, mais il y avait un prix Nobel d’économie la dedans donc c très probable

    • @olivierpicard18 09h48

      ===

      Ce que je dis c’est qu’une (ou quelques ) prédiction gagnantes qui sont isolé dans le temps ça ne veut pas dire grand chose. Si les prédictions ne tiennent pas le coupdans le temps, c’est probablement que leur taux de réussite est du au hasard.

      Très bien couvert dans le livre de Burton G. Makiel: A random Walk Down WallStreet.

      “Since stock prices cannot be predicted in the short term, argues Malkiel, individual investors are better off buying and holding onto index funds than meddling with securities or actively managing mutual funds. Not only will a broad range of index funds outperform a professionally managed portfolio in the long run, but investors can avoid expense charges and trading costs, which decrease returns.”

      Jean Émard

    • @ramses2.1,

      Je suis d’accord avec vous, mais il existe des méthodes pour faire d’excellente prédictions en utilisant les méthodes computationelle. Le seul Hic, c’est quand économie (comme dans pratiquement toutes les sciences humaines, c’est méthodes sont dénigrer parce que les chercheurs ne les comprennent pas et qu’ils ne sont pas capable de les utiliser. Pour ce ce qui est des étudiants, je dirais plutôt que c’est 1 sur 100 (contrairement au 1/10 à M.Dutil qui a raison sur le fond, juste petit débats de nombre ici) si ce n’est pas plus qui serait capable d’apprendre ses méthodes dans le cadres de cours théoriques. Par exemple à l’UQAM, il n’a qu’un seul laboratoire en psychologie qui utilise vraiment les méthodes computationelle. À ma connaissances à l’UDM il y en a aucun. Les universités ou il y en a plus sont McGill et Concordia

    • “Je suis d’accord avec vous, mais il existe des méthodes pour faire d’excellente prédictions en utilisant les méthodes computationelle. Le seul Hic, c’est quand économie (comme dans pratiquement toutes les sciences humaines, c’est méthodes sont dénigrer” olivierpicard18

      ===

      Pourquoi on dénigrerait des méthodes avec lesquelles on pouvait faire de l’argent ???

      Les méthodes computationnelles aussi sophistiquées soient-elles, ne peuvent prédire le hasard. C’est la thèse de bas de Random Walk On Wall Street.

      Jean Émard

    • avec lesquelles on pouvait faire de l’argent = avec lesquelles on pourrait faire de l’argent

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