Sciences dessus dessous

Archive, octobre 2010

Mardi 12 octobre 2010 | Mise en ligne à 8h40 | Commenter Commentaires (4)

Petite pause

Veuillez noter que votre blogueur favori, s’étant mis l’an dernier à faire des enfants et ne sachant plus trop comment s’arrêter, est encore en congé de paternité. Ce blogue tournera donc au ralenti au cours des prochaines semaines — mais j’en profiterai quand même pour lire quelques livres qui traînaient depuis trop longtemps sur mon bureau, et vous en donnerai des nouvelles.

À bientôt !

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Mercredi 6 octobre 2010 | Mise en ligne à 10h18 | Commenter Commentaires (27)

Quand G.I. Joe vire au vert

En bon amateur de gros-films-d’action-peu-subtils, une question me trotte dans la tête depuis un certain temps… Quand il n’y aura plus de pétrole, ou presque, que feront les armées ? En quoi cela changera-t-il la stratégie militaire ? Et comment voleront les avions à réaction ? Avec des carburants que l’on devine pas mal plus cher — ou pire, d’un point de vue stratégique, moins performant ? Ou est-ce que les armées en utiliseront moins ?

Un début de réponse vient de paraître dans le New York Times, au sujet d’un groupe de Marines qui testent, en pleine zone de combats afghane, une série de gadgets «verts» afin de voir si les énergies renouvelables sont solubles dans la poudre à canon : panneaux solaires pliables, lampes à faible consommation, paravents produisant de l’électricité solaire, etc.

Et ce n’est pas (du moins pas seulement) par esprit charitable que l’armée américaine tente de se convertir au vert, mais bien par un authentique souci stratégique, a expliqué le grand patron de la Navy, Ray Mabus. «Il y a bien des raisons philosophiques pour agir de la sorte, mais pour l’essentiel, on le fait parce que c’est pratique. (…) Les énergies fossiles sont notre importation la plus importante en Afghanistan, et la surveillance du carburant empêche des soldats de faire ce qu’on les a envoyés pour faire là-bas, soit combattre et tisser des liens avec la population locale», a dit M. Mabus au Times, ajoutant qu’il avait pour objectif que la moitié de l’énergie consommée par la Navy et les Marines soit renouvelable d’ici 2020.

Le carburant compte pour 30 à 80 % du matériel militaire envoyé en Afghanistan, ce qui engendre des coûts et des risques énormes. «Nous avons eu des voies de ravitaillement qui passaient par le Pakistan et qui étaient précaires. Cela nous coûte un paquet, et elles sont très dangereuses», a ajouté le général James T. Conway, le commandant des Marines.

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Mardi 5 octobre 2010 | Mise en ligne à 10h41 | Commenter Commentaires (9)

Nobel-minute

Andre Geim. Photo : Sergeom, Wikimedia Common

Andre Geim. Photo : Sergeom, Wikimedia Common

Il s’écoule habituellement une trentaine, sinon une quarantaine d’années entre une percée scientifique et son éventuelle «nobélisation». Ce qui est parfaitement normal puisqu’il est souvent impossible de mesurer immédiatement l’envergure d’une découverte. Seul le temps finit par dire si une trouvaille est révolutionnaire ou plutôt banale. D’ailleurs, pas plus tard qu’en mai dernier, à l’occasion des 50 ans du laser, l’un des nobélisés 2009 (Willard Boyle) me disait justement que les inventeurs du laser n’avaient aucune idée, au début des années 60, de la révolution technologique qu’ils étaient en train

Konstantin Novoselov. Photo : University of Manchester

Konstantin Novoselov. Photo : University of Manchester

d’enclencher…

Mais le Nobel de physique de cette année fait exception — l’un des deux lauréats n’a pas encore 40 ans ! Décerné ce matin à Andre Geim, 51 ans, et à son ancien doctorant Konstantin Novoselov, 36 ans, il récompense de façon particulièrement rapide la découverte du graphène, annoncée dans un article publié en 2004. La page Wikipédia ne parle encore que d’«applications potentielles», mais il faut dire que le matériau semble extraordinairement prometteur.

Le graphène consiste en une couche unique d’atomes de carbone disposés en hexagones, comme les alvéoles d’une ruche. Fait à noter, MM. Geim et Novoselov sont parvenus à obtenir cette couche ultramince à l’aide, essentiellement, d’un crayon de plomb et d’un simple ruban adhésif !

«Comme matériel, c’est complètement nouveau, lit-on dans le communiqué de presse de la Fondation Nobel. Non seulement est-ce le matériau le plus mince qu’on connaisse à ce jour, mais c’est aussi le plus résistant. Comme conducteur d’électricité, le graphène est aussi performant que le cuivre. Comme conducteur de chaleur, il est meilleur que tous les autres matériaux. Il est complètement transparent, et pourtant il est si dense que même l’hélium, le plus petit atome gazeux, ne peut pas passer à travers.»

Le graphène devrait permettre de fabriquer des transistors plus rapides que ceux d’aujourd’hui (en silicium) et trouver une foule d’applications en électronique, peut-être dans les panneaux solaires et pour fabriquer des matériaux très solides.

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