Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Dimanche 30 mai 2010 | Mise en ligne à 9h14 | Commenter Commentaires (35)

    Qui a peur des mines d’uranium ?

    Les mines d’uranium sont-elles aussi cancérigènes que certains groupes, dont la vingtaine de médecins de Sept-Îles qui menacent de démissionner si une mine voit le jour dans leur patelin, le disent depuis l’automne dernier, m’a demandé Michel Renaud, de Québec, pour ma chronique ? Ça pourrait faire jaser…

    La réponse que j’ai trouvée, grosso modo, est que même si les dangers des rayons ionisants n’ont plus à être démontrés, il n’est pas évident du tout qu’une mine d’uranium en produit suffisamment pour causer des cancers. Mais comme me l’a dit Marcel Lacroix, professeur de physique à l’Université de Sherbrooke et docteur en génie nucléaire, «dès qu’on parle de nucléaire, c’est comme si on brandissait un crucifix devant un vampire».

    Il y a une part d’irrationnel, ça semble clair. Mais la crainte peut aussi venir du modèle mathématique que l’on a longtemps utilisé (et utilise encore) pour évaluer les risques associés aux très faibles expositions, le «modèle linéaire sans seuil», de son petit nom. Comme on disposait de très peu de données pour chiffrer ce danger, on s’est servi de ce qu’on savait des doses plus fortes pour déduire mathématiquement ce que l’effet des très petites doses de radiation. Or, ce modèle est maintenant très critiqué parce qu’il exagère beaucoup (voir «invente») le danger de ces faibles expositions.

    Plus de détails dans ma chronique


    • les mines d’uranium seraient moins pires ue les aluumineries? ou les mines comme à vald’or ou la pollution est rqadical?….surement des foleries sans fondement que de craindre l’uranium voyons!….alors pourquoi pas en Iran?

    • le danger viend de la poussière qui est abosrdé, pas du rayonnement venant de smines ellemême…quel journalisme!

    • Si la job de mineur n’était pas si déprimante, je n’aurais aucune crainte à y travailler. L’uranium est présent en si faible concentration que même à proximité de pechblende, le risques sont ridicules. Il faut noter que ce minerais est présent dans la croute de notre planète depuis plus de 4 000 000 000 d’années et que l’uranium qui y est présent s’y est presque totalement dégradé. Comptez aussi la proportion de cet uranium qui s’est dégradé dans la nébuleuse solaire primordiale avant même que la planète n’existe… Mais ça, c’est une autre histoire.
      L’air séparant les mines et la ville de Sept-Iles bloque toutes ces [faibles] radiations et le radon est probablement déjà présent, quoi qu’en très petites quantités, dans le sous-sol des maisons de Sept-Iles depuis depuis des décennies…

      Les épouvantails, très peu pour moi!

    • J’ai pas peur, mais pas dans ma cour… ;-)

    • Oui, il existe la théorie du modèle linéaire avec seuil où on considère que sous une certaine dose, il n’y a aucun effet négatif.

      Mais il y a aussi la théorie de l’hormesis: sous une certaine dose, non seulement il n’y a aucun effet négatif, mais il y a un effet bénéfique.

      Cette théorie n’est même pas controversée dans le domaine de la chimie. Ne dit-on pas que la différence entre un médicament et un poison n’est qu’une question de dosage ? La plupart des médicaments sont constitués de substances bénéfiques à faible dose (et non pas sans effets) et toxiques lorsque la dose est plus élevée. C’est un peu la même chose lorsque l’on dit que boire un peu d’alcool à tous les jours est bon pour la santé, alors qu’être ivrogne peut nous tuer.

      La théorie de l’hormesis par radiation est plus contestée, même si des études semblent démontrer sa validité, probablement parce qu’on associe la radiation au nucléaire et à la destruction massive. La crainte d’une dose de radiation relativement faible provient de l’émotion et non de la raison. Plusieurs personnes acceptent toutefois cette théorie intuitivement: par exemple, des spas au radon (où la concentration représente des centaines de fois celle recommandée par les gouvernements) existent aux USA et en Europe pour soigner des douleurs chroniques.

      Ci-joint un site intéressant sur l’hormesis.

      http://www.belleonline.com/

    • D’un autre coté, certains vivent pire avec le radon dans leur sous-sol.

    • La peur des radiations n’a aucun rapport avec les risques qu’elles représentent. C’est un problème classique dans la gestion de risques. Plus un phénomène est rare est mal connu plus le risques semble grand. Ainsi, les gens ont beaucoup plus peur des avions et des terroristes que de mourir en voiture, alors que le risque de mourir en voiture est bien plus grand. C’est le même principe avec les radiations. La population ne sait pas ce que c’est alors elle prend facilement peur.

    • Excellente chronique M. Cliche mais vous omettez un détail très important lorsque vous parlez de dose de rayonnement: une dose en Sv(ou en n’importe qu’elle autre unité) se doit d’être accompagné de l’intervalle de temps durant laquelle cette dose a été absorbée sinon ça ne veut rien dire. Par exemple, la dose limite acceptable selon les normes de la CCSN est de 50 mSv/ans pour les travailleurs du secteur nucléaire et de 1 mSv/ans pour la population en générale.

      Autre exemple: la dose de radiation à l’intérieur du compartiment contenant la cible de production des faisceaux exotiques au Laboratoire TRIUMF à Vancouver peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de Sv/heure! Quelqu’un qui se trouverait à l’intérieur de ce compartiment atteindrait la dose limite annuelle en 18 millièmes de seconde!

      Pour ce qui est des médecins de Sept-Iles, c’est vraiment honteux de leur part de prendre la population en otage afin de revendiquer des choses qu’ils ne comprennent même pas. Lorsqu’ils prennent l’avion pour se rendre à un de leurs congrès, ils absorbent plus radiations en un seul voyage que ce qu’un résident de Sept-Iles absorberait durant plusieurs années à cause de cette mine. Ils semblent croire que l’uranium est extrait en grosses grappes alors que, comme le vous le dites dans votre chronique, la concentration est extrêmement faible et l’enrichissement est fait dans des installations sécurisées loin de la mine. Pour le radon, c’est un gaz très lourd qui n’a pas tendance à se retrouver en suspension dans l’air, ce qui en fait un gaz facile à contrôler.

      Mais dès qu’on parle de nucléaire, les gens pensent tout de suite à Tchernobyl et à Hiroshima, jamais aux millions de vies sauvés chaque année par la médecine nucléaire, aux millions de personnes qui bénéficient d’une alimentation en électricité grâce aux centrales ou aux applications qui découlent directement de la recherche dans ce domaine et qui sont utilisées tous les jours par le citoyen moyen(comme les systèmes informatiques de pointe qui ont été développés pour le LHC et qui sont maintenant intégrés à nos ordinateurs personnels).

      Avez-vous remarqué que le terme IRMN a été changé il y a quelques années pour IRM car Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire faisait peur aux gens? Pourtant, le principe physique reste le même mais les gens ne voyant plus le mot nucléaire sont maintenant rassurés, les médecins en premier!

      L’absence de période était en effet une erreur d’inattention de ma part (corrigée maintenant), merci de me l’avoir signalée !
      JFC

    • Sans avoir une peur irraisonnée de l’uranium, disons que même si ce n’est pas cher (même si on me donnait) les maisons pour retraités à Elliot Lake, je n’irais pas là pour finir mes vieux jours.

    • Bonjour M. Cliche,

      Je crois qu’il ne faut pas regarder seulement les rayons ionisants du minerai d’uranium. La mine proposée est située en partie sur le bassin versant du lac qui est la source en eau potable de la ville de Sept-Iles… Qui sera assez irresponsable pour risquer de contaminer la source d’eau potable de toute une communauté avec des poussières et des solvants toxiques?

      Christian

      C’est vrai, mais on peut dire cela de toutes les mines, pas seulement de l’uranium. Or c’est explicitement contre l’uranium que tout le monde s’est mobilisé à l’époque.
      JFC

    • D’accord avec le commentaire ci-haut. Le principal problème à mon avis, c’est l’accumulation des expositions aux radiations parce que les effets sont cumulatifs un peu comme le cancer de la peau et les rayons UV. Le radon existe déjà à l’état naturel dans l’air, l’exploitation de l’uranium produit du radon supplémentaire, je ne vois pas pourquoi nous devrions en augmenter sa teneur si nous savons de prime abord que c’est dangereux.

    • @chrstianb C’est effectivement, la seule raison qui faisait du sens dans les arguments contre l’exploitation de cette mine. Il y avait un risque de contamination de l’eau potable et les gens avaient raison d’être inquiet. Pour le reste, les médecins ont déraillé pas à peu près.

    • @humain51
      L’hormesis me fait plutôt penser à une forme d’homéopathie radiative.
      Je ne colle pas à ça.

      @meerly
      «…je ne vois pas pourquoi nous devrions en augmenter sa teneur si nous savons de prime abord que c’est dangereux.»
      Changez votre phrase par ceci:
      Je ne vois pas pourquoi je prendrais l’avion ou ma voiture si nous savons de prime abord que c’est dangereux.

      Ce à quoi on peut tous répondre: Parce que c’est utile et nécessaire.

      Les besoins énergétiques gonflent et vont bientôt exploser avec le peak pétrolier qui devrait être atteint vers 2015.
      Nous n’avons encore qu’une toute petite partie des infrastructures nécessaires pour combler le vide que laissera le pétrole.
      Que ça nous plaise ou non, le nucléaire devient de plus en plus une alternative évidente et relativement écologique. Surtout avec les nouveaux réacteurs de troisième et quatrième génération, capables de t’utiliser beaucoup plus efficacement et sécuritairement la matière fissile. De plus, ces générateurs peuvent réutiliser nos déchets nucléaire, en extraire beaucoup d’énergie et rendre ceux-ci beaucoup moins radioactifs…

      Le nucléaire, c’est l’avenir.

    • Suis-je seul à voir le mur venir???

    • “Les sous produits d’uranium

      Libéré en grande quantité par l’activité minière, le gaz radon-222 peut parcourir des milliers de kilomètres en quelques jours sans jamais trop s’éloigner de la surface du sol, à cause de sa pesanteur. Le radon s’émane aussi en grande quantité des montagnes de résidus miniers radioactifs entassés à proximité de ces mines. Or plusieurs personnes sont mortes du cancer après avoir été longtemps exposées à d’infimes quantités de radon. Des programmes élaborés dans plusieurs pays (le Canada exclu) permettent de contrôler la quantité de radon chez soi.
      Le radon se désintègre en sous produits appelés les produits de filiation du radon. Absorbées par le corps, ces substances peuvent provoquer le cancer du poumon, des maladies du sang, des troubles rénaux et des problèmes de reproduction. Poussé par le vent, le radon dépose sur le sol ses produits de filiation, qui s’infiltrent dans la faune et la flore.
      Le radium-226 est un autre sous-produit de l’uranium en désintégration. Il est un métal lourd radioactif. Il servait autrefois à la fabrication de peintures luminescentes. Parmi ceux qui ont fabriqué ou utilisé ces produits, plusieurs sont morts d’un cancer des os, du sinus ou de l’apophyse mastoïde (extension osseuse du crâne située derrière l’oreille. C’est pourquoi le radium est utilisé aujourd’hui en quantités infimes, à des seules fins médicales. En dépit de son caractère dangereux, le radium est rejeté avec les résidus miniers, où il continue toujours à produire le gaz radon par désintégration radioactive.
      De tous les sous-produits de la désintégration de l’uranium, le thorium-230 a la demi-vie la plus longue, soit 76 000 ans. Il est particulièrement toxique pour le foie et les reins. Les radiations qu’il émet peuvent pénétrer le corps même à grande distance. De toute façon, il est dangereux même s’il n’est pas absorbé par le corps. Il se désintègre en radium-226.”

      “Les risques pour la santé

      Lorsqu’il se désintègre, l’uranium émet de l’énergie et se transforme en substances diverses qui se désintègrent à leur tour, tout en produisant de l’énergie radioactive (voir tableau, page 2). Ces matières émettent des radiations de faible intensité capables de pénétrer les cellules et de modifier les molécules nécessaires à un fonctionnement normal. C’est cela qui pose le risque le plus important pour la santé.
      Les effets nocifs des radiations atomiques — cancer, leucémie, problèmes de reproduction et troubles génétiques — ont fait l’objet d’importants débats. Des documents récents, comme le rapport «BEIR V» publié aux ÉtatsUnis, concluent que les radiations atomiques sont beaucoup plus dangereuses qu’on ne le croyait. Aujourd’hui, la plupart des scientifiques considèrent que toute exposition aux radiations atomiques constitue un risque pour la santé.

      À l’état naturel, l’uranium est dangereux parce qu’il peut émettre des produits de désintégration radioactifs comme le radon et le radium dans l’environnement. Le minerai d’uranium extrait du sol et broyé est plus dangereux encore, car il expose davantage les humains, la faune et la flore à la radioactivité de l’uranium lui-même et des gaz et solides radioactifs qu’il répand dans l’environnement.”

      “Les désastres dans l’environnement

      L’uranium peut nuire à l’environnement de plusieurs façons. Voyons d’abord l’impact du processus minier luimême. Pour extraire l’uranium, il faut détruire de grandes surfaces de terres qui resteront stériles des années durant. Le traitement du minerai exige l’usage de produits chimiques toxiques: ammoniaque, acide chlorhydrique, kérosène et eau oxygénée. Ces substances sont systématiquement déversées dans l’environnement.
      Le plus grand risque pour l’environnement est dû aux résidus miniers laissés par le broyage et le traitement du minerai d’uranium. Ces résidus conservent 85 pour cent de la radioactivité du minerai d’origine sous forme de produits de désintégration qui se regénèrent sans cesse. Les tas de résidus miniers contiennent également des matières chimiques toxiques: acides, arsenic, nitrates et métaux lourds. Environ 175 millions de tonnes de résidus jonchent le sol canadien.”

      Lien :
      http://www.ccnr.org/uranium_cnp_f.html

      Personne ne nie le danger de la radioactivité. J’ai au contraire bien pris soin de le mentionner et de l’expliquer de manière explicite dans mon texte. Le problème avec le texte de la CCNR que vous citez est qu’il n’y est nulle part question de la notion de dose. C’est pas mal ce que je dénonce dans ma chronique.
      JFC

    • «L’hormesis me fait plutôt penser à une forme d’homéopathie radiative.
      Je ne colle pas à ça.» (drstrange, 31 mai, 14h09)

      L’homéopathie est plutôt assimilable au placebo. Les quantités sont tellement infimes qu’elles n’ont aucun effet. L’hormesis prévoit pour sa part une dose significative, mais à un niveau où les effets sont bénéfiques. Peut-on nier que les médicaments qui contiennent de l’arsenic ou autres substances toxiques à plus forte dose ont une efficacité réelle et non pas imaginaire ?

    • @JFC. Les doses sont disponibles sur le site de l’OMS, mais c’est l’équivalent de demander combien de cigarettes donnent le cancer du poumon…cela dépend des personnes, mais sur le long terme le risque est accru même chose pour l’exposition aux sous-produits de l’uranium je suppose. La CCSN déclare suite à la ventilation à l’intérieur des mines: « En fait, le risque que les mineurs développent le cancer du poumon en raison de l’exposition professionnelle au radon est comparable au risque auquel le reste de la société fait face »… ouff ! pas certaine et les risques de cancer chez la population environnante dont l’eau est possiblement contaminée(?). Autre chose inquiétante, le corps humain est constitué à 75% d’eau, ce qui fait beaucoup de liens brisés (H+ et OH-) selon votre article(la plupart des réactions chimiques de l’organisme se font à partir de l’eau).

    • @meerly L’oxygène, l’eau le sel de table sont aussi toxique, c’est juste une question de quantité. Les radiations sont dangereuses mais cela prend de bonnes doses pour faire une différence.

    • @meerly

      Vos commentaires démontrent à quel point certaines personnes ont peur de tout ce qui touche le nucléaire par méconnaissance du sujet. Nous sommes effectivement constitué de 73% d’eau, qui elle même est composée de matière nucléaire(noyaux d’oxygène et d’hydrogène) comme la grande majorité de la matière qui nous compose ainsi que la matière qui nous entoure. Mais nous sommes aussi composés de noyaux radioactifs(carbone-14, potassium40 ).

      La radioactivité naturelle à laquelle tout être vivant sur terre est exposé est principalement du au radon mais aussi aux rayonnements cosmiques et aux matériaux terrestres(uranium compris). La radiation “non-naturelle” provenant de l’activité humaine ne représente qu’un faible pourcentage de la dose totale que nous absorbons chaque année( voir ce lien ) et les mines d’uranium en font partie.

      C’est vrai que les radiations sont dangereuses, mais avoir peur d’une mine d’uranium revient à avoir peur du soleil parce qu’il émet des radiations ou avoir peur des bananes parce qu’elles contiennent beaucoup de potassium. Une mine d’uranium est dommageable comme toutes les autres mines, mais s’opposer à ça uniquement pour des questions de radon et de radioactivité revient à avoir peur de voyager en automobile, ce que tout le monde fait sans menacer une ville entière de se retrouver sans médecins.

    • @jaylowblow
      Voyager en automobile n’engendre pas un cancer et les médecins qui menacent de quitter la ville ont de bonnes raisons parce qu’ils sont conscient par leur formation en médecine des dangers reliés aux mines d’uranium et à leur place je ferais la même chose, je quitterais cet endroit. Comme je disais plus haut, pourquoi rajouter des radiations supplémentaires alors qu’à l’état naturel, il y en a déjà beaucoup trop, il faut y ajouter toutes les substances chimiques cancérigènes de l’environnement comme la pollution etc. les effets s’aditionnent puisqu’une bonne partie ne peut être éliminée et reste logée dans l’organisme vivant, c’est justement la raison pour laquelle le cancer se développe.

    • *sont conscients….les effets s’additionnent.

    • La radiation “non-naturelle” provenant de l’activité humaine ne représente qu’un faible pourcentage de la dose totale que nous absorbons chaque année( voir ce lien ) et les mines d’uranium en font partie.
      ————-
      Cette dose ne peut pas être définie à long terme puisque la pollution augmente avec le temps, les rayons UV causent de plus en plus de cancers de la peau à cause de cette même pollution qui affaiblit la couche d’ozone etc. Ajoutons la marée noire récente qui va bientôt se retrouver dans notre assiette.

    • @jaylowblow,

      Le changement de irmn à irm est beaucoup plus dut à une question utilitaire, avec les nouvelles méthodes donc la résonance magnétique fonctionnelle, ça fessait long par exemple dire irmnf plutôt qu’irmf qui est beaucoup plus convivial. Les gens qui utilise l’irm savent très bien que des matières radioactive sont utilisé.

    • @Meerly
      Les vapeurs d’essence sont cancérigènes. Les produits qui font que ça sente le “neuf” dans une voiture sont cancérigènes.

    • Que le citoyen “moyen” ait peur, je peux comprendre. On pense à uranium on pense à Chernobyl ou Hiroshima.

      Mais que des médecins lancent des menaces sans pouvoir démontrer scientifiquement qu’ils ont tort, ça je trouve que ça dépasse les bornes. Pourquoi tolère-t’on un tel comportement d’un docteur en médecine? Les autres docteurs habituellement se mêlent de leur domaine de prédilection.

      Quand un docteur en physique nucléaire viendra me dire, études à l’appui, que c’est dangereux, alors là on agira en conséquences.

    • @mattgilles “Mais que des médecins lancent des menaces sans pouvoir démontrer scientifiquement qu’ils ont tort, ça je trouve que ça dépasse les bornes. Pourquoi tolère-t’on un tel comportement d’un docteur en médecine? Les autres docteurs habituellement se mêlent de leur domaine de prédilection.”

      On a eu droit exactement au même genre d’élucubration dans le Devoir cette semaine au sujet de Gentilly II. À lire la lettre de médecins, il était très clair qu’ils ne comprenaient pas ce dont ils parlaient.

      Le plus bête là-dedans c’est que le gros de la radioactivité artificielle à laquelle les humains sont soumis, ce sont les examens médicaux commandés par ces mêmes médecins!

      Une mine d’uranium ce n’est pas fondamentalement différent de n’importe qu’elle autre mines. Mais, l’installer dans le bassin versant d’une ville c’est pas très futé.

    • @mattgilles,

      Ce que j’ai entendue de la part des médecin c’est qu’ils craignent une contamination de la source d’eau potable de la ville, comme dit M. Dutil, c’est pas très futé. Parlant de radioactivité artificielle en médecine M. Dutil, il y a bcp de recherche pour tenter de trouver d’autre source qui ne serait pas radioactive, avez vous de l’info la dessus puisque vous êtes en physique?

    • @olivierpicard18 “Les gens qui utilise l’irm savent très bien que des matières radioactive sont utilisé.”

      C’est ça le hic, car aucune matière radioactive n’est utilisée par l’IRM. Le principe est d’utiliser un fort champ magnétique de manière à aligner le spin de certains noyaux composant l’organisme(notamment l’hydrogène) et de créer un mouvement de précession de ceux-ci en les soumettant à une onde électromagnétique. Ce mouvement de précession fait en sorte que les noyaux réémettent un signal électromagnétique qui correspond à leur configuration et permet de générer une image des tissus que l’on veut voir.

      Si le mot nucléaire à été enlevé, c’est en partie parce que les gens croyaient à tort(comme vous) que des matières radioactives sont utilisée. Pour plus de détails: IRM_wikipedia

    • @olivierpicard18 Les gros gains en terme de réduction de la dose de radiation, proviennent de l’amélioration des détecteur de rayon X, qui ont permis d’augmenter considérablement la sensibilité et par conséquence la dose de radiation reçu. Incidemment, cette technologie dérive directement des applications astronomiques de ces détecteurs.

      Il y a aussi eu de travail au niveau des autres types de détecteur, mais au dernières nouvelles les progrès ont été pas mal moins importants.

    • @jaylowblow,

      en effet, je me suis trompé, si je me souviens bien c’est le petscan qui utilise une matière radioactive. Je ne suis plus trop sûr ça fais longtemps que je n’utilise plus de méthode pour cartographier ou mesuré l’activité du cerveau

    • @jaylowblow,

      Je ne croyais pas a tord que ça utilisais des matières radioactive. je me suis tromper de test, il faut néanmoins un produit radioactif pour passer un irm parce que des test d’irm on été annulé au début du scandale de chalk river en Ontario, la différence c’est qu’on en injecte pas dans le patient si je me souviens bien

    • @Olivier L’IRM utilise dans agents de contraste dans certains cas mais il ne sont pas radioactif à ce que je sache. Mais, les analyse PET en ont absolument besoin.

    • @yvan_dutil,

      ce n’Est pas seulement les agents de contrastes, je me souviens finalement d’au moins un cas ou il faut des isotopes. Pour identifier vôtres préférences pour le langage, êtes vous droitier (90% des gens sont droitier du langage, même les gens dont la préférence manuelle est la gauche sont souvent droitier du langage) ou gaucher, il faut un isotope car la seul façon de savoir si vous êtes droitier et d’”engourdir” un hémisphère cérébrale, comme on ne veut pas l’engourdir à vie, il faut une matière qui va disparaître éventuellement, ici c’est deux ou trois heure si je me souviens bien.

    • @olivierpicard18

      Donc, si je vais chez le dentiste, il va m’injecter un isotope radioactif pour pas que mes dents demeurent engourdies à vie? Et si je prend du LSD, ce produit est surement radioactif sinon je serais coincé dans un buzz éternel? Ça ne tient pas debout votre histoire.

      Vous auriez pu dire que l’IRM demande parfois la contribution de certains noyaux radioactif afin d’augmenter la résolution de l’image ou quelque chose du genre mais “l’engourdissement du cerveau”???

    • @jaylowblow,

      La seul façon de déterminer la préférence vocale est de couper l’affluence sanguin dans l’hémisphère, il ne faudrait surtout pas que ça soit permanent

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