Les réservoirs d’Hydro-Québec sont-ils des sources importantes de gaz à effet de serre, comme le prétendent certains groupes environnementaux — et quelques lobbies des États-Unis, où l’hydroélectricité n’est pas considérée comme une énergie verte ? Des chercheurs de McGill, de l’UQAM, d’Environnement Illimité et d’Hydro-Québec ont profité de la «mise en eau» récente du réservoir Eastmain-1 pour étudier la question, et leurs résultats préliminaires suggèrent que non, a indiqué ce matin Alain Tremblay, d’Hydro-Québec, qui coordonne le projet.
En prenant de nombreuses mesures de gaz carbonique (CO2) et de méthane (CH4) sur l’emplacement du réservoir pendant les trois années qui ont précédé son «remplissage» (débuté à l’automne 2005) et les quatre ans qui ont suivi, l’équipe de chercheurs a trouvé qu’il y a bel et bien une augmentation importante des émissions de ces deux gaz dans l’année qui suit l’inondation. Mais cette poussée de GES s’estompe rapidement par la suite pour atteindre des niveaux comparables à ceux d’un lac naturel après deux ou trois ans.
Des analyses plus poussées doivent cependant être faites, a souligné M. Tremblay, qui prévoit avoir des résultats finaux dans les prochains mois.
Évidemment, la constitution de réservoirs hydroélectriques submergent par ailleurs de vastes territoires — 603 km2 pour Eastmain1 —, mais on le savait déjà…
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