Sciences dessus dessous

Archive, avril 2010

Jeudi 29 avril 2010 | Mise en ligne à 9h23 | Commenter Commentaires (27)

La dent chocolatée des déprimés

Dis-moi combien de chocolats tu manges en un mois, je te dirai si ta dépression est grave…

La formule est lapidaire, mais c’est en substance ce que disent les résultats d’une étude menée à l’Universtié de Californie à San Diego, où environ un millier de personnes ont subi une évaluation psychologique en plus de répondre à un questionnaire sur leur alimentation. Publiée dans les Archives of Internal Medecine et résumée sur le site du magazine français Sciences et Avenir, la recherche a trouvé que les sujets montrant les symptômes de dépression les plus graves avaient mangé en moyenne une douzaine de portions de chocolat au cours du dernier mois, contre 8 portions pour les déprimés légers, et seulement 5 pour les non déprimés.

Selon l’auteure de l’étude Béatrice Golomb, de l’école de médecine de UCSD, cela «confirme, ce que l’on soupçonnait de longue date, à savoir que manger du chocolat est quelque chose que les gens font quand ils se sentent psychologiquement mal».

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Mercredi 28 avril 2010 | Mise en ligne à 14h23 | Commenter Commentaires (5)

La citation du jour

Dans un rapport paru ce matin (pdf), le Vérificateur général vient d’adresser de sérieuses critiques au gouvernement Charest pour ses progrès en matière de développement durable. Le gouvernement se fixe des objectifs et en évalue la progression chaque année, note le vérificateur, en leur attribuant une cote : «atteint», «progression normale», «en deçà des attentes» ou «objectif abandonné». Or, il semble que plusieurs de ces objectifs aient été tellement flous que Québec a à toute fin utile renoncé à les évaluer, accouchant dans son rapport 2005-06 de cette perle que le VG souligne en page 3-24 :

«La grande majorité de ces objectifs ne possédant pas de cible quantifiée, ils ne pourront techniquement jamais être atteints. C’est pourquoi la catégorie “progression normale” est la meilleure que l’on puisse leur attribuer.»

Ça fait ma journée…

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Mercredi 28 avril 2010 | Mise en ligne à 9h39 | Commenter Un commentaire

La famille de l’épaulard s’agrandit (encore)

À l’œil, ils sont tous pareils. Enfin pas tout à fait, mais les épaulards des quatre coins de la planète se ressemblent tellement qu’on y a longtemps vu une seule espèce. Puis, à force d’observer leur comportement, on s’est dit qu’ils formaient en fait trois espèces distinctes. Mais une étude de leur ADN vient maintenant tout remettre en question : les orques seraient en fait divisés en quatre espèces différentes. Pour l’instant… Le site livescience.com rapporte en effet ici les résultats de la première analyse d’un échantillon relativement grand (139 spécimens) d’épaulards provenant de partout dans le monde, qui vient chambouler ce qu’on croyait savoir sur les «baleines tueuses».

On séparait jusqu’à les populations du Pacifique et de l’Antartique en trois espèces. Dans le Pacifique, on distingue les «résidants» (des sédentaires très sociaux se nourissant principalement de poissons), les «transhumants» (des nomades qui vocalisent moins et qui préfèrent les mammifères marins) et les «pélagique» (plus petits, qui suivent les grands bancs de poisson). En Antarctique, on parle plutôt de trois types : le «A», qui vit au large et chasse la baleine ; le «B», plus petit et qui s’en prend plutôt aux phoques ; et le «C», une espèce naine qui se contente de poisson.

Or, le matériel génétique analysé par la National Oceanic and Atmospheric Administration, aux États-Unis, confirme que les types B et C sont deux espèces distinctes qui se sont séparées il n’y a qu’environ 150 000 ans. Les transhumants formeraient eux aussi une espèce à part qui a quitté le «tronc commun» il y a 700 000 ans. Mais il se pourrait que le type A de l’Antarctique, les résidants et les pélagiques du Pacifique Nord, de même que la population de l’Atlantique Nord, appartiennent tous à la même espèce. Du moins, l’échantillon du NOAA n’a pas montré de différences significatives permettant de former des sous-groupes.

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