Sciences dessus dessous

Archive, janvier 2010

Jeudi 28 janvier 2010 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (24)

En route vers… Phobos ??

Selon un dossier préparé par le New Scientist, une des deux lunes de Mars, Phobos, constituerait une destination intéressante pour un vol habité. À cause de la très faible gravité qui prévaut à la surface de ce tout petit satellite — gravité qui n’est même pas suffisante pour lui donner une forme vraiment sphérique —, une éventuelle mission habitée n’aurait pas besoin de beaucoup de carburant pour s’arracher à son attraction. Cet énorme avantage rendrait, avance la revue, l’opération plus facile et moins chère qu’un aller-retour vers Mars — et même qu’une mission lunaire.

J’ignore si cette affirmation est vraiment juste. Mais je vous propose l’idée suivante… Puisque la décision de retourner sur la Lune est une décision politique stimulée (et financée) en bonne partie par des questions de prestige international, tant de la part des Chinois (qui visent 2025) que des Américains (qui visent 2020 juste pour devancer les Chinois)… Et puisque, il me semble, la «conquête» de Phobos serait plus prestigieuse qu’un retour sur une Lune depuis longtemps conquise… Alors cette idée de virée sur Phobos n’est peut-être pas aussi saugrenue qu’il n’y paraît à prime abord. Le comité Augstine qui conseille Obama sur ces questions en parlait d’ailleurs l’automne dernier dans son rapport.

Je ne dis pas (j’insiste là-dessus) que cela se fera, ni même que cela sera sérieusement envisagé. Mais si la motivation principale de prestige pointe vers Phobos et que la facture finale ne serait, apparemment, pas plus salée que celle d’une nouvelle visite de la Lune, alors c’est une idée qui pourrait, peut-être, faire un bout de chemin. Peut-être… Qu’est-ce que vous en pensez ?

AJOUT : Veuillez noter que tous les blogues de cyberpresse.ca sont désormais modérés de façon «lourde», c’est-à-dire que vos commentaires devront tous (pas seulement le premier) être révisés avant d’être publiés. Une décision d’avocats, à ce qu’on me dit… Comme je pars demain (vendredi) matin poser des collets dans le bois, je vais essayer de m’arranger avec un de mes collègues pour la modération ce week-end, mais sachez qu’il est possible que vos commentaires ne soient pas modérés avant dimanche.

D’ici là, souhaitez-moi bonne chance, parce que les trappeurs de ma trempe en ont toujours bien besoin…

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Mardi 26 janvier 2010 | Mise en ligne à 15h44 | Commenter Commentaires (101)

Avez-vous le numéro de cellulaire d’E.T. ?

En général, l’homo sapiens qui attend patiemment un appel des copains pour aller prendre un verre finit, quand ledit coup de fil ne vient pas, par être confronté à un choix douloureux : a) appeler soi-même cette bande d’ingrats, au risque de passer pour un gars qui n’a pas d’amis ; b) prendre sa bière tout seul, parce que les amis, après tout, c’est vraiment très surfait ; c) aller sagement se coucher, car l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

L’option c) n’existant qu’en théorie (et dans certaines hagiographies), un groupe de scientifiques tente cette semaine de déterminer laquelle des attitudes a) et b) l’Humanité devrait adopter envers E.T., dont elle attend depuis 50 ans des signes de vie qui ne viennent pas. Alors, doit-on l’appeler, ce damné E.T. ? Et si c’est Predator qui répond, qu’est-ce qu’on fait ?

Je déconne un peu, ici, mais il y a bel et bien des experts qui se penchent sur ce genre de questions cette semaine, dans le cadre du 350e anniversaire de l’auguste Royal Society, et les non moins sérieux périodiques Nature et New Scientist y font écho. De manière très intéressante, d’ailleurs.

Que faire en cas de contact avec des extraterrestres, se demande ici la revue Nature ? La question est, certes, purement hypothétique pour le moment, mais on ne peut pas prévoir quand un éventuel contact peut survenir et, si cela arrive un jour, la marche à suivre (doit-on répondre ? qui doit le faire ? quoi dire ? comment ?) prendra soudainement une importance colossale. Pour cette raison, plaident certains savants, il vaut mieux réfléchir à ces questions maintenant plutôt que dans l’euphorie (ou la cohue) qui suivra un premier contact. Mais ces experts n’arrivent pas tous à la même conclusion…

Aux yeux des uns, il faudrait provoquer ce contact, c’est-à-dire émettre un message à l’intention des extraterrestres au lieu de se contenter, comme on l’a essentiellement fait jusqu’à maintenant, d’écouter les signaux radio en provenance de l’espace. À ce sujet, le New Scientist examine les façons de s’y prendre — ce qui l’amène d’ailleurs à citer les travaux d’un habitué de ce blogue, le physicien Yvan Dutil, qui s’est penché sur la question dans les années 90.

Pour les autres, cependant, il vaut mieux ne pas «crier dans le noir» avant de savoir ce qui s’y trouve. Si nos voisins sont belliqueux et technologiquement plus avancés que nous, disent-ils, la discrétion est assurément la meilleure avenue. Dans son dossier, le NS spécule d’ailleurs sur la forme que pourrait prendre les extraterrestres que nous découvrirons, et ils ont apparement de bonnes chances d’être carnivores (à mois d’être unicellulaires, évidemment), puisqu’en général les prédateurs sont plus intelligents que leurs proies…

Pour le bien de la discussion, je dirai ceci : appelons-les donc, ces petits bonhommes verts. S’ils sont suffisamment évolués pour représenter une menace potentielle (c’est-à-dire beaucoup plus avancés que nous), ils doivent nous avoir déjà repérés. Dans le cas contraire, me dis-je, cela doit signifier qu’ils sont trop loin pour causer des ennuis. Mais bon, je suis loin d’être un expert. Vous me direz ce que vos en pensez…

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Mardi 26 janvier 2010 | Mise en ligne à 11h09 | Commenter Commentaires (3)

Nouvelle-choc : Usain Bolt serait un escargot

Tout bien réfléchi, il semble que le sprinter Usain Bolt, détenteur du record du monde à la course sur 100 m et 200 m (et premier missile sol-sol entièrement fabriqué en Jamaïque), n’est pas si rapide qu’on le croyait. En fait, comparé à la limite théorique de vitesse calculée par des chercheurs américains en biomécanique, l’espèce humaine pourrait (théoriquement, répétons-le) atteindre près de 65 km/h, soit une vingtaine de plus que l’Électron jamaïcain.

En mesurant sur un tapis roulant spécial la force appliquée par chaque jambe lors d’un sprint, d’une course à reculons et d’un saut à cloche-pied, une équipe dirigée par Peter Weyand, de l’Université Southern Methodist (Texas), a trouvé que ce n’est pas cette force qui limite la vitesse atteinte par l’humain — du moins, ce ne serait vraiment pas le principal facteur limitant. Les forces mesurées lors du saut sur une jambe étaient en effet 30 % supérieures à celles développées lors du sprint, et la puissance générée par les muscles étaient alors de 1,5 à 2 fois plus grande.

La vraie limite, concluent les chercheurs, serait plutôt la rapidité à laquelle nos muscles peuvent se contracter, car le temps où le pied du sprinteur touche le sol à chaque pas est très court — environ un dixième de seconde — et celui où la force maximale est appliquée est encore plus fugace — seulement 1/20 sec. Nos muscles seraient donc bien assez forts pour battre les records de M. Bolt, mais ils seraient incapables de mettre cette puissance en œuvre assez rapidement pour nous permettre d’avancer plus vite.

En imaginant que la contraction est plus rapide qu’elle ne l’est dans les faits, ont calculé Weyland et al., la musculature des sprinteurs professionnels permettrait largement de dépasser les 60 km/h.

Le site LiveScience.com résume la nouvelle ici. Un communiqué de presse de SMU est également disponible, de même que l’article scientifique lui-même, paru dans le dernier numéro du Journal of Applied Physiology.

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