Je dois avouer avoir un peu négligé ce blogue au cours de la dernière semaine, ayant une tonne de textes à finir avant les vacances des Fêtes. Et comme lesdites vacances sont maintenant arrivées, je ne serai pas un blogueur plus assidu pendant les deux ou trois prochaines semaines. Je plaide coupable…
Ceci dit, à pareille date l’an dernier, j’avais soumis aux lecteurs de ma chronique (la dernière est ici, d’ailleurs) des questions auxquelles je ne parvenais pas à trouver de réponse. L’expérience fut concluante : des experts se sont manifestés pour deux questions sur trois. Alors je retente l’expérience cette année et vous propose trois autres questions qui resistent obstinément à mes efforts de documentation. En prime, je suis retourné à l’orphelinat chercher la question de l’an dernier qui, n’ayant pas trouvé d’expert pour l’adopter, a passé le temps des Fêtes toute seule dans le froid, comme la petite fille qui vendait des allumettes…
Enfin bon, trève de pathos, voici les questions (ceux qui connaissent la réponse peuvent m’envoyer un courriel à jfcliche@lesoleil.com) :
– «Pourquoi lorsque je verse une boisson gazeuse dans un verre, il est difficile de l’empêcher de mousser ? Par contre, il y aura peu ou pas de mousse si le verre contient déjà une boisson alcoolisée», constate Rolland Allard.
J’aurais bien aimé trouver la réponse à temps pour cette époque de l’année où tout le monde lève le coude, mais les moussologues sont soit très rares, soit très discrets.
– «Pourquoi l’eau fait-elle du bruit juste avant d’atteindre son point d’ébullition, et qu’elle cesse quand elle commence à faire de gros bouillons?» demande R. Veillette.
Il semble qu’une partie de l’énergie soit d’abord perdue en vibrations (lesquelles causent le bruit) et qu’elle soit ensuite «récupérée» pour produire les bulles vapeur passé le point d’ébullition, mais je ne suis pas physicien et je commence à penser que les bouillonologues et les moussologues sont en fait les mêmes personnes…
– «Pourquoi est-ce que les vers de terre et les limaces sortent après la pluie (ou pendant…) et restent à mourir sur les trottoirs ou les pistes cyclables?» demandent en choeur Denis Fortier, de Cap-à-l’Aigle, et Sylvie Fournier, de Québec.
En fouillant un peu, j’ai trouvé deux hypothèses : l’une veut que l’eau les prive d’oxygène; l’autre veut que les micro-organismes présents dans le sol génèrent beaucoup de CO2 (ce qui est vrai), lequel produit de l’acide carbonique en présence d’eau, ce qui brûlerait les lombrics. Mais même en fouillant beaucoup, je n’ai dégoté aucun spécialiste pour départager ces deux théories.
Et voici la petite question qui vendait des allumettes l’an dernier : «Pourquoi tout ce qui est mouillé devient foncé ?», m’a écrit Denise Pineau, de Québec, il y a longtemps.
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