Sciences dessus dessous

Archive, avril 2009

Jeudi 30 avril 2009 | Mise en ligne à 20h16 | Commenter Aucun commentaire

Grosse fin de semaine à Québec

Deux événements de nature scientifique sont à inscrire à votre agenda de ce week-end à Québec. Tout d’abord, vendredi le 1er mai, l’astrophysicien bien connu Hubert Reeves et son fils Nicolas (lui-même physicien, architecte et artiste) donneront une conférence à l’église Saint-Roch à 19h, intitulée Quelques points sur une feuille de papier, où le duo s’efforcera de jeter des ponts entre les arts et la science. Info : www.le-cercle.ca

Dès le lendemain, les amateurs d’astronomie pourront regarder dans un morceau d’histoire (littéralement), un télescope qui a servi dans le tout premier observatoire astronomique au Québec — dès midi, au Kiosque Edwin-Bélanger, sur les Plaines d’Abraham. L’engin, qui date de 1864, est maintenant propriété de l’Université Laval. À l’époque, l’observatoire servait notamment à calculer l’heure, laquelle était indiquée par des coups de canon — ce qui sera de nouveau le cas samedi. Une conférence de l’astrophysicien Yvan Dutil sur l’histoire de l’astronomie à Québec suivra à 19h30 à la Maison de la découverte, au 835, Wilfrid-Laurier. Info : vegacrqc@hotmail.com

Veuillez noter qu’à partir de juin, je publierai ici, au début de chaque mois, un calendrier des activités de nature scientifique du mois. À ma connaissance, personne ne fait cet exercice au Québec, et cela devrait donc être utile. Les organisateurs pourront m’envoyer avant le 1er du mois une courte description de leurs activités avec des coordonnées où demander des informations. Pour des raisons de temps, je m’en tiendrai aux activités qui ont un minimum d’intérêt pour la population en général.

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Mercredi 29 avril 2009 | Mise en ligne à 18h59 | Commenter Commentaires (22)

Bas les masques

photomasques.jpg

Ce n’était sans doute qu’une questions de temps, mais des commerces, comme ce surplus d’armée de la basse ville de Québec, ont commencé à vendre des masques pour ceux qui voudraient se «protéger» contre la grippe porcine.

Alors si cela peut vous éviter une dépense inutile, je dirai ceci : à la conférence de presse de Santé Canada de cet après-midi, à laquelle j’ai assisté par téléphone, le Dr David Butler Jones, en charge de la santé publique au fédéral, a très clairement indiqué qu’il ne donne pas grand chose de porter ces masques. S’ils peuvent être utiles dans certaines circonstances, notamment pour le personnel d’hôpital, ces masques ne protègent pas à long terme. Des études, dit Dr Jones, ont même démontré qu’ils peuvent avoir l’effet inverse s’ils ne sont pas portés correctement.

«La peur elle-même peut faire partie des difficultés que nous rencontrons. À mon avis, il n’est pas utile de porter ces masques, cela ne fait qu’ajouter à l’inquiétude de la population sans être une barrière efficace contre la grippe», a dit Dr Jones à une journaliste qui lui demandait si les Mexicains que l’on voit porter des masques sur les photos le faisaient pour rien. Les mesures les plus efficaces restent les «vieux classiques», dit-il, comme rester à la maison si l’on se sent grippé et se laver les mains régulièrement.

Lire les commentaires (22)  |  Commenter cet article






Mercredi 29 avril 2009 | Mise en ligne à 14h37 | Commenter Commentaires (8)

Espions quantiques

Ceux qui aiment l’informatique et/ou les histoires d’espionnage feraient bien d’aller lire cet article du New Scientist. Contrairement à ce qu’on avait toujours cru depuis l’invention de la cryptographie quantique, dans les années 80, ce «code secret du futur» n’est pas inviolable, paraît-il.

Sans entrer dans les détails, la cryptographie quantique se sert de la polarité des photons pour envoyer de l’information, sous forme de 1 et de 0. On la considérait comme inexpugnable parce que dans l’étrange univers quantique, le simple fait d’observer un phénomène revient inévitablement à l’influencer — cela peut sembler très bizarre, du point de vue de notre expérience quotidienne, mais c’est comme ça. Ainsi, quiconque tenterait d’intercepter un message encrypté de cette manière se trouverait forcément à l’observer, ce qui changerait la succession de 1 et de 0. L’émetteur et le récepteur se rendrait alors rapidement compte qu’ils sont épiés et pourraient prendre les mesures appropriées.

Mais voilà, rapporte le New Scientist, une équipe de l’Université de Toronto a trouvé l’an dernier une faille dans le fonctionnement des détecteurs dont on se sert pour capter les photons. Quand ceux-ci ne sont pas parfaitement synchronisés, même par des poussières (quelques centaines de picosecondes, la picoseconde étant un millième de milliardième de seconde), des hackers peuvent en profiter. L’équipe torontoise, dirigée par le chercheur Hoi-Kwong Lo, n’y parvient que 4 % du temps, mais une brèche minuscule reste tout de même une brèche, dit-il.

Lire les commentaires (8)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mars 2014
    D L Ma Me J V S
    « fév   avr »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives

  • publicité