Sciences dessus dessous

Jeudi 2 juillet 2015 | Mise en ligne à 15h46 | Commenter Commentaires (37)

Fluor : peut-on être «trop» rigoureux ?

J’ai reçu ceci, ces derniers jours, dans ma boîte de courriel : un hyperlien vers un article tout récent paru dans Newsweek faisant état d’une méta-analyse de la Collaboration Cochrane (un groupe de médecin et de chercheurs basé aux États-Unis) au sujet de la fluoruration de l’eau. Les données, dit l’article, seraient insuffisantes pour conclure que cette mesure de santé publique prévient la carie.

L’article de Newsweek lui-même n’a pas grand-intérêt. En fait, il est franchement à la limite de la job de bras — les experts interviewés sont, pour une forte part, un who’s who des quelques chercheurs qui s’opposent à la fluoruration, et le texte présente certaines études totalement discréditées comme des signes de dangers avérés. Celle-ci sur le fluorure et l’hypothyroïdie est un très bon exemple d’étude alarmiste ayant été anéantie par nombre d’experts (j’en parlais ici), mais que Newsweek cite quand même.

Pour tout dire, le journaliste (de même que la militante anti-fluor qui m’a envoyé le lien) trouve même le moyen de passer par-dessus la conclusion principale de la méta-analyse qui dit, et je cite : «Les données suggèrent que l’introduction de la fluoruration de l’eau réduit de 35 % le nombre de dents de bébé cariées, manquantes ou plombée et de 26 % pour les dents d’adulte. Cela accroît également la proportion d’enfants sans caries de 15 %». Go figure

Mais les auteurs de la métanalyse de Cochrane disent aussi qu’ils ont une confiance «limitée» dans ces résultats parce que, notamment, la plupart des études qu’ils ont incluses dans leur revue avaient un «fort risque de biais». C’est vraisemblablement ce qui explique la grande résonance que la publication a eu dans les milieux antifluor, dont le biais de confirmation est légendaire. Et cela soulève deux questions intéressantes, que je vous soumets ici.

D’abord, si la rigueur est une qualité on ne peut plus fondamentale en science, ou plus généralement pour quiconque veut se faire une tête sur quelque sujet que ce soit, est-ce que cette vertu est comme le pain béni ? C’est-à-dire : peut-on en abuser ? La question peut paraître parfaitement idiote, mais la méthode habituellement utilisée par la Collaboration Cochrane la soulève.

Pour ses méta-analyses (assez célèbres, d’ailleurs), ce groupe de recherche a l’habitude de passer la littérature scientifique dans un crible très discriminant, pour ne retenir que les articles qui respectent les plus hauts standards de qualité et de rigueur. Il n’y a rien de mal là-dedans, remarquez bien, et le raisonnement derrière cette démarche est évident (et généralement excellent) : les études plus biaisées créent une sorte de «bruit de fond» qui peut enterrer ou brouiller le signal des travaux les plus rigoureux, d’où l’intérêt de ne garder que ces derniers. J’imagine sans mal que dans beaucoup, beaucoup de cas, la méthode de Cochrane doit rendre les choses plus claires.

Mais si bien intentionnée soit-elle, cette démarche a souvent pour effet de laisser énormément de données de côté (toutes des études publiées dans des revues à comité de révision, rappelons-le), ce qui en soi peut introduire des biais. On l’a vu cet hiver quand une analyse de Cochrane sur le Tamiflu s’est concentré exclusivement sur les résultats d’essais cliniques (voir ici pour un résumé du biais que cela a introduit).

Dans le cas du fluorure, les chercheurs n’ont retenu que les études qui avaient commencé avant la fluoruration de l’eau d’une ville ou région donnée, qui avaient un groupe contrôle (ça, c’est élémentaire) et qui avaient au moins deux mesures dans le temps. Ainsi, ont été exclus tous les devis consistant grosso modo à comparer une municipalité X qui fluorure son eau depuis, disons, 20 ou 30 ans, avec sa voisine Y qui ne le fait pas. Si bien que l’équipe de Cochrane a trouvé 4677 études pertinentes au départ mais n’en a finalement retenu que… 107 (dont seulement 20 sur la carie, le reste portant sur la fluorose).

Certes, quand on compare des populations entières, le nombre de variables confondantes est potentiellement immense (statut socioéconomique, culture locale, habitudes de vie, etc.), contrairement à ce qui se passe avec les essais en laboratoire. Mais il n’est pas toujours possible de contrôler toutes ou la plupart des variables et, comme les facteurs confondant peuvent faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre, les études comparant des populations dans la «vraie vie» peuvent finir par donner des réponses claires, pour peu qu’elles soient suffisamment nombreuses et que leurs résultats soient minimalement cohérents. Ce qui, faut-il le rappeler, est bel et bien le cas de la fluoruration de l’eau potable.

Alors je vous pose la question : est-ce que la Collaboration Cochrane a péché par «excès de rigueur» ? Une telle chose existe-t-elle vraiment ? Considérant les réactions médiatiques et/ou politiques que les méta-analyses sur le Tamiflu et sur la fluoration de l’eau ont engendrées, il me semble que oui, la Collaboration Cochrane a beurré son pain béni un peu épais…

* * * * *

La seconde question que la méta-analyse soulève concerne plus directement le fluorure lui-même. En ajouter dans l’eau potable aide à prévenir la carie, c’est clair, mais il est difficile de dire si «les données (celles retenues datent d’avant 1975 pour la plupart, ndlr) sont applicables aux modes de vies actuels», écrivent les auteurs, qui soulignent que les dentifrices au fluorure se sont généralisés ces dernières décennies.

Évidemment, si une population reçoît déjà de bonnes doses de fluorure sur ses dents à cause de cela, l’effet de la fluoration de l’eau sera nécessairement plus mince. Et de ce point de vue, je dois dire que le graphique que montre Newsweek (provenant de cette étude) me laisse un peu perplexe — voir ci-bas. Il montre très clairement une tendance à la baisse pour la carie dentaire en Europe, qui serait passé d’environ 4-5 caries par enfant en moyenne dans les années 70 à 1, à peine, de nos jours. Il montre aussi que les pays qui avaient des mesures de fluoration (de l’eau ou du sel) vers 1975 avaient en moyenne moins de caries que les autres, mais que la tendance est telle que la différence a pratiquement disparu.

(Source : Keng et al. BMJ 2007)

(Source : Keng et al. BMJ 2007)

Il est plus que probable que la même tendance s’observe au Québec. Il y aura toujours, évidemment, des enfants défavorisés dont les parents négligent le brossage de dent ou achètent des dentifrices sans fluorure. Ceux-là, peut-on penser, continuent de profiter de la fluoruration. Et comme la fluoruration est une mesure assez économique et sans effet secondaire sérieux ni fréquent, on pourrait plaider que cela vaut la peine de continuer.

Je ne serais sans doute pas difficile à convaincre, mais je dois admettre qu’au vu de ce graphique, la question m’apparaît légitime : peut-être qu’à cause de divers changements des dernières décennies, il ne «reste» plus assez de caries pour que l’on aille chercher des gains significatifs en fluorant l’eau potable…

P.S. Je tombe en vacances demain (vendredi). Je continuerai à modérer les commentaires du blogue pendant quelques jours — OK, OK, peut-être une semaine, j’avais juste à ne pas finir sur un billet à propos du fluor… —, après quoi je décrocherai complètement. On se retrouve au début d’août.

Lire les commentaires (37)  |  Commenter cet article

 
(Source : ironmaiden.com)

(Source : ironmaiden.com)

Pour me faire pardonner mon silence des derniers jours — et celui des semaines à venir, puisque je pars en vacances vendredi —, je vous ai trouvé non pas une, mais deux études fort intéressantes sur la musique. Absolument captivantes, vraiment… Oh certes, aucune des deux, admettons-le d’entrée de jeu, n’a trouvé la preuve scientifique qu’Iron Maiden est le plus grande groupe de l’Histoire de la musique, passée et à venir. C’est d’ailleurs là un point commun à toutes les études portant sur la musique, et c’est toujours un brin décevant. Mais bon, d’une part, il y a franchement des évidences d’une telle énormité qu’elles peuvent facilement se passer de démonstration ; et d’autre part, on voit aussi dans ces travaux qu’il y a bien d’autres choses que le heavy metal dans la vie, même si c’en est une partie fondamentale.

Le premier article, paru hier dans les PNAS, se veut la recherche la plus vaste jamais entreprise pour trouver une ou des caractéristiques universelles dans la musique, c’est-à-dire des traits qui seraient communs à absolument toutes les musiques du monde. Patrick Savage, de l’Université des arts de Tokyo, et son équipe ont pour ce faire analysé 304 enregistrements provenant de partout sur la planète, afin d’y trouver (ou non) 32 caractéristiques différentes, dont certaines paraissent a priori incontournables pour pouvoir qualifier un morceau de «musique» — tempo constant, mesures divisées en multiples de 2 ou 3, notes «discrètes» (i.e. jouées distinctement les unes des autres), etc.

Mais la seule règle absolue que M. Savage a trouvé, c’est qu’en musique, il y a des exceptions à toutes les règles. Même en utilisant une définition aussi vague que «tonalités discrètes ou motifs rythmiques réguliers ou les deux», les chercheurs ont trouvé des exceptions, notamment trois enregistrements de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui ne comprenaient ni l’un, ni l’autre.

Rien n’est absolument universel, donc — ce qui n’est pas particulièrement étonnant, m’a dit l’ethnomusicologue Gérald Côté, puisque les raisons pour lesquelles on joue de la musique varient grandement d’une culture à l’autre, voir mon texte paru ce matin dans Le Soleil. Mais bien sûr, il demeure évident que certains traits sont communs à presque toutes les musiques du monde, ce qui pourrait ouvrir une fenêtre sur leurs origines. Par exemple, dans l’échantillon de M. Savage, le fait de chanter/jouer à plusieurs est extrêmement répandu, ce qui suggère que la musique pourrait au départ avoir eu un rôle dans la coordination des groupes humains. De même, le fait qu’une majorité de morceaux sont chantés/joués par des hommes et que les groupes sont habituellement unisexes — et ce, dans la plupart des cultures — suggère qu’il pourrait y avoir eu une fonction de parade nuptiale. À moins que ce ne soit un effet du patriarcat, qui était lui aussi presque universel…

(Source : Savage et al./PNAS)

(Source : Savage et al./PNAS)

* * * * *

Voilà pour l’universalité de la musique. Si vous ne restez pas hypnotisé trop longtemps par le tableau qui résume ces résultats, alors allez lire cet article paru récemment sur le site de Science, au sujet de «structures fractales» qui donne à tout morceau une signature humaine, voire propre à chaque musicien.

Les auteurs de l’étude, parue dans PLoS-ONE, ont analysé en profondeur le jeu du célèbre batteur Jeff Porcaro dans le «trépidant» hit de 1982 I Keep Forgettin’, du chanteur Michael McDonald — une chanson que nous aussi, franchement, on continue d’oublier sans arrêt malgré le génie de Porcaro, pour des raisons qu’il ne vaut vraiment pas la peine de se remémorer en écoutant la toune sur Youtube, vous pouvez me croire (ou non). Il y a pourtant une foule d’excellents disques qui sont sortis en 1982, mais bon, concentrons-nous sur Porcaro…

Les fractales sont des petites bêtes mathématiques que l’on obtient en répétant un même motif à plusieurs échelles — voir ici pour des exemples. On peut bien sûr en voir en géométrie, mais elles peuvent également exister dans le temps, et les auteurs de l’étude en ont trouvé dans les notes de 16e que Porcaro jouait sur ses cymbales près de 400 fois par minute dans I Keep Forgettin’, possiblement pour se garder réveillé. Pour l’oreille humaine, ces battements sont joués de façon parfaitement égale, mais des instruments plus précis permettent d’y déceler toutes sortes de déviations : les unes sont jouées un demi-brin en avance, les autres un dixième de poil en retard, d’autres sont jouées un peu plus fort ou plus doucement.

Ce sont ces infimes déviations qui, ensemble, forment des patterns, des fractales. Et ce sont ces fractales qui, bien qu’imperceptibles ou presque, distinguent la musique jouée très mécaniquement par un ordinateur et celle d’un vrai musicien — et on pourrait même y voir des signatures personnelles. Les chercheurs derrière cette étude, dirigée par le physicien (et batteur) allemand Holger Henning, entendent en effet poursuivent leurs travaux en menant le même genre d’analyse sur plusieurs musiciens.

En ce qui me concerne, et vous me direz ce que vous en pensez, ces travaux sont particulièrement intéressants parce que l’on pense spontanément que si la musique plaît à l’esprit humain (ou occidental), c’est parce qu’elle organise le temps, parce qu’elle possède une structure. Ce n’est sans doute pas faux, mais le fait est que quiconque a déjà écouté une chanson jouée par ordinateur (voir notamment ce qu’on trouve sur des sites comme songsterr.com) sait très bien qu’il n’y a pas que cela. L’ordinateur respecte le rythme et les tonalités à la perfection, mais c’est justement ce qui rend l’écoute franchement ennuyante : l’ensemble est si parfait qu’il sonne robotique, statique. Il faut donc y ajouter un facteur humain, avec les défauts qui viennent avec, pour rendre la pièce agréable. Et Henning et al. nous disent maintenant que ce pourrait être «une structure dans les défauts de la structure» qui fait la différence…

Fascinant. Et à suivre.

Lire les commentaires (21)  |  Commenter cet article

 

Jeudi 25 juin 2015 | Mise en ligne à 11h35 | Commenter Commentaires (23)

OGM : les vertus du silence

Le monde et les temps changent, veut le dicton. Et parfois pour le mieux, il faut le dire. Alors qu’ils avaient fait très (trop) grand cas d’une tristement célèbre étude du toxicologue français Gilles-Éric Séralini sur la soit-disant toxicité des OGM en 2012, article qui fut très rapidement discrédité, puis retiré, les médias québécois ont entièrement boudé, comme il se doit, le dernier opus de M. Séralini — alors que les médias français, eux, lui ont encore fait écho, bien que dans une moindre mesure qu’il y a trois ans.

En 2012, rappelons-le, le laboratoire de M. Séralini avait publié une étude prétendant que des rats nourris avec du maïs génétiquement modifié développaient d’énormes tumeurs cancéreuses. Or il est vite apparu que l’article souffrait de très sérieuses lacunes. Son groupe-contrôle — soit celui qui n’avait pas été nourri au maïs Round-Up et qui servait de point de comparaison, de «norme» en quelque sorte — était ridiculement petit, comptant seulement 10 mâles et 10 femelles, ce qui limitait énormément la portée statistique de l’étude. Le nombre de variables testées et de combinaisons de diètes (11 % à 33 % d’OGM, trois doses différentes du pesticide associé au Round-Up, le glyphosate, et des mélanges d’OGM et de pesticide) avait également eu pour effet de diminuer la taille des groupes-test à 10 mâles et 10 femelles, ce qui limitait encore la puissance statistique de l’étude — jusqu’à l’insignifiance. En outre, la souche de rats utilisés dans l’expérience était connue pour développer facilement des cancers en fin de vie, soit en plein ce que Séralini et al. avaient prétendument «trouvé». Et enfin, pour voir dans ce fouillis statistique la preuve d’un lien entre la consommation d’OGM et le cancer, il fallait non seulement ignorer essentiellement toutes les études précédentes, mais aussi élaguer pas mal dans les données du chercheur français pour ne retenir que les parties qui faisaient son affaire.

Pas étonnant, donc, qu’au bout d’un an l’étude ait fini par être retirée des archives de Food and Chemical Toxicology, qui l’avait publiée. De manière générale, les journalistes anglophones s’étaient montrés fort outrés lorsque toutes ces faiblesses avaient été révélées. Le laboratoire de M. Séralini, en effet, avait demandé aux médias qui voulaient une copie de son étude avant la publication de signer une entente de confidentialité leur interdisant de la montrer à d’autres chercheurs dans le domaine — ce qui était très inhabituel, car la pratique de l’embargo, très courante, doit justement permettre aux journalistes de solliciter l’avis d’autres experts. Beaucoup de mes collègues anglosaxons qui avaient fait écho à l’étude s’étaient manifestement sentis floués, et ils avaient immédiatement cessé de considérer M. Séralini comme une source crédible.

Chez les médias francophones, cependant, la réaction avait été nettement moins expéditive — beaucoup moins qu’elle aurait dû l’être, en ce qui me concerne. Plusieurs médias, surtout en France, ont présenté/interprété le retrait de l’étude de 2012 comme le signe d’une conspiration de la méchante industrie agroalimentaire. Et certains ont continué de citer les travaux de M. Séralini.

Or, signe des temps peut-être, les médias québécois ont passé complètement sous silence sa dernière étude, parue la semaine dernière sur son site personnel — qui ne manquait pourtant pas de «crunchy», puisque elle conclut que pratiquement tous les tests de toxicité réalisé depuis 20-30 ans sont faussés, rien que ça… Le site d’archives médiatiques eureka.cc, du moins, donne zéro mention du mot-clef «séralini» dans la catégorie «Canada, français» au cours des 30 derniers jours. À mon sens, c’est là la meilleure chose à faire avec les «experts» aussi discrédités que lui, ou que les climatosceptiques (et bien d’autres encore) : ne pas gaspiller d’espace-papier en parler.

Je suis souvent critique du travail de mes collègues, mais dans ce cas-ci, il faut admettre qu’on progresse.

* * * * *

Quand l’article de 2012 fut retiré, M. Séralini, connu pour son opposition viscérale aux OGM, avait logiquement deux choix : se rendre à l’évidence ; ou conclure à l’incompétence et/ou la malhonnêteté de ceux qui le contredisent. Il a choisi la seconde option.

En persistant dans cette voie, M. Séralini a fini par rédiger son «étude» de la semaine dernière, dans laquelle il analyse 13 sortes de nourriture que l’on donne aux animaux de laboratoire. Il y a trouvé des «traces» de pesticides, de métaux lourds et d’OGM à des concentrations, prétend son groupe de recherche, suffisantes pour provoquer des effets toxiques «graves». De là, ce dernier raisonne que pratiquement toutes les études de toxicologie du monde sont faussées (juste ça !), puisque pour établir la toxicité d’un produit, il faut le comparer à une alimentation saine. Autrement, la toxicité de la diète que l’on croit normale se trouve à masquer celle de l’aliment ou du médicament que l’on veut tester.

Tout cela est très logique, remarquez. Mais il y a un petit problème : dans les faits, ça n’a ni queue ni tête. Les animaux de laboratoire ont toujours été surveillés avec un soin obsessif. Si l’introduction d’aliments nouveaux (ou de pesticides/poisons lors de leur production) les avait rendu malades, la communauté scientifique s’en serait rendu compte. Et puis, comme l’écrit la toxicologue Allison Bernstein dans cette excellente critique, cela a déjà été vérifié. En utilisant les données d’expériences anciennes, on peut en effet voir si une lignée de rat de labo, par exemple, développe plus de cancer ou d’autres maladies qu’avant l’introduction d’une technologie ou d’un pesticide. Des chercheurs l’ont fait, plusieurs fois et de diverses manières, au sujet tant d’animaux de labo que d’animaux de ferme (souvent nourris aux OGM), et les résultats sont toujours les mêmes : les taux de cancer ne changent pas.

Lire les commentaires (23)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mars 2015
    D L Ma Me J V S
    « fév   avr »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité