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Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 18 juin 2013 | Mise en ligne à 14h33 | Commenter Commentaires (18)

Fous des piscines, champions des noyades

Reuters

Reuters

SOPHIE ALLARD

L’été et la chaleur s’installent enfin, si l’on se fie aux plus récentes prévisions météo. Qui dit chaleur, dit piscine. Ferez-vous une petite saucette ce week-end ?

Les Québécois sont fous des piscines. Saviez-vous que c’est au Québec que l’on trouve le plus grand nombre de piscines par habitant ? On n’a qu’à survoler les banlieues pour voir tous ces petits points bleus au milieu des jardins. On compte plus de 300 000 piscines au Québec (une piscine par 26 habitants!), soit plus qu’en Ontario et même qu’en Californie, selon un intéressant article du Globe and Mail. Les deux tiers sont des piscines hors-terre. Depuis 10 ans, la région métropolitaine compte 3500 piscines supplémentaires chaque année. À Toronto, on parle plutôt de… 840 piscines.

Pas étonnant donc d’apprendre que le Québec est le triste champion des noyades au pays. Saviez-vous que, selon une étude récente de la Croix-Rouge canadienne, 15 % des noyades d’enfants se produiraient dans des piscines résidentielles (surtout hors-terre) ? Pourtant, «seulement la moitié des parents croient qu’une importante mesure de prévention de la noyade consiste à clôturer une piscine des quatre côtés. Parmi les noyades d’enfants en piscine résidentielle, environ 70 % surviennent dans des piscines non clôturées, ou dont la clôture n’est pas conforme aux règlements municipaux», lit-on.

Selon le site internet gouvernemental Ma piscine sécuritaire , 31 jeunes de 12 ans et moins (90% de moins de 5 ans) ont perdu la vie dans une piscine résidentielle de 2000 à 2009. Plus de 200 enfants (de moins de 5 ans) auraient été hospitalisés suite à une quasi noyade pour la même période, gardant parfois de graves séquelles.

«Un enfant peut se noyer en aussi peu que 15 à 20 secondes. Cela représente moins de temps qu’il n’en faut pour répondre au téléphone, chercher un pichet de limonade dans la cuisine ou accueillir un invité», peut-on lire. Près de la moitié (40%) des noyades en piscine surviennent en eau peu profonde.

Sauriez-vous reconnaître quelqu’un qui se noie ?

Détrompez-vous, les signes peuvent être trompeurs, apprend-t-on dans le magazine Slate. « Une noyade est presque toujours d’une discrétion trompeuse. Dans la vraie vie, il est très rare que quelqu’un se noie en faisant de grands signes, en se débattant et en hurlant, réactions spectaculaires auxquelles nous sommes conditionnés (par la télévision) à nous attendre», lit-on. Un parent sur deux croit pouvoir surveiller les enfants en restant à l’affût de signes audibles de détresse. Or, comme on le rappelle sur le blogue de la Croix-Rouge canadienne : la noyade tue en silence.

Les parents sont si mal informés que, selon le Centers for Disease Control and Prevention, dans 10 % des cas, ils regardent leur enfant se noyer sans savoir ce qui se passe. Horrible.

Que faites-vous pour assurer la sécurité de vos enfants autour et sur les plans d’eau ?

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Vendredi 14 juin 2013 | Mise en ligne à 11h34 | Commenter Commentaires (25)

Oculolinctus: une pratique sexuelle à risque

Photos.com

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VALÉRIE SIMARD

Dans la rubrique tendance tordue en provenance du Japon, l’oculolinctus ne donne pas sa place. Oculolinctus pour léchage de l’œil. On connaissait le fétichisme des pieds. Mais, le fétichisme de l’œil ? Vraiment ? Et ce ne serait pas réservé à quelques personnes à la sexualité particulière. La pratique ne date pas d’hier mais semble gagne en popularité chez les jeunes Japonais, du moins assez pour inquiéter les médecins. Car l’œil est un organe fragile et vulnérable aux infections.

Un enseignant, dont les propos ont été rapportés par le site Naver Matome et traduits par Japan Crush, dit avoir surpris deux élèves de 12 ans en train de s’adonner au léchage du globe oculaire dans le gymnase de l’école. Sur le site du Huffington Post, une femme de 29 ans raconte comment elle est devenue accro à l’oculolinctus. « J’aime ça parce que ça m’excite, comme me faire lécher les orteils. Ça me donne des frissons. »

L’internet regorge de photos et de vidéos montrant la pratique, dont le vidéoclip du groupe emo japonais Born.  Nous vous en épargnerons les images ici.

Il n’est plus rare maintenant de croiser des jeunes aborant un pansement à l’œil dans les écoles japonaises. L’oculolinctus peut non seulement causer des conjonctivites mais aussi l’herpès de l’œil et une abrasion de la cornée.

« Vous connaissez la vieille superstition qui dit que la masturbation peut provoquer des troubles de la vue, mais lécher le globe oculaire peut réellement vous rendre aveugle», a illustré le Dr Phillip Rizzuto l’American Academy of Ophtalmology dans une déclaration au Huffington Post.

Reste à espérer que cette tendance ne traversera pas le Pacifique et demeurera exclusivement japonaise comme le sont le yaeba qui consiste à se faire poser des canines pointues et proéminentes ou le bagelheading qui est une modification temporaire du corps, souvent le front, grâce à l’injection d’un sérum physiologique.

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Mercredi 12 juin 2013 | Mise en ligne à 8h45 | Commenter Commentaires (27)

La taille la plus fine du monde


SOPHIE ALLARD

Michele Kobke, une Berlinoise de 24 ans, porte un corset de jour comme de nuit et ce, depuis 3 ans. Elle ne le retire que pour prendre sa douche. De plus en plus comprimée, sa taille est passée de 64 centimètres à 40 centimètres lorsque corsetée.

Son corps, modifié par cette torture volontaire, écope inévitablement. Mais l’obsession est plus forte. C’est que la jeune Allemande est tout près de son but avoué : s’approprier le record Guinness de la taille la plus étroite chez un adulte ! Ce record est actuellement détenu par son idole, l’Américaine Cathie Jung, 76 ans, qui a une taille mesurant 38,1 centimètres ! C’est plus petit que la taille d’un bambin de 2 ans…

Michele Kobke et Cathie Jung sont toutes deux adeptes de« tightlacing » (ou corsetage), une pratique extrême peu commune que l’on peut associer aux modifications corporelles telles le piercing ou le tatouage. La pratique ne date pas d’hier, mais a toujours fait controverse. Le corsetage consiste à porter des corsets de plus en plus petits de façon quasi permanente afin de modifier son tour de taille. Cela donne une silhouette disproportionnée qui attire immanquablement l’attention et suscite la curiosité des médias, qui ont été nombreux à relater l’histoire de Kobke ces derniers jours. Cela plaît ou pas. Si elle reçoit parfois des remarques désobligeantes, elle a de nombreux fans sur Facebook.

Toutefois, avoir une taille de guêpe ne se fait pas sans heurts. Les côtes flottantes se resserrent, les organes changent de place, les muscles du dos et du ventre s’atrophient. Dans un reportage vidéo, le médecin de Kobke indique d’ailleurs qu’il lui sera de plus en plus difficile de se déplacer sans son corset, voire de se déplacer tout court. Des examens ont révélé chez elle des capacités respiratoires réduites (par rapport aux individus de son âge) et des problèmes de digestion marqués. D’ailleurs, Kobke ne peut ingérer de repas copieux ; elle mange plutôt 10 collations par jour. Sa peau est souvent irritée, parfois lacérée.

Pourtant, elle ne s’en fait pas pour sa santé. Elle ne se sent pas en danger, souligne-t-elle. «C’est joli, c’est unique. J’ai l’impression que mes mouvements sont plus féminins, a-t-elle déclaré au Daily Mail. Je vais continuer parce que je me sens plus attirante et maintenant j’ai plus de confiance en moi.»

Comment peut-on ruiner sa santé pour un idéal de beauté si déformé ?

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