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Archive de la catégorie ‘Général’

Jeudi 6 novembre 2014 | Mise en ligne à 10h28 | Commenter Commentaires (14)

L’art du câlin

Caresser une main. Flatter les cheveux. Étreindre. Le toucher, voire le câlin, est un geste réconfortant et apaisant pour celui qui le donne et celui qui le reçoit. Peu présent hors de notre sphère familiale et sous pratiqué en général, semble-t-il, la câlin a de véritables vertus santé.

Lors d’un câlin, il y a relâchement de l’hormone ocytocine, endorphines, dopamine qui nous donne une sensation de bien-être. D’ailleurs, le câlin chez les nourrissons est fortement associé à un niveau stress abaissé une fois adulte. Chez les enfants, les câlins aident à diminuer la perception de la douleur. D’ailleurs, la méthode kangourou (contact peau à peau) aiderait les bébés prématurés à se remettre d’interventions douloureuses.

Chez les aînés, la câlin est tout aussi important, faisant contrepoids à la fragilité physique et au sentiment de solitude qui s’installent. Concrètement, il contribue même à abaisser la tension artérielle lors d’un moment stressant et peut même de contribuer à la bonne santé du coeur.

Oui, le câlin est important. Aussi, il n’est donc pas étonnant de voir apparaître des ateliers de câlins. On apprend l’art de câliner et surtout celle de recevoir les câlins. Sans méfiance, sans résistance. Dans une société où le toucher est rapidement suspect – avec raison, dans plusieurs cas -, on n’arrive plus à faire la part des choses, souligne-t-on.

Au Québec, on a vu l’acteur Martin Neufeld, alias Monsieur Câlin, distribuer des câlins gratuitement sur la rue, à l’instar d’un Australien qui avait parti le mouvement. Il a d’ailleurs écrit un livre Embrasser la vie et distribué plus de 100 000 câlins ! Et des fois, le câlin est utilisé… à de mauvaises sauces, comme en témoignage la création de cette machine de Coca-Cola.

En moyenne, les gens auraient besoin de 8 câlins par jour, mais n’en reçoivent pas autant, selon des chiffres cités par Maman pour la vie. Un câlin dure généralement entre 3 et 9 secondes. C’est peu pour faire du bien.

Encore faut-il que ces câlins soient souhaités, appréciés…

Quelle est votre «quotient câlin» ? Qu’en pensez-vous ?

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Mardi 19 août 2014 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Commentaires (28)

Suzanne n’a pas perdu son combat

Suzanne s’est éteinte en juillet, entourée des siens. Elle souffrait d’un cancer inflammatoire du sein depuis cinq ans. Ce type de cancer est foudroyant, «en quelques jours ou quelques semaines, il atteint la taille d’un cancer qui aurait mis 10 ans à se développer», expliquait-elle lors de nos premiers échanges en 2012. Le diagnostic est souvent posé au stade 3 ou 4, alors que le crabe s’est propagé. Le taux de survie à 5 ans ? Environ 40 %.

Suzanne n’a pas perdu son combat contre le cancer, elle ne s’est pas battue contre la maladie. Elle s’insurgeait d’ailleurs qu’on en parle ainsi. La mort comme une défaite, un échec ? Surtout pas !  «C’est très difficile d’aller contre la vague de la pensée positive pour la majorité d’entre nous, surtout que plusieurs de nos amies de forum  - il y en a au moins une aux deux semaines qui décède – vivaient sainement et “positivement” avant d’être foudroyées, nous avait-elle dit. Nous sommes toutes aux prises avec des proches (collègues de travail, famille, la coiffeuse, le boucher, etc.) qui nous martèlent d’être positives. »

Cette femme énergique a plutôt vécu sa vie avec la maladie, un jour à la fois, comme elle a pu, en mettant sur pied des groupes de soutien en ligne, en sensibilisant la population à ce cancer méconnu, en profitant aussi des petits bonheurs là où ils se trouvaient. Malgré la douleur. Malgré la colère et la tristesse qui sont venues et sont allées.

Ce matin, dans les pages Débats de La Presse + , Véronique Poulin, médecin et hémato-oncologue écrit : « On ne meurt pas du cancer par manque de combativité et il ne s’agit pas d’un échec personnel.»

«Malheureusement, ce sont surtout les facteurs tels que le stade de la maladie, le type de cancer et le bagage génétique d’un individu qui sont déterminants par rapport à l’évolution du cancer et son issue, souligne-t-elle. Le désir de « se battre » et la combativité ne sont pas suffisants pour faire pencher la balance. Une personne ne « perd » donc pas une bataille contre le cancer, elle en subit plutôt les conséquences dévastatrices.»

«Aussi, si cette combativité peut être favorable aux patients, il faut demeurer conscient de ses limites, mais surtout de son revers. Combien de fois ai-je été témoin du découragement de mes patients et de leur sentiment d’échec devant la progression de la maladie, et ce, malgré les nombreux traitements médicaux et une attitude combative ? Ou encore du comportement des proches d’un patient vis-à-vis sa décision de cesser les traitements qu’il juge trop souffrants en lui reprochant d’abandonner la bataille et de capituler ?… C’est pourquoi je pense que l’accent devrait plutôt être mis sur le courage des gens qui ont succombé au cancer et sur leur attitude vis-à-vis la maladie plutôt que sur l’échec d’un combat.»  C’est exactement ce que pensait Suzanne, qui n’a pas perdu son combat… bien au contraire.

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Vendredi 11 juillet 2014 | Mise en ligne à 16h05 | Commenter Aucun commentaire

Bonnes vacances !

Bonjour,

Veuillez prendre note que le blogue Santé fera relâche cet été et reprendra à la fin août. Je vous souhaite un très bel été.

Sophie

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