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  • Sophie Allard

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    Mardi 21 janvier 2014 | Mise en ligne à 8h07 | Commenter Commentaires (28)

    Un bébé après 20 fausses couches

    Archives La Presse

    Archives La Presse

    SOPHIE ALLARD

    Une femme a subi 20 fausses couches en 10 ans avant de – finalement ! – donner naissance à un garçon. Kelly Moseley a mené à terme sa première grossesse l’an dernier, après avoir reçu un médicament habituellement prescrit pour traiter la malaria et l’arthrite rhumatoïde, raconte BBC News. Tyler est né en avril dernier. Il a neuf mois.

    Après onze fausses couches survenant toutes à plus ou moins huit semaines de grossesse, Moseley a contacté un médecin expert dans le traitement des interruptions naturelles de grossesse qu’elle avait vu à la télévision.

    Selon le Dr Hassan Shehata, des cellules du système immunitaire attaquaient à tout coup les grossesses de Kelly Moseley, comme si le foetus était un corps étranger. Il a proposé de la traiter avec de l’hydroxychloroquine, médicament habituellement utilisé pour traiter la malaria, et considéré comme sûr durant la grossesse. Après le début du traitement, Kelly Moseley a tout de même fait neuf autres fausses couches. À deux reprises, elle a perdu son bébé à cinq mois de grossesse ! Elle a décidé d’aller au bout de ses démarches, de son rêve d’être maman. Jusqu’à la naissance de Tyler. «Je n’oublierai jamais les bébés que j’ai perdus, mais avoir Tyler donne un sens à tout cela.»

    Des stéroïdes sont parfois prescrits chez certaines femmes enceintes dont les défenses immunitaires sont sur-activées. Chez Moseley, cela ne suffisait pas. Elle a donc reçu le traitement antimalaria permettant de moduler son système immunitaire et ainsi réduire ses risques de fausses couches. Le Dr Shehata dit avoir traité 10 à 15 femmes de cette façon et il estime le taux de succès à 70 %.

    La grossesse de Kelly Moseley n’a pas été un conte de fée, elle a été compliquée par une pré-éclampsie. Elle a accouché à 28-29 semaines d’un poupon pesant moins de trois livres. Le petit a passé un bon moment en incubateur avant de gagner le domicile familial où l’on célébrera bientôt son premier anniversaire.

    Selon vous, l’histoire de Kelly Moseley en est-elle une de succès médical ou s’agit-il d’un récit d’acharnement porté par un désir viscéral d’enfant ?


    • Les deux!

    • Je ne sais pas. Mon commentaire est un peu hors-sujet mais cette anomalie du système immunitaire doit être un véritable calvaire pour les femmes qui, pour des raisons religieuses ou culturelles, refusent toute contraception (ou encore ont un époux qui le leur interdit formellement).

      Ou encore pour ces femmes chez qui les fausses couches ne sont pas systématiques, qui ont réussi de peine et de misère à mettre un monde, une fille et qui subissent des pressions pour mettre au monde un garçon.

    • C`est génial ! Ca prend du courage, de la détermination ,beaucoup d`amour et de l`acharnement. De loin on peut penser que cet acharnement peut être abusif mais il est facile d`en venir à une telle conclusion en ne faisant pas peser dans la balance le cadeau que représente le don de vie à un enfant.

      C`est aussi une réussite médicale parce que comme le démontre les détails que vous révélez de l`histoire l`expertise médicale permet d`arriver de maniere sécuritaire à des résultats inespérés qui eurent étés impensables il y a pas longtemps de cela.

      Le premier réflexe en voyant le titre de votre article laisse sceptique mais dans le fond c`est peut-être juste que c`est un cas exceptionnel.

    • Acharnement.Quand le corps dit non, c’est non.

    • Heu…c’est pas comme si la population mondiale était sur le point de disparaître. Pourquoi tant d’acharnement de la part de la médecine? C’est comme les prématurés qu’on sauve de plus en plus tôt. À quel prix? La médecine s’en fout. L’important c’est de sauver de futurs handicapés. Ce sont les parents qui seront pris avec ce poids.

    • @intra-terrestre
      C’est peut-être ça qui a couté la vie à Anne Boylen, une des épouse de Henri VIII. Elle a fait plusieurs fausses couches. Henri voulait un fils alors il a inventé une histoire d’adultère pour la faire décapiter.

    • Et l’adoption ? Il existe encore des enfants orphelins.

    • @q.terreux

      en effet, mais le processus d’adoption est devenu tellement complexe qu’on a le temps de faire pas mal plus que 20 fausse-couche en attendant …

    • L’adoption est-elle le résultat d’un acharnement ou un moyen de le contourner?

      Que ce soit pour un couple hétéro ou homo soit dit en passant…

    • lefouduroi

      Si l’adoption n’existait pas, il y aurait des tas d’enfants dans la rue, condamnés à une vie de misère et de crimes pour survivre.

      À condition de survivre.

      L’adoption est le plus bel acte d’amour parce que l’enfant est choisi, pas imposé par le sort ou par accident.

    • Sans ironie aucune, de ma part, cette femme-là devrait être béatifiée de son vivant, en même temps que Jean XXIII et Jean Paul II en avril prochain. Nommez-moi une mère de famille déclarée sainte, vénérable ou bienheureuse! Cela n’existe pas dans l’hagiographie des saints et des saintes.

      C’est à n’y rien comprendre sur la psychologie des femmes! D’autant que les grands savants croient que chaque fausse couche équivaut presque à une dépression en devenir. Imaginez-en 20 de plus!

    • loubia

      21 janvier 2014
      18h01

      “Si l’adoption n’existait pas, il y aurait des tas d’enfants dans la rue, condamnés à une vie de misère et de crimes pour survivre.”

      Hooo mais il y en a encore bien d’autres qui crèvent de faim.

    • @loubia
      Les enfants qui sont soumis à l’adoption ne sortent pas de la rue. Les orphelinats sont quand même moins pire qu’une boite en carton sur un tas d’ordures.

    • Je n’aurais jamais pensé lire qu’avoir un enfant était moins un acte d’amour que d’en adopter un…

      Me semble que ça commence par un acte d’amour. Non? :D

    • Acharnement ou persévérance? Je ne sais pas. C’est elle qui a subi tout ça. Je suis contente pour elle. J’ai une amie, une tante, une cousine qui ont fait des fausses couches à répétition, et pour avoir vu leur chagrin, je pense que le fait d’avoir trouvé une des causes de ces accidents est une bonne nouvelle pour toutes ces femmes que l’on disait malchanceuses.

    • “Me semble que ça commence par un acte d’amour. Non?”

      Pas toujours, pas toujours…

      “Les enfants qui sont soumis à l’adoption ne sortent pas de la rue”

      Ici non. En Chine parfois “elles” viennent d’orphelinats, d’autres fois “elles” sortent du fossé où on les a laissées pour mourir (so much pour les romantiques et l’acte d’amour). Il y a d’autres pays où les orphelinats débordent et où les enfants vivent dans la rue, moins bien que des chiens, pas scolarisés, n’ayant rien à espérer. Il n’y a plus guère d’enfants à adopter au Québec…

      Je persiste à dire qu’adopter est un grand acte d’amour parce qu’on choisit l’enfant avec son bagage culturel et génétique 100% différent du nôtre. C’est un grand risque. On choisit de donner un foyer à un enfant, d’en faire un adulte responsable. De l’autre côté dans la façon traditionnelle d’avoir des enfants, et là je ne veux pas généraliser, mais juste dire que c’est souvent le cas, il s’agit 1: d’un accident 2: de faire plaisir au/à la conjoint/e ou à la famille qui met de la pression 3: au fait qu’on en est rendu là dans la vie: le bungalow, deux chars, l’armoire en pointe de diamant, le golden retriever pis le p’tit pour compléter le tableau idyllique. 4: pour que le p’tit ne soit pas tout seul et aie un frère ou une sœur. 5: Etc rien à voir avec l’amour des enfants et le désir de mener à bien la tâche monumentale de toute une vie.

      Autrement dit, il y a des motifs valables mais égoïstes de faire des enfants et des motifs plus profonds d’avoir un enfant. Qu’il aie notre couleur de peau ou pas. Qu’il soit handicapé ou pas, qu’il ressemble à papy ou pas.

      Faire un enfant est à la portée de pratiquement tout le monde et Dieu sait s’il n’y a pas nécessité que l’amour y soit pour en faire un! Choisir une petite boîte à surprise avec le désir profond d’en faire le meilleur humain possible selon ses capacités, c’est autre chose.

      Ne pas avoir besoin de se forcer trop fort pour avoir un enfant parce qu’on est fertile, me semble que c’est autre chose que passer des années à essayer et être déçu, se tourner vers l’adoption internationale, attendre encore longtemps, payer très cher les formalités. Quelque chose me dit que si ceux qui sont en mesure de faire des enfants devaient disons payer un permis équivalent au prix de l’adoption internationale, on verrait une belle dénatalité, les priorités étant ailleurs.

      Ceci dit, j’ai moi-même deux flos home-made. Il y a aussi des enfants adoptés dans ma famille. Je peux voir la différence des motifs. Pourquoi j’ai eu des enfants? À l’âge que j’avais, j’avoue humblement que c’était pour les mauvaises raisons. Ce serait différent aujourd’hui.

    • Avoir un enfant par adoption ou avec l’aide de la médecine demande une immense volonté, car les deux exigent une persévérance frôlant l’acharnement.
      @vlrglqqf : Je me souviens d’une mère de famille que Jean-Paul II avait béatifiée parce qu’elle avait préféré mourir de son cancer du sein plutôt que subir l’avortement qui lui aurait probablement sauvé la vie. Elle a laissé plusieurs orphelins derrière elle, dont le nouveau-né, mais ce n’est pas grave, elle a gagné son paradis… *soupir*

    • @ PallasAthena 11h 28

      Sur Wikipédia il y a une longue liste sur les personnes béatifiées et canonisées par Jean Paul II. On donne les noms avec à peu près rien sur leur biographie, je les ai passé un à un. Ce fut laborieux mais nécessaire, vu le contexte. Je vous implore de me citer le nom de cette mère de famille exemplaire qui est montée sur les autels (expression courante). Autrement je mets en doute ce que vous avancé ici.

    • @vlrglqqf: le nom de cette mère de famille est Gianna Beretta Molla. Elle a été canonisée il n’y a pas longtemps, en 2004. Dans son cas, ce n’était pas un cancer du sein, mais un fibrome (une tumeur bénigne). Je ne vois pas la nécessité de remettre en doute ce qu’a avancé PallasAthena, on parle quand même d’une sainte moderne plutôt connue. Pourquoi? Pour son geste héroïque, avoir laissé vivre son enfant au détriment de sa propre vie. Vous comprendrez sûrement que ça a inspiré des milliers de femmes à ne pas avorter. Mais je comprends qu’un tel choix peut paraître impensable, voir fou, surtout lorsque que la grossesse est risquée. Difficile à concevoir d’un point de vue post-moderne où notre petite personne est au dessus du reste.

    • @ josjamon le 22 janvier 2014 à 23h56

      Merci pour le renseignement. Je viens de terminer la lecture de la biographie de Gianna Beretta Molla. Hier forcément, je me suis méfié tout de suite du commentaire de PallasAthena, un pseudonyme par trop pompeux et vantard en titi. Alors ce matin, je suis content d’avoir appris quelque chose de positif. Ma journée commence bien.

      Bonne journée à vous deux.

    • Je pense que je suis heureuse pour cette femme, meme s’il est vrai qu’il existait d’autres avenues. Ce processus a du etre extremement penible : perdre un enfant a 5 mois de grossesse, deux fois, doit etre horrible.

    • @josjamon : Merci de me corriger, c’était effectivement un fibrome et non un cancer du sein. J’avoue avoir raconté de mémoire : j’ai fais des recherches sur Internet pour retrouver son histoire, mais avec le mot-clé « cancer » au lieu de « fibrome », ça n’a pas abouti; j’étais cependant certaine qu’elle existait, car je me rappelais de la polémique suscitée à l’époque.

      @vlrglqqf : Désolée si mon pseudonyme vous semble pompeux, mais « Athena » et « Athéna » étaient pris tous les deux, alors plutôt que de prendre « Athena259473 » ou quelque chose du genre, j’ai préféré le doubler de l’autre nom connu de la déesse grecque. C’est quand même mieux qu’« Alexandre le Grand » ou « Laurent le Magnifique », vous ne trouvez pas? :-)

    • ..@intra-terrestre,21 janvier 2014, 09h19: «….refusent toute contraception (ou encore ont un époux qui le leur interdit formellement.»

      Quoi? Ça existe encore cette sorte de mari? Pas ici j’espère!

    • Votre question est malhonnête comme j’en est rarement vue et trahis votre position sans même vous garder une petite gêne pour un lecteur averti. Tout votre article est bien sauf votre question de pacotille. Si je traduis, vous nous demandez: Est-ce que c’est mal ou très mal de faire ça? Moi je vous dirais qu’au temps ou la contraception n’existait pas ou était interdite, la femme aurais fait de bien plus nombreuses fausses couches et aurais mis sa santé bien plus en danger. Cette méthode est plutôt humaine dans la mesure où elle a diminué le nombre de fausse couche pour avoir enfin un bébé. Il est tout à fait légitime sans philosophé d’avoir son propre enfant. Tout est une question de perspective.

      Daniel Olivier

    • MEA-CULPA: Désolé… j’avais mal lu la question. Franchement désolé pour mon dernier commentaire.

    • Complètement en désaccord avec ce qui a été fait dans cette histoire. Aucune admiration pour cette femme et son médecin.

    • Moi je pense qu’après deux ou trois fausses couches, c’est assez. Il y a une limite à l’acharnement et à mettre la vie ou la santé de la mère ou d’enfants éventuels en danger. Est-ce que je parle en connaissance de cause? Non. Je n’ai jamais été enceinte mais j’approche du point de non-retour. Il y a quand même d’autres choses dans la vie que d’avoir des enfants.

    • C’est Kelly qui pourra y répondre, une fois qu’il aura atteint la majorité. On lui souhaite une bonne santé en dépit de sa naissance fort prématurée.

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