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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Jeudi 19 septembre 2013 | Mise en ligne à 9h44 | Commenter Commentaires (11)

    Une poutine après la défaite ?

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    SOPHIE ALLARD

    Vous êtes fans de sport ? Sachez que votre alimentation est fort probablement influencée par les exploits de votre club favori. C’est ce que révèle une étude réalisée auprès d’amateurs de football de la NFL publiée le mois dernier dans le journal Psychological Science et citée dans le New York Times.

    Chez un fan, la consommation d’aliments riches en gras saturés augmente de 28 % après une défaite de «son» club, tandis qu’elle est réduite de 16 % après une victoire. Plus les fans sont fervents, plus l’association est prononcée entre résultats sportifs et composition de l’assiette des fans. Et plus l’issue du match est serrée, plus la consommation de calories et de gras est grande en cas de revers.

    Dans une précédente étude, les chercheurs étaient arrivés au même constat en étudiant l’assiette des fans de soccer en France. Cette fois, pour arriver à ces résultats, ils ont analysé le journal alimentaire de 726 individus sur 3151 jours (les dimanches, lundis et mardis). Certains étaient des amateurs de sport, d’autres pas. L’assiette des fans était analysée, même lorsque leur équipe ne jouait pas. Ils servaient ainsi de groupe contrôle.

    «Si vous êtes un fan, vous dites : nous avons perdu, j’ai perdu. Quand les gens sentent leur identité menacée, ils compensent avec les aliments. C’est plus difficile de résister à la tentation. Personne ne mange du brocoli après une défaite», a déclaré au New York Times Pierre Chandon, co-auteur de l’étude.  Il est professeur de marketing à l’INSEAD à Paris.

    On imagine que l’inverse est vrai. Quand son club gagne, on se sent en forme et, prêt à gravir les montagnes, on mange mieux !

    Considérant cette découverte, il ne serait pas étonnant d’apprendre que les fans des Alouettes de Montréal aient cette saison quelques livres en trop. Dimanche, le club de football montréalais s’est incliné 36-14 devant les Lions de la Colombie-Britannique, qui présente une fiche de 4 victoires et 7 défaites.

    Et vous, votre assiette est-elle le reflet des résultats de votre équipe favorite ?


    • Très intéressant, je n’avais jamais pris le temps d’observer ce phénomène.

      Ceci dit, je mange souvent avant le match puisque la plupart du temps ça se passe en soirée. Mais, je ne saurais dire si la défaite me pousse à aller me chercher une cochonnerie à engloutir en fin de soirée ou si une victoire me tient loin du frigo.

      Merci d’avoir partagé cette information.

    • Pauvres amateurs de sport! C’est quoi l’influence de Ron! Ron! Ron! sur la diète? Des statistiques sur le poids des citoyens de Québec dans les 10 années avant le départ des Nordiques?

    • avec un match de baseball a tout les jours, on sait pourquoi les americains sont aussi gros !!! quand on pense qu’une saison moyenne donne 81 défaites :)

    • Ce que dit une autre etude aussi, c’est que certaines compagnes de ces
      fous du sports, mangent non pas une poutine apres une defaite,
      mais une volee.
      Pas mal plus d’impacts negatifs!

    • Intéressant mais tendancieux. Le texte parle des “vilains gras saturés” mais ne parle pas des facteurs confondants! Les gens qui mangent plus de gras saturé le font rarement en mangeant du filet mignon et du foie gras. Ils le font plutôt en mangeant des hamburgers (pain blanc, ketchup riche en sucre) et des frites (glucides, glucides, glucides), arrosé d’un bon litre de cola (24 sachets de sucre). Votre exemple de poutine en constitue une excellente démonstration. La poutine est riche en gras saturés, bien sûr, mais aussi en gras trans et en glucides à absorption rapide (les patates). Le gain pondéral n’a que très peu à voir avec le gras saturé (et avec le gras tout court, même le gras trans) mais beaucoup plus avec les glucides des pommes de terre… Les études récentes les plus sérieuses ont démontré que les régimes riches en gras et bas en glucides (type Atkins) font perdre plus de poids à calories égales que les régimes riches en glucides. Les profils biochimiques s’améliorent aussi de façon importante sur un régime riche en gras. Beaucoup plus que sur unrégime riche en glucides. La démonisation du gras saturé remonte aux deux études biaisées d’Ancel Keys, lorsqu’il a “oublié” d’indiquer les résultats de tous les pays qui ne confirmaient pas son “hypothèse” qui était que le gras saturé est responsable de la maladie cardiaque. Keys aurait aussi, avec les mêmes pays que ceux qu’il a utilisés, parler du fructose puisque la relation avec la maladie cardiaque est tout aussi significative pour les pays qu’il a choisis.

      Il peut sembler logique de dire que manger gras rend gras, mais l’expérience clinique prouve le contraire. Cela a à voir avec la façon dont nous avons évolué. Lorsque nous consommons beaucoup de glucides, cela stimule la production d’insuline. L’insuline aide les glucides à entrer dans la cellule, store le reste sous forme de glycogène au foie et le reste sous forme de gras. De plus, l’insuline empêche le corps de mobiliser les gras corporels, puisque cette utilisation est inutile en raison de l’abondante présence de glucides. Et les études récentes démontrent clairement que les gras saturés sont neutres quant à la maladie cardiaque. Les gras qui sont dangereux sont les gras trans et un excès d’omega-6.

      À titre d’exemple, en ce qui concerne la perte de poids et les facteurs de risque de la maladie cardiaque, une étude à long terme publiée dans la revue d’août 2010 de “Annals of Internal Medicine” sur 307 participants a comparé les effets d’une diète basse en glucides à ceux d’une diète basse en gras et en calories. La perte de poids a été semblable dans les deux groupes mais on a noté dans le groupe haut en gras et bas en glucides une baisse plus grande de tension artérielle et de triglycérides et une plus grande augmentation du cholestérol HDL. Et les gens n’ont pas à s’inquiéter de la santé de leurs reins. Les diètes hautes en gras ne sont pas hautes en protéines: essentiellement, on inverse les proportions de gras et de glucides quant à leur apport en calories totales. Il y a même plus: en avril 201, un article publié dans PLoS One a démontré avec un modèle animal qu’une diète cétogène très basse en glucides (moins de 30 grammes par jour pour un individu moyen) pouvait améliorer et même renverser la néhropathie diabétique.

    • Je n’ai jamais compris cette fascination pour la poutine et cette aversion pour le brocoli. Manger une poutine serait pour moi un châtiment cruel : je trouve ça absolument repoussant, dégueulasse et infect. En revanche, je mange du brocoli cru ou légèrement bouilli tous les jours. En fait, je mange quatre à cinq portions de légumes par jour. Total : j’arrive à 50 ans et je n’ai aucun problème de santé. Mieux, j’ai l’air d’avoir 30 ans et j’ai conservé un joli minois. Et pourtant, je suis un fan des Pats de la Nouvelle-Angeleterre!

    • @somsom,

      «Total: j’arrive à 50 ans [...] Mieux j’ai l’air d’avoir 30 [...]» Pff ! Voulez-vous rire de nous ? En ce qui a trait avec la saveur émanant de la diversité des légumes je suis bien d’accord avec vous. En plus, c’est tellement plus digeste que de la poutine.

      Beurk, vous m’avez donné mal au coeur seulement d’avoir mis ce plat sur la table.

    • jutamat

      19 septembre 2013
      10h51

      Lol !

    • Réalisez vous que le Brocoli a remplacé l’huile de foie de Morue comme symbole Universel de nourriture pas bonne à manger …. Dire que ça n’esixtait même pas quanad j’étais jeune …

      Donnez des bananes a un bébé et il sourit donnez lui du brocoli et il grimace , a cet age y a pas d’acquis allimentaire , juste que du Brocoli c’est pas bon …

      Punnition du coach en cas de défaite …, Au Brocoli pour trois jours , ça te motive une équipe…!
      Ou encore partir une grossse baloune comme quoi le brocoli augmente de beaucoup les performances sexuelles … deux semaine et on est en rupture de stock!

    • Une étude franchement passionnante…
      j’ai hâte de montrer ça à ma nutritionniste préférée…

    • ..Tout le monde sait que certaines gens «mangent leurs frustrations» alors que d’autres se défoulent autrement, en allant courir, en fumant, en buvant plus que de raison, en boxant contre un ballon, etc.

      Moi, je «dors mes frustrations». Quand, comme on dit familièrement, «j’ai mon voyage» je dis: «Bon. Moi je vais me coucher.» Rien comme un bon somme pour remettre les idées en place. Et ça ne vaut pas que pour les frustrations mais pour bien d’autres situations aussi.

      On peut étudier et corréler à peu près n’importe quoi si on s’y met vraiment y compris le niveau de richesse et la couleur de votre imperméable. Oui, oui, j’ai déjà lu que des chercheurs très sérieux avaient corrélé cela. Les «riches» portent volontiers des impers plus pâles donc plus salissants car le coût du nettoyage n’est pas un obstacle. Alors moi, la corrélation poutine et défaite…….Bof!

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